Oliver Stone

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

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AtCloseRange
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Re: Re:

Messagepar AtCloseRange » 31 oct. 10, 18:39

7swans a écrit :
7swans a écrit :Pour finir, je suis étonnéde voir que peu de gens ici on vu ce que je considère comme le meilleur Stone : Talk Radio. J'espère que l'oublie a depuis était rattrapé ! :D


Je m'auto quote juste pour préciser que, pour les curieux... le film existe en Z1 avec sous titres français...

Je ne l'avais pa vu depuis très longtemps et c'était un de mes Oliver Stone préférés.
Le film vaut surtout pour la prestation d'Eric Bogosian sans doute inspiré par le controversé Howard Stern.
ça m'avait vraiment étonné à l'époque qu'après 2 films "high profile" comme Platoon et Wall Street, il enchaîne avec ce "petit" film sans vedette.
Vaut le coup d'oeil et je le préfère largement aux boursouflures qu'il nous sert depuis bien trop longtemps.
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k-chan
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Re: Le nouveau top : O Stone

Messagepar k-chan » 31 oct. 10, 19:21

- Né un 4 juillet : je m'ennuie bien comme il faut.
- L'enfer du dimanche : je déteste
- Tueurs nés : je déteste
- The Doors : je déteste
- JFK : je l'ai vu il y a bien 15 ans.

Pas motivé pour en essayer d'autres.

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MJ
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Re: Top Oliver Stone

Messagepar MJ » 31 oct. 10, 19:47

Chef-d'oeuvre:

1. JFK

J'aime vraiment beaucoup:

2. U-Turn
3. Salvador

Je ne boude pas mon plaisir:

4. Né un 4 Juillet
5. L'Enfer du Dimanche

Bien mais pas top:

6. Wall-Street

Pas si mauvais qu'on a bien voulu le dire (même si par moments...):

7. Alexandre
8. World Trade Center

WTF?

9. Platoon
10. The Doors
11. Nixon

Kikou lol:

(12.) Tueurs Nés
"Personne ici ne prend MJ ou GTO par exemple pour des spectateurs de blockbusters moyennement cultivés." Strum

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Re: Re:

Messagepar Momo la crevette » 2 nov. 10, 08:05

AtCloseRange a écrit :Le film vaut surtout pour la prestation d'Eric Bogosian sans doute inspiré par le controversé Howard Stern.

Je crois me souvenir que le film est inspiré d'un animateur ayant vraiment existé et
Spoiler (cliquez pour afficher)
réellement assassiné à la sortie du studio.
styx a écrit :Je comprends pas grand chose à vos salades, mais vous avez l'air bien sur de vous, donc zetes plus à même hein de parler, de sacrés rigolos que vous faites en fait, merde ça rime lourd là, je vais éditer. mdr
L'alcool, c'est mal.

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Addis-Abeba
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Re: Re:

Messagepar Addis-Abeba » 2 nov. 10, 11:22

Momo la crevette a écrit :
AtCloseRange a écrit :Le film vaut surtout pour la prestation d'Eric Bogosian sans doute inspiré par le controversé Howard Stern.

Je crois me souvenir que le film est inspiré d'un animateur ayant vraiment existé et
Spoiler (cliquez pour afficher)
réellement assassiné à la sortie du studio.

Tout à fait c'est tiré d'un fait réel.
Je ne l'ai pas vu depuis une éternité, mais j'ai le souvenir d'un film très fort, porté par une interprétation exceptionnel de Bogosian, que je n'ai jamais oublié.
"On va voir King-Kong au cinéma avec les collègues, tu viens avec nous ? Non j'aime pas les films Chinois..."

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Re: Re:

Messagepar 7swans » 2 nov. 10, 11:27

Addis-Abeba a écrit :Tout à fait c'est tiré d'un fait réel.

Alan Berg aurait été une source d'inspiration pour le film : http://en.wikipedia.org/wiki/Alan_Berg

...porté par une interprétation exceptionnel de Bogosian, que je n'ai jamais oublié.

Le morceau de bravoure, le coeur du film, la nervous breakdown :


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pak
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Re: Top Oliver Stone

Messagepar pak » 3 nov. 10, 14:04

Je suis un déçu de Stone (Stone, le monde est stone... aaaaaaah ! ).

Très enthousiaste à mesure que je découvrais ses films dans les années 1980-90... Puis première alerte de baisse de forme avec Entre ciel et terre, un peu trop mélo à mon goût, impression vite effacée par l'incroyable Tueurs nés. Nouvelle alerte avec Nixon, caricatural (Anthony Hopkins en Richard Nixon, on dirait Hannibal Lecter à la Maison Blanche... ), là encore impression atténuée avec l'arrivée du formidable et poisseux U Turn. Suit alors L'enfer du dimanche qui a ses détracteurs mais qui est pour moi le meilleur film sur le milieu du foot US.
Puis... Ben il s'est mis à faire du documentaire et là sais pas trop ce qu'il lui est passé dans la tête, mais le pourfendeur du train-train américain revient au cinéma quelques années plus tard avec Alexandre, sorte de péplum interminablement bavard où l'on vous parle de conquêtes et de batailles, mais sans vous les montrer, ou si peu, et ça dure près de 3 heures avec des idées bizarres de casting (Angelina Jolie, mère de Colin Farrell alors qu'ils ont le même âge... ), dommage pour Val Kilmer, qui aurait pu faire un retour remarqué car sa carrière part à la dérive. La suite est navrante, surtout avec le nauséabond World Trade Center (je préfère ne pas en parler, j'ai rarement détesté autant un film, ou plutôt son fond), W., qui tient seulement grâce à la prestation de Josh Brolin.
Même pas eu envie d'aller voir Wall Street : l'argent ne dort jamais, suite tardive et inutile (m'en mordrai les doigts d'avoir écrit ça si le jour où je le vois, je me rends compte qu'il est très bien), qui ressemble à une tentative de surfer sur un succès passé...

Platoon 18/20
The Doors 17/20
JFK 17/20
Tueurs nés 16/20
U Turn 16/20
L'Enfer du dimanche 15/20
Salvador 15/20
Né un 4 juillet 15/20
Wall Street 14/20
Entre Ciel et Terre 13/20
W. 12/20
Alexandre 10/20
Nixon 9/20
World Trade Center 5/20

Pas vu ses premiers films, ni Talk radio, ni Wall Street : l'argent ne dort jamais.
Le cinéma : "Il est probable que cette marotte disparaîtra dans les prochaines années."

Extrait d'un article paru dans The Independent (1910)

http://www.notrecinema.com/

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Demi-Lune
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Re: Top Oliver Stone

Messagepar Demi-Lune » 21 avr. 11, 10:32

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Entre Ciel et Terre (1993)
Dernier volet en date des témoignages filmiques du cinéaste sur le conflit vietnamien dont il peut se prévaloir d'avoir une expérience intime, Entre Ciel et Terre est, de mon point de vue, un film frustrant, écartelé, un peu à l'instar de son personnage principal féminin, entre la grâce et la pénibilité, entre le courage et la facilité, entre la réussite et l'échec. De la même manière que Le Ly Haslip tente de trouver sa propre voie d'équilibre mais demeure toute sa vie constamment ballottée entre deux camps (les Viêt-Congs et les troupes sud-vietnamiennes), deux pays (le Vietnam et les États-Unis), deux amours (son maître de Saïgon et le Marine interprété par Tommy Lee Jones), deux forces spirituelles (le Ciel et la Terre), Oliver Stone délivre ici une œuvre qui ne parvient étrangement pas à trouver son harmonie. Entre Ciel et Terre est le théâtre d'un tiraillement à plusieurs niveaux qui rend le résultat chaotique mais néanmoins intéressant.

Il y a le tiraillement formel : en pleine phase expérimentale, Stone tente ici de concilier une certaine solennité gracieuse et une palette d'idées de mise en scène (montage frénétique, jeux de couleurs et de lumière du chef op' Robert Richardson, juxtaposition d'images presque subliminales et signifiantes pour elles-mêmes...) caractéristique des recherches formelles qu'il opère depuis le début des années 1990 ; en cela, j'ai presque vu dans ce film un précurseur de Kundun. Le problème, c'est qu'à la différence de Scorsese qui entrelace dès le départ la spiritualité bouddhiste traduite en puissance picturale à son style naturellement foisonnant, le mariage entre style expérimental et forme épurée chez Stone ne trouve pas ici le même aboutissement, pour la simple raison que Stone opère une rupture formelle nette qui rend du coup son film bicéphale. D'une part, toute l'intrigue au Vietnam est sublimement photographiée par Robert Richardson, qui capte toute la sérénité pesant sur ces rizières luxuriantes, ces reliefs rebondis sur lesquels se déploie des cieux harmoniques ; le film a beau dépeindre le chemin de croix d'une jeune Vietnamienne (parfois avec un peu de lourdeur larmoyante appuyée par la musique, et tentation de l'apitoiement), la forme respire un soin velouté qui en fait un mélodrame de haute tenue. Dès lors que l'intrigue se déplace aux États-Unis, le style se fait alors plus nerveux, et malheureusement aussi, plus grossier. Aérienne et globalement dosée au Vietnam, la mise en scène de Stone reprend le chemin de l'expérimental et le moins que l'on puisse dire, c'est que le résultat, en l'occurrence, est loin d'être aussi convaincant que sur J.F.K. ou Nixon - on est plus proche de l'exubérance outrée et vaine de Tueurs-nés. Stone fait un peu n'importe quoi derrière la caméra sans que cela ne soit vraiment justifié, et annihile le relatif équilibre auquel il était parvenu dans la première partie.

Il faut dire que cette seconde partie, aux États-Unis, répond dans le même temps à un second tiraillement, encore plus étrange que le premier. Dans la partie vietnamienne, Stone raconte son histoire poignante avec conviction et implication, on sent qu'il est sincèrement touché par le vécu réel de Le Ly. Mais dès lors qu'il bascule dans la seconde partie, américaine, sa mise en scène outrancière, et le jeu hystérique d'un Tommy Lee Jones exceptionnellement peu convaincant, semblent témoigner d'une prise de distance cynique (cette partie sonne en effet assez faux, est grossièrement écrite même si apparemment elle est tout aussi authentique que la partie vietnamienne), comme si Stone s'emmerdait subitement et choisissait de délivrer une caricature du mode de vie américain et du traumatisme du vétéran du Vietnam. Mais pour un homme ayant autant eu à cœur de faire partager le mal-être des soldats US revenus du Vietnam, j'ai quand même du mal à croire que Stone ait pu faire de la caricature sur ce sujet-là. Je pense donc qu'il a tout simplement succombé à ses envies formelles déchaînées et que cela n'avait tout simplement pas sa place dans ce film. Il suffit de prendre la scène du pétage de plomb de Tommy Lee Jones pour se rendre compte à quel point Stone se saborde et ne peut rattraper le morceau par la force de son talent d'écriture. Hiep Thi Le, qui irradie le film, trouve d'ailleurs dans ces scènes les limites de son jeu.

Reste que si le résultat est logiquement moyen et inégal à mes yeux, je reste admiratif de l'audace d'Oliver Stone, même quand elle ne paie pas. Ce film offre la parole à un peuple qui n'a jamais vraiment intéressé le cinéma américain, plus enclin à ausculter les plaies du Vietnam du côté de ses vétérans (ce que je comprend tout à fait). Je trouve en outre remarquable, et magnifique, que Stone, traumatisé par son expérience de cette guerre, ait pu livrer trois facettes équitables - la guerre, le traumatisme de la guerre, les victimes vietnamiennes de la guerre - d'un même évènement international et profondément influent dans l'Histoire US de ces quarante dernières années, et conclure cette trilogie fortement autobiographique par ce film méditatif et (si l'on excepte la partie américaine) aérien, tentative de réconciliation apaisée et responsable de la part d'un homme qui s'il ne le put pas d'un point de vue strictement cinématographique, trouvait son équilibre humain entre Ciel (se libérer de la rage destructrice qu'il a ramenée du Vietnam) et Terre (conserver la mémoire de cette guerre).
Dernière édition par Demi-Lune le 22 avr. 11, 10:12, édité 2 fois.

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Jericho
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Re: Top Oliver Stone

Messagepar Jericho » 21 avr. 11, 10:40

Très bon Entre Ciel et Terre, une oeuvre sous estimée dans la filmo d'Oliver Stone.
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Demi-Lune
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Re: Top Oliver Stone

Messagepar Demi-Lune » 7 déc. 11, 12:34

L'enfer du dimanche (1999)

Impression très mitigée, parce que le mal de crâne que m'a refilé le film est persistant mais que je vois quand même des qualités à cet Enfer du dimanche.

Il s'agit d'une plongée assez édifiante dans le milieu du football américain, que Stone filme à nouveau comme une jungle. Le cinéaste s'attaque une nouvelle fois à une quasi sacrosainte institution nationale, et bien entendu, ce n'est pas tant le jeu en lui-même qui l'intéresse que les rapports de force constants qui sont au cœur du club. Stone étudie le fonctionnement du club des Sharks de Miami comme il l'a fait vis-à-vis de l'armée, de la haute finance ou des partis politiques : comme un cadre de communauté en ébullition avec ses règles propres, une hiérarchie qui se déteste, ses tensions permanentes, des luttes de pouvoir, des ambitions démesurées, etc. Le football américain fournit au réalisateur un nouvel objet de critique sur certains pans constitutifs de la culture US (le culte du vainqueur, de l'ostentation crasse, de l'argent facile, la fascination des médias...), et en établissant par ailleurs un parallèle explicite avec les jeux de la Rome antique, il file une métaphore du footballeur/gladiateur qui excède la représentation guerrière du jeu, pour viser un questionnement plus large sur l'adage "du pain et des jeux" pour le peuple. En effet, le club de Cameron Diaz est une multinationale qui vend de l'image, du spectacle, de l'affrontement, dans une arène bruyante et avec des joueurs qui sont considérés comme des demi-dieux par l'opinion publique. A la manière des ludi antiques, le football américain est le théâtre de luttes aussi bien sur le terrain que dans les coulisses, et qui se colorent d'une dimension fondamentalement politicienne : la Présidente du club impose sa stratégie cynique à ses subalternes comme un chef de parti, et doit jouer à couteaux tirés avec les représentants politiques (municipalité) et les grands pontes (caméo ironique de Charlton Heston, le Ben-Hur victorieux qui devient symbolique de la mentalité de la victoire absolue dénoncée vigoureusement).

La représentation est plutôt écœurante. Ne connaissant rien à ce sport, j'ignore où commence la caricature. En tout cas, Stone a certainement dû forcer un peu le trait pour mieux introduire son propos moralisateur, un peu naïf mais quand même appréciable dans les valeurs qu'il transmet. Arrivismes, realpolitik sportive, pognon, drogue et putes à gogo, facteur humain broyé dans une machinerie de guerre obnubilée par les apparences, médias extatiques, tractations, corruptions, tous les personnages sont pourris sauf ceux d'Al Pacino et de Dennis Quaid, vestiges d'une époque plus saine dans ses valeurs révolue. Je retiens cependant surtout le personnage campé par Cameron Diaz, qui n'a pas peur de se rendre détestable en patronne inébranlable. La voir en tailleur dans les vestiaires au milieu de Noirs à poil a quand même quelque chose de surréaliste. Le film est truffé d'images crues et surréalistes de cet acabit. Stone touche dans ces instants quelque chose de la folie furieuse dans laquelle semble baigner cet univers sportif.

Reste que la forme hystérique (Stone dans ses pires démons) et le tapis musical à chier assomment totalement. On peut trouver ce ramdam permanent cohérent avec l'esprit véhiculé par ces joueurs puants et idiots, mais l'expérimentation visuelle de Stone n'a pas du tout la clarté virtuose et équilibrée d'un J.F.K. et la grandiloquence de certains de ses effets n'échappe pas au ridicule. On est déjà lessivé au bout d'un quart-d'heure. Le montage est déchaîné, Stone se fait plaisir avec des inserts subliminaux exubérants et creux, on se sent violenté.

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Re: Top Oliver Stone

Messagepar El Dadal » 7 déc. 11, 18:43

Demi-Lune a écrit :La représentation est plutôt écœurante. Ne connaissant rien à ce sport, j'ignore où commence la caricature. En tout cas, Stone a certainement dû forcer un peu le trait pour mieux introduire son propos moralisateur, un peu naïf mais quand même appréciable dans les valeurs qu'il transmet.

Il n'est pas si éloigné de la réalité. Si tu assistes un jour à un match de foot US, tu te rendras compte de la vacuité de l'expérience (un peu comme le baseball, mais là je ne comprend toujours pas les règles). Tout est artificiel, gonflé à l'hélium, et ça tient vraiment du spectacle "sons et lumières" avec matraquages publicitaires incessants etc. Le mauvais goût du film, c'est (pardon aux amoureux de ce "jeu") le mauvais goût du foot US dans son ensemble.

Demi-Lune a écrit :Reste que la forme hystérique (Stone dans ses pires démons) et le tapis musical à chier assomment totalement. On peut trouver ce ramdam permanent cohérent avec l'esprit véhiculé par ces joueurs puants et idiots[...]

Voilà, idem.

Le film de Stone est totalement en accord avec son sujet. La vulgarité du milieu, de Miami, des personnages tous plus cupides et sournois les uns que les autres, Stone n'invente rien (et déforme si peu je trouve). Il est même souvent dans la référence (il avait aussi, si je ne m'abuse, émis l'envie de remaker Plein la gueule de Robert Aldrich, ceci expliquant peut-être cela). Repense aussi Against All Odds, qui le précède de presque 20 ans: on retrouve certains personnages, humeurs et situations, à la virgule près.

(C'est aussi la dernière fois que j'ai pu voir Pacino dans un rôle de cette teneur: la même année, on avait eu The Insider de Michael Mann, et puis plus rien :( Ça doit jouer sur mon appréciation).

Il faudra que je trouve le courage de répondre concernant Entre ciel et terre. Ce film, certes inégal, contient des moments de cinéma purs, et la mise en scène de Stone en dit vraiment beaucoup sans les dialogues.
Spoiler (cliquez pour afficher)
Et puis la scène de suicide de Tommy Lee Jones, j'ai des frissons rien que d'y repenser. Un des moments marquants de ma vie de jeune cinéphile de l'époque.

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Thaddeus
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Re: Top Oliver Stone

Messagepar Thaddeus » 30 déc. 11, 16:48

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Dernière édition par Thaddeus le 27 janv. 19, 13:49, édité 1 fois.

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Demi-Lune
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Re: Top Oliver Stone

Messagepar Demi-Lune » 30 déc. 11, 17:39

Stark a écrit :Il y a quelque de chose de foncièrement sympathique chez Stone, qui me donne envie de pardonner ses excès, ses maladresses, la lourdeur de son expression

Attends, tu n'as pas encore vu Tueurs-nés, apparemment. Là, tu risques d'être ébranlé dans tes velléités clémentes. :mrgreen:

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Re: Top Oliver Stone

Messagepar Anorya » 30 déc. 11, 19:16

Demi-Lune a écrit :
Stark a écrit :Il y a quelque de chose de foncièrement sympathique chez Stone, qui me donne envie de pardonner ses excès, ses maladresses, la lourdeur de son expression

Attends, tu n'as pas encore vu Tueurs-nés, apparemment. Là, tu risques d'être ébranlé dans tes velléités clémentes. :mrgreen:

...Et World Trade Center. :mrgreen:
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Re: Top Oliver Stone

Messagepar Thaddeus » 30 déc. 11, 19:23

C'est peut-être une erreur, mais j'avoue être réticent à regarder des films considérés par tout le monde ou presque comme mauvais. J'ai tant de films à voir (des milliers) que je préfère consacrer mon temps à aller voir ceux dont j'entends dire du bien (que ce soit pour les sorties ciné ou pour les découvertes dvd/télé). Du coup, ça explique pourquoi, dans beaucoup de mes tops, ne figurent pas nombre d'oeuvres réputées mineures. Plus généralement, ça explique pourquoi je suis bien en peine d'établir des tops "daubes" ou "croûtes" ou "nanars". Pour une raison très simple : je n'en vois jamais.

On peut appeler ça de la moutonnerie, oui. :mrgreen: