William A. Wellman (1896-1975)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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feb
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Re: William A. Wellman (1896-1975)

Messagepar feb » 19 mai 12, 16:52

Bon à ce que je vois, le coffret N°3 est pour le moment une franche réussite 8)
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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allen john
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Re: William A. Wellman (1896-1975)

Messagepar allen john » 19 mai 12, 18:50

Heroes for sale (William Wellman, 1933)

Tom Holmes a fini la guerre prisonnier dans un hôpital Allemand, ou on l'a tant bien que mal rafistolé... Mais c'est un homme dépendant à la morphine qui rentre au pays, et il y apprend que sa dernière action héroïque avant de devenir prisonnier a été endossée par un autre. Celui-ci, par remords, lui trouve une situation, mais l'addiction de Tom rendra les choses compliquées, et il est vite licencié. Il trouve à s'établir ailleurs, se fait remarquer par son esprit d'initiative, mais la mort de son nouvel employeur va une fois de plus le précipiter dehors, alors qu'il est marié et père de famille. Tout bascule lors d'une manifestation au cours de laquelle il tente de raisonner ses camarades, mais il est emprionné pour agitation alors que son épouse meurt piétinée par la police...

A nouveau tiré de l'excitante période durant laquelle Wellman était un metteur en scène sous contrat à la Warner, Heroes for sale est une pure merveille à tous points de vue: le metteur en scène (Et le studio) pointent du doigt une situation indigne, comme en écho à la chanson Remember my forgotten man dans Gold diggers of 1933: les vétérans de 1917-1918, aux Etats-Unis en pleine crise, sont nombreux parmi les chômeurs et les vagabonds qui se massent sur les routes. D'autre part, Wellman étant Wellman, il adopte un style coup de poing, avec le génie qui le caractérise, et emporte avec lui le public pour ne jamais le perdre durant les 71 minutes (Des 76 d'origine) que dure le film; il obtient de chaque acteur (Richard Barthelmess, Berton Churchill, Robert Barrat...) et actrice (Loretta Young, Aline Mac-Mahon) une performance superbe: oui, même de Barthelmess, acteur perdu dans le parlant, qui était si terne chez Curtiz (Cabin in the cotton); il est ici un très crédible vétéran perdu en pleine reprise de l'activité par une Amérique oublieuse de ses héros...

Mais le film n'est pas que dénonciation, s'attachant à des personnages, concernés au premier chef (Tom Holmes, le héros, son épouse, le lâche Roger qui va précipiter le drame de Tom), mais aussi plus présent pour créer un univers. A ce titre, le trairtement émouvant du personnage de Mary (Mac-Mahon), la fille au coeur d'or qui n'a pas pu avoir le beau gosse, mais n'a jamais exprimé ses sentiments, est extrêmement touchant, et traité avec une immense délicatesse. Si le metteur en scène cède à son penchant virtuose pour masquer les scènes clés (Il cache un vol tenté par Barthelmess derrière la grille de son guichet, obtenant par la même occasion une métaphore de le peine de prison qu'il risque), ne se prive pas de rappeler qu'il est un maitre de l'action maitrisée, dans une scène de manifestation qui dégénère en émeute, durant laquelle Loretta Young a du se couvrir de bleus... Le sens politique du film est celui de la Warner d'alors: sans prôner le communisme (Un personnage de comédie, sympathique immigré communiste, se transforme en le pire des capitalistes durant la fin du film!) ni montrer le plus beau visage du capitalisme, le film montre qu'une nouvelle donne est nécessaire, un nouveau volontarisme, dans l'esprit de collaboration entre les classes. Roosevelt est d'ailleurs cité en exemple, mais on ne m'otera pas de l'idée que Wellman, électron libre et généreux, qui finit son film sur une note amère, n'est pas aussi optimiste que le scénario...

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Re: William A. Wellman (1896-1975)

Messagepar monk » 23 mai 12, 16:35

Les deux premiers films de Wellman que j'ai vu (L'étrange incident et la ville abandonnée) m'ont doné l'idée d'un réalisateur très orienté vers des films secs et tendus, à l'ambience viciée. Ce n'est qu'avec Convoi de femmes puis Au delà du Missouri que j'ai découvert l'étendu du savoir faire du bonhomme ("maitre" ?). L'appel de la foret fait immédiatement parti de cette seconde catégorie de films plus généreux, voir chaleureux et humains. Il y a beaucoup de similitudes avec Au delà du Missouri d'ailleurs ! Dans les deux cas, le héros (Clark Gable) est un homme solitaire qui aime la vie, mais un peu roublard quand même, qui préfère la compagnie des animaux à celle des hommes, et encore moins des femmes, qu'il apprendra quand même à connaitre et à aimer au cours des aventures contées. Dans les deux films on retrouve un certain humour potache très plaisant (excellent side kick dans L'appel...) un rythme enlevé et un amour de la Nature très fort. Les extérieurs sont effectivement magnifiques et je dois dire, trop peu nombreux et trop court ! J'aurais bien repris un peu de plans plus contemplatifs, mais il ne devait pas en être question à l'époque (d'autant qu'il s'agit du premier film en extérieur, ça a du en stresser quelques uns). De fait, le film manque un peu le coté "aventure" et se concentre sur quelques points du trajet plus que sur le voyage lui même. Aussi il aurait pu s'appeler "l'appel de l'or", puisqu'il s'agit avant tout de faire fortune plus que de vivre libre dans une Nature sauvage et saine. Mais qu'importe, j'ai pris beaucoup de plaisir à voir le film, dont j'ai apprécié la surprenante fin un peu amer.
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Re: William A. Wellman (1896-1975)

Messagepar cinephage » 23 mai 12, 18:10

Je sonne juste un petit rappel pour signaler aux parisiens une projection de Wings à la Cinémathèque samedi soir à 20h30. C'est sans doute un film qu'on appréciera de découvrir sur grand écran. :idea:
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Re: William A. Wellman (1896-1975)

Messagepar bruce randylan » 23 mai 12, 19:55

D'un autre côté la copie est moins propre que celle du blu-ray et y-a pas d'accompagnement :|
"celui qui n'est pas occupé à naître est occupé à mourir"
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Re: William A. Wellman (1896-1975)

Messagepar Rick Blaine » 23 mai 12, 20:18

bruce randylan a écrit :y-a pas d'accompagnement :|

Ça c'est franchement idiot!

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Re: William A. Wellman (1896-1975)

Messagepar monk » 24 mai 12, 16:11

Track of the cat

Sous ses airs de western, Track of the cat est en fait un vrai drame familliale, sur 2/3 jours, pendant une tempête de neige, alors qu'un fauve menace le précieux bétail.
L'ambience est tendue, mais on sent que c'est antérieur à l'évènement, et tous les problèmes vont ressortir alors que tout le monde est sous pression. Mitchum n'est le personnage principale que parce qu'il est central et que son mauvais charactère force les autres à réagir; l'histoire s'arrête sur chacun et personne n'est épargné, aucun compromis n'est fait, c'en est même assez brutal par moment.
La mise en scène gère parfaitement le huit clos (la famille dans la maison) en opposition avec les extérieurs, grandioses, mais terriblement menaçants: les montagnes imposent le respect par la crainte, et Wellman tire le maximum du scope dans ces plans très forts de la forêt noire et blanche où l'homme n'est qu'une vague silouhaite impuissante (Quelques plans sensés se passer à l'extérieur ont été tournés en studio et ça se voit, mais n'enlève rien à l'intensité dramatique de ces moments là).
Chose étonnante pour moi qui découvre Wellman, c'est la présence de la musique, quasiment totalement absente des films que j'ai vu. Ici elle est très présente, sans être envahissante, et très efficasse, soulignant parfaitement ce qui se passe à l'écran.
J'ai été conquis et convaincu, et il m'a donné envie de redonner une chance à L'étrange incident (tiré d'un roman du même écrivain que celui de Track of the cat). Je garde !

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Re: William A. Wellman (1896-1975)

Messagepar Jeremy Fox » 24 mai 12, 16:14

monk a écrit :Track of the cat
J'ai été conquis et convaincu,

8) d'autant que nous sommes assez peu nombreux à l'avoir été il me semble.

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Re: William A. Wellman (1896-1975)

Messagepar monk » 24 mai 12, 16:18

Jeremy Fox a écrit :
monk a écrit :Track of the cat

J'ai été conquis et convaincu,

8) d'autant que nous sommes assez peu nombreux à l'avoir été il me semble.

C'est ce qu'il me semble effectivement. J'avais parcouru le sujet et les avis étaient plutôt mitigés...Mais j'ai bien bien apprécié le film, l'évolution des relations et des individus.

Spoiler (cliquez pour afficher)
Curt qui fini par avoir peur et qui pête les plombs à la fin, ça m'a vraiment marqué.

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Re: William A. Wellman (1896-1975)

Messagepar Rick Blaine » 24 mai 12, 16:23

monk a écrit :J'ai été conquis et convaincu,

8)

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Re: William A. Wellman (1896-1975)

Messagepar Ann Harding » 26 mai 12, 16:53

cinephage a écrit :Je sonne juste un petit rappel pour signaler aux parisiens une projection de Wings à la Cinémathèque samedi soir à 20h30. C'est sans doute un film qu'on appréciera de découvrir sur grand écran. :idea:

Je ne recommande pas le voyage: copie 16 mm et comme l'a dit Bruce, sans musique. Achetez plutôt la restauration Paramount en DVD. :wink:

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Re: William A. Wellman (1896-1975)

Messagepar monk » 25 juin 12, 17:29

J'ai enfin attaqué le coffret Forgotten Hollywood Vol.3 consacré à ce cher William Wellman. Je n'ai pas pris les films dans l'ordre chronologique mais en fonction des sufrages récoltés parmis vous. J'ai donc commencé par Heroes for sale, Wild boys of the road et Other men's women, tous trois magnifiques, mais très différents.

Heroes for sale voit son héros subir tous les travers de notre monde capitaliste post-révolution industrielle. Le film va vite, très vite même, et brasse beaucoup de choses. Ca pourrait être trop, et pourtant ça reste fluide, parfaitement lisible et vraiment touchant. Le film démonce l'individualisme avec une telle ferveure et une telle honnêteté qu'il force le respect. Les acteurs sont superbes, très naturels, bien plus que ce à quoi je pouvais m'attendre il est vrai. On s'amuse des tics de l'allemand, mais l'humour est très bien intégré et ne nuit pas à la tension. Quelques beaux plans, à la fois techniques et plein de fond ont fini de m'achever. Bravo.

Other men's women est un très beau mélodrame qui commence comme une comédie, mais quand il s'agira de loyauté, le film virera vers le drame, où il sera question de rédemption et de sacrifice. Le film est plein de petits moments de grace aussi furtifs qu'indélébiles. Superbe !

Wild boys of the road raconte l'histoire d'enfants traversant le pays à la recherche d'un boulot pendant la grande dépression. Autre film, autre réussite ! Ca parle d'enfants qui aimeraient être des grands (l'humour est très present), mais le climat tendu de l'époque est à priori très bien rendu (les voyages en trains et les arrivées en ville). La survie passe par la solidarité, donnant une belle leçon d'humanité (et d'humilité).

Bon, il n'est pas tellement nécessaire que j'essaye de m'étendre plus compte tenu des avis beaucoup plus approfondits qui précèdent ! (merci Allen John) Wellman s'avère passionnant et c'est un régal que de le découvrir aujourd'hui.
Donc, en deux mots comme en cent: je garde !

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feb
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Re: William A. Wellman (1896-1975)

Messagepar feb » 25 juin 12, 18:40

monk a écrit :Other men's women est un très beau mélodrame qui commence comme une comédie, mais quand il s'agira de loyauté, le film virera vers le drame, où il sera question de rédemption et de sacrifice. Le film est plein de petits moments de grace aussi furtifs qu'indélébiles. Superbe !

8)
Donc, en deux mots comme en cent: je garde !

8)
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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Re: William A. Wellman (1896-1975)

Messagepar Filiba » 8 juil. 12, 16:31

Thunder Birds 1942 William Wellman

Image

William Wellman a fait mieux.
Hélas, pour l’ancien pilote attaché à son arme, ses films sur les aviateurs militaires n’atteignent jamais les sommets (vertigineux il est vrai) où il a placé ses films sur les fantassins (Battleground ! est dans mon top 10 des films de guerre, the jury is still out for Wings).
Celui là est terne. Pas déshonorant et trop court pour être ennuyeux mais terne.
Le comble pour un film en Technicolor-qui-pête-v1.0 .
C’est un film Fox produit par Lamar Trotti qui écrit aussi le scénario sur une idée de Darryl Zanuck. Personne n’a semble-t-il voulu améliorer l’idée du patron.
Le film est pourtant court sans gros défaut, et il a même dans sa main de gros atouts : le dit Technicolor + Gene Tierney.
Le premier fait merveille pour rendre les avions d’entrainements au dessus de l’Arizona dans leur livrée haute visibilité (carlingue bleue foncé et ailes jaunes vif) et surtout pour idéaliser une Gene Tierney éclatante (dont le conseiller technicolor a choisi les tenues).

Justifie l’achat du DVD la scène où elle se baigne nue survolée par un biplan et où elle sort de l’eau ruisselante (Ne vous précipitez pas sur Amazon lisez la suite et puis je rappelle qu’on est en 42, il faudra se contenter de son visage et ses épaules nues).
A part ça le scénario est très convenu : l’instructeur et son élève sont amoureux d’elle, qui va l’emporter?, l’instructeur va –t-il se laisser influencer par cette rivalité quand il s’agira d’évaluer le cadet?.
D’autant que, non mais sans blague, il a connu son père pendant la guerre eud’14.
A noter l’importance donnée aux Chinois. Elle est représentative du poids de la Chine dans une certaine propagande américaine, qui va se faire sentir après guerre et sera une des causes immédiates du MacCarthysme.
Une bonne scène en clair obscur (rare en technicolor à cette époque me semble-t-il) où le cadet et l’instructeur discutent dans le noir seulement éclairés par intermittence par une allumette.
Les scénes aériennes sont très correctes et les transparences sont pour une fois très bien intégrées.
Au final, une technique très solide à l’appui d’un scénario plat : pas de tentatives d’insuffler un peu de tension (comique, érotique ou mélodramatique) dans le triangle .

Une grande tirade est répétée par absolument tout le monde dans le film, Gene Tierney comprise, sur que-comme-quoi-les-aviateurs-expérimentés-mais-trop-vieux-comme-l’instructeur-et-Bill-Wellman-sont-super-utiles-à-l’arrière.
C’est la morale du film, à recommander aux complétistes de Wellman, aux fans de Miss Tierney, à ceux qui aiment le Technicolor et à ceux qui aiment les boeing Stearman PT17 jaunes et bleus.

Test Beaver (attention: Gene Tierney inside)
http://www.dvdbeaver.com/film/DVDReview ... review.htm
Dernière édition par Filiba le 9 juil. 12, 19:27, édité 1 fois.

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Re: William A. Wellman (1896-1975)

Messagepar Tommy Udo » 8 juil. 12, 23:56

THE HAPPY YEARS
Willian A. Wellman, 1948

John Stover est un enfant turbulent. Ses parents l'envoient dans une école pour fortes têtes. Sa rencontre avec ses collègues va faire des étincelles...

Une histoire simple, très simple, qui pourrait faire craindre le pire... Mais il n'en est rien, il se dégage du film une émotion incroyable. Enfin, perso, j'ai marché à 100% et ça m'arrive assez rarement.
Un petit bout de pellicule hyper rafraîchissant avec un Dean Stockwell plus épatant que jamais. J'avoue avoir, d'ordinaire, beaucoup de mal avec l'interprétation des enfants dans les films US (non US aussi d'ailleurs^^). Ils me gâchent souvent la vision d'un film :mrgreen: Mais là, que nenni, dans la droite ligne de STARS IN MY CROWN, son interprétation est bluffante.
Avec, en prime, quelques scènes assez cocasses et bienvenues, notamment celle du "tuyautage" avec l'intello de la classe suivant une technique assez étonnante :lol:

Seule ombre au tableau, la copie assez médiocre au niveau des couleurs...

Une excellente découverte ! :D


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