Tsui Hark

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

Moderators: cinephage, Karras, Rockatansky

User avatar
hellrick
David O. Selznick
Posts: 12824
Joined: 14 May 08, 16:24
Liste DVD
Location: Sweet Transylvania, Galaxie Transexuelle

Re: Tsui Hark

Post by hellrick »

Kiké wrote: Si quelqu'un connait du Tsui Hark tout aussi virtuose mais moins confus, je suis preneur !
Double Team!!!!

J'adore ce film vu et revu :twisted:
Critiques ciné bis http://bis.cinemaland.net et asiatiques http://asia.cinemaland.net

Image
User avatar
Harkento
Assistant opérateur
Posts: 2716
Joined: 12 Oct 11, 18:05
Liste DVD
Location: Lyon

Re: Tsui Hark

Post by Harkento »

Max Schreck wrote:
The Eye Of Doom wrote:De mémoire , il me semble que À better tomorrow III, The Lovers ou Green Snake sont plus fluides que Time and Tide.
Ça me fait plaisir de voir cité A better tomorrow III, parce que c'est effectivement un excellent film, qui bénéficie lui pour le coup d'un scénario vraiment solide, une vraie histoire romanesque mettant en scène des persos attachants. Le film a de superbes moments et ne manque pas de lyrisme. Étant une prequel il a en plus l'avantage d'être relativement autonome, et l'intrigue se déroulant au Vietnam on peut penser qu'il s'agissait sans doute pour le réalisateur d'un projet suffisamment personnel pour qu'il décide de le mettre en scène lui-même.
Complètement d'accord avec toi. Je rajouterais même que lorsque j'ai découvert les 3 (avec le coffret HK) il y a une petite dizaine d'année en les regardant à la suite, j'ai davantage, aujourd'hui, de bons souvenirs du trois que les deux premiers pour les qualités que tu évoques : je m'étais fait la réflexion qu'il avait mieux vieilli que les autres. Alors que la trilogie est plutôt réputé pour son premier que j'avais bien aimé mais sans plus.
Max Schreck
David O. Selznick
Posts: 14811
Joined: 13 Aug 03, 12:52
Location: Hong Kong, California

Re: Tsui Hark

Post by Max Schreck »



Le choix du film me fait plaisir, et il est une nouvelle fois traité avec la juste bienveillance.
« Vouloir le bonheur, c'est déjà un peu le bonheur. » (Roland Cassard)
Mes films du mois...
Mes extrospections...
Mon Top 100...
bruce randylan
Mogul
Posts: 11497
Joined: 21 Sep 04, 16:57
Location: lost in time and lost in space

Re: Tsui Hark

Post by bruce randylan »

En effet, il dit l'essentiel sur le film, et il explique très bien pourquoi Knock-off est en effet une géniale contrefaçon autoparodique et un fabuleux laboratoire expérimentale. :D

Par contre, il oublie deux points.
Quand on regarde le making-of de 20 minutes sur le DVD, on voit très bien que l'équipe et les acteurs sont conscients de ce qu'ils font et que Van Damne joue volontiers avec son image (c'est par pour rien qu'il passe son temps à craquer ses chemises :mrgreen: ). Je suis pas sûr qu'on puisse donc parler de véritable vengeance contre l'acteur. Mais contre les producteurs et Hollywood, c'est déjà plus que probable.

Et puis Sammo Hung est réalisateur de seconde équipe et il apporte plus au film qu'on ne pense (on trouvait déjà dans Blade of Fury quelques effets qui peuvent anticiper The Blade). Il était chorégraphe sur Double team et j'ai envie de croire que Tsui Hark l'a pris en réalisateur de seconde équipe en lui disant de se lâcher. Dans le Making-of, on le voit d'ailleurs bouger frénétiquement une caméra.
"celui qui n'est pas occupé à naître est occupé à mourir"
User avatar
Kevin95
Footix Ier
Posts: 17845
Joined: 24 Oct 04, 16:51
Location: Devine !

Re: Tsui Hark

Post by Kevin95 »

KNOCK OFF - Hark Tsui (1998) révision

Après le déjà bien con Double Team (1997), Tsui Hark et JCVD remettent le couvert et pas forcément ceux du dimanche. Historiette de contrefaçons (d'où le titre VO), de flics infiltrés ou non, de jeans explosifs, de la rétrocession hongkongaise et plein d'autres choses bien chtarbés. L'occasion pour le réalisateur de faire snifer de la coke à sa caméra (et accessoirement à l'insupportable Rob Schneider... pour Jean-Claude vous faites pas chier, il a son stock), de découper son film au-delà du raisonnable, parfois pour la bonne cause (certaines séquences laissent pantois) parfois pour la prise de tronche gratos (certains séquences laissent pantois bis). C'est d'une connerie abyssale sur la papier, rien ne vise la grande réussite mais le ton délirant, les auteurs qui s'en foutent (on sent le scénariste de Commando derrière) et les séquences d'action tout bonnement hallucinantes (celle de l’entrepôt est une dinguerie tandis que la scène finale, sorte d'hommage au tout aussi délirant The Killer Elite de Sam Peckinpah, est un feu d'artifice), empêche le cerveau d'émettre des réserves pour ne laisser que le plaisir coupable s'exprimer. Karim Debbache dans Chroma parle d'un brouillon de luxe pour Time and Tide (2000) et d'une critique en sous texte de l'exploitation us des techniques asiatiques, c'est surtout un bon gros rot d'un cinéaste ultra-doué. Pas très classe mais ça fait du bien.
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
User avatar
Flol
smells like pee spirit
Posts: 45531
Joined: 14 Apr 03, 11:21

Re: Tsui Hark

Post by Flol »

C'est bien dans celui-là que Paul Sorvino meurt 2 fois ?
User avatar
Kevin95
Footix Ier
Posts: 17845
Joined: 24 Oct 04, 16:51
Location: Devine !

Re: Tsui Hark

Post by Kevin95 »

C'est ça.
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
The Eye Of Doom
Machino
Posts: 1146
Joined: 29 Sep 04, 22:18
Location: West of Zanzibar

Re: Tsui Hark

Post by The Eye Of Doom »

Black mask 2
J'avais pris le risque inconsidéré d'acheter 0,5 euros le DVD chez Noz, il y a quelques semaines.
Dans ces cas là, il faut assumer. :mrgreen:
Bon, à condition de rien en attendre, d'accepter le concept de catcheurs mutants et ne pas craindre le retour des Craignos Monsters en version numérique, ca se laisse plutot voir, du moins jusqu'aux derniers affrontements.
En gros, il y a le gentil Black Mask, qui cherche à guérir d'une mutation génétique et qui est poursuivi par le méchant au super pouvoir (le coup de savate qui tue) à la solde du super vilain, Zeus y s'appelle, qu'on verra pas mais qui craint un max. Ils vont croiser la route un autre groupe de méchants, les fameux catcheurs mutants, entraînés dans le mal à l'insu de leur plein gré par une sorte de professeur X maléfique.
Black Mask va t'il s'en tirer ou finira t'il transformé en créature ignoble ( et méchante) ?
Heureusement, il peut compter sur une doctoresse généticienne mignonne et super frigide, et un side kid débrouillard. On est sauvé.

Ça baigne dans le n'importe quoi sympathique, les Fx sont nuls, ça bastogne à tout va. Il y a Traci Lord, convainquante dans le rôle de Caméléon Woman et Tsui Hark a l'air de se moquer éperdument de ce qui doit tenir lieu de script.
Une des meilleurs moments est la bataille de mutants au milieu des éléphants . C'est raté car fauché mais sympa quand même.

Par contre à la fin, on sombre franchement dans le nanar. Le maigre budget FX est épuisé. Il y a un festival de coup de savates et de guignols bondissants. Les catcheurs mutants invulnérables meurent d'une chute de 10m, ou d'un coup sur la tête. Quant au duel tant attendu avec le méchant, il est nul et moche.

En conclusion, je ne regrette pas mes 0,5 euros mais c'est à réserver aux fans hardcore du cinéaste.

Lire aussi le post de Tuck Pendleton page 4

A noter que le DVD ne propose pas de Vo. Chinoise sous titrée. En français donc...
Shin Cyberlapinou
Machino
Posts: 1461
Joined: 1 Feb 09, 09:51

Re: Tsui Hark

Post by Shin Cyberlapinou »

The Eye Of Doom wrote:A noter que le DVD ne propose pas de Vo. Chinoise sous titrée. En français donc...
Je crois me souvenir que le film a été tourné en anglais, le premier n'avait pas fait tant d'étincelles sur le marché asiatique mais avait profité de l'effet Matrix lors de sa sortie surprise aux USA, pour le coup franchement rentable. C'était une drôle de période dans la carrière de Tsui Hark...
User avatar
shubby
Machino
Posts: 1099
Joined: 27 Apr 08, 20:55

Re: Tsui Hark

Post by shubby »

The Eye Of Doom wrote:Black mask 2
J'avais pris le risque inconsidéré d'acheter 0,5 euros le DVD chez Noz, il y a quelques semaines.
Dans ces cas là, il faut assumer. :mrgreen:
Bon, à condition de rien en attendre, d'accepter le concept de catcheurs mutants et ne pas craindre le retour des Craignos Monsters en version numérique, ca se laisse plutot voir, du moins jusqu'aux derniers affrontements.
En gros, il y a le gentil Black Mask, qui cherche à guérir d'une mutation génétique et qui est poursuivi par le méchant au super pouvoir (le coup de savate qui tue) à la solde du super vilain, Zeus y s'appelle, qu'on verra pas mais qui craint un max. Ils vont croiser la route un autre groupe de méchants, les fameux catcheurs mutants, entraînés dans le mal à l'insu de leur plein gré par une sorte de professeur X maléfique.
Black Mask va t'il s'en tirer ou finira t'il transformé en créature ignoble ( et méchante) ?
Heureusement, il peut compter sur une doctoresse généticienne mignonne et super frigide, et un side kid débrouillard. On est sauvé.

Ça baigne dans le n'importe quoi sympathique, les Fx sont nuls, ça bastogne à tout va. Il y a Traci Lord, convainquante dans le rôle de Caméléon Woman et Tsui Hark a l'air de se moquer éperdument de ce qui doit tenir lieu de script.
Une des meilleurs moments est la bataille de mutants au milieu des éléphants . C'est raté car fauché mais sympa quand même.

Par contre à la fin, on sombre franchement dans le nanar. Le maigre budget FX est épuisé. Il y a un festival de coup de savates et de guignols bondissants. Les catcheurs mutants invulnérables meurent d'une chute de 10m, ou d'un coup sur la tête. Quant au duel tant attendu avec le méchant, il est nul et moche.

En conclusion, je ne regrette pas mes 0,5 euros mais c'est à réserver aux fans hardcore du cinéaste.

Lire aussi le post de Tuck Pendleton page 4

A noter que le DVD ne propose pas de Vo. Chinoise sous titrée. En français donc...
Je l'ai également découvert à cette occasion, et à ce prix, donc. Imbouffable, pas pu finir, mais y'a des trucs rigolos, oui.
The Eye Of Doom
Machino
Posts: 1146
Joined: 29 Sep 04, 22:18
Location: West of Zanzibar

Re: Tsui Hark

Post by The Eye Of Doom »

Découvert coup sur coup butterfly murders et histoire de cannibales.
Du premier, pas retenu grand chose. Premier film honorable ou les fameux papillons ont finalement un rôle mineur. On voit deja le sens esthétique de TH avec de nombreux plans tres réussis autour de tentures et d'intérieurs. Certaines scènes souterraines sont aussi pas mal. Par contre l histoire n est pas tres claire : j ai rien compris au rôle des trois frères...

Le second est beaucoup plus personnel et foutraque. Étrange mix entre scènes Gore sous influence bis italien voire western spaghetti voire de splasher seventies et scene de comédie pas forcément drôles. C'est intéressant dans son outrance mais trop long pour le maigre scénario. Il y a aussi des scènes pénibles avec une sorte de matrone énorme et hideuse.
Les Heros sont plutot nuls.
Spoiler (cliquez pour afficher)
Le personnage le plus intéressant (le voleur repenti) fini mal
Pas mal de castagnes dont certaines bien réussies avec les sbires masques qui évoque Vendredi 13 . Tout cela n a pas l air tres sérieux et cultive un peu un tonprovoc jusqu au plan final. Bref c'est à voir comme un œuvre très personnelle même si cela tourne en rond dans la seconde moitié.

Pour les parisiens, film dispo ( avec d'autres Tsui Hark) à la bibliothèque Maguerite Duras 20 ieme. Je fais un peu de pub mais c est grâce à ces exemplaires publics que je peux découvrir ces fîlms aujourd hui introuvables et hors de prix..,. :P
User avatar
Thaddeus
Ewok on the wild side
Posts: 5665
Joined: 16 Feb 07, 22:49
Location: 1612 Havenhurst

Re: Tsui Hark

Post by Thaddeus »

Image



(en italiques : films découverts en salle à leur sortie)


Zu, les guerriers de la montagne magique
L’hallu complète. Faisant bouillir dans son chaudron une flopée de légendes cantonaises millénaires et farfelues, le réalisateur accouche d’un combo improbable entre Dragon Ball et le sketch Biouman des Inconnus, une fantaisie fluorescente roulée dans un humour de maternelle et animée par une hystérie permanente. Difficile de savoir s’il faut rire, s’éberluer ou bien se consterner devant les mimiques et les moulinets des acteurs ultra-nuls, la crétinerie des répliques sidérantes de premier degré, les délires graphiques qui atteignent au surréalisme à force d’assumer leur nawakisme débridé, la furie bricoleuse de cette logorrhée visuelle qui encourage à bien des égards la comparaison avec Evil Dead. Une sorte de nanar illuminé et irracontable, dont le kitsch décomplexé tient du génie. 3/6

Shanghai blues
La plus grande magnanimité est une nouvelle fois requise pour passer outre la confusion désordonnée, l’épaisseur du trait, l’humour gras qui définissent cet invraisemblable charivari romanesque, hybride dégénéré de Casablanca, de burlesque chaplinien et de télénovela sans filtre. Manifestement peu motivé pour donner la moindre unité à sa salade chinoise, le réalisateur emmêle les imbroglios sentimentalo-cuculs aussi négligemment qu’il brasse les genres, fait s’agiter tout le monde dans tous les sens et hurler ses acteurs (avec stridence) à longueur de bobines. L’ensemble produit l’impression d’un spectacle de bateleurs hystériques dispensant ses effets en pure perte ; et s’il arrive que certains d’entre eux suscite un vague intérêt, la fatigue qui prévaut à la fin n’offre guère la contrepartie du plaisir. 2/6

Il était une fois en Chine
Aussi célèbre en Orient que Sherlock Holmes en Occident, Wong Fei-hung est un maître en arts martiaux doublé d’un herboriste féru de médecine traditionnelle, qui combat contre mille vilains pour la dignité et la grandeur de la Chine éternelle : à commencer par les Américains et les Français, décrits comme de vils esclavagistes venus piller les trésors locaux en promettant monts et merveilles dans le nouveau monde. Le cinéaste inscrit ainsi son récit à l’aube du XXème siècle, époque charnière où s’opère un glissement entre une culture archaïque et la révolution industrielle. Convulsif, brouillon, toujours en surchauffe, lesté de blagues grasses et d’effets ridicules, le film reste avant ces considérations historico-politiques une macédoine hétérogène qui suscite tantôt l’étonnement, tantôt l’hilarité involontaire. 3/6

Le festin chinois
Ce festin chinois est plutôt une auberge espagnole qui se présente comme un agrégat de séquences disparates, survoltées, répondant à la seule logique de la prolifération visuelle et de l’hypertrophie loufoque. On y trouve à boire et à manger : concours de cuisiniers filmés comme des combats de sabre ou des démonstrations de kung-fu, énorme poisson vivant semant la panique dans un restaurant, jeunes rivales massacrant un karaoké de Bizet, sous-intrigues sentimentales et mafieuses pimentant la sauce… Le rythme débridé, le délire absurde qui renvoie au burlesque muet, la vitalité intarissable de la mise en scène, la capacité du cinéaste à faire tenir debout son capharnaüm concourent au plaisir procuré par cette réjouissante comédie, bien à l’image de ses personnages : foutraque mais attachante. 4/6

The blade
Si le cinéma est un art de l’énergie et de la dépense, alors ce film incandescent de fureur vive en est l’une des propositions les plus exemplaires. D’une histoire d’honneur et de rédemption, du genre très codé du film de sabre médiéval et d’un univers foncièrement original à mi-chemin entre Conan et Sergio Leone, Tsui Hark tire une orgie de chaos et de frénésie qui fait de la fulgurance et de la prolifération esthétique sa philosophie canonique. Le récit se déroule comme un reportage halluciné, le brio chorégraphique et technique y est stupéfiant, il s’y dessine en filigrane un discours brutal sur la civilisation et la barbarie : si j’en sors personnellement plus épuisé que véritablement conquis, il est difficile de nier que se décline ici une proposition de cinéma ne ressemblant à aucune autre. 4/6

Time and tide
D’une, on ne comprend à peu près rien de l’histoire, car Tsui abolit les notions d’unité et les règles de bienséance de la narration traditionnelle : les couches temporelles se mêlent, on ne sait plus qui est qui, qui fait quoi, et pour quelle raison. De deux, on n’a pour ainsi dire jamais vu ça. Difficile de théoriser sur un tel prototype, qui semble redéfinir le rapport du corps à l’espace et les principes élémentaires de découpage et de composition. Le cinéaste fragmente, malaxe, expérimente tout, accumule les plans impossibles qu’il organise en un montage anarchique, une éruption permanente d’images colorées et de défis aux lois de la physique dont le feu continu vise à la pure sensorialité et confine à l’abstraction. Ça ne dit probablement rien, mais c’est une expérience sacrément singulière. 5/6

Détective Dee : Le mystère de la flamme fantôme
Retour à l’aventure médiévale, dans une veine presque feuilletonesque qui fait la part belle au rebondissement fantaisiste, à la péripétie incongrue, à l’invention exotique – et tant pis, ou tant mieux, si tout cela est totalement invraisemblable. L’enquête de ce Sherlock Holmes mandarin travaille une veine particulièrement séduisante parce qu’elle tire tout le parti des merveilles dépaysantes de son intrigue (lectures historiques et politiques en double fond, ambigüité morale des protagonistes, sous-texte secrètement subversif) et parce que la virtuosité quasiment génétique de Tsui trouve à se déployer en de majestueuses séquences de poursuites et de combats, imposant une inventivité et une élégance très au dessus de la mêlée. Un divertissement de haut vol, en somme. 5/6

Détective Dee 2 : La légende du dragon des mers
Pour qui a vu le premier épisode, cette suite conjugue le plaisir des retrouvailles avec un univers désormais familier et la tenace impression d’un traitement à la hussarde, d’un fourre-tout aussi généreux que brouillon. La cohérence dramatique n’a probablement jamais été la priorité du cinéaste mais l’enquête est ici montée comme une suite d’idées balancées à l’aveuglette, une multitude d’intrigues empilées dans le seul but de favoriser le surgissement des scènes d’action les plus frappadingues, multicolores et improbables. Malgré la laideur parfois bien cheap des effets numériques, l’ensemble fonctionne à la manière d’une auberge espagnole remplie jusqu’à la garde : il y a des bouts de gras, des excès en tous genres, mais surtout une énergie, une invention qui emportent largement le morceau. 4/6


Mon top :

1. Time and tide (2000)
2. Détective Dee : Le mystère de la flamme fantôme (2010)
3. Le festin chinois (1995)
4. Détective Dee 2 : La légende du dragon des mers (2013)
5. The blade (1995)

La notoriété du bonhomme est considérable chez les esthètes, sa filmographie aussi longue que la muraille de Chine, et je n’en connais pour ainsi dire presque rien. Je perçois dans ces quelques films la marque à nulle autre pareille d’un formaliste ultra-brillant, reconfigurant et prophétisant le cinéma d’action comme un véritable champ d’expérimentation.
Last edited by Thaddeus on 29 Jan 19, 19:07, edited 4 times in total.
Max Schreck
David O. Selznick
Posts: 14811
Joined: 13 Aug 03, 12:52
Location: Hong Kong, California

Re: Tsui Hark

Post by Max Schreck »

Thaddeus wrote: La notoriété du bonhomme est considérable chez les esthètes, sa filmographie aussi longue que la muraille de Chine, et je n’en connais pour ainsi dire presque rien.
Effectivement, tu as encore largement de quoi combler tes mirettes (Green snake, Le Syndicat du crime 3, ses Wong Fei Hung, Knock off, Seven swords...).
« Vouloir le bonheur, c'est déjà un peu le bonheur. » (Roland Cassard)
Mes films du mois...
Mes extrospections...
Mon Top 100...
User avatar
Thaddeus
Ewok on the wild side
Posts: 5665
Joined: 16 Feb 07, 22:49
Location: 1612 Havenhurst

Re: Tsui Hark

Post by Thaddeus »

Les prochains qui étaient prévus sur ma liste étaient Il était une fois en Chine et Shanghai Blues.
User avatar
Rockatansky
Le x20, c'est dangereux
Posts: 40881
Joined: 13 Apr 03, 11:30
Last.fm
Liste DVD

Re: Tsui Hark

Post by Rockatansky »

L'homme a aussi changé la face du cinéma de Hong Kong en tant que producteur/dictateur visionnaire.
Meme dans ses plus mauvais films il y a toujours un plan incroyable
Clear Eyes, Full Hearts Can't Lose !
« S’il est vrai que l’art commercial risque toujours de finir prostituée, il n’est pas moins vrai que l’art non commercial risque toujours de finir vieille fille ».
Erwin Panofsky