Les cinitinéraires de Wontolla

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar Colqhoun » 30 janv. 11, 11:33

Rockatansky a écrit :La profession de l'église

J'ai bien pensé que c'était quelque chose dans ce domaine, mais ça peut prendre plusieurs formes.
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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 30 janv. 11, 13:04

Colqhoun a écrit :
Rockatansky a écrit :La profession de l'église

J'ai bien pensé que c'était quelque chose dans ce domaine, mais ça peut prendre plusieurs formes.

J'ai dû l'écrire quelque part, je suis curé de paroisse et travaille au service Communication de mon évêché (particulièrement les technologies Internet).

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 30 janv. 11, 17:08

Jeudi, le facteur dépose dans ma boîte aux lettres Bus Palladium (voir ci-avant).

J'avais lu plus encore au sujet de ce film qu'avant ma vision avortée de dimanche dernier. Le disque est clean, en parfait état, je puis y aller. Je conviens que ce n'est pas le film du siècle mais je ne me suis pas ennuyé. Retrouvé Marc-André Grondin, plus mûr et sans accent canadien (l'a-t-il abandonné ou l'avait-il pris pour C.R.A.Z.Y. ?) mais aussi Arthur Dupont (la gueule du genre Romain Dury) et qui me semblait prometteur (je découvre même à l'instant qu'il est nommé Meilleur espoir masculin aux Césars 2011). Faut probablement pas chercher midi à quatorze heures sur l'histoire de ce groupe Lust, qui surfe sur celle de la célèbre discothèque Bus Palladium. Pour ceux qui en veulent, il y a même le CD avec la musique du "groupe".

Pour moi, un film c'est aussi les bonus, le making off quand ils s'y trouvent. Ce qui était le cas. Très intéressant de voir le casting, le fait de chercher des jeunes qui en voulaient et qui se débrouillaient en matière musicale; Arthur Dupont qui assure. L'ambiance entre l'équipe, ces jeunes acteurs et le réalisateur. Cela a joué aussi pour moi dans l'émotion. Pas le film du siècle, pas une musique à emporter le monde, mais un film sympa, sans se prendre la tête avec l'évolution de jeunes, la mort de l'un deux, la rivalité (quoiqu'on la dise peu crédible) entre deux amis de longue date à cause de Laura qui fait irruption parmi eux.


Après tout cela, il me faut encore dresser la liste des films et séries vus ce mois et établir mon classement.

C'est le premier film de Christopher Thompson (dont Gérard Oury était le grand-père). Attendons de voir s'il suivra les traces de sa mère Danièle et de son grand-père ou s'il retournera au métier d'acteur...

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 31 janv. 11, 14:47

J'avais oublié de signaler deux autres films vus ces derniers jours. Ils ont un lien l'un avec l'autre, suite aux aléas des programmations télévisuelles qui sont ici, en l'occurrence, parfaitement fortuites. Ainsi TCM programmait dernièrement dans son cycle consacré au Maître, Dial M for Murder (Le crime était parfait, Alfred Hitchcock, 1954) tandis que la 2e chaîne de la télévision belge programmait Perfect Murder (Meurtre parfait, Andrew Devis, 1998) malheureusement en VF. J'avais vu l'un et l'autre et l'original me manque dans ma dvdthèque. Aussi me suis-je empressé de le revoir en VO. Même quand on connaît le mécanisme de l'intrigue, c'est toujours un plaisir et un régal de revoir ce film et Grace Kelly.

Le plaisir ne fut pas le même pour le remake avec Michael Douglas et Gwyneth Paltrow. Ne boudons pas, le film en HD sur grand écran, même en VF était plaisant à voir. Mais, tant qu'à faire un remake, autant s'y tenir et l'intrigue paraît ici lourde, abandonnant des pistes en cours de route (le couteau avec les empreintes d'Emily que son mari, Steven, récupère pour tuer, semble-t-il David (le peintre Viggo Mortensen - qui joue le rôle de Sam Loomis dans un autre remake d'Hitchcock, célèbre mais controversé, Pyscho de Gus Van Sant). Je suppose que c'et le couteau que Steven utilise pour tuer David... mais, sauf si je me suis endormi pendant une partie du film, cette piste narrative n'est pas suivie.

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 31 janv. 11, 16:18

Il ne me reste plus pour ce mois, qu'à traiter du dernier film vu hier Away we go de Sam Mendes (2009).
Il m'a fallu, pour cela retrouver l'orthographe correcte de cunnilinctus (cela c'est l'orthographe que me propose mon Larousse mais refusée par mon correcteur!). Cela fait maintenant trois fois ce mois que je butte sur ce mot ! J'ai donc demandé à deux amies dans la salle de me donner l'orthographe; pour elles c'est cunnilingus. mais il m'a fallu expliquer pourquoi je voulais écrire ce mot et, du coup, nous en sommes venu à parler de Shortbus qu'elles souhaitent m'emprunter. Je les ai prévenues, mais elles assument par avance.

Donc Away we go! Pas le plus grand Mendes, mais un film qui commence par un plan d'un mec occupé à un cunnilingus sur sa copine... et que, celui-là, par le goût interpellé, se rend compte que celle-ci est enceinte à de quoi capter votre attention. 8)
En plus un film (le premier ?) réalisé en tenant compte de normes environnementales, de recyclage, de consommation de CO2, d'alimentation locale, de gestion des carburants, jusqu'aux perforations de la pellicule pour en diminuer la longueur et la quantité de produits chimiques pour le développement... cela m'interpelle.

Une histoire toute banale: un couple, tout aussi banal, loin des canons esthétiques de la beauté des acteurs et actrices qui nous sont présentés en modèles, attendent un enfant. Que vont-il faire? Comment faire son nid et le leur ? Sam Mendes, pour ce nid, va nous pondre (!) un road movie doux-amer. Le couple Burt et Verona va se lancer sur les routes en quête de parents ou d'amis capables de les accueillir ou d'être un modèle pour leur (futur) foyer. Ces rencontres leur permettront de découvrir des couples et familles très différents, bizarres, parfois déjantés, new age, stériles et adoptants,... Cela frise parfois la caricature mais il était difficile de faire autrement dans le temps d'un film. A noter que cela donne l'occasion de découvrir de très bons seconds rôles, notamment Allison Janney (CJ dans l'excellente série The West Wing); Catherine O'Hara et Jeff Daniels, les parents de Burt; Maggie Gyllenhaal (la soeur de Jake) et Josh Hamilton qui prônent le continuum, une sorte de fusion avec leurs enfants (à noter la scène de la poussette...).

Finalement, une histoire simple, une homme, une femme, un enfant. Ils (se) cherchent et (se) trouvent. Fallait-il partir? Oui, certes, mais Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage....
Alors, après American Beauty et Revolutionary Road certains seront déçus de Mendes, mais je sors heureux et ému de ce film où les images et la bande son m'ont permis de passer un agréable soirée.

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 1 févr. 11, 22:03

Aucun lien entre le film "vert" de Sam Mendes et celui qui suit :wink: ...

Deux films ce 1er février, l'un en salle, dispensable, The Green Hornet (Michel Gondry, 2011). J'ai profité de mon abonnement UGC unlimited pour voir ce film de "super héros" sans véritable pouvoir sinon que l'un d'eux à d'incroyables talents de bricoleur (outre le don de faire un café à la fois beau à voir et bon à goûter). Le film se base sur une série télé que je n'ai jamais vue dans laquelle Bruce Lee jouait.

Je reste partagé après le film. Fallait-il déposer mon cerveau avant d'entrer dans la salle ou jouer le jeu et prendre un moment de détente dans ce combat entre "bons" (enfin, pas mauvais) et "méchants". Il y a certes Cameron Diaz qui apporte son charme au film et je retiens aussi le jeu de Jay Chou (Kato) et de Christoph Waltz (le mauvais de service). Depuis, j'ai été voir le fil consacré à ce film et j'y découvre également des avis pluriels et dissonants.

Je suis beaucoup plus enthousiaste pour le deuxième, petit bijou découvert chez moi, Pranzo di ferragosto (Le Déjeuner du 15 août, Gianni Di Gregorio, 2008). J'avais acheté ce film début janvier, par curiosité et ce soir, il me faisait de l'oeil. Septante minutes pour un (premier) film néoréaliste italien consacré à la vieillesse. L'histoire est toute simple. Un célibataire, Giovanni (le réalisateur) vit avec sa vieille mère et se voit contraint d'y ajouter pour les 14 et 15 jours une autre vieille dame, accompagnée d'une autre et enfin d'une quatrième, à la suite de la visite du médecin. Chronique douce amère de ces deux jours avec ces personnes âgées qu'il faut gérer dans leur quotidien, leurs habitudes, leurs conflits, leurs coquetteries. Toutes actrices non professionnelles, voisine du réalisateur. Un fin (que je dévoilerai pas) qui m'a surpris, comme un coup de ciseaux dans la pellicule et où l'on attend quelque chose qui ne sera annoncé que dans un petit carré d'images dans le générique. Il n'y a donc pas d'histoire proprement dite, sinon la banalité du quotidien de personnes âgées qui tentent d'en sortir l'espace de 48 heures, en y mettant au besoin de l'argent. Un bande son qui sans en avoir la qualité fonctionne un peu, lancinante, comme dans In the mood for love de Wong Kar-wai. C'est presque un docu-réalité filmé avec beaucoup de tendresse et qui interpelle sur le 4ème âge, sur ce qu'on fait de nos "vieux", sur ce que nous deviendrons un jour. Une ode aussi à la nourriture...

Ce ne sera pas certes le film du mois mais un film beau, tendre et attachant.

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 4 févr. 11, 18:58

Vu en ce début février The Magnificent Ambersons (La splendeur des Amberson, Orson Welles, 1942); The Rock (Michael Bay, 1996), Midnight in the Garden of Good and Evil (Minuit dans le jardin du bien et du mal, Clint Eastwood, 1997) ; je les cite pour ne pas oublier et j'y reviendrai lorsque j'aurai un peu de temps.

Je suis plongé pour l'instant dans une série perdue, Moonlight. Elle n'a connu qu'une seule saison et incomplète.
Il s'agit d'une énième variation sur les vampires et c'est vraiment loin d'être mon thème de prédilection.
Tout remontre au 24 octobre dernier quand un forumeur attire mon attention sur al série The West Wing: outre son excellence, elle avait comme fil de trame le fait que le président des USA est atteint de sclérose en plaques. Le sujet m'intéressait donc personnellement. Mais le coffret était quasiment à 120 euros à l'époque!
Le hasard fait que quelques jours plus tard Amazon faisait une promotion. A l'achat d'une série complète on pouvait acheter le coffret d'une saison d'une autre série. C'est toujours un peu piégeux car la totale est plus intéressante que la somme des parties ! En faisant mon shopping je découvre une série qui n'a duré qu'une saison et encore. Cela c'était intéressant... mais devait donc être nul de chez nul! Mais ce n'était pas ce que laissaient entendre les commentaires clients ni les votes (et la courbe de ceux-ci) sur IMDB.

Quelques recherches me font découvrir que Moonlight a souffert de la grève des scénaristes, qu'il y a eu une interruption assez importante. On tourna quatre derniers épisodes (de 13 à 16) [en catastrophe?]; au grand dam des fans la série ne fut pas reconduite, notamment parce que les acteurs étaient déjà engagés ailleurs.

Quoiqu'il en soit, j'ai accroché à cette série (je viens d'en terminer le treizième épisode). Certes le niveau et l'univers sont différents de West Wing (qui entre dans le top 10 de mes séries). La qualité de l'image est très bonne, notamment avec l'upscaling (au contraire de A la Maison blanche, franchement mauvaise au plan technique).

J'aime beaucoup les intrigues, les codes internes de la série, ce vampire malgré lui et le fait qu'il soit détective et ses amours avec une "mortelle". Un vampire qui donne envie d'en être ! Enfin, façon de parler. Devenu fan mon jugement est probablement très et trop partial, mais voilà, je suis addict (j'ai déjà écrit qu'il fallait que j'écrive un jour un billet sur l'addiction aux séries). Ce qui est flippant et frustrant c'est de perdre la série aussi vite. Il y avait tant de possibles scénarios qui pouvaient se déployer qui permettaient de s'attacher plus encore aux personnages. Bizarrement, en cette histoire de vampires immortels, je vis déjà le deuil de leur disparition (ou plus exactement de l'amalgame formé par les acteurs/actrices et leur personnage). Plus que trois épisodes :?

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 6 févr. 11, 11:12

Après avoir vu samedi matin The Killer Inside Me de Michael Winterbottom (2010), chez ma soeur, malheureusement en version française (j'en reparlerai après l'avoir revu en VO) j'ai regardé hier en fin de journée et en soirée les trois derniers épisodes de la série Moonlight (tiens, j'ai découvert une fan qui raconte la série et y consacre quelques pages d'un forum.

Suis-je toujours en crise d'adulescence, comme une minette ou une groupie devant ses idoles, toujours est-il que c'est avec beaucoup de vague à l'âme et de tristesse que j'ai regardé la fin de cette série. On peut en penser ce que l'on veut. Je redis que le niveau n'est pas celui de West Wing... mais j'ai adoré. Comme déjà écrit, les acteurs/personnages: Alex O'Loughlin (Mick St. John, le détective vampire), Sophia Myles (Beth Turner, la journaliste humaine qui découvre son secret et tombe amoureuse de lui); Jason Dohring (Josef Kostan, le jeune mains néanmoins très vieux vampire qui parraine Mick) ainsi que Shannyn Sossamon (Coraline Duvall, la femme de Mick qui l'a fait devenir vampire).

Comment une série peut-elle vous, enfin me marquer comme cela, alors que j'ai sait que c'est du cinéma, enfin de la télévision.

Mais comment ne pas être accroc, ou plutôt à crocs à propos d'une série de vampire? A ce point contaminé, j'ai commandé le Blu-ray de Whiteout (Dominic Sena, 2007) pour y retrouver Alex O'Loughlin (j'avais déjà commandé il y a quelques jours, pour le même, August Rush de Kirsten Sheridan (2007).

Là-dessus, le boulot m'appelle :mrgreen: :fiou:

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar Rockatansky » 6 févr. 11, 11:40

Faut regarder True Blood, une bonne série de vampire un peu moins teenage mais si tu veux rester dans le teen, il y a Vampire diaries :mrgreen:
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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 6 févr. 11, 13:10

Rockatansky a écrit :Faut regarder True Blood, une bonne série de vampire un peu moins teenage mais si tu veux rester dans le teen, il y a Vampire diaries :mrgreen:

Merci, Rockatansky. Je vais me renseigner sur ces séries.
Mais il me semble que ce n'est pas tant la question vampire qui a joué chez moi pour cette série mais le sentiment d'avoir perdu quelque chose.
Je dois peut-être voir un psychanalyste :wink: .

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar Ender » 6 févr. 11, 13:22

A propos d'addiction aux séries et de deuil à faire de personnages qu'on suit sur le long terme, je n'ai toujours pas regardé les saisons 6 et 6bis des Soprano (plus belle série du monde en ce qui me concerne), juste parce que je n'ai pas envie que ça finisse. :oops:

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 6 févr. 11, 13:27

Ender a écrit :A propos d'addiction aux séries et de deuil à faire de personnages qu'on suit sur le long terme, je n'ai toujours pas regardé les saisons 6 et 6bis des Soprano (plus belle série du monde en ce qui me concerne), juste parce que je n'ai pas envie que ça finisse. :oops:

Tu sembles bien connaître cette série.
Peux-tu me dire ce que vaut cette version DVD; certaines versions sont critiquées ou seraient bâclées à lire certains sur le web.

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar Ender » 6 févr. 11, 13:37

wontolla a écrit :
Ender a écrit :A propos d'addiction aux séries et de deuil à faire de personnages qu'on suit sur le long terme, je n'ai toujours pas regardé les saisons 6 et 6bis des Soprano (plus belle série du monde en ce qui me concerne), juste parce que je n'ai pas envie que ça finisse. :oops:

Tu sembles bien connaître cette série.
Peux-tu me dire ce que vaut cette version DVD; certaines versions sont critiquées ou seraient bâclées à lire certains sur le web.


Malheureusement je ne peux pas beaucoup t'aider : je possède les coffrets de chaque saison à l'unité, dont je pas à me plaindre, tout y est nickel. Si certaines éditions sont critiquées, ce sont peut-être les premières, où chaque saison était divisée en deux coffrets ? D'autres sur le forum pourront peut-être mieux te renseigner...
Quoiqu'il en soit je te conseille très chaudement la série elle-même, long fleuve tumultueux qui emporte un peu plus loin et profond à chaque épisode, personnellement je ne suis pas près d'en émerger ! Un monument.

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 6 févr. 11, 20:14

Dimanche prochain, je vais assister à l'avant première de True Grit de Joel et Ethan Coen (2010) au Palais des Beaux-Arts, à Bruxelles. Dix euros... alors qu'à la fin du mois ce sera dans mon abonnement UGC unlimited mais c'est l'occasion d'accompagner un couple d'ami et voisins cinéphiles.

Aussi, pour me préparer, j'ai regardé cette après-midi, l'original de Henry Hathaway (1969, titre français: Cent dollars pour un shérif) que j'avais acheté en ayant à l'esprit de comparer les deux films. Je n'avais jamais vu l'original. J'ai profité des soldes Pixmania Belgique: 2,20 euros le DVD.

NB: Petit problème irritant: un défaut, invisible de pressage - est-ce cela qui a entraîné les soldes ? faudra que je teste d'autres DVD - bloque le disque vers 1h30. Seule solution, passer au chapitre suivant, revenir en arrière et accepter de perdre 2 minutes du film. Impossible de récupérer avec un logiciel de récupération. Je vais tenter de le faire échanger... mais pas sûr que cela fonctionne pour les soldes.

Au-delà de ce problème, j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce film. 2h00 de bonheur. Je ne connaissais pas l'actrice Kim Darby (22 ans à l'époque... mais qui en paraît moins ce qui convient bien pour son rôle de presque garçon manqué). Un John Wayne extraordinaire dans son rôle de shérif alcoolique. En voyant Glen Campbell dans le rôle de Leboeuf, je tente déjà d'imaginer ce qu'en fera Matt Damon.

Quelques scènes que je retiens: la pendaison au début du film, vécue comme une attraction où même les enfants sont présents, jouant à la balançoire, notamment. Surtout la fusillade entre John Wayne et quatre protagonistes.
Je croyais aussi qu'il y avait une sorte de code d'honneur et que l'on ne tirait pas dans les chevaux ! Croyance pas fondée donc ! Et à l'époque il semble que l'on n'ajoutait pas de mentions relatives au respect des animaux dans les films (même si je suppose qu'aucun cheval n'est mort durant le tournage).

De très belles images, des paysages extraordinaires et une bonne qualité d'images pour un film de 60 ans, non restauré, et ne faisant pas plus de 5,5 GB. Le son mono est parfois crissant et saturé mais c'était acceptable.

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 13 févr. 11, 15:05

wontolla a écrit :Vu en ce début février The Magnificent Ambersons (La splendeur des Amberson, Orson Welles, 1942); The Rock (Michael Bay, 1996), Midnight in the Garden of Good and Evil (Minuit dans le jardin du bien et du mal, Clint Eastwood, 1997) ; je les cite pour ne pas oublier et j'y reviendrai lorsque j'aurai un peu de temps.

Un peu de temps! C'est un peu le problème, recenser les films... c'est moins de temps pour les voir... et avec une mémoire comme une passoire... j'ai déjà quasi oublié Midnight in the Garden of Good and Evil... que j’ai regardé sur TCM étant fatigué. Je n'ai pas le DVD et j’ai programmé le décodeur pour l’enregistrer hier soir. Je pourrai donc le revoir à tête reposée.

The Magnificent Ambersons (La splendeur des Amberson, Orson Welles, 1942)m'a vraiment déduit. J’avais beaucoup d’appréhension sachant que le film n’était pas vraiment tel que le souhaitait Orson Welles. Mais malgré quelques ellipses cette confrontation entre deux mondes, deux manières de les habiter était passionnante. Ici, George Amberson Minafer (Tim Holt) est dans une mentalité analogue à celle des nobles lorsqu’ils furent confrontés à l’apparition de la bourgeoisie. Le noble avait une « conscience de soi par soi » tandis que le le marchand et/ou le bourgeois (l'équivalence n'est probablement pas totale) a besoin de comparer à pour exister. Il n'existe qu'en se mesurant à d'autres (le noble qu'il n'est pas et les autres bourgeois/marchands qu'il veut atteindre et dépasser...) et nous avons là en germe l'idéologie capitaliste (américaine surtout) où (je caricature) nous sommes des concurrents : comme des coureurs sur un piste de 100 mètres: chacun a son couloir et ses "chances" de réussite (jusqu'à devenir, par exemple, président des USA à partir de rien).

George ne voit pas son monde s’effondrer; les siens le voient, le savent et espèrent de la liaison entre George et Lucy qu’elle rétablira leur splendeur d’antan. Tout est dans le non dit. A côté de cela émerge un autre monde, qui ne sera pas forcément meilleur, celui des industries, celle de l’automobile ici et déjà se pose dans le film la question de savoir s’il s’agit d’une bonne chose (aujourd’hui, plus qu’en 1940, nous en connaissons les limites).
A la fin, plus de splendeur, mais un sentiment de perte et de gâchis. Eugene, le père de Lucy, ne réalisera jamais sa passion pour Isabel, la mère de George.

Tim Holt arrive à rendre son personnage délicieusement détestable.
J’ai découvert avec plaisir Agnes Moorehead  vingt ans avant « Ma sorcière bien-aimée » dans le rôle de Fanny Minafer.


J’ai revu The Rock (Michael Bay, 1996) en VF sur une des chaînes nationales. Un DVD que je ne possède pas et n’achèterai pas... mais je marche dans cette histoire qui confronte Sean Connery et Nicolas Cage. Deux bonnes heures de détente dans trop se poser de questions.

Eb revanche, pour Midnight in the Garden of Good and Evil (Minuit dans le jardin du bien et du mal, Clint Eastwood, 1997) les souvenirs sont trop vagues. J’ai l’impression d’un bon film, mais je me suis endormi et les souvenirs sont confus. Enregistré hier pour regarder à tête reposée.

Dimanche dernier, ce fut une séance Ajami de Scandar Copti et Yaron Shani (2009). On m’avait offert le DVD et le film aurait dû me plaire selon les louanges qu’il avait reçues. Hélas, je ne suis pas vraiment entré dans le film. Il s’agit de cinq histoires entremêlées, un peu comme Short Cuts de Robert Altman (1993) ou Magnolia de Paul-Thomas Anderson (1999) mais dont on ne comprend l’interaction qu’à la fin, lorsque le puzzle est assemblé, à la façon de 11h14 de Greg Marcks (2003). Sur fond de tensions quotidiennes entre juifs et arabes, l’exercice était plus dans ma tête que dans mon coeur. En bonus, l’interview des réalisateur juif et arabe éclaire leur projet.

Ceci me fait penser à une réflexion de Cinephage sur les cotations de films; hélas, je ne retrouve pas cette intervention. Qu’est-ce que coter un film, comment comparer des genres et époques dissemblables? Je mets des chiffres, ici pour mes films du mois, là sur IMDB... mais en réalité ceux-ci tentent de traduire des sentiments que des éléments objectifs. C’est donc toujours à prendre avec des réserves...