François Truffaut (1932-1984)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

Modérateurs : cinephage, Karras, Rockatansky

les premiers films de Truffaut : le meilleur ?

Les 400 coups
51
43%
Tirez sur le pianiste
4
3%
Jules et Jim
8
7%
La peau douce
25
21%
Baisers volés
18
15%
Fahrenheit 451
5
4%
La mariée était en noir
8
7%
 
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Federico
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Messagepar Federico » 4 mars 12, 13:01

Major Tom a écrit :HS: Et tu parles d'un sacré succès pour L'homme de Rio: aux États-Unis, il a même eu le droit à une publicité énorme lorsque Robert Kennedy est allé le voir en famille, sans savoir que le film était en français. Sa femme est retournée à la caisse pour se faire rembourser, la caissière ne voulait pas, elle a insisté auprès du directeur du cinéma et elle a eu son remboursement, mais en retournant chercher Robert et ses bambins, ils ne voulaient plus partir tellement ils étaient pris par le film... Et puis bien plus tard, Spielberg l'a mentionné comme un de ses films favoris... Bon. :D

H-S :
Spoiler (cliquez pour afficher)
Tu m'étonnes ! Vu que de Broca signa là la meilleure adaptation des aventures de Tintin... et aussi une grande inspiration pour le futur réalisateur (et son pote scénariste) d' Indiana Jones...:wink:
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Messagepar Kevin95 » 4 mars 12, 22:16

Demi-Lune a écrit :
Miss Nobody a écrit :Ha bon? Il me semblait que l'Homme de Rio avait plutôt bien marché, non? Et puis, le film reste assez proche de son registre habituel (si on admet qu'il en avait déjà un dans les années 60) tout de même: c'est du grand divertissement d'aventure.

Je crois que c'est en substance ce que disait Kevin95. :wink: Les trois films auxquels il faisait référence étant Le Voleur, Ho et La sirène du Mississippi. En tout cas c'est comme ça que je le comprends.


(Avec 10 plombes de retard) :oops:

Oui oui, le De Broca fit un carton en son temps, mais revenons à François Truffaut... :mrgreen:
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Messagepar Dirk Diggler » 1 mai 12, 19:14

Je n'avais vu que l'adorable "L'homme qui aimait les femmes" de Truffaut jusqu'à ce week-end, Il fallait que je visse "Les 400 coups" pour accroître ma culture cinématographique, et j'ai fini par mater aussi "Antoine et Colette", "Baisers Volés" et "Domicile Conjugal", en attendant "L'amour en fuite" que je me passerai un peu plus tard, histoire de regarder quelque chose de différent entre temps (et puis, toujours dans l'objectif de voir des trucs qu'il faut voir mais que j'ai pas encore vus, j'ai "A bout de souffle" et "Pierrot le fou" qui attendent). J'ai adoré "Les 400 coups", vous vous en doutez, sinon je n'aurais pas enchainé sur les suivants. Autant "Antoine et Colette" et "Baisers Volés" sont magnifiques, autant "Domicile Conjugal" m'a légèrement désappointé, pas le film en lui-même, une perle de mélancolie, mais la direction choisie par Truffaut qui aurait pu dévier de l'aspect couple pour développer d'autres pans de la vie d'Antoine Doinel, comme sa vie professionnelle, sa vie politique, sa vie syndicale (mai 68-style), surprendre un peu et sortir du cadre que les deux films précédents avaient très bien traités. C'est d'autant plus regrettable que "Les 400 coups" offre grâce à sa fin ambiguë de multiples possibilités pour le récit et pour le personnage. Mais hors plaintes personnelles, quel festin de scènes marquantes ! J'ai été bouleversé en voyant le petit Doinel allongé pendant que ses parents se disputent, poignardé au coeur quand la garce qu'il convoite vient se faire chercher par le grand dadais qui a l'air de faire le double de son âge, tiraillé entre la révolte et la résignation quand sa future femme vient se faire draguer par un être absolu et maladroit comme il l'était auparavant. J'ai été plutôt surpris de constater que malgré son admiration pour Welles et Hitchcock, Truffaut est un réalisateur plutôt sobre. Ou alors c'est que j'ai pas remarqué tellement j'étais plongé dans l'histoire.

J'ai pas mal d'autres Truffaut à voir, "Fahrenheit 452", "Les 2 femmes et le continent", "La Chambre verte", "Tirez sur le pianiste", "L'Enfant sauvage". Quel bonheur de savoir qu'il y a tant de choses encore à découvrir. :D
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Messagepar locktal » 1 mai 12, 19:20

Dirk Diggler a écrit : "Fahrenheit 452" :D


Fahrenheit 451, plutôt :wink:
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Federico
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Messagepar Federico » 1 mai 12, 19:27

Dirk Diggler a écrit :"Les 2 femmes et le continent"

Mais c'est vrai que les Anglaises ont fauté :wink:
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Messagepar Dirk Diggler » 1 mai 12, 19:38

Voilà ce que c'est de tout faire de mémoire :uhuh:
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Nomorereasons
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Messagepar Nomorereasons » 2 mai 12, 00:39

Scottspeed, big up pour ton imparfait du subjonctif de la première phrase de ton post. Et si tu aimes Truffaut et Léaud, tu as La Nuit Américaine, tout chaud, qui t'attend.

Edit: euh, je voulais dire, Dick Diggler, pas scottspeed. Comme j'avais bu, je suis tout excusé.

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Re: François Truffaut (1932-1984)

Messagepar Dirk Diggler » 5 mai 12, 08:32

Fini la saga Doinel avec "L'amour en fuite".

Je ne reviendrai pas sur la tournure ultra-sentimentale que prennent ses aventures, on dirait que selon Truffaut la vie en France se résumait aux sentiments, le travail étant parfaitement disponible (j'ai bien ri en entendant la remarque de Léaud à son fils sur les grands musiciens et les critiques musicaux, mais elle dénote aussi une belle insouciance, qui devrait être obsolète de nos jours, quant aux questions professionnelles et sociales).

Mais je crierai haro sur l'horrible chanson du tandem Souchon-Voulzy arrangée aux oignons pouet-pouet qui vient dater le film, là où les précédents ne présentaient aucun signe de compromission avec le temps.

Et je critiquerai sans réserve les flash-backs qui utilisent les scènes des précédents, parfois in extenso ; c'est nostalgique, certes, mais c'est aussi une grande paresse de l'âme. Les épisodes bouche-trou de "Friends" ou de "Notre Belle Famille" utilisent le même procédé, mais au moins tout y est en couleur. Là, les fragments noir et blanc viennent se balader, je ne dis pas que ce n'est pas signifiant, ça l'est, ça coupe la vie du protagoniste en deux parties et ça opère une distinction certainement voulue, mais c'est quand même facile.

Je proclamerai aussi que Jean-Pierre Léaud est de moins en moins aimable au fil des films. Sur "Domicile Conjugal", déjà c'était limite, mais là, en tant que provincial, j'ai parfois souffert. C'est tout ce que le marseillais déteste chez le parisien, une caricature mouvante. Il émane de temps en temps une belle poésie du personnage, tout heureux de ses aphorismes ou à l'inverse maladroit et touchant. Mais le gimmick déjà présent en germe sur "Baisers Volés" et qui commençait à éclore dans "Domicile Conjugal" me révulse, ainsi que cette coupe de cheveux de jeune premier arrogant - si un membre ici a la même, qu'il sache que je ne tiens pas à m'excuser. Dorothée, en contraste, est plus fraîche, moins calculée, plus naïve.

Malgré toutes ces réserves, le film m'a quand même touché. Il me laisse penser que François Truffaut est mort de tristesse plutôt que d'un cancer. Toute cette mélancolie qui s'étale ici, et qui s'étale aussi dans "L'homme qui aimait les femmes", certainement dans "La Chambre Verte" (le prochain sur ma liste), et j'imagine finalement dans la plupart de ses derniers travaux. Ce ressassement du mal, c'est le signe d'un enracinement précoce et profond d'une tumeur qui finira par le tuer. Truffaut disait qu'il savait au moment même où il le tournait qu'il faisait une connerie. C'est vrai. Il enracine ce personnage, qui est presque un double, dans les joies fortes et éphémères, les chagrins lents et lourds, et à qui l’ambiguïté du monde fait nécessairement plus de tort (la relation Sabine-Xavier couvre le propos de l’œuvre d'un gros voile bien sombre et trahit l'impression de happy end). Ce refus de changer d'horizon, qui se complète sans paradoxe par une facilité d'émerveillement que Spielberg avait bien sentie, me semble avoir mené Truffaut droit vers la maladie et la mort. "L'amour en fuite", qui est un exemple brouillon de cette recherche absolue et indéterminée, ne fait que renforcer l'affection que j'ai pour cet homme.
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Messagepar Federico » 5 mai 12, 10:24

Dirk Diggler a écrit :Fini la saga Doinel avec "L'amour en fuite".
Je ne reviendrai pas sur la tournure ultra-sentimentale que prennent ses aventures, on dirait que selon Truffaut la vie en France se résumait aux sentiments, le travail étant parfaitement disponible (j'ai bien ri en entendant la remarque de Léaud à son fils sur les grands musiciens et les critiques musicaux, mais elle dénote aussi une belle insouciance, qui devrait être obsolète de nos jours, quant aux questions professionnelles et sociales).

Cette insouciance était déjà d'un autre temps en 1979 mais Truffaut était un romantique nimbé dans la littérature du 19ème siècle et trouvait/voulait que le cinéma soit plus beau que la vie. Du reste, il a fait beaucoup de petits dans le cinéma d'aujourd'hui, de Philippe Harel à Mikhaël Hers (pour prendre deux des plus intéressants).

Mais je crierai haro sur l'horrible chanson du tandem Souchon-Voulzy arrangée aux oignons pouet-pouet qui vient dater le film, là où les précédents ne présentaient aucun signe de compromission avec le temps.

Elle est datée mais elle est parfaitement raccord avec le ton du film. Truffaut était aussi un passionné de chanson française et on entendra chez lui Guy Béart, Trénet, Bobby Lapointe... sans oublier bien sûr les ritournelles de Serge Rezvani et qu'il donna un de ses rôles les plus magnifiques à Aznavour (bien que ce dernier chantera chez son "ami" Godard).

Et je critiquerai sans réserve les flash-backs qui utilisent les scènes des précédents, parfois in extenso ; c'est nostalgique, certes, mais c'est aussi une grande paresse de l'âme. Les épisodes bouche-trou de "Friends" ou de "Notre Belle Famille" utilisent le même procédé

Là, je suis d'accord, c'est efficace mais le procédé "Souvenez-vous..." est un peu facile.

Je proclamerai aussi que Jean-Pierre Léaud est de moins en moins aimable au fil des films.

D'accord là-dessus aussi. Pour faire rapide, je dirai que ce dernier chapitre de la saga Doinel ne s'imposait pas même si quelques séquences restent émouvantes.

Malgré toutes ces réserves, le film m'a quand même touché. Il me laisse penser que François Truffaut est mort de tristesse plutôt que d'un cancer. Toute cette mélancolie qui s'étale ici, et qui s'étale aussi dans "L'homme qui aimait les femmes", certainement dans "La Chambre Verte" (le prochain sur ma liste), et j'imagine finalement dans la plupart de ses derniers travaux. Ce ressassement du mal, c'est le signe d'un enracinement précoce et profond d'une tumeur qui finira par le tuer. Truffaut disait qu'il savait au moment même où il le tournait qu'il faisait une connerie. C'est vrai. Il enracine ce personnage, qui est presque un double, dans les joies fortes et éphémères, les chagrins lents et lourds, et à qui l’ambiguïté du monde fait nécessairement plus de tort (la relation Sabine-Xavier couvre le propos de l’œuvre d'un gros voile bien sombre et trahit l'impression de happy end). Ce refus de changer d'horizon, qui se complète sans paradoxe par une facilité d'émerveillement que Spielberg avait bien sentie, me semble avoir mené Truffaut droit vers la maladie et la mort. "L'amour en fuite", qui est un exemple brouillon de cette recherche absolue et indéterminée, ne fait que renforcer l'affection que j'ai pour cet homme.

Ton sentiment n'en sortira que renforcée après la découverte de La Chambre Verte, le film le plus personnel, intime et audacieux de Truffaut mais qui peut décontenancer.
Par contre, je te suivrais moins dans ton parallèle entre sa tristesse et le cancer qui allait le ronger. La tristesse est inhérente à la plupart de ses films, dès le début. Je peux me tromper mais je ne pense pas qu'il avait déjà cette épée de Damoclès en 1979. Je me rappelle très bien du jour où une amie qui travaillait dans le cinéma m'avait appris que Truffaut allait très mal et c'était en 1983.
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Messagepar homerwell » 5 mai 12, 10:25

"L'amour en fuite", qui est un exemple brouillon de cette recherche absolue et indéterminée, ne fait que renforcer l'affection que j'ai pour cet homme.


Il faut toujours garder les brouillons, c'est souvent là qu'on a osé dévoiler son coeur, comme Truffaut avec l'horrible chanson et les images recyclées pour faire des flashs-back.
J'aime les films sommes.

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Re: François Truffaut (1932-1984)

Messagepar Dirk Diggler » 5 mai 12, 11:07

Federico a écrit :Par contre, je te suivrais moins dans ton parallèle entre sa tristesse et le cancer qui allait le ronger. La tristesse est inhérente à la plupart de ses films, dès le début. Je peux me tromper mais je ne pense pas qu'il avait déjà cette épée de Damoclès en 1979. Je me rappelle très bien du jour où une amie qui travaillait dans le cinéma m'avait appris que Truffaut allait très mal et c'était en 1983.


Je crois que pour certaines personnes que le sort désigne, l’épée de Damoclès se présente très tôt, un mauvais jour d'enfance, au-dessus de leur tête ; comme tout le monde, elles ont un bouclier pour s'en préserver. Mais l'épée en s'affaissant vient fendre lentement à travers la ferraille, jusqu'à la couper en deux et atteindre son but. J'en ai rencontré pas mal, et je crois reconnaître en François Truffaut, à travers son œuvre, qu'il était un de ceux-là. C'est une intuition, rien de plus. Je ne prétends pas que c'est une vérité.
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Messagepar Nomorereasons » 6 mai 12, 15:16

Dirk Diggler a écrit :Je proclamerai aussi que Jean-Pierre Léaud est de moins en moins aimable au fil des films. Sur "Domicile Conjugal", déjà c'était limite, mais là, en tant que provincial, j'ai parfois souffert. C'est tout ce que le marseillais déteste chez le parisien, une caricature mouvante.


Je te conseille La Maman et la putain, c'est un film très parigot tourné par un cinéaste très bordelais, et très "provincial" d'une façon générale.

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Re: François Truffaut (1932-1984)

Messagepar Federico » 6 mai 12, 20:22

... et (non) accessoirement, c'est aussi une merveille. :wink:
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Messagepar Dirk Diggler » 7 mai 12, 08:19

Merci. Je garde le conseil dans un coin de ma tête, j'ai beaucoup déjà à voir. Renoir, Godard, Truffaut, Leone. Je pense même ralentir un peu pour apprécier plus lentement.
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Re: François Truffaut (1932-1984)

Messagepar Federico » 7 mai 12, 16:15

Tu fais bien... Gare au cinésyndrome de Stendhal ! :wink:
Je l'ai frôlé autrefois en découvrant à la suite plusieurs joyaux d'Ozu et Satyajit Ray ainsi que les Godard 60's, sans parler d'une intégrale Bresson qui m'avait laissé sur le Q. :oops:
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