Notez les films : Mars 2013

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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monfilm
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Re: Notez les films : Mars 2013

Messagepar monfilm » 12 mars 13, 18:31

Moi aussi je revisite mes classiques.

Bleu - Kieslowski

Plus je vieillis, plus je perds des proches, plus j'aime ce film. La culture, l'art, seul rempart pour ne pas sombrer. J'ai eu la même démarche alors forcément ça me touche. Juliette Binoche sobre et toute en nuances ajoute son intelligence à celle de Kieslowski. Avec peu de mots, beaucoup de sensoriel tout en subtilité. En y revenant le film n'apparait pas comme désespéré ou désespérant bien au contraire. Le deuil est omniprésent mais cette femme veut s'en sortir, pas de complaisance.
Le BR d'artificial eye délivre une belle image. De quoi apprécier pleinement un film que je n'avais pas vu en grand.

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9/10
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Tout le reste est dérisoire.

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Truffaut Chocolat
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Re: Notez les films : Mars 2013

Messagepar Truffaut Chocolat » 12 mars 13, 19:11

Très envie de le revoir celui-là.

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Eusebio Cafarelli
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Re: Notez les films : Mars 2013

Messagepar Eusebio Cafarelli » 12 mars 13, 22:48

Chronicle

Idée pas inintéressante : des ados obtiennent des super pouvoirs mais ne deviennent pas des super héros, ils restent des ados qui utilisent leurs super pouvoirs pour satisfaire leurs désirs d'ados (un peu comme Jim Carrey au début de Bruce tout puissant). Puis ça vire au tragique et à Carrie ou Akira, en nettement moins bien réalisé. Le tout en caméra subjective en général, ou en caméra "sans réalisateur" derrière, filmant un journal intime amateur façon Blair Witch ou Cloverfield, mais avec des incohérences dans le jonglage entre caméras et points de vue. Dans la 2e partie, comme dans tout(mauvais) film de super héros qui se respecte, les effets spéciaux prennent le pas dans une pyrotechnie répétitive. Bof...
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nobody smith
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Re: Notez les films : Mars 2013

Messagepar nobody smith » 13 mars 13, 13:07

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Qu’on pense ce que l’on veut de ses critiques de Yannick Dahan, le montage de l’émission Opération Frisson reste absolument brillant dans son art d’appuyer les propos du bonhomme. Limite, ça transcende l’impact des films dont les images sont issues. Ce que la réjouissante chronique d’Un Seul Deviendra Invincible 2 ne montre pas forcément, c’est ainsi qu’il s’agit bien d’un DTV au sens le plus péjoratif du terme. On y retrouve tous les scories de ce genre de production : photographie et musique fades, acteurs approximatifs, rythme mou, histoire inintéressante… J'ai d'autant moins de sympathie que le film colle au plus près du déroulement de l'épisode initial signé par Walter Hill. Le film tient surtout pour quelques petites idées de mise en scène simples et efficaces, le numéro de Michael Jai White en bad motherfucker génialement antipathique et un Scott Adkins ma foi plutôt impressionnant. Mais le cœur du film, ça reste bien sûr les scènes de combat… et là-dessus j’avoue qu’il n’y a rien à redire. Les démonstrations d’athlètes sont très impressionnantes et la vélocité des bastons est absolument scotchante. M’en faut malheureusement un peu plus pour passer un bon moment.

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Il me faut un truc comme Ninja. Bizarrement, je pourrais reprendre les mêmes défauts énumérés plus haut. La photographie, la musique, le casting, l’histoire… c’est pas vraiment ça. J’aurais en plus d’autant moins de mal à m’enthousiasmer pour un projet conçu avant tout pour profiter de la sortie du Ninja Assassin de James McTeigue. Même si on trouve les mêmes incartades gores et le choix de moderniser l’image du ninja, il est amusant de voir que la machine de studio tend plus vers la bisserie que le produit de substitution. Ça n’empêche pas Ninja de se contenter de s’intéresser plus au folklore de ces guerriers qu’à ce qu'il implique avec une occidentalisation profonde de l’intrigue. Isaac Florentine s’en sort toutefois bien mieux que sur Un Seul Deviendra Invincible 2 pour la simple raison que si l'intérêt de l'intrigue ne vole pas haut, le rythme est lui ultra-soutenu. C’est limite du non-stop action . La qualité étant encore au rendez-vous, cet avalanche de combat en tout genre est gentiment jubilatoire. Ça c’est du DTV bonnard.
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hellrick
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Re: Notez les films : Mars 2013

Messagepar hellrick » 13 mars 13, 13:25

Perso je suis grand fan de ces deux films comme je l'ai déjà dit ici plusieurs fois, c'est en effet de l'action non stop en dtv et il ne faut pas en attendre davantage mais pour ma part ça me suffit largement, quand je regarde ce genre de films seuls l'action, les bastons et les explosions m'intéressent, le reste honnêtement je m'en fout complètement. Finalement c'est assez proche des petits films asiat des 80's style Le sens du devoir IV qui sont portés aux nues mais qui, en fait, ne valent que pour l'action (et c'est déjà beaucoup bien sûr).

Si tu veux du dtv bonnard dans le style "kaboom" je te conseille aussi l'excellent DRIVE avec Marc Dacascos qui contient un paquet de combats juste :o :shock: :shock:
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Re: Notez les films : Mars 2013

Messagepar hellrick » 14 mars 13, 14:20

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TAKEN 2
Un poil en dessous du premier mais un sacré bon spectacle quand même. Une première partie thriller pas très crédible mais sympa et bien tendue puis une seconde partie complètement jouissive dans laquelle Liam Neeson avance comme un bulldozer et flingue racailles sur racailles. En plus ça dure à peine 80 minutes hors générique donc impossible de s'ennuyer. Un excellent divertissement, vivement un troisième!
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Re: Notez les films : Mars 2013

Messagepar Eusebio Cafarelli » 15 mars 13, 13:10

Battleship

Un blockbuster pas trop mal fait à la gloire de l'US Navy, du souvenir de Pearl Harbour (l'aspect le plus intéressant du film, mais pas développé : le poids de la mémoire) et de l'amitié américano-japonaise (sauf sur un terrain de foot, dont le match est film comme dans un anime d'ailleurs). Les effets spéciaux sont réussis, les scènes d'action sont plus lisibles que dans Transformers, le côté "bataille navale" change un peu. Après, ça vole assez bas niveau psychologie des personnages (et l'Alien n'a pas de psychologie), c'est joué assez platement par des acteurs/actrices très fades, c'est l'idéologie militaro-héroïque habituelle dans ce genre de film qui a dû être tourné avec le soutien de l'US Navy. Mais je ne me suis pas ennuyé.
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Re: Notez les films : Mars 2013

Messagepar hellrick » 15 mars 13, 15:04

BLOODSPORT

Le genre de film qui fait du bien, toujours un plaisir de le revoir de temps en temps. Ceux qui l'ont découvert en vhs au milieu des 80's quand tout les gamins étaient fans de JCVD peuvent le revoir sans hésiter, ça vieillit bien. Les combats plutôt efficaces, les répliques cultes (de "toi le chimpanzé remonte dans ton cocotier" à "bien joué mais la brique ne rend pas les coups" en passant par "fais pas ça tu pourrais vouloir des enfants plus tard"), le personnage de pouffiasse journaliste "je suis prête à tout pour un scoop je t'ai dit" et puis le rythme très correct qui multiplie les bastons sur du hard FM et les scènes d'entrainements "solennels" et pleins de bons sentiments, sans doublier le clip "montage" des flashback dans la scène émouvante c'est toujours top.

Même si Bloodsport pique tout à Rocky IV ça reste un grand moment et un classique incontournable des années 80 dont je ne me lasserais jamais. Vive Jean Claude!
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Re: Notez les films : Mars 2013

Messagepar Blue » 15 mars 13, 20:03

hellrick a écrit :Ceux qui l'ont découvert en vhs au milieu des 80's


Ils étaient balèzes car le film est sorti en 1988.
Mon top éditeurs : 1/Carlotta 2/Gaumont 3/Studiocanal 4/Le Chat 5/Potemkine 6/Pathé 7/L'Atelier 8/Esc 9/Elephant 10/Rimini 11/Coin De Mire 12/Spectrum 13/Wildside 14/La Rabbia-Jokers 15/Sidonis 16/Artus 17/BQHL 18/Bach

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Profondo Rosso
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Re: Notez les films : Mars 2013

Messagepar Profondo Rosso » 16 mars 13, 04:06

Les Amants du cercle polaire de Julio Medem (1998)

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Otto et Ana se connaissent depuis leur plus tendre enfance. Ils s’en remettent au hasard pour se retrouver au cercle polaire en Laponie étant adultes.

Poétique, envoutant et rêveur, Julio Medem signe un vrai bijou romantique avec Les Amants du cercle polaire. Ses thèmes sur l'amour, la destinée et le hasard n'ont jamais été plus prononcés que dans l'intrigue flottante de ce film. La scène de rencontre des deux héros annonce déjà la symbolique au cœur du récit. Otto et Ana se connaissent depuis l'enfance, leur route s'étant croisée avant même qu'ils connaissent l'identité l'un de l'autre. Voulant rattraper un ballon échappé à la sortie de l'école, Otto cavale après et se retrouve à partager la course d'Ana qui s'écroule bientôt devant lui. Ils ne partageront là qu'un regard intense mais leur destin se trouve dès lors liés. Ils ne couraient pas dans la même direction pour la même raison, lui pour rattraper un ballon, elle pour fuir son chagrin et celui de sa mère suite à la mort de son père. Après cette rencontre leur vie va suivre une ligne commune, un cercle qui malgré les aléas de la vie et les épreuves va les amener à se retrouver constamment jusqu'à un final improbable en Laponie.

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Medem fait de cet élément le moteur de sa narration où l'on suivra le point de vue d'Otto et Ana sur les même évènements puis lorsqu'ils seront éloignés physique sur une même période de leur existence commune de tout manière constamment amenée à se rejoindre. Une magie s'instaure alors dans cet amour naissant avec des retrouvailles attendues mais toujours surprenante pour les protagonistes et le spectateur, donnant quelques-unes des plus belles scènes du film. On pense à ce moment où enfant, Otto attends Ana à la sortie de l'école pour lui déclarer sa flamme, qu'elle n'arrive pas et que dépité en pénétrant dans la voiture de son père il la découvre installée là, l'attendant et souriante. Autre moment somptueux, Otto se rendant de nuit dans la chambre d'Ana suite à son invitation, dépité de la trouver endormie retourne dans la sienne et la trouve l'attendant dans son lit, le tout filmé avec une grâce inouïe par Medem. Avec peu de mots le réalisateur tisse la complicité et le monde intérieur de ces amoureux, l'extérieur n'existant pas (tout ce qui est lié à leur vie personnelle/professionnelle sorti de leur relation est traité en ellipse) où se pliant à eux tel la relation amoureuse entre leur parent lorsqu'ils sont enfants. Le montage tout en restant relativement linéaire multiplie les inserts passés et futurs, réels ou fantasmés ainsi que les symboles et détails étrange mais qui trouveront leur explications au moment opportun. Les allusions à cet éternel recommencement sont contenus jusque dans les prénoms des protagonistes formant un palindrome puisque se répétant même tournés à l'envers.

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Le film est incroyablement riche dans les thèmes explorés. L'ensemble est autant ancré dans le réel que le fantasme dans les bonheur et traumas de ses héros. On aborde ainsi quasiment le conte, le deuil et la séparation se mêle à l'œdipe (Ana et Otto comblant ensemble la perte et/ou l'absence d'un de leur parents) avec un soupçon de trouble coupable puisque les héros élevés comme frères et sœurs se dissimulent pour assouvir leur passion. Il y a du Douglas Sirk dans la manière qu'à Medem de faire surgir la puissance mélodramatique de façon improbable (Otto qui devient pilote d'avion avec la facilité d'un Rock Hudson dans Le Secret Magnifique, le saut en parachute, l'apparition d'un cerf façon Tout ce que le ciel permet) sans jamais tomber dans le ridicule, on est dans l'onirisme le plus prononcé où les évènements défilent comme dans un rêve seul importe les prochaines retrouvailles.

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Après avoir été les jouets du hasard et du destin tout au long du récit, nos amants vont tester leur amour en provoquant ce destin à leur tour pour une rencontre impossible au cercle polaire en Laponie. Là encore le lieu n'est pas innocent puisque cela arrive au moment où inversement à la nuit polaire où l'obscurité est continue en hiver, la rencontre se fera en été où le soleil et les journées sont continus et formant donc un cercle à la manière de l'amour éternel d’Otto et Ana. Julio Medem immortalise cela avec un terrible rebondissement final et une idée de cinéma sublime qui fige cette romance de la plus belle des façons. Grand mélo contemporain. 6/6

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Profondo Rosso
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Re: Notez les films : Mars 2013

Messagepar Profondo Rosso » 19 mars 13, 01:49

La Peur au ventre de Wayne Kramer (2006)

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Jusqu'à présent, Joey avait toujours réussi à jongler entre son job secret au service de la mafia italienne et son rôle de père de famille. Mais cette fois, le pire est arrivé. Le meilleur ami de son jeune fils lui a dérobé une arme qu'il cachait dans sa cave. Au-delà du danger, ce revolver est aussi une pièce à conviction impliquant les patrons de Joey dans un assassinat explosif. Le gamin qui l'a pris semble décidé à s'en servir contre son beau-père, un névrotique appartenant à la mafia russe, qui aurait tout intérêt à ce que cette preuve tombe entre les mains de la police.

Auteur d'un Lady Chance sympathique mais plutôt sobre en guise de premier film, Wayne Kramer surprenait son monde avec ce second essai qui constitue un des polars les plus fous sortis ces dernières années. La surenchère du règlement de compte d'ouverture donne le ton, avec un gunfight sanglant filmé avec frénésie et un festival d'effet tapageurs par le réalisateur. La Peur au ventre est une sorte de mélange improbable entre le polar urbain nerveux et le conte moderne oppressant (toute proportion gardée) lorgnant sur La Nuit du Chasseur avec son héros enfantin confronté à la l'horreur. Un film comme Le Point de non-retour tirait son esthétique vers une tonalité psychédélique et une intrigue allant vers l'abstraction et l'expérimental, c'est une démarche voisine qu'emprunte en quelque sorte à sa façon destroy Wayne Kramer pour s'éloigner de tout réalisme. L'intrigue est simple : d'un côté Joey un homme de main de la mafia (Paul Walker) se voit confier l'arme d'un règlement de compte et les dissimule chez lui mais celles-ci sont dérobées par le meilleur ami de son fils et gamin à problème Oleg (Cameron Bright) qui va bientôt en faire usage sur son beau-père qui le brutalise. S'ensuit une folle course poursuite entre Joey devant retrouver l'arme avant la police, ses acolytes et la mafia russe et Oleg livré à lui-même face aux dangers de la ville.

L'ambiance essentiellement nocturne tire donc vers le compte avec un Oleg faisant office de Petit Chaperon Rouge ou d'Hansel et Gretel et à la place du grand méchant loup et autres créatures fantastiques se dressent sur sa route dealers, filc véreux, proxénètes (et la bonne fée est une prostituée) et pire encore que Kramer entoure d'une aura surnaturelle et démoniaque en adoptant le point de vue apeuré de l'enfant. La photographie baroque mêlant couleurs outrancières à des ombres menaçantes fait de l'espace urbain une forêt aux mille dangers. La force du film est le jusqu'auboutisme adopté par Kramer qui avec sa mise en scène hallucinée nous plonge en plein cauchemar et ne recule devant aucun excès, nous guidant de surprises en surprises. Le moment le plus saisissant et discutable reste celui où Oleg se trouve aux mains d'un couple de pervers à la demeure façon parc d'attraction en forme de piège bariolé et où Kramer tire ouvertement vers le fantastique avec les ombres du couple espionnant le héros se transformant en démons derrière les vitres. Paul Walker loin de ses rôles de Fast and Furious exploite enfin le vrai charisme qu'il possède et étonnamment au vu de l'excès ambiant montre une vraie sensibilité à travers sa relation à son épouse jouée par une excellente Vera Farmiga (qui aura droit aussi à sa rencontre avec le mal absolu au cours de cette folle nuit) et où on retrouve le gout de Wayne Kramer pour les scènes de sexe assez crues.

La surenchère est la plus grande qualité mais aussi le petit défaut du film. Après un climax dantesque dans une patinoire phosphorescente où Paul Walker est tabassé à coup de palet de hockey, une révélation et un ultime rebondissement de trop en rajoute quelque peu inutilement même si apportant certaines explications. Néanmoins un sacré voyage (dont le somptueux générique de fin dessiné confirme le lien au conte) et il est dommage que l’on n’ait pas eu de nouvelle de Wayne Kramer depuis hormis un très bon (et une nouvelle fois très différent et ancré dans le réel cette fois) Droit de passage en 2009. 4,5/6

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Re: Notez les films : Mars 2013

Messagepar Wagner » 19 mars 13, 09:30

Profondo Rosso a écrit : Julio Medem immortalise cela avec un terrible rebondissement final et une idée de cinéma sublime qui fige cette romance de la plus belle des façons. Grand mélo contemporain. 6/6


C'est un film extraordinaire, mais ce dernier rebondissement avait pour moi un côté too much pas indispensable, même si plutôt bien défendu.
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Re: Notez les films : Mars 2013

Messagepar Profondo Rosso » 19 mars 13, 12:26

Wagner a écrit :
Profondo Rosso a écrit : Julio Medem immortalise cela avec un terrible rebondissement final et une idée de cinéma sublime qui fige cette romance de la plus belle des façons. Grand mélo contemporain. 6/6


C'est un film extraordinaire, mais ce dernier rebondissement avait pour moi un côté too much pas indispensable, même si plutôt bien défendu.


Pour moi c'est passé sans problème d'autant que sur la fin le film semble embarqué dans ce côté romantique too much irréel (le coup du crash et du saut en parachute il fallait oser) donc la fin ne choque pas et puis l'idée de la dernière image est tellement belle. C'est un peu pour ça que je comparais au Secret Magnifique de Sirk qui fonctionne comme ça à coup de rebondissements incroyable mais qui ne gênent pas. Ca aurait été dommage de ne pas conclure sur ça

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Re: Notez les films : Mars 2013

Messagepar Wagner » 19 mars 13, 14:16

Les idées visuelles sont en effet magnifiques, et la fin ne déroge pas à la règle.
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Re: Notez les films : Mars 2013

Messagepar Demi-Lune » 19 mars 13, 20:32

L'Expert (Luis Llosa, 1994)

Bon alors celui-là, me demandez pas pourquoi, ça fait une dizaine d'années que je le regarde systématiquement lorsqu'il est diffusé (autrement dit tous les six mois depuis la création de la TNT).
Cette petite série B sans prétention, et fort médiocre, est un vrai plaisir coupable.
Ça ne brille ni par la réalisation de Llosa (les séquences d'action sont d'un plan-plan incroyable) ni par son scénario qui, capitalisant sur son tandem de charme, compile kitscheries, rebondissements foireux et méchants ridicules. Au second degré, c'est très bon : Stallone aussi raide qu'une enclume et qui nous joue le trauma à faire chialer avec son air de cocker abattu, Rod Steiger en parrain moustachu de la pègre de Miami qui se balade poitrail velu en peignoir (Tony Montana n'a qu'à bien se tenir), Sharon Stone qui se fait besogner soft sous la douche, et surtout, le James Woods Show, cocaïné jusqu'aux yeux avec sa VF d'anthologie ("Putain amène-toi Ray !! J'vais t'atomiser l'cul !!!").
Ajoutez à cela la très agréable complaisance qu'a Llosa à filmer la plastique de Sharon Stone, alors au sommet de sa beauté, l'ambiance moite de Floride ou encore la B.O. classieuse et sensuelle en diable de John Barry : c'est le panard.