Sailor & Lula (David Lynch - 1990)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Cadichon
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Re: Sailor & Lula (David Lynch, 1990)

Post by Cadichon »

Bon Lynch a raconté de façon (presque) linéaire une histoire tout en y intégrant ses délires sans que le rythme du film en sorte altéré. Néanmoins ce n'est peut-être pas le meilleur film de Lynch. Mais sur l'esemble de son oeuvre, il méritait bien une palme, non? Il faudrait retrouver la sélection de 1990 pour voir si un cinéaste a été volé.
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Kevin95
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Re: Notez les films de Janvier 2009

Post by Kevin95 »

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Wild at Heart (David Lynch)

Petite précision une fois n'est pas coutume, le cinéma de David Lynch dans sa généralité (Blue Velvet et The Elephant Man mis à part) comme dans sa prétention me laisse indifférent voir m'exaspère sur certains aspects. M'attaquer à Wild at Heart qui, dis-t-on, est le film à la frontière du Lynch metteur en scène (ses débuts) et Lynch artiste (vous interpréterez par vous même les qualificatifs choisis) n'est pas sans laisser craindre le pire.
Et oh surprise, le film se tient ! Il y a une histoire (mais oui mais oui), des acteurs et les délires du père David (même saoulants sur la fin) sont quand même canalisés et ne viennent pas "plomber" le récit. Bon, je crois que je vais me faire tomber dessus, donc on va y aller des compliments... Oui, Wild at Heart est une romance story assez touchante, parce que mettant en avant des personnages inconscients, candides donc forcement attachants. Nicolas Cage et Laura Dern en font des caisses et c'est tant mieux, car le film est fait pour et la bande son, ultra stylisé, navigue entre le n'importe quoi et le sublime.
Donc, Wild at Heart fait partis des quelques films du réalisateur que j'apprécie même si je précise à penser que si celui-ci c'était calmé sur ses figures de style, on aurait eu droit à une merveille (un peu comme Blue Velvet).
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Re: Notez les films de Janvier 2009

Post by Gounou »

Kevin95 wrote:je précise à penser que si celui-ci c'était calmé sur ses figures de style, on aurait eu droit à une merveille (un peu comme Blue Velvet).
Ne demande pas à un grand jazzman de jouer du rock : il y a suffisament de bon rock ailleurs ! :)
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Le prisonnier
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Re: Notez les films de Janvier 2009

Post by Le prisonnier »

Kevin95 wrote:le cinéma de David Lynch dans sa généralité comme dans sa prétention me laisse indifférent voir m'exaspère sur certains aspects.
As-tu vu Une histoire vraie ? Il n'y a rien dans ce film de tout ce que tu sembles reprocher à Lynch ! Aucun délires du père David. :wink:
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Kevin95
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Re: Notez les films de Janvier 2009

Post by Kevin95 »

Le prisonnier wrote:
Kevin95 wrote:le cinéma de David Lynch dans sa généralité comme dans sa prétention me laisse indifférent voir m'exaspère sur certains aspects.
As-tu vu Une histoire vraie ? Il n'y a rien dans ce film de tout ce que tu sembles reprocher à Lynch ! Aucun délires du père David. :wink:
Bah non en fait, mais le pitch me laisse froid. :oops:
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Kevin95
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Re: Notez les films de Janvier 2009

Post by Kevin95 »

Gounou wrote:
Kevin95 wrote:je précise à penser que si celui-ci c'était calmé sur ses figures de style, on aurait eu droit à une merveille (un peu comme Blue Velvet).
Ne demande pas à un grand jazzman de jouer du rock : il y a suffisament de bon rock ailleurs ! :)
Le mélange peut donner de bons résultats. :wink:
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Demi-Lune
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Re: Sailor & Lula (David Lynch, 1990)

Post by Demi-Lune »

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Je voue des sentiments étranges à l'égard de ce film. Je le trouve impressionnant et en même temps frustrant. En effet, d'un point de vue formel, Sailor et Lula respire une magnificence qui ne se démentira pas tout du long. Veloutée, ensoleillée, éclatante, outrée (comme dans ces fondus enchaînés qui éclatent d'une couleur rouge ou orange, à la manière d'un Michael Powell), la photographie de Frederick Elmes capte bien cette atmosphère de fièvre consumante qui est le nœud symbolique de l'œuvre, via le leitmotiv de l'allumette qui embrase l'écran de flammes représentant l'amour dévorant que se vouent Sailor et Lula. La mise en scène de Lynch est admirable, à la fois précise, ordonnée et débordant d'une vitalité qui ne se refuse rien, dans les fulgurances picturales comme dans les accès de violence graphique. Le montage est formidable. Je ne saurai dire si Nicolas Cage, acteur que j'aime assez peu au demeurant, a été meilleur qu'ici ; d'une manière générale, la distribution se montre inspirée. Cependant, je trouve que Sailor et Lula demeure une entreprise bancale. Si les acteurs sont bons, ils campent des personnages qui ont personnellement tendance à m'agacer. Le scénario est faible, au bout du compte, donne l'impression de tourner à vide malgré son côté conte moderne survitaminé. Paradoxalement, les longueurs s'installent facilement et l'ensemble évolue quand même sur le fil du rasoir, entre hystérie et surjeu. Reste que le film mérite d'être vu, ne serait-ce que pour son exceptionnelle qualité sensitive - ou comment faire ressentir au spectateur la chaleur de plomb, la soif de vie et la "nausée" (je reprends Thierry Jousse) sourde du film.
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Re: Sailor & Lula (David Lynch - 1990)

Post by Anorya »

Il y a paradoxalement dans cet Ovni qui voudrait être plus (je partage ton avis sur Sailor et Lula), LA séquence fantastique, totalement Lynchienne, incroyablement noire et émouvante, celle de l'accident de voiture. Quand Sailor et Lula en pleine nuit croisent ce qui reste d'une jeune fille qui n'en a plus longtemps à vivre, jouée par une Sherilyn Fenn incroyablement émouvante qu'on retrouvera ensuite dans la série Twin Peaks dans un rôle de taille (Audrey Horne quand même). Ce n'est parfois rien que pour cette séquence qui m'a terriblement marqué plus jeune que je consens a revoir le film. :oops:
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Demi-Lune
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Re: Sailor & Lula (David Lynch - 1990)

Post by Demi-Lune »

Anorya wrote:Il y a paradoxalement dans cet Ovni qui voudrait être plus (je partage ton avis sur Sailor et Lula), LA séquence fantastique, totalement Lynchienne, incroyablement noire et émouvante, celle de l'accident de voiture. Quand Sailor et Lula en pleine nuit croisent ce qui reste d'une jeune fille qui n'en a plus longtemps à vivre, jouée par une Sherilyn Fenn incroyablement émouvante qu'on retrouvera ensuite dans la série Twin Peaks dans un rôle de taille (Audrey Horne quand même). Ce n'est parfois rien que pour cette séquence qui m'a terriblement marqué plus jeune que je consens a revoir le film. :oops:
C'est marrant, car beaucoup vantent cette scène, au point presque d'y voir la fulgurance du film. Thierry Jousse, dans son album paru dans la collaboration Le Monde/Cahiers du Cinéma, y consacre même une double page. Mais à titre personnel, cette séquence me laisse totalement froid. Peut-être parce que je ne perçois pas très bien son utilité dans l'histoire... on dirait quelle fonctionne en autonomie totale, que c'est un trou dans le film, vers une autre dimension bizarre (ce qui est peu dire au vu de la personnalité de Lynch). Comme je le disais, les longueurs s'installent facilement dans Sailor & Lula à force de digressions, et cette scène me semble être la plus représentative de ce défaut. En plus, je trouve que Laura Dern joue assez mal à ce moment (les cris hystériques et la larme à l'œil...).
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Re: Sailor & Lula (David Lynch - 1990)

Post by Anorya »

Ah mais totalement, c'est une trouée dans le film et c'est bien justement pour ça que je disais plus tôt que je consens à voir le film généralement que pour ça (vu que je ne l'apprécie pas trop). J'y vois pour ma part une séquence émouvante qui ne dépare pas du reste de ce que Lynch a déjà filmé dans Elephant man ou refilmera dans Une histoire vraie. Seulement, la séquence n'est pas homogène au sein du film très bancal qu'est Sailor et Lula. Pour moi c'est une vraie respiration bien Lynchienne au sein d'un film qui en fait peut-être un peu trop (par exemple, tu donnes en capture l'image de la bonne fée dans son cercle, image déjà visible pourtant dans Dune en ouverture et fermeture et dans Elephant man, figures féminines associées au cercle qui marchent remarquablement bien car dans ce cas les films forment un tout) et c'est surtout pour ça que je l'aime au détriment du film je pense. Parce qu'elle est une trouée autonome qui se suffit à elle-même, sans doute pas forcément utile, mais ce qui finalement me reste du film, au délà des "clichés aimés et saccagés auquel Lynch insuffle une nouvelle vie" (pour reprendre Kaganski dans le hors-série des Inrocks sur le cinéaste sorti en 2002). Si je ne suis pas forcément d'accord avec la formule, je suis d'accord avec l'idée que le film véhicule volontairement des clichés afin de s'en repaître et sans doute que cette séquence d'autoroute pour moi tient le coup parce qu'elle échappe par autonomie à tout le bric à brac que le film construit... :wink:
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Demi-Lune
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Re: Sailor & Lula (David Lynch - 1990)

Post by Demi-Lune »

Anorya wrote:Ah mais totalement, c'est une trouée dans le film et c'est bien justement pour ça que je disais plus tôt que je consens à voir le film généralement que pour ça (vu que je ne l'apprécie pas trop). J'y vois pour ma part une séquence émouvante qui ne dépare pas du reste de ce que Lynch a déjà filmé dans Elephant man ou refilmera dans Une histoire vraie. Seulement, la séquence n'est pas homogène au sein du film très bancal qu'est Sailor et Lula.
Je te rejoins tout à fait sur la "bancalité" du film... en revanche, je suis personnellement réticent à qualifier la séquence de l'accident d'émouvante. D'abord, parce que, subjectivement, cette scène ne me touche pas du tout (je préfère cent fois, par exemple, la scène finale, d'un romantisme gentiment cliché mais sincèrement chavirant) ; et ensuite, parce que je trouve qu'une forme d'humour noir (qui est présent dans le film : cf. la mort de Bobby Peru) sous-tend cette séquence, et génère chez moi plus un léger malaise qu'une émotion pour l'agonie du personnage de Sherilyn Fenn. La scène commence par la vue de vêtements éparpillés sur la route, image qui suscite chez le spectateur, de prime abord, l'idée de quelque chose de cocasse qui a lieu en bordure de route (notamment une partie de jambe en l'air). On voit ensuite qu'il s'agit d'un accident routier ; du coup, l'éparpillement des vêtements sur la route n'est que plus étrange. Et est introduite cette femme accidentée qui s'agite dans tous les sens à la recherche de je ne sais plus quoi d'ailleurs, sous les yeux médusés de Sailor et Lula. Je peux me tromper mais je crois d'ailleurs que Cage a une ou deux répliques dédramatisantes à ce moment-là. En fait, je ne comprend pas vraiment la posture de Lynch sur cette scène... objectivement, c'est très glauque, mais la manière dont est amenée cette séquence, et l'attitude de l'accidentée, renvoient à cette forme de décalage étrange qui imprègne Sailor & Lula - cette espèce d'humour sordide, grotesque, irréel, qui empêche en l'occurrence d'être emporté. Le procédé, en lui-même, est très lynchien, mais sur cette scène précise, je trouve que quelque chose ne fonctionne pas.
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Re: Sailor & Lula (David Lynch - 1990)

Post by gnome »

Je ne suis pas d'accord avec toi sur ce coup, Demi-Lune. Je trouve comme Anorya la séquence assez dramatique. Ce que je ne comprend pas c'est pourquoi tu tiens absolument que toutes les séquences aient une signification particulière dans le film ou une quelconque utilité dans l'histoire? C'est un moment à part. Le cinéma de Lynch (et pas uniquement le sien d'ailleurs, mais je n'ai pas d'exemple comme ça) est truffé de ces moments comme l'histoire du cerf écrasé dans Une histoire vraie...
Ce sont des moments d'étrangeté, irréels presque surréels. Il faut les accepter comme ça. J'adore cette scène et à aucun moment, je me suis dit qu'il pouvait y avoir quelque chose de cocasse ou une partie de jambes en l'air à la vue des vêtements épars. Sailor et Lula sont en fuite, en perdition et cette rencontre ajoute à leur trouble, achève de les décontenancer un peu. Ils ont l'impression de vivre un cauchemar.
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Re: Sailor & Lula (David Lynch - 1990)

Post by Demi-Lune »

gnome wrote:Ce que je ne comprend pas c'est pourquoi tu tiens absolument que toutes les séquences aient une signification particulière dans le film
Je n'ai pas écrit que je recherchais une signification particulière à chaque scène du film. Ce serait illusoire et inutile, puisque les films de Lynch savent s'affranchir de telles grilles de lecture rationalisantes. La question de l'utilité, en revanche, mérite par contre d'être soulevée car si Sailor et Lula a les apparences d'un conte moderne, sa structure narrative dans l'ensemble n'en demeure pas moins très linéaire, sans qu'il y ait quoi que ce soit de péjoratif de ma part quand j'évoque ce mot. Si l'on prend l'histoire dans son intégralité, on se rend compte que chaque scène du film amène des informations importantes, que cela soit dans l'établissement des liens entre les personnages, leur caractérisation psychologique, l'avancée de l'intrigue, etc. Et cela me semble également vrai dans des films cauchemardesques de Lynch qui, pourrait-on penser, enchaînent les scènes surréalistes sans volonté de logique, alors que c'est très construit, très pensé.
Or, cette scène de l'accident reste pour moi un mystère (dans le sens où tout le monde l'admire et y voit quelque chose auquel je reste aveugle). Je n'en perçois pas l'utilité à ce stade, car cette situation macabre ne renseigne sur pas grand-chose de fondamental. Là où on y voit un moment déchirant, moi j'y vois du voyeurisme morbide baignant dans une étrange forme d'humour noir (le jeu hystérique et ridicule de Dern à ce moment-là, tout ça). Bien sûr, c'est incontestablement lynchien, c'est une trouée vers un autre chose qui est coutumier du réalisateur, et je le répète, je n'entre pas dans un film de Lynch avec pour objectif premier de le comprendre - je veux d'abord les ressentir. Mais là, exceptionnellement, je reste totalement de glace face à cette scène. Pour les raisons que j'ai déjà évoquées, mais aussi parce que cette "respiration", pour reprendre Anorya, me paraît fragilement, ou artificiellement, amenée dans une intrigue qui, bien que lorgnant vers le fantastique voire le merveilleux (cf. la fée, la sorcière...), est dans le même temps linéaire et dans un contexte "réaliste" (note bien les guillemets), c'est-à-dire avec une mécanique du rebondissement qui justifie les scènes les unes après les autres. Là, Lynch s'autorise cet écart nocturne qui n'a pas d'impact sur l'évolution de l'intrigue ; c'est caractéristique de son talent à distordre les règles de narration, et habituellement je m'en délecte, mais je ne sais pas, il y a quelque chose qui, pour moi, juste pour cette scène-là, ne fonctionne pas. C'est la première fois que je vois une digression chez Lynch, chose exceptionnelle compte tenu de l'imprévisibilité de son système narratif.
Je suis fatigué. :| :mrgreen:
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Re: Sailor & Lula (David Lynch - 1990)

Post by AtCloseRange »

Demi-Lune wrote: C'est la première fois que je vois une digression chez Lynch, chose exceptionnelle compte tenu de l'imprévisibilité de son système narratif.
Je ne comprends pas ta phrase (ni dans un sens ni dans un autre d'ailleurs).
Et de toute façon, s'il y a bien un cinéma digressif, c'est bien le cinéma de Lynch. Dans le même film, quid des scènes avec Crispin Glover?
Quant à Twin Peaks (la série ou le film), ça ne fourmille que de ça.

Ah oui, j'oubliais, la scène de l'accident est ma préférée du film pour plein de raisons (Chris Isaak, le morceau de Badalamenti, Sherilynn Fenn, l'imprévisibilité de son déroulement).
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Re: Sailor & Lula (David Lynch - 1990)

Post by gnome »

AtCloseRange wrote:Et de toute façon, s'il y a bien un cinéma digressif, c'est bien le cinéma de Lynch. Dans le même film, quid des scènes avec Crispin Glover?
Quant à Twin Peaks (la série ou le film), ça ne fourmille que de ça.
Il me semble aussi. Comme je l'ai dit, même Une histoire vraie recèle ce genre de moments à part. Il n'y a guère que Dune et Elephant man qui échappent à ce genre de digressions et encore, j'en ai peut-être oublié parce que ça fait des lustres que je n'ai pas vu ces films. C'est bien pour ça que je disais également ne pas le comprendre...
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