JUILLET 2012FILM DU MOIS:Feux dans la plaine, de Kon Ichikawa (1959) 9/10 - Terrible récit de survie (si l'on peut dire), redoutable témoignage de guerre, film de zombie avant l'heure, manifestement un film qui me restera longtemps en tête.
FILMS DECOUVERTS:Female, de Michael Curtiz (1933) 7/10 - Bien que je ne reconnaisse pas la patte de Curtiz, le film reste intrigant dans son approche pré-code d'une femme patronne qui "consomme" ses secrétaires. Un film assez charmant.
The Raven, de James Mc Teigue (2012) 4,5/10 - Techniquement bien fichu, mais la thématique est archivue et revue, et le film n'apporte rien...
Prince Vaillant, de Henry Hathaway (1954) 7/10 - Visuellement somptueux, ce film d'aventure très classique se laisse voir avec plaisir.
Escalier de service, de Carlo Rim (1954) 7/10 - Film à sketches, qui fait défiler un paquet d'acteurs dans un ensemble de récits ancillaires aussi charmants qu'enlevés.
The amazing spider-man, de Marc Webb (2012) 4/10 - Trop long, avec une première partie façon teen wolf, puis un méchant au
creature design foireux (pourtant un des méchants les plus graphiques de la BD). Et je ne comprends ni le reboot (les parents Parker), ni le casting (tante May...)
The Great Lie, d'Edmund Goulding (1941) 7,5/10 - Bette Davis, George Brent, Max Steiner (réorchestrant Chopin, je crois), une Mary Astor oscarisée, et puis Hattie Mac Daniel qui a presque plus de temps à l'écran que les autres... A noter également quelques très beaux plans, dont un sur un enfant chanteur qui m'a vraiment ému.
Boy meets Girl, de Leos Carax (1984) 7,5/10 - Un film ultraformaliste et très exigeant, très beau, bourré d'idées, mais dont la seconde moitié fait un peu de sur-place. En tout cas, Carax est déja là, avec un talent immédiatement repérable.
Nightmare, de Freddie Francis (1964) 6,5/10 - Formellement superbe, belle ambiance, mais l'intrigue est assez tirée par les cheveux et convenue.
Fighter, de David O.Russell (2010) 7,5/10 - Très bien joué, le film est très emballant (même si la mise en scène ne m'impressionne pas).
Obsessions, de Julien Duvivier (1943) 6/10 - Anecdotique.
Holy Motors, de Leos Carax (2012) 8/10 - Un film déroutant, souvent brillant, toujours surprenant... Du grand cinéma.
Priest, de Scott Stewart (2010) 7,5/10 - Visuellement inspiré, un bon récit de dark fantasy.
Anonymous, de Roland Emmerich (2012) 6/10 - Scénario intéressant, mais mise en scène pompeuse, montage confus (ces flashbacks) et le film est trop long.
Inside, de Andres Baiz (2012) 7,5/10 - Un bon petit film haletant et imaginatif, bien mené.
Starbuck, de Ken Scott (2012) 7,5/10 - Un sujet en or, abordé sur un ton qui met autant en avant l'émotion que le rire, servi par une belle troupe de comédiens au québecois réjouissant ("une banque, c't'un pawnshop avec des meubles trendy").
Summertime, de Matthew Gordon (2012) 6,5/10 - Un film qui exploite, non sans joliesse, la misère white trash du sud en suivant des sillons déja bien tracés.
Safe, de Boaz Yakin (2012) 7/10 - Un polar old school, aux punchlines marrantes et à l'action efficace, quoique parfois confuse.
The Strong Man, de Frank Capra (1926) 7/10 - Parfois très drole, mais le personnage de Langdon manque de charme, et l'intrigue de fond de structure.
L'escadron noir/
Dark Command, de Raoul Walsh (1940) 7,5/10 - Un bon western efficace, où émotion et Grande Histoire se croisent avec bonheur.
Ludwig, le crépuscule des dieux, de Luchino Visconti (1972) 5,5/10 - Trop long, anti-dramatique. Visconti se regarde filmer (avec talent) ses thèmes de prédilection trouvent ici un excellent sujet. Mais le spectateur, faute d'empathie pour quiconque, finit par s'ennuyer...
Don't be afraid of the Dark, de Troy Nixey (2012) 3,5/10 - Superbement produit (photo, décors, casting, musique, SFX formidables), mais intrigue minable... Les personnages mettent 1h10 à comprendre ce qu'on sait depuis la 2ème minute du film. Et ils sont d'une bêtise consternante.
La fureur de vaincre, de Lo Wei (1972) 8/10 - Fureur, effectivement. La prestation physique de Lee impressionne, quelle rage ! Et se trouve amplifiée d'un récit tragique de héros condamné. Un vrai bon film.
Les Kaïra, de Franck Gastambide (2012) 5/10 - Certains gags sont droles, mais l'ensemble narratif est un peu léger, et péniblement normatif...
Destination finale 5, de Steven Quale (2012) 6/10 - Un magnifique générique de début, puis le film enchaine des morts loufoques... Je reste amateur, tout en admettant la faiblesse du procédé, notamment la pirouette finale, bien sotte en réalité.
Nostalghia, d'Andrei Tarkovski (1983) 8/10 - Très beau, notamment le plan séquence final.
La vengeance est à moi, de Shohei Imamura (1979) 8/10 - Dense, pas toujours facile à comprendre, mais très riche comme toujours, et remarquablement filmé.
Comment tuer son boss, de Seth Gordon (2011) 5,5/10 - Les méchants boss sont très réussis, de même que certains gags. Mais la bêtise des trois héros, comme leur cumul d'actes idiots, m'a un peu gaché la comédie...
The Caine Mutiny, d'Edward Dmytryk (1954) 8/10 - Un étrange plaidoyer sur la dénonciation, qui vire, sur la fin, à l'autocritique de Dmytryk. Etonnant, mais très intéressant et fort bien mené. Bogart est tout à fait convainquant.
Madame porte la culotte /
Adam's rib, de George Cukor (1949) 7,5/10 - Film phare de la "guerre des sexes", rendu très crédible par l'alchimie Hepburn-Tracy : on dirait qu'ils se jouent eux-mêmes, et qu'on perce leur intimité.
La guerre est finie, d'Alain Resnais (1965) 8/10 - Un très grand film que je n'ai pas fini de digérer...
Piranhas 2 : The spawning, de James Cameron (1981) 7/10 - Surprise : si l'on omet les monstres foireux (vraiment ratés, il faut dire), le film vraiment n'est pas mal. Très Cameronien par ses longues séquences sous-marine, marqué par une excellente BO (d'un compositeur inconnu de moi), et globalement bien mené.
The Love Parade, d'Ernst Lubitsch (1929) 8/10 - Souvent drole, Lubitsch puise dans ses films muets pour la représentation du pouvoir, mais avec un usage malin du son, et quelques éléments fort pertinents et drôles. Maurice Chevalier est très charismatique.
Les enfants de Belle Ville, d'Asghar Farhadi (2004) 8,5/10 - Quel talent ! Quel sujet, à la fois social, humain, poignant... Et quel traitement, qui ait donner à chacun le temps d'exister et construire sa propre problématique.
Kiss and Make up, de Harlan Thompson (1934) 7,5/10 - Un film sur la chirugrie esthétique, qui expérimente beaucoup formellement, tout en restant tributaires des formes passées (chansons d'opérette, course à la fin...). Mais il reste drole jusqu'au bout.
38 témoins, de Lucas Belvaux (2012) 7/10 - Le film est de bonne facture, mais il n'élève jamais son sujet au delà de son titre, du coup il y a pas mal de sur-place et de complaisance...
Projet X, de Nima Nourizadeh (2012) 7/10 - L'hystérie pénible du montage est balayé par un BO massive et une outrance qui tire le meilleur parti de son idée de départ.
Martha Marcy May Marlene, de Sean Durkin (2012) 5,5/10 - Bien joué, mais mise en scène balbutiante (montage confus et pénible, effets sonores sursignifiants...). En on s'étonne que 2 ans suffisent à Martha pour tout désapprendre (pudeur, usages...). La caricature n'est jamais loin.
Une vie sans principe, de Johnnie To (2012) 8/10 - Très ironique et drole, ce joli film sur l'appat du gain est une belle construction, ludique et efficace, sur fond de crise financière...
Mains armées, de Pierre Jolivet (2012) 4/10 - Certes, le moment final où Leila Bekhti est dans les bras de son père est jolie et bien fichue, mais on a l'impression que tout le film est bricolé pour aboutir à cette scène, et souvent ça ne marche pas du tout (notamment l'enquête de la fille).
Mademoiselle la présidente, de Pietro Germi (1952) 6/10 - Comédie boulevardière au possible, très théatrale, mais avec quelques arguments de charme...
Suicide Club, de Sono Sion (2001) 6,5/10 - Un film très confus, mal structuré, avec quelques scènes choc et beaucoup de bonnes idées. Mais l'ensemble peine à convaincre tant il accumule de choses sans les ordonner, alors qu'il aborde un sujet grave...
G-Men, de William Keighley (1935) 7,5/10 - Un postulat de base peu crédible, mais l'action est échevelée, et Cagney enflamme l'écran, alors je signe.
Vers la joie, d'Ingmar Bergman (1950) 8/10 - Sorte de brouillon de Scènes de la vie conjugale, c'est pour moi aussi le premier film de Bergman dans lequel son cinéma décolle. Lyrisme, très beaux cadrages, émotion des personnages...
The Dirty Picture, de Milan Luthria (2011) 4,5/10 - Malgré quelques bons moments, des effets de mise en scène (effets sonore pour accompagner les chutes dans les dialogues) alourdissent le film, et l'interprétation de l'héroïne ne m'a pas convaincu. Intéressant par son sujet, mais aussi trop long...
Idiocracy, de Mike Judge (2006) 7,5/10 - Le film est bourré de défauts, mais reste éminemment sympathique, et son analyse ne peut être totalement écartée d'un revers de la main...
Mr Woodcock, de Craig Willespie (2007) 3,5/10 - On enfile les clichés, je n'ai hélas jamais ri... Sean William Scott ne tient pas le rôle, tout est généralement bancal... Seule chose vraiment positive, Billy Bob Thornton qui construit un vrai personnage. De là à faire un film...
The Dark Knight rises, de Christopher Nolan (2012) 7/10
360, de Fernando Meireilles (2012) 3/10 - Quelle déception... Un film choral fort fade, à la photographie moche, qui tape tantôt dans le cliché, tantôt dans le facile dérangeant. D'un anonyme, je m'en serais fichu, mais il s'agit indéniablement du premier film vraiment raté de Meireilles.
Piégée, de Peter Soderbergh (2012) 7,5/10 - Certes, il y a beaucoup de déja vu dans ce film, mais l'élégance du découpage, l'efficacité de la mise en scène, rendent le film réjouissant. Mention spéciale à la bagarre au crépuscule, véritable exploit technique.
Le traquenard, de Hiroshi Teshigara (1962) 6/10 - Intrigant, mais je suis dans l'ensemble resté à distance du film, et peu séduit par les essais formels.
Gangs of Wasseypur, de Anurag Kashyap (2012) 6,5/10 - Globalement attachant, malgré une utilisation de la musique très envahissante. Le tout manque un peu d'ampleur, tout de même. J'attends la deuxième partie pour trancher.
FILMS REVUS:Invasion of the body-snatchers, de Philip Kaufman (1978) 8/10 - Révision dans le cadre de la lecture du bouquin de Chion sur le son au cinéma. Intéressant.
Kill List, de Ben Wheatley (2012) 8/10 - Révision à la hausse, j'ai notamment apprécié le sound design du film, très riche et travaillé.
Dans la peau d'une blonde, de Blake Edwards (1991) 7,5/10 - Tendre et assez drole. Mention spéciale à Ellen Barkin, qui et excellente.
Wake wood, de David Keating (2011) 8/10 - Un petit film d'horreur rurale comme je les aime. Belle ambiance fantastique.
Donnie Darko, de Richard Kelly (2001) 8,5/10 - Un très efficace travail sur l'ambiance, une intrigue complexe qui interpelle... Des comédiens et des personnages qui attachent... Vraiment pas mal du tout.
Films des mois précédent- Spoiler: open/close
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janvier 2010=Tetro (Coppola)
février 2010= Day of the Outlaw (de Toth)
mars 2010= Une femme disparait (Hitchcock)
avril 2010= Cria Cuervos (Saura)
mai 2010= La liste de Schindler (Spielberg)
juin 2010=The Man in the Moon (Mulligan)
juillet 2010=Spoorlos (Sluizer)
aout 2010=Nobody knows (Kore-Eda)
septembre 2010=The Black Swan (King)
octobre 2010=Des hommes et des dieux (Beauvois)
novembre 2010=Une vie difficile (Risi)
décembre 2010=A brighter summer day (Yang)
janvier 2011=Incendies (Villeneuve)
février 2011=Portrait of Jennie (Dieterle)
mars 2011=Orgueil et préjugés (Wright)
avril 2011=Murder by Contract (Lerner)
mai 2011=Vincent, François, Paul, et les autres (Sautet)
juin 2011=Les contes cruels du Bushido (Imai)
juillet 2011=Underworld (Von Sternberg)
aout 2011=L'heure suprême (Borzage)
septembre 2011=L'Apollonide, souvenirs de la maison close (Bonello)
octobre 2011=The ox-bow incident (Wellman)
novembre 2011=The Movie Orgy (Dante)
décembre 2011=Mission Impossible : le protocole fantôme (Bird)
janvier 2012=Take Shelter (Nichols)
février 2012=Gentleman Jim (Walsh)
mars 2012=Le miroir (Tarkovski)
avril 2012=Divorce à l'italienne (Germi)
mai 2012=La cabane dans les bois (Goddard)
juin 2012=Les meilleures années de notre vie (Wyler)