Notez les films octobre 2011

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

Modérateurs : Karras, Rockatansky, cinephage

Avatar de l’utilisateur
Kevin95
Footix Ier
Messages : 17633
Inscription : 24 oct. 04, 16:51
Localisation : Devine !

Notez les films octobre 2011

Messagepar Kevin95 » 6 oct. 11, 15:37

Image

La Tragédie d'un homme ridicule (Bernardo Bertolucci) Image

C'est un vrai paradoxe que cette Tragédie d'un homme ridicule, déjà dans le titre mais aussi dans ses intentions. C'est à la fois le film le plus touchant (du moins où les émotions sont le plus accentués) et le film le plus distant de Bertolucci.
Le film avait tout pour lui, une intrigue forte, un acteur en forme et un personnage magnifiquement ambigüe. Mais par excès d'intentions (ou le contraire) Bertolucci multiplie les apartés, les personnages et change toute les trois secondes de tonalité (drame, politique, comédie) au point de dédramatiser l'intrigue principale et de rendre certaines scènes réellement sans intérêt. Pourquoi le cinéaste ne pas se concentrer sur le personnage de Tognazzi, pourquoi offrir tant de scènes aux personnages secondaires alors qu'ils sont ternes et sans émotions, d'ailleurs pourquoi autant de personnages secondaires. Était-ce le désir d'une œuvre complexe, à énigmes ? Seulement au final, c'est l'ennuie qui prends la place des questionnements initialement souhaités. Et pourtant... pourtant le personnage de Tognazzi est tellement riche, tellement fascinant de lâcheté et en même temps de courage, de passivité en même temps que d'émotions. C'est là toute la qualité du film, d'offrir un personnage qui ne s'offre jamais au spectateur, qui feint de livrer des traits de caractères pour mieux les contredire la scène d'après. Et pour couronner le tout, le réalisateur s'offre un voix off qui par définition sert à définir profondément le personnage qui en use mais qui ici, ne sert qu'à brouiller les pistes. Dès lors, lorsque arrive la scène finale chargée en émotions, on ne sait toujours pas quoi penser de Tognazzi, s'il est un père aimant délaissé et incompris ou un parfait salaud qui ne pense qu'à son entreprise. Aucune clé nous est donnée et c'est brillamment fait.
C'est vraiment pour et par le personnage de Tognazzi que le film mérite une attention, le reste est par moments soporifique.
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)

Avatar de l’utilisateur
frédéric
1st Degree
Messages : 12800
Inscription : 28 août 04, 18:49
Localisation : Une galaxie lointaine, très lointaine

Re: Notez les films octobre 2011

Messagepar frédéric » 8 oct. 11, 16:10

DreamHouse

Certes pas le meilleur film de Sheridan qui s'essaie à un nouveau genre mais il s'en sort honnêtement. Le problème c'est que la bande annonce montre la moitié des twists et que ça devient pénible. Reste que tout ça se laisse voir et Daniel Craig offre une jolie interprétation.
Image

Blogs Perso, Cinéma de Minuit : http://cineminuit.fr.over-blog.com/

Cinéma Actuel : http://sallesobscures2.over-blog.fr/

"And Now Mr Serling"

Avatar de l’utilisateur
nobody smith
Monteur
Messages : 4544
Inscription : 13 déc. 07, 19:24

Re: Notez les films octobre 2011

Messagepar nobody smith » 8 oct. 11, 17:07

APOLLO 18 de Gonzalo Lopez-Gallego
Aussi con puisse-t-il paraître, je dois avouer que le principe d’un Blair Witch dans l’espace m’apparaissait assez intéressant. Les possibilités offertes par un tel contexte claustrophobique et sans échappatoire apparente offraient un lot de possibilités passionnantes. Manque de pot, le réalisateur s’en fout complètement et passe son temps à filmer ses deux acteurs en branler pas une. Puis quand il nous dévoile sa menace alors là on atteint le summum du nanar. J’aurais jamais cru qu’un film me sortirait une telle connerie avec séreux en croyant que je l’avalerais. Je m’en fout si ça spoile mais voilà : nos astronautes sont agressés par des cailloux ! Oui vous lisez bien des cailloux ! Nous avons affaire au seul film au monde exploitant la menace trop largement sous-estimé des cailloux ! Une thèse conspirationniste plus tard en guise de mot de la fin, j’ai été rassuré de voir que la chose a été produit par Timur Bekmanbetov. Nul doute que le réalisateur de Night Watch a dû entraîner toute l’équipe dans une de ses dérives à la vodka ayant causé la création de cette aberration.

DREAM HOUSE de Jim Sheridan
Je ne comprends pas la tactique de certains producteurs. Si vous en engagez un réalisateur pu familier au genre (en l’occurrence le mélodramatique Sheridan), c’est vous vous attendez pas à obtenir un banal film de genre ? Donc vous vous attendez pas vraiment à ce que les projection-tests fonctionnent du feu de dieu ? Donc vous vous ne sentez pas forcé d’obliger le réalisateur a retourné son film et finalement à le remonter entièrement sans lui ? J’ai pas raison ? Ben vu ce qu’a donné la production de Dream House, non je n’ai pas raison. C’est assez dommage puisque certaines scènes absolument brillantes laisse penser à ce que pouvait donner le montage original. Si j’ai trouvé l’introduction déplorable et son déroulement assez lamentable, l’arrivé du twist a largement relancé mon intérêt. Non pas qu’il soit original ou même imprévisible mais celui arrive au 2/3 du film et non à la fin. Le film prend alors un tour très intéressant.

Spoiler (cliquez pour afficher)
Généralement dans ce genre d’histoire mental, il s’agit pour le héros d’accepter la vérité. Or ici c’est le héros qui doit forcer son illusion à accepter le fait qu’elle n’existe pas.


Au niveau des personnages, j’ai trouvé le traitement assez puissant et bien servi par le casting (Daniel Craig est tout simplement stupéfiant dans ce gros plan où il apprend la vérité). Malheureusement, le tout devait bénéficier d’une construction solide pour fonctionner, ce dont il est privé suite aux retournages et remontages. Le tout devient bancal, incohérent et même stupide.

Spoiler (cliquez pour afficher)
Dans le final, Rachel Weisz détourne l’attention du tueur en faisant du bruit comme si elle était un fantôme. Or la possibilité du surnaturel est juste purement et simplement balayé par le film.

Et puis que dire de l’explication à toute cette histoire dû uniquement parce qu’un péquenaud (pauvre Elias Koteas) c’est trompé de maison.


Du gros gâchis et je doute que Sheridan arrive à avoir réparation.
"Les contes et les rêves sont les vérités fantômes qui dureront, quand les simples faits, poussière et cendre, seront oubliés" Neil Gaiman
Image

riqueuniee
Mogul
Messages : 10077
Inscription : 15 oct. 10, 21:58

Re: Notez les films octobre 2011

Messagepar riqueuniee » 10 oct. 11, 15:56

Le skylab Un film pas désagréable, mais en partie gâché par des faiblesses scénaristiques . En particulier, introduction et conclusion (de nos jours) sont ratées, avec surtout une dernière scène avec une Karin Viard (enfin, son personnage...) pas vraiment sympathique. On a du mal à croire que la petite fille du film soit devenue comme ça, ou plutôt on le regrette, ce qui gâche le plaisir pris à suivre ce week-end en famille, avec des scènes réussies (le film ressemble parfois à un assemblage de sketches), une belle reconstitution et un interprétation épatante.
Le film aurait été bien meilleur sans ces scènes contemporaines.

Avatar de l’utilisateur
Nestor Almendros
Déçu
Messages : 19477
Inscription : 12 oct. 04, 00:42
Localisation : dans les archives de Classik

Re: Notez les films octobre 2011

Messagepar Nestor Almendros » 14 oct. 11, 11:32

THE THING de Matthijs Van Heijningen Jr.

Malheureusement, malgré certains efforts formels (notamment la reconstitution) le film n'essaye pas de renouveller la franchise ou d'exploiter de nouvelles pistes. C'est un remake à peine déguisé qui surfe sur l'aura de l'original, espérant mobiliser les fans du Carpenter (bon, ben, avec moi c'est déjà gagné sur ce point). On retrouve ainsi les grandes séquences, mais en touti rikiki. Un peu de paranoia, mais elle s'essouffle très vite, la scène du test sanguin qui est évacuée mais remplacée par celui des plombages (rétrospectivement c'est quand même presque ridicule), la visiste au vaisseau, etc. Pas grand chose à retenir ici donc, et surtout pas un quelconque malaise en découvrant la bête. Les effets spéciaux sont assez visibles (surtout au début, ça devient un peu plus intéressant par la suite), présentés surtout dans un but spectaculaire: exit la complexité du film de Carpenter de ce point de vue.
Correct si l'on ne connait pas la version de 1981, mais assez inutile pour les autres...

Avatar de l’utilisateur
Colqhoun
Qui a tué flanby ?
Messages : 33320
Inscription : 9 oct. 03, 21:39
Localisation : Helvetica

Re: Notez les films octobre 2011

Messagepar Colqhoun » 14 oct. 11, 13:45

Contagion | Steven Soderbergh
Sur un pur postulat de film-catastrophe Soderberg se soustraie des attentes et livre une oeuvre de cinéma-vérité aux multiples personnages. On pense à Traffic dans sa construction éclatée, mais là où ce dernier film ne marchait qu'à moitié, trop disparate dans son déploiement, Contagion ressert son récit autour d'un personnage-clé, donnant beaucoup plus de liant à l'ensemble.

Au delà de son scénario efficace, tout en ellipses courageuses (Soderbergh expédie les scènes de panique et autres lieux communs du genre et 3-4 plans), Contagion est avant tout un film de personnages. Plus que la situation, ce sont les retombées de cette dernière sur chacun qui intéressent le réalisateur. Réactions d'un homme face au décès de sa femme et de son fils, d'un médecin qui doit gérer cette crise à une échelle mondiale, d'un bloggeur qui soupçonne une conspiration et sème la panique sur la toile, d'une agente du CDC qui doit organiser la gestion des infectés, et bien d'autres encore. On sent la volonté quasi-documentaire du film, avec un aspect que l'on pourrait presque croire préventif tant on ressent la suite de protocoles et règlements suivis à la lettre et mettant régulièrement en avant le CDC et l'OMS sous un beau jour. Et pour ne jamais céder à la tentation de transformer cette histoire en spectacle, Soderberg réalise son film en une série de plans quasiment tous fixes. Très peu de mouvements, quelques panos de temps à autre, l'ensemble du film est d'abord dynamisé par son montage très vif, sautant sans réserve d'un personnage à l'autre. Par ailleurs le travail sur le cadre, les couleurs, la profondeur de champ, est probablement l'un des plus beaux que j'ai pu voir cette année. Tout sauf tape-à-l'oeil, le travail visuel du réalisateur et de son DP se fait tout en subtilité de tons, grandement aidée par l'image numérique de la RED (clairement la caméra HD la plus performante qui soit).

Si Contagion se veut finalement plutôt modeste (malgré son casting de compétition... Matt Damon, Gwyneth Paltrow, Jude Law, Lawrence Fishburne, John Hawkes, Marion Cottilard, Kate Winslet, etc.. etc..), j'y ai trouvé là l'un des meilleurs films de cette année. Et Soderbergh de prouver, une fois de plus, son aisance à traiter avec quasiment n'importe quel sujet.
Ah oui et la musique de Cliff Martinez est renversante.

PS: vivement son Haywire !
"Give me all the bacon and eggs you have."

Avatar de l’utilisateur
frédéric
1st Degree
Messages : 12800
Inscription : 28 août 04, 18:49
Localisation : Une galaxie lointaine, très lointaine

Re: Notez les films octobre 2011

Messagepar frédéric » 15 oct. 11, 17:33

Les 3 Mousquetaires (PW Anderson)

Beaucoup détesteront ici et il faut prendre le parti qu'on est dans un film de Anderson, mais le résultat pour ma part m'a parut franchement sympathique. Le réalisateur parvient même à garder l'intrigue principale du roman tout en y ajoutant un plus avec les fameux bateaux volants des bandes annonces ce qui donne des combats aériens assez jouissifs et originaux. Certes, ça ne vole pas très haut après, mais Logan Lorman (malgré une coiffure ridicule) est assez convaincant finalement en D'Artagnan.
Image

Blogs Perso, Cinéma de Minuit : http://cineminuit.fr.over-blog.com/

Cinéma Actuel : http://sallesobscures2.over-blog.fr/

"And Now Mr Serling"

riqueuniee
Mogul
Messages : 10077
Inscription : 15 oct. 10, 21:58

Re: Notez les films octobre 2011

Messagepar riqueuniee » 15 oct. 11, 17:52

En ce qui concerne l'intrigue principale, pas d'accord. Rien que la ba montre qu'il n'en n'ont pas gardé grand chose, ne serait-ce qu'en faisant de Buckingham le méchant de l'histoire et en inventant Dieu sait quel complot (dans le roman, il s'agit de récupérer des bijoux- les fameux ferrets- pour sauver l'honneur de la Reine).
Ce qui ne serait pas très grave si on avait au moins gardé l'esprit du roman (le kung-fu et bateaux volants, c'est too much). Et ça n'a même pas l'air parodique ou second degré.
Ceci dit, c'est put-être un film d'aventures regardable, mais il faudrait l'appeler autrement.

Avatar de l’utilisateur
frédéric
1st Degree
Messages : 12800
Inscription : 28 août 04, 18:49
Localisation : Une galaxie lointaine, très lointaine

Re: Notez les films octobre 2011

Messagepar frédéric » 15 oct. 11, 18:00

riqueuniee a écrit :En ce qui concerne l'intrigue principale, pas d'accord. Rien que la ba montre qu'il n'en n'ont pas gardé grand chose, ne serait-ce qu'en faisant de Buckingham le méchant de l'histoire et en inventant Dieu sait quel complot (dans le roman, il s'agit de récupérer des bijoux- les fameux ferrets- pour sauver l'honneur de la Reine).



Je t'assure, ça y est dans le film.
Image

Blogs Perso, Cinéma de Minuit : http://cineminuit.fr.over-blog.com/

Cinéma Actuel : http://sallesobscures2.over-blog.fr/

"And Now Mr Serling"

Avatar de l’utilisateur
nobody smith
Monteur
Messages : 4544
Inscription : 13 déc. 07, 19:24

Re: Notez les films octobre 2011

Messagepar nobody smith » 15 oct. 11, 19:13

Nestor Almendros a écrit :THE THING de Matthijs Van Heijningen Jr.
la scène du test sanguin qui est évacuée mais remplacée par celui des plombages (rétrospectivement c'est quand même presque ridicule)


Ah non c'est pas presque, c'est vraiment complètement ridicule. Dans l'ensemble, je serais encore moins tendre . J'ai encore eu cette impression de voir le film qui se la joue fan boy en alignant les hommages à son modèle mais qui au bout du compte n'y a strictement rien compris. Aucun sentiment de paranoïa n'est exploité (pourtant il y avait de quoi profiter des animosité entre les américains et les norvégiens), les personnages n'ont aucun intérêt (le casting de tronches ne demande pourtant qu'à avoir des rôles à défendre), le récit est prévisible au possible (la chose a des stratégies tellement connes qu'on devine à des kilomètres qui est contaminé)... C'est vraiment une relecture grossière qui vire le suspense au profit d'une orientation bourrine bien craignos. J'ai beau être sensible au travail sur les créatures, l'esthétisme et à certains aspects du script (notamment la fin qui renoue avec le désespoir du Carpenter), ça passe vraiment pas. Bon en même temps, je trouve le résultat à moitié étonnant quand on voit qu'à la production à viré le scénariste Ronald Moore au profit du tâcheron responsable du remake de Nightmare On Elm Street.
"Les contes et les rêves sont les vérités fantômes qui dureront, quand les simples faits, poussière et cendre, seront oubliés" Neil Gaiman
Image

Avatar de l’utilisateur
magobei
Assistant opérateur
Messages : 2538
Inscription : 11 sept. 07, 18:05

Re: Notez les films octobre 2011

Messagepar magobei » 16 oct. 11, 15:45

Deux films avec presque la même trame et le même sujet, à 36 ans d'intervalle...

D'abord, Network (1976), de Sidney Lumet: à la fois critique virulente des médias et comédie sarcastique sur une productrice (Faye Dunaway) prête à tout pour doper l'audience de sa chaîne (UBS). Quitte à faire du trash, quitte à monter en épingle les agissements d'un groupuscule d'extrême-gauche. Mine de rien, le film, d'une intelligence crasse, annonce les dérives de la téléréalité... Dense, plein de bons trucs (Joe Dante a dû le voir et le revoir), et en même temps un peu mou dans sa construction: ça manque singulièrement de rythme, de dynamique... Mais le fond sauve largement le film. 7/10

Dans un autre registre (la comédie sentimentale), Morning Glory (2010) narre la success story d'une jeune productrice qui débarque à NY après avoir été virée de sa petite chaîne locale. Son job: relancer Daybreak, une émission matinale au fond du trou. D'où le titre du film, référence aussi à une expression slang châtiée (l'érection matinale, donc). Mais on cherchera vainement quelque chose de sulfureux dans ce film, prévisible du début à la fin, avec pas mal de grossiers tics de mise en scène, mais... néanmoins assez charmant, grâce notamment à son interprète principale (la fraîche Rachel McAdams) et à quelques supporting acts prestigieux (Diane Keaton et Harrison Ford en journaliste aigri). Bon, je l'admets, je suis trèèèèès bon public avec ce genre de truc guimauve. Je risque de ne pas être aussi indulgent si je le revois une 2e fois.

En fait, il n'y a qu'un truc qui m'a franchement navré, c'est la morale du film ("l'infotainment a gagné sur l'information"). Etant journaliste, même si je partage un peu l'analyse, ça m'attriste... 6/10
Ça sera la restauration antédiluvienne de 2017 sortie chez Olive et Koch, mais avec un bitrate à 26Hz et du DNR à 36Mb comme toujours chez l'éditeur. Autant dire que l'image sera merdique. Mais je vais l'acheter, même si ça fera doublon avec le Olive, le Koch et le Indicator parce qu'il y a des STF - je n'en ai pas besoin, mais c'est important si on veut partager - et surtout la VF d'origine avec Henri Chalant qui double Rex Edwards qui joue l'indien qui se fait tuer sur la gauche à 40:23.

riqueuniee
Mogul
Messages : 10077
Inscription : 15 oct. 10, 21:58

Re: Notez les films octobre 2011

Messagepar riqueuniee » 16 oct. 11, 21:11

Entre les deux, il ya eu Broadcast news, dont le thème me semble très proche également, et dont le ton (ce n'est pas un drame comme le film de Lumet) se rapproche davantage de celui de Morning glory. J'ai d'ailleurs trouvé que ce dernier ressemblait à un Broadcast news light.

Avatar de l’utilisateur
Anorya
Laughing Ring
Messages : 11859
Inscription : 24 juin 06, 02:21
Localisation : LV426

Re: Notez les films octobre 2011

Messagepar Anorya » 17 oct. 11, 00:50

nobody smith a écrit :
Nestor Almendros a écrit :THE THING de Matthijs Van Heijningen Jr.
la scène du test sanguin qui est évacuée mais remplacée par celui des plombages (rétrospectivement c'est quand même presque ridicule)


Ah non c'est pas presque, c'est vraiment complètement ridicule. Dans l'ensemble, je serais encore moins tendre . J'ai encore eu cette impression de voir le film qui se la joue fan boy en alignant les hommages à son modèle mais qui au bout du compte n'y a strictement rien compris. Aucun sentiment de paranoïa n'est exploité (pourtant il y avait de quoi profiter des animosité entre les américains et les norvégiens), les personnages n'ont aucun intérêt (le casting de tronches ne demande pourtant qu'à avoir des rôles à défendre), le récit est prévisible au possible (la chose a des stratégies tellement connes qu'on devine à des kilomètres qui est contaminé)... C'est vraiment une relecture grossière qui vire le suspense au profit d'une orientation bourrine bien craignos. J'ai beau être sensible au travail sur les créatures, l'esthétisme et à certains aspects du script (notamment la fin qui renoue avec le désespoir du Carpenter), ça passe vraiment pas. Bon en même temps, je trouve le résultat à moitié étonnant quand on voit qu'à la production à viré le scénariste Ronald Moore au profit du tâcheron responsable du remake de Nightmare On Elm Street.


Et je vais être encore moins tendre là dessus : c'est complètement con.
Après, le film se la joue fanboy, soit, là ça ne m'a pas dérangé curieusement. J'ai même été content de repérer le cube vide de la base des Norvégiens qu'on voit chez Carpenter, le coup de la chose à deux têtes qui reste, la hache dans le bois, des angles et cadrages qui reprennent ceux de Carpenter dans sa manière de filmer ce qui restait de la base. Reste que quand on connaît le film de Big John presque par coeur, ça semble bien trop appuyé. Et ces choix risibles (la chose dans le vaisseau à la fin avec cette tête au centre --et hop on reprend quasiment l'attaque finale chez Big John en plus--, bon sang, comment tout plomber là où Carpenter assumait des choix plus pernicieux en évitant de donner une représentation humaine de la chose ou la transformant constamment, l'amenant à muter à chaque moment judicieux, et celà toujours dans une relance évidente de la paranoïa), et ces incohérences (le chien y dormait juste pendant tout le film en fait, HAHA; Kate qui reste avec le second véhicule et que rien n'empêche de rentrer à la base vu que "Sanders" ne l'a pas saboté). Reste que je lui garde la moyenne (note sur 10, je lui donne 5) pour ce que j'ai cité + Mary Elisabeth Winstead et le thème de Morricone... qui n'apparaît qu'au générique de fin (mouais). Générique de fin qui essaye de se raccorder à l'ouverture de Carpenter sans grande intelligence. Lucas pour l'épisode III c'est un grand réalisateur à côté quand il tente de relier 2 trilogie séparées dans le temps.
:oops: :|
Image

Avatar de l’utilisateur
Anorya
Laughing Ring
Messages : 11859
Inscription : 24 juin 06, 02:21
Localisation : LV426

Re: Notez les films octobre 2011

Messagepar Anorya » 17 oct. 11, 01:01

Je me demande même si je ne vais pas baisser encore ma note (sans être aussi dur que Johell :mrgreen: ) pour The Thing ver 2011. Le point qui ne trompe pas : j'ai déjà oublié comment sont morts la majeure partie des personnages là où je me souviens de la disparition d'une grande partie d'eux chez John Carpenter. Aie aie.
:|
Image

Avatar de l’utilisateur
monk
Décorateur
Messages : 3587
Inscription : 21 juin 05, 09:55

Re: Notez les films octobre 2011

Messagepar monk » 18 oct. 11, 16:44

Rio de Le Réalisateur De L'Age De Glace

Sans en être friand, j'ai appris à m'interesser à ce genre de produits grace/à cause de (c'est seulon) mes enfants.
Ici, c'est une grosse déception, car c'est un film sans identité propre: il ne fait que compiler ce qui s'est déjà fait auparavant, que ce soit les personnages, les situations ou les gags. Tout a déjà été fait, et principalement (mais pas que) dans Madagascar, qu'il pille allègrement. De fait, ça ne fonctionne que très peu, l'ennui n'est même pas loin tant tout est attendu, à la seconde prêt.
Aucune surprise, aucun interet.