
|
Réalisé par Joseph Kane
Avec John Wayne, Ann Dvorak, Joseph
Schildkraut
Scénario : Borden Chase
Musique : Joseph Dubin, Mort Glickman
et R. Dale Butts
Photographie : Robert De Grasse
Un film Republic
Usa – 87 mns - 1945
|

Editions
Atlas / les plus grands westerns John Wayne
87 mn
Zone 2
Format cinéma : 1.33
Format vidéo : 4/3
Noir et blanc
Langues : Anglais
Sous titres : Français
Mono d’origine
Chapitrage animé
|


|
Chroniqués
par DvdClassik :
Pas d'autre film à ce jour
|
|
|
|

|
En
1906, Duke Fergus, cow-boy du Montana, arrive sur
la côte californienne où il se découvre
une passion pour le jeu. Dans le même temps, il tombe
amoureux de la chanteuse Flaxen Terry, la petite amie du patron
de saloon qui vient de le plumer aux cartes. Pour séduire
cette femme qui est la véritable coqueluche de la ville,
il décide d’ouvrir lui-même son propre
établissement dans lequel il espère bien attirer
la belle. C’est à ce moment qu’a lieu le
célèbre tremblement de terre de San Francisco… |
|
 |
En 1935, John Wayne est la vedette du premier
film produit par la Republic. Il était normal que
pour le dixième anniversaire du studio, on fasse
encore une fois appel à la star maison. Herbert J.Yates
confie les rênes de cette production à Joseph
Kane, vétéran des westerns avec Roy Rogers,
habitué du genre et qui a déjà réalisé
plus de 75 films de série pour la firme. Peu habitué
à gérer d’un seul coup autant de moyens
et plus de 15 jours de tournage, il réussit néanmoins
à mettre sur pied cette œuvre de prestige. Le
réalisateur va bénéficier d’un
budget de 600 000 dollars et du talent des meilleurs artisans
du studio, notamment les spécialistes des effets
spéciaux Howard et Theodore Lydecker qui recréent
avec réalisme le fameux tremblement de terre sans
pour autant atteindre la puissance de la même scène
dans le San Francisco de W.S. Van Dyke. Le film
est un succès largement bénéficiaire
qui devient l’emblème de la réussite
de la Républic.
Qu’en reste t’il aujourd’hui
? Quasiment rien puisque le film n’est pas plus considéré
que la majorité des films de série de la firme
‘de l’aigle’. Il ne mérite d’ailleurs
pas de l’être davantage car il ne pourra vraisemblablement
procurer de plaisir qu’aux inconditionnels acharnés
de John Wayne ou de westerns. En effet, comment peut-on
croire que l’auteur de ce scénario dépourvu
de toute originalité est Borden Chase, le même
qui trois ans plus tard signera celui de La rivière
rouge de Hawks et se verra associer par la suite aux
chefs d’œuvres du couple Anthony Mann/James Stewart
? Mais par rapport à son sinistre scénario
de Alerte aux marines l’année précédente,
nous décelons heureusement un progrès certain.
Et pourtant, la première image
voyant John Wayne, pieds nus dans le sable, essayer de faire
des ricochets dans l’océan était intrigante
et éminemment sympathique. Et pourtant, la première
scène très spirituelle entre John Wayne et
Ann Dvorak pouvait laisser présager un film savoureux.
Et pourtant quelques notations historiques et politiques
sur la gestion d’une ville au début du siècle
étaient intéressantes. Et pourtant, nous avions
la chance de pouvoir admirer le superbe visage de Virginia
Grey. Et pourtant le Duke était très à
son aise dans ce rôle de joueur amoureux et Ann Dvorak
assez piquante. Et bien alors, de quoi nous plaignons-nous
? Malgré l’indigence de la mise en scène,
la lourdeur de l’humour, un scénario bien routinier
et une musique assez insupportable, en ne cherchant pas
à être difficile, il reste assez d’éléments
pour qu’un petit nombre d’entre nous puisse
trouver son compte à ce spectacle finalement pas
si désagréable. Il suffit juste de bien s’y
préparer !
|
|
 |
Image : La
collection Atlas des plus grands westerns de John Wayne
est totalement hétéroclite dans la qualité
des masters proposés. Dès la première
image, on remarque la médiocrité ce celui-ci
qui fait malheureusement partie des plus mauvais de la
série. En effet, la copie est passablement abîmée
: scratchs, rayures, mouvance de l’image, brûlures
de certaines séquences, aspect granuleux tout le
long. Pas grand chose à sauver mais le film étant
assez rare, nous n’aurons sans doute jamais mieux.
A signaler aussi que plutôt que de noir et blanc,
il faudrait parler ici de gris ! Heureusement quand même,
le film n’a pas été colorisé,
c’est déjà ça !
Son : La bande son est
de très médiocre qualité elle aussi
même si les dialogues sont assez nets donc compréhensibles.
Seule la version originale sous titrée nous est
proposée mais avec de gros sous titres jaunes qui
achèvent de faire de ce numéro l’un
des plus oubliables de cette collection.
|
 |
Le DVD ne propose absolument aucun bonus...
|
|
|
|