Les films noirs à petits budgets et/ou de cinéastes méconnus

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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kiemavel
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Re: Les films noirs à petits budgets et/ou de cinéastes méco

Post by kiemavel »

aelita wrote:je reviens sur ce qui a été dit un peu avant désolée pour le hors sujet). Sur la guerre d'Indochine et la fin de la période coloniale dans cette partie de l'Empire français, on peut citer La 317ème section. le thème a été peu traité, pas seulement à cause de la faible réactivité ou du peu de volonté des Français à traiter ce thème au cinéma. La France a enchaîné (si j'ose dire) sur la guerre d'Algérie. Quand on pense que Les sentiers de la gloire (qui date de 1957) n'est pas sorti à l'époque par un réflexe d'auto-censure des distributeurs, on imagine que parler d'une guerre de décolonisation au moment où s'en déroulait une autre était compliqué. D'autant plus qu'après, on a surtout pensé (cinématographiquement parlant) au versant américain, la guerre au Vietnam.
Pour les films de chasse au criminel de guerre nazi, je suis d'accord : le Hitchcock ne traite pas vraiment le thème. Le thème est assez riche pour inspirer encore les cinéastes et la liste est longue, qu'il s'agisse de reconstitutions (le labyrinthe du silence ) ou de films à l'action plus ou moins contemporaine de l'époque du tournage (Tu marcheras sur l'eau, par exemple).
Effectivement La 317ème section est arrivé moins tard que je ne pensais "après la guerre" (je le croyais postérieur d'au moins 5 ans). A part ça, même si l'enchainement guerre d'Indo-guerre d'Algérie peut expliquer l'absence de la 1ère sur les écrans, on n'a pas beaucoup vu ni l'une ni l'autre traitées par des cinéastes français même après la fin des guerres coloniales. A part dans Le petit Soldat ou la guerre est évoquée (ou dans un registre différent Les parapluies de Cherbourg :mrgreen: ), je ne vois pas beaucoup de films dans lesquels le sujet a été évoqués ou alors peut-être indirectement ou de manière allégorique mais je ne vois pas. C'est au moins 10 ans après la guerre que sont arrivés RAS ou Avoir 20 ans dans les Aurès (je ne compte pas La bataille d'Alger). Si tu compares avec ce que les américains ont fait avec la guerre du Vietnam…ça les a d'ailleurs peut-être aidés à liquider cette histoire ou au moins à la ranger assez soigneusement. On en est pas là car on a semble t'il toujours pas totalement digéré d'avoir rapetissé en perdant les territoires conquis à partir du 19ème. (Exemples : l'initiative récente de Robert Ménard. Les querelles d'historiens et les critiques que reçoit encore quelqu'un comme Stora pour les propos qu'il tient sur la colonisation française de l'Afrique du nord ou les débats pas si anciens sur le rôle positif de la colonisation, etc…). Pour le coup, je suis totalement hors sujet mais merde, je suis à domicile :wink:
aelita
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Re: Les films noirs à petits budgets et/ou de cinéastes méco

Post by aelita »

Le film n'a pourtant rien d'une œuvre engagée, mais on trouve plus qu'une vague allusion dans Les parapluies de Cherbourg, même si cette guerre n'est citée que pour coller au cadre contemporain de l'histoire .
Dans le combat dans l'île, la guerre n'est pas citée explicitement, mais le personnage de Trintignant fait partie d'un mouvement type OAS, préparant un attentat. Ca fait bien allusion à l'ambiance de l'époque du tournage, avec les menaces d'attentat sur le territoire français.
Tu fais bien de ne pas compter la bataille d'Alger, c'est une production italienne (d'ailleurs jamais à l'époque les Français n'auraient osé produire un tel film, qui est quasiment un docu-fiction, avec les '"acteurs" de l'époque -seuls quelques personnages de militaires français sont interprétés par des comédiens professionnels).
Ah oui : on peut citer deux œuvres des années 60 : Muriel ou le temps d'un retour (Resnais, 1962) et L'insoumis (Cavalier, 1964). Après il s'agit de films beaucoup plus récents, ou de vagues allusions . Je citerais quand même Elise ou la vraie vie (Michel Drach, 1969), même si le film (qui raconte l'histoire d'amour entre une française et un algérien) se passe entièrement en France , la guerre d'Algérie lui servant plus ou moins de toile de fond.
Fin du HS, j'arrête de gâcher ton beau sujet.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? (pensée shadok)
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locktal
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Re: Les films noirs à petits budgets et/ou de cinéastes méco

Post by locktal »

Il y a aussi le très beau Adieu Philippine de Jacques Rozier, où la guerre d'Algérie est évoquée.
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Re: Les films noirs à petits budgets et/ou de cinéastes méco

Post by kiemavel »

J'ai beaucoup aimé le cinéma de Rozier quand j'avais autour de la vingtaine. J'ai encore une vhs qui traine avec ce Adieu Philippine dont je garde un vague souvenir. A revisiter entièrement.

Pour les titres cités par Aelita. je ne connais pas les films de Cavalier de cette époque :oops: . Je n'ai jamais aimé les Resnais dans cette veine là. Dernier essai infructueux, pas plus tard que l'année dernière (oui à Marienbad). On s'est d'ailleurs bien emm…Re :oops: . En revanche, j'ai beaucoup aimé le film de Michel Drach et je suis sûr que c'est un film que je pourrais revoir sans problème.
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Re: Les films noirs à petits budgets et/ou de cinéastes méco

Post by Chip »

Pour revenir sur la guerre d' Algérie, ce titre tourné en 1962 et distribué en France en 1964:
HEROS SANS RETOUR de Frank Wisbar
avec Stewart Granger dans le rôle d'un officier de la légion étrangère, chargé de capturer un rebelle algérien.
Co-production: Belgique, Italie, RFA, Espagne
Autres titres:
marcia o crepa, marschier oder krepier, marcha o muere

et sur la guerre d'Indochine:
JUMP INTO HELL (1955) de David Butler
De jeunes officiers de la légion combattent à Dien Bien Phu
avec Jacques Sernas, Kurt Kaznar, Peter Van Eck, Marcel Dalio
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The Underworld Story

Post by kiemavel »

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The Underworld Story ( 1950 )
Réalisation : Cy Endfeld / Hal E. Chester (FilmCraft Productions) - Distribution : United Artists / Scénario : Henry Blankfort - Adaptation : Cy Endfield d'après une histoire de Craig Rice / Photographie : Stanley Cortez / Musique : David Rose

Avec : Dan Duryea (Mike Reese), Herbert Marshall (E.J. Stanton), Gale Storm (Cathy Harris), Howard Da Silva (Carl Durham), Michael O'Shea (D.A Ralph Munsey), Mary Anderson (Molly Rankin)

Au petit matin, deux tueurs se garent devant le palais de justice et abattent un comptable de la mafia qui s'apprêtait à témoigner contre le gangster Carl Durham. Mike Reese, le journaliste d'un grand quotidien New-Yorkais qui avait révélé l'information dans son journal pour faire un scoop, mais avec l'accord de la rédaction, est rendu indirectement responsable de l'assassinat et mis à la porte après l'intervention du procureur lui même blessé par les tueurs. Mis sur une liste noire des journalistes indésirables sur intervention du procureur et du propriétaire et magnat de la presse E.J Stanton, Reese ne trouve plus de travail à New-York. En désespoir de cause, l'opportuniste Reese va à la rencontre de Durham pour tenter d'obtenir une récompense de la part du gangster. Il obtient ainsi les 5000 $ nécessaire au rachat de la moitié des parts du modeste journal d'une petite ville de la périphérie de New-York dirigé par Cathy Harris qui connaissait de graves difficultés financières. Le jour de son arrivée, le corps d'une jeune femme de la haute bourgeoise de la ville est retrouvée, lorsque Reese apprend que la victime est la belle-fille de Stanton, le magnat de la presse, il voit dans cette affaire le moyen de gagner beaucoup d'argent en vendant l'histoire aux grands quotidiens nationaux. Molly Rankin, une employée noire de la maison des Stanton est bientôt soupçonnée...
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Deux ans plus tôt, Cy Endfield avait déjà réalisé un premier film criminel d'une heure avec The Argyle Secret (1948) dont le personnage central était déjà un journaliste mais pour son premier film noir, et au delà pour ce qui était son premier film important avec un budget et un casting dignes de ce nom, Cy Endfiled signait déjà un petit chef d'oeuvre. The Underworld Story est un titre relativement trompeur car si le monde du banditisme est évidemment présent, c'est un certain journalisme qui est ici mis en accusation à travers la personnalité de Mike Reeves qui contrairement à d'autres journalistes du film noir est loin d'être une représentation de l'intégrité, un dénonciateur de la corruption ou plus largement le révélateur des turpitudes d'une époque ; c'est une crapule absolue, obsédé par l'argent, il est vrai dans un monde lui même bien pourri. Cet arriviste rappelle un peu le personnage central du film de Billy Wilder, Le gouffre aux chimères, qui sortira l'année suivante, en raison notamment de quelques points communs troublants : volonté de revanche sur les grands quotidiens qui les ont écarté ; arrivée dans une petite ville de province et redémarrage au bas de l'échelle dans un modeste journal local ; manipulations autour d'un fait divers…mais au delà du portrait d'une crapule avide de faire rentrer de l'argent, on sent que pour ce premier film important, le réalisateur a voulu balancer tout ce qui pouvait le révulser dans l'Amérique de son époque et si le film présente un défaut, c'est son excès de "générosité".

Dans son film suivant, Fureur sur la ville (Try and Get Me/The Sound of Fury), Endfield reprendra en partie les mêmes préoccupations car la aussi il entendait mettre en lumière les dangers que pouvaient représenter le pouvoir de la presse dès lors qu'elle est utilisée par des gens peu scrupuleux et avides d'histoire sensationnelles et de publicité ; exerçant leur métier non pas par idéal journalistique mais pour faire rentrer l'oseille dans un contexte de concurrence féroce et de surenchère entre médias. Il allait encore plus loin en montrant l'irresponsabilité de la presse qui instrumentalisait un fait divers, même pas consciemment pour influencer l'opinion mais parce que c'était commercialement payant et le film allait jusqu'au bout de son propos en montrant les conséquences dramatiques de ces manipulations car c'est une foule haineuse qui "rendait justice" en lynchant les deux auteurs d'un crime. Le film montrait la réponse de la foule quand les institutions et les médiateurs ou les témoins influents de leur époque sont défaillants. Ce qui fait la force de ce film, que l'on peut voir comme le complément du précédent, c'est que ses personnages centraux sont les criminels. Endfield montre leur histoire et ce qui les amène à tuer. Le film prenait par moments la forme d'un drame social…En quelque sorte, Endfield cherchait à comprendre, à expliquer et malgré la violence du crime, on se prenait de sympathie pour au moins l'un des deux auteurs et cette manière de faire rendait d'autan plus fortes les incroyables scènes finales.
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The Underworld Story n'a pas cette force là et il ne va pas aussi loin (Les deux épilogues sont radicalement différents). C'est un film moins brutalement violent, moins viscéral surtout à cause de son personnage central qui est cette fois non pas le (ou les) coupable/victime mais le témoin, le journaliste. Le fait divers initial : l'assassinat de la belle-fille d'un notable de province, par ailleurs grand magnat de la presse, instrumentalisé par un arriviste sans scrupules va mettre en lumière les travers de cette petite communauté en apparence paisible et c'est manifestement ce portrait à charge assez virgulent qui intéressait ici Endfield et la charge porte encore au delà car Reese est montré non pas comme un monstre mais comme un produit de son époque… Et de son milieu car si le monde de la grande presse lâche Reese, c'est après l'avoir fabriqué et laissé faire et Il avait même prié le rédacteur en chef de son journal de ne pas publier l'article qui avait provoqué la mort du témoin assassiné. Par la suite, c'est par cupidité qu'il va agir mais les réactions que ses actes vont susciter vont être encore plus médiocres et elles auront en tout cas de plus graves conséquences. Reese ne cherche dans un premier temps qu'à faire monter les enchères entre les grands médias intéressés par la couverture au jour le jour du faits divers mais très vite ses actions vont avoir une grande influence sur l'affaire.

Il va être un témoin privilégié car l'amitié entre la présumée coupable et Cathy, la jeune patronne de son journal (interprétée par Gale Sorm) va lui permettre de tenter une nouvelle fois de tirer financièrement parti de l'affaire lorsque dans le dos de Cathy, Reese va tenter de négocier avec la justice pour toucher la récompense promise pour la capture de Molly qui a trouvé refuge au journal. Puis, pour donner le change auprès de Cathy, il ne va pas hésiter à soutenir la création d'un fond pour assurer la défense de Molly qui va sembler influencer en sa faveur la population conservatrice de la ville et lui faire surmonter ses préjugés défavorables. Car le racisme ordinaire très profond dans la petite ville est l'un des sujets d'Endfield. On peut cependant voir une ambiguité et un compromis, quand même pas inévitable, dans le fait que c'est une actrice blanche (Mary Anderson) qui interprète le rôle. L'instrumentalisation des faits par Reese qui, en apparence en tout cas, soutient Molly n'a pas que des effets négatif mais cette influence bonne ou mauvaise va entrainer les réactions des différentes parties concernées. Parmi celles ci, deux pôles, deux mondes également puants : la haute bourgeoisie puis le gangstérisme (qui à priori n'auraient rien pour s'entendre mais les premiers vont avoir besoin des seconds). Car en réponse à l'influence de Reese et Cathy, Stanton (Herbert Marshall), le beau père de la victime, que la "culpabilité" de Molly arrange, va lui aussi faire fonctionner ses réseaux et bientôt des frictions vont apparaître même si la présence de la foule des gens ordinaires plus ou moins instrumentalisés est ici moins menaçante que dans le film suivant du metteur en scène. C'est durant cette phase préparatoire au procès et dans cet ambiance que l'on entend parler de "chasse aux sorcières" et de "liste noire"…ce qui a du aider la carrière d'Endfield.
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Je suis encore très loin de l'arrivée mais j'ai presque envie de m'arrêter là… Un mot sur les personnages et leurs interprètes. Les bourgeois "décadents", ce sont E.J. Stanton (Herbert Marshall) et son fils Clark (Gar Moore). Le premier est formidable, filmé souvent en contre-plongée dans son manoir, une figure simpliste, certes, mais efficace. C'est un méchant mais un méchant avec des nuances et plus complexe qu'il n'y parait mais il est contraint de se défendre et de défendre surtout ce qu'il a acquis : une fortune, un statut social, une famille…La relation avec son fils est subtile mais cela a une telle importance dans l'intrigue qu'il serait criminel d'en dire plus. On ne voit le monde du grand banditisme qu'au début (le film s'ouvre sur un crime puis Reese a le culot de se présenter devant Durham, celui qui avait intérêt à ce que le témoin assassiné ne puisse pas témoigner…pour lui réclamer une récompense) et il réapparait dans la partie finale. Je ne peux pas passer sous silence la très voyante mais extraordinaire performance de Howard Da Silva dans le rôle de Durham. Il faut le voir jubiler et rire au nez de ses interlocuteurs dans la panade et obligés de réclamer son aide. Il dépasse même peut-être ce que Ted de Corsia aurait pu faire d'un tel rôle. Dans un rôle secondaire, je signale quand même Michael O'Shea, le district attorney parti en croisade contre le crime organisé. Le seul personnage important un peu faible est celui de Cathy interprété par Gale Storm. Reese parvient un peu trop facilement à berner sa naïve très jeune patronne (et accessoirement son employé Parky interprété par Harry Shannon). De plus, dans un film pareil, Endfield aurait pu éviter l'idylle (qui lui a peut-être été imposée).

Je n'en remet pas une couche à propos de Dan Duryea...quoique :mrgreen: . Il est encore une fois fabuleux. Dans la première séquence qui suit son arrivée en ville, lorsque la nouvelle du crime parvient au journal, il faut le voir comme un chien de chasse ayant flairé une piste, un téléphone dans une main, bousculant Cathy, houspillant son assistant...comme s'il avait 20 ans de boite alors qu'il avait pénétré dans le bureau de la rédaction quelques dizaines de minutes plus tôt. Je signale aussi les superbes images que l'on doit à Stanley Cortez ainsi que la belle partition de David Rose. Indispensable. Peut-être moins indispensable :wink: que Fureur sur la ville car si dans le film du jour, Endfield a semble t'il voulu se défouler en dénonçant les dérives du journalisme, le racisme ordinaire, la corruption morale des élites (ou pour le moins l'arrogance de cette classe sociale et le pouvoir qu'elle exerce) et l'influence du crime organisé sur ce milieu…il s'arrête en chemin (volontairement énigmatique), là ou son film suivant allait au bout de sa logique. Mais c'est une aberration que de tels films ne soient toujours pas édités en France.

A suivre : encore un petit Dan Duryea (mais comme je n'aime pas le film en question qui est pourtant un peu réputé, je risque de trainer des pieds et d'en caser un ou deux entre temps.
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kiemavel
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Re: Les films noirs à petits budgets et/ou de cinéastes méco

Post by kiemavel »

Chip wrote:Pour revenir sur la guerre d' Algérie, ce titre tourné en 1962 et distribué en France en 1964:
HEROS SANS RETOUR de Frank Wisbar
avec Stewart Granger dans le rôle d'un officier de la légion étrangère, chargé de capturer un rebelle algérien.
Co-production: Belgique, Italie, RFA, Espagne
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marcia o crepa, marschier oder krepier, marcha o muere

et sur la guerre d'Indochine:
JUMP INTO HELL (1955) de David Butler
De jeunes officiers de la légion combattent à Dien Bien Phu
avec Jacques Sernas, Kurt Kaznar, Peter Van Eck, Marcel Dalio
Inconnus au bataillon encore ces deux là !
Pour le 1er, c'est une distribution hétéroclite (allemands, espagnols) avec des noms qui ne disent pas grand chose + Granger. Apparemment c'est dur à voir.
Quant au second, son casting m'intrigue mais à priori ça va être aussi compliqué à voir. Tu les as vu ?
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Re: Les films noirs à petits budgets et/ou de cinéastes méco

Post by aelita »

Pareil pour moi (mais ce sont peut-être des films intéressants). Noter qu'ils s'agit de productions étrangères mettant en scène des membres de la légion étrangère (pratique pour justifier l'absence d'acteurs français...). Ce dont on avait parlé, ce sont des productions françaises, extrêmement rares avant les années 70 (les films de Boisset et Vautier, mais aussi la question de Laurent Heynemann, adapté en 1978 du livre de Henri Alleg sur la torture en Algérie).
Last edited by aelita on 26 May 15, 09:39, edited 1 time in total.
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Re: Les films noirs à petits budgets et/ou de cinéastes méco

Post by Kevin95 »

Je rajoute du charbon dans le HS mais concernant la guerre d’Indochine il existe aussi deux films de Claude Bernard-Aubert : LE FACTEUR S'EN VA-T-EN GUERRE (1966) et CHARLIE BRAVO (1980). Le premier est une comédie plutôt sympa tandis que le second est un témoignage (le réalisateur participa au conflit) complétement à coté de ses pompes (très drôle au second degrés).
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
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Re: Les films noirs à petits budgets et/ou de cinéastes méco

Post by Chip »

Je n'ai pas vu " héros sans retour" et " jump into hell " , le second est inédit en France.
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Re: Les films noirs à petits budgets et/ou de cinéastes méco

Post by kiemavel »

Kevin95 wrote:Je rajoute du charbon dans le HS mais concernant la guerre d’Indochine il existe aussi deux films de Claude Bernard-Aubert : LE FACTEUR S'EN VA-T-EN GUERRE (1966) et CHARLIE BRAVO (1980). Le premier est une comédie plutôt sympa tandis que le second est un témoignage (le réalisateur participa au conflit) complétement à coté de ses pompes (très drôle au second degrés).
Claude Bernard-Aubert, ça ne me disait rien et je pensais bien n'avoir vu aucun de ses films mais finalement si !!! Mais je ne connais que son oeuvre réalisée sous le nom de Burt Tranbaree :fiou: (pas tous attention :mrgreen: )

Heu t'es sûr de ton coup pour les deux titres que tu indiques (mais à priori oui, ces 2 films ont été tourné avant sa réorientation dans le film de boule
Chip wrote:Je n'ai pas vu " héros sans retour" et " jump into hell " , le second est inédit en France.
Merci Chip (2 de plus sur la liste des "films recherchés")
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Re: Les films noirs à petits budgets et/ou de cinéastes méco

Post by Kevin95 »

kiemavel wrote:
Kevin95 wrote:Je rajoute du charbon dans le HS mais concernant la guerre d’Indochine il existe aussi deux films de Claude Bernard-Aubert : LE FACTEUR S'EN VA-T-EN GUERRE (1966) et CHARLIE BRAVO (1980). Le premier est une comédie plutôt sympa tandis que le second est un témoignage (le réalisateur participa au conflit) complétement à coté de ses pompes (très drôle au second degrés).
Claude Bernard-Aubert, ça ne me disait rien et je pensais bien n'avoir vu aucun de ses films mais finalement si !!! Mais je ne connais que son oeuvre réalisée sous le nom de Burt Tranbaree :fiou: (pas tous attention :mrgreen: )

Heu t'es sûr de ton coup pour les deux titres que tu indiques (mais à priori oui, ces 2 films ont été tourné avant sa réorientation dans le film de boule
Parfaitement sur ! :mrgreen:

Le réalisateur est surtout connu pour le correct L'Affaire Dominici qui fut son plus gros succès publique avant qu'il ne prenne la voie glissante (pardon) du porno. Charlie Bravo, film (parait-il) autobiographique calqué sur les films de Pierre Schoendoerffer, devait marquer son "grand" retour dans le cinéma soft. Le bide du film en salles va l’inciter à retourner au chaud dans l'univers du X (il ne reviendra qu'en 1988 avec Adieu, je t'aime).
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Re: Les films noirs à petits budgets et/ou de cinéastes méco

Post by kiemavel »

Kevin95 wrote: Charlie Bravo, film (parait-il) autobiographique calqué sur les films de Pierre Schoendoerffer, devait marquer son "grand" retour dans le cinéma soft. Le bide du film en salles va l’inciter à retourner au chaud dans l'univers du X (il ne reviendra qu'en 1988 avec Adieu, je t'aime).
CBA (je fais comme si je le connaissais bien), c'est aussi un type qui est rentré traumatisé de la guerre finalement et qui de son expérience a fait une oeuvre. Je préfère franchement la sienne à celles de certains américains. Je me souviens notamment d'un film totalement sinistre avec un type qui était obsédé par la roulette russe (Mâo !!! oui, comme par hasard, c'était des communistes). Totalement déprimant. Je préfère les héros positifs comme Burt (comme Claude si tu préfères). Quand à 20 ans on t'envoie à la guerre et que tu as la chance d'en revenir, normal après ça de ne penser qu'à …(profiter de la vie). A part ça comme tout le monde j'ai vu L'affaire Dominici mais je n'avais pas fait le rapprochement avec le reste de son oeuvre :o
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Re: Les films noirs à petits budgets et/ou de cinéastes méco

Post by Kevin95 »

Son expérience personnelle est une chose intime qui ne se discute pas. Aprèèèès, le film qu'il en a tiré (Charlie Bravo donc) est un morceau d'anthologie pour qui aime les films improbables, ratés et étranges que le cinéma français a pu produire entre les 70's et les 80's. Je parlais de Schoendoerffer car la construction du film (et non précisément les souvenirs du réalisateur) est très proche de celle des films du réalisateur de La 317e Section. :wink:
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Re: Les films noirs à petits budgets et/ou de cinéastes méco

Post by kiemavel »

Kevin95 wrote:Son expérience personnelle est une chose intime qui ne se discute pas. Aprèèèès, le film qu'il en a tiré (Charlie Bravo donc) est un morceau d'anthologie pour qui aime les films improbables, ratés et étranges que le cinéma français a pu produire entre les 70's et les 80's. Je parlais de Schoendoerffer car la construction du film (et non précisément les souvenirs du réalisateur) est très proche de celle des films du réalisateur de La 317e Section. :wink:
Tu en parles comme d'une curiosité possiblement poilante. J'espère qu'il a quand même su se détacher de son expérience professionnelle antérieure sinon il ne serait pas étonnant que le scénario soit un peu faiblard, que la direction d'acteurs soit un peu défaillante mais par contre en terme de mise en scène il devait avoir un sacré sens du cadre. Beaucoup de gros plans dans Charlie Bravo ?…Bon bref, faut peut-être mieux passer à autre chose. Jusque là, le seul film de ce metteur en scène que j'ai (réellement) vu c'est le Gabin mais en terme de mise en scène, je me souviens d'un film d'une grande platitude. Je n'avais pas non plus été très convaincu par cette description du monde paysan et mis à part Gabin, pas tellement plus par les plus ou moins grands comédiens convoqués en grand nombre mais les comédiens en question n'y sont pas forcément pour grand chose car c'est surtout les dialogues qui m'avaient semblé sonner faux. Mais mon opinion est peut être polué par le fait que ce monde paysan je le connais bien pour être encore bien dedans, botte en caoutchouc comprise :mrgreen: Je vois qu'en prime pour Charlie Bravo, il avait dévoyé Bruno Pradal, l'un des héros de mon enfance (Les faucheurs de marguerites) et que le film n'est pas totalement assassiné sur IMDB ou pas systématiquement. Allez, sur une liste Bis :wink:

La prochaine tête d'affiche sera finalement Jeff Chandler pour un demi film noir...