Max Ophüls (1902-1957)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Cathy
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Cathy » 21 oct. 09, 22:44

Tancrède a écrit :madame de est sorti ???


Pas à l'unité, mais dans le coffret Max Ophuls qui contient la Ronde, le Plaisir et Lola Montes dans sa version restaurée. Un très joli coffret completé d'un documentaire en quatre partie sur Max Ophuls vu par son fils Marcel.

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Tancrède
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Tancrède » 21 oct. 09, 22:54

et ça va sortir à l'unité???

parce que bon, j'ai déja une édition du Plaisir sortie il y a genre deux ans dont l'image est irréprochable...

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Cathy
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Cathy » 21 oct. 09, 23:00

Le seul qui était annoncé à l'unité était Lola Montes, mais il était annoncé uniquement en Blu-ray et visiblement il a été annulé. Si tu es intéressé par Madame de, il y a la très belle édition Critérion, mais zone 1 qui est sortie elle à l'unité.

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Cathy
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Cathy » 26 oct. 09, 13:15

L'exilé - The Exile (1947)

Image

Une biographie de Charles II, futur roi d'Angleterre durant son exil forcé en Hollande. Aventures romantico-historiques du roi en exil qui tombe amoureux d'une jeune hollandaise

Peu connu dans la filmographie de Max Ophuls (crédité d'ailleurs comme Max Opuls au générique), l'Exilé est une comédie historique qui a été produite par Douglas Fairbanks Jr qui en a aussi co-signé le scénario. Sans doute ce film semblerait-il secondaire si Max Ophuls n'était au générique, visiblement filmé entièrement en studio, le réalisateur réussit à recréer une ambiance assez unique évoquant des champs de tulipes, les moulins, les champs de manière poétique. L'image est absolument magnifique, et Max Ophuls rivalise d'ingéniosité pour filmer certaines scènes, notamment le duo entre Charles II et une Comtesse française qui se déroule à travers des visions de miroirs alternés. D'ailleurs les miroirs sont fort importants dans tout le film, de même que les portes lors des déclarations d'amour entre le futur roi et son amour hollandais. Il y a un côté féérique dans cette vision de la Hollande. Il y a aussi ces scènes d'action qui rappelle que Douglas Fairbanks jr est le fils de son père et donc se permet quelques cascades "chorégraphiées". La bataille dans l'Auberge ou dans le moulin sont absolument admirables, même si elles sont traditionnelles comme l'affrontement dans l'escalier du moulin. L'ambiance de de film est assez unique avec aussi cette double scène qui montre l'Angleterre de Cromwell sur fond de musique "angoissante" et en fondu une musique "gaie" qui montre l'insouciance de Charles II en compagnie de la jeune hollandaise. Rubens semble aussi avoir influencé Ophuls dans la dernière scène qui voit le départ de Charles II pour l'Angleterre et qui rappelle la série des tableaux sur Marie de Médicis.

Le film ne souffre d'aucune baisse de rythme et mélange habilement éléments purement historiques, et éléments de pure fiction, comme ce comédien qui se fait passer pour le roi et interpréter magistralement par Robert Coole, la fraîcheur et le charme de Paule Crozet en jeune hollandaise ou encore la coquettterie de Maria Montez en Comtesse font le reste. Douglas Fairbanks Jr est un séduisant Charles II qui joue à la fois sur la carte du charme et naturellement de l'action (même si l'affiche ci-dessus, ne montre pas la véritable nature de ce film). Bref un film admirable dont la copie proposée par Ciné Classic, il y a quelques années était déjà magnifique. Dommage que ce film soit peu connu, car esthétiquement c'est un pur régal et on se demande d'ailleurs s'il n'a pas inspiré Charles Laughton pour sa Nuit du chasseur, tant certains éléments semblent similaires, comme les visions de rivière, de ciel, etc. Bref une très, mais très belle découverte !

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Re: Max Ophüls (1902-1957)

Messagepar Anorya » 30 oct. 09, 18:55

La Ronde (Ophuls - 1950)

Image

C'est incroyable comment la caméra d'Ophuls arrive à dépeindre la fluidité de la vie à travers une boucle de personnages qui se rencontrent, ont une relation, avant de constamment changer, et ce, au gré des saisons et du temps qui passe. Il y a bien une étrange sensation d'amertume qui se distille lentement, mais emportés par le tourbillon, on n'y prend pas forcément garde sur l'instant. Surtout, les rapports entre personnages sont toujours des plus ambigüs et les différences (de classe, d'âge, de pensée, de condition sociale) sont dépeintes avec une grande subtilité, le film laissant parfaitement au spectateur de choisir d'y revenir ou pas. Par exemple, j'aime beaucoup le dialogue entre le mari et son épouse qui le trompe et le mari qui se justifie soi-disant parce qu'il était jeune et que c'est un homme (donc qu'elle, c'est une jeune fille et qu'elle ne doit pas le faire). Plus tard, c'est le mari qui se perd dans les bras d'une jeune fille... :uhuh:
Et puis je suis fasciné par l'idée d'une sorte de réseau qui relie chacun des personnages ou du moins, nous fait passer d'un à un autre avec Simone Signoret ouvrant et fermant cette ronde (et un mot sur Anton Walbrook, dans son rôle omniscient --dieu ? diable ?-- il conserve une rare classe). Seul problème, une impression de cloisonné lié aux décors de studios qui gardent une certaine homogénéïté, je sais pas. Et puis certaines prestations des acteurs m'étaient en dessous des autres par moment. Ces réserves à part, c'est un beau film que je me reverrais volontiers. (4,5/6)
Merci Cathy pour le dvd. :D
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Joe Wilson » 7 nov. 09, 21:04

Madame de...

Une grande redécouverte puisque je ne gardais que des souvenirs brouillés du film.
C'est superbe, mais d'une tristesse immense, limpide dans sa course vers l'abîme. La première moitié semble repousser une prise de conscience, fascine et déroute dans sa frivolité apparente...puis une sourde gravité s'impose et hante chaque scène jusqu'au final. Darrieux, Boyer et De Sica sont magnifiques, ils font vivre leurs personnages avec une finesse et une sensibilité extrêmes. Derrière l'observation d'un contexte, d'un microcosme social, les protections des uns et des autres se brisent, pour dévoiler une mise à nu qui ne peut que signifier renoncement et destruction.
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fx3
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar fx3 » 12 nov. 09, 00:55

bonjour,
d'après les scans de cathy ; l'image des films du coffret est recadrée ?! :evil:

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Cathy
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Cathy » 14 nov. 09, 20:35

Madame de (1953)

Image

Madame de est mariée à un militaire, mais elle est frivole et pour pouvoir combler ses besoins vend ses boucles d'oreille, son mari les achète et les donne à sa maîtresse qui pour pouvoir jouer les revend, un baron italien diplomate les achète, et tombe amoureux de Madame de.

L'histoire pourrait faire penser à la Ronde, tant les boucles d'oreilles passent de mains en mains, naturellement, elles ne font que passer et ne sont pas l'objet d'une histoire à part. Max Ophuls réalise ici un magnifique mélodrame, comment ne pas être sensible au "drame" que va vivre Madame de, superbement interprétée par Danielle Darrieux au sommet de son art. Charles Boyer est impérial en mari jaloux, odieux tandis que Vittorio de Sica prête tout son charme italien au Baron. On admire aussi le travail de Max Ophuls notamment dans cette succession de valses où les deux futurs amants voient leurs sentiments grandir, la légèreté des dialogues, ou encore dans cette superbe vue de Madame de marchant au bord de la mer. Il est intéressant aussi de voir la composition des scènes, avec souvent des personnages qui parlent hors champ, on retrouve ici aussi ce jeu de miroir qui était si frappant dans l'Exilé. La scène d'ouverture où on voit juste les mains de Danielle Darrieux fouiller est un exemple de la maîtrise du réalisateur. Il ne faut pas aussi oublier cette valse magnifique qui sonne si lugubrement à la fin... Le roman de Louise de Vilmorin trouve une illustration absolument superbe dans ce film et dans les dialogues de Marcel Achard spirituels et dépeint aussi une société où l'hypocrisie et les convenances sont plus importantes que les sentiments humains, même si finalement ceux-ci finissent par ressurgir.

L'image du coffret n'est aucunement recadré, ce sont les captures du Criterion qui sont encadrées et donnent l'impression d'un recadrage.

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Lola Montes (1955)

Image

La vie de la célèbre danseuse maîtresse de nombreux hommes dont le roi Ludwig Ier de Bavière, devenue attraction principale d'un cirque.

Lors de sa sortie, le film fut boudé par les spectateurs qui furent choqués par l'histoire. Le film fut donc charcuté et présenté dans une version peu conforme aux souhaits du réalisateur, l'an passé la cinémathèque a présenté la version restaurée du film, telle que la souhaitait Max Ophuls. On comprend ce qui a pu choquer les spectateurs, tant l'évocation de Lola est malsaine et surtout peu conforme au caractère de Martine Carol qui jouait avec passion de grandes héroïnes historiques ou romanesques, naturellement époque oblige tout est suggeré et non montré.

Il faut dire que deux sentiments se bousculent en voyant le film. Il y a sentiment de malaise quelque part avec ce côté malsain, voyeur, dû ce cirque qui présente à l'aide de nains, et autres attractions la vie de cette courtisane, piètre danseuse. L'évocation de Lola est sans concession et montre une fille sans grand intérêt, dont on ne sait pas si l'intérêt est l'argent, le sexe ou l'envie de faire parler d'elle. Le seul moment qui n'est pas dérangeant est sans doute l'évocation de sa liaison avec le Roi de Bavière, mais sans doute est-ce aussi du au fait que c'est la seule fois où on la montre en véritable femme "amoureuse" et non juste intéressée. Les dialogues sont souvent longs et sans grand intérêt, toutes les scènes de scandale ne sont qu'évoquées, jamais montrées hormis une scène en Italie. Ophuls présente une Lola qui ne "vit" pas, elle subit les évènements, que ce soit sa rupture avec Liszt, son destin d'animal de foire.

Pourtant le film est fascinant par le traitement de son image, son côté baroque à l'outrance, l'utilisation du cinémascope qui permet de montrer la nature magnifique lors des voyages de Lola dans sa calèche, mais cinemascope souvent réduit par un jeu de filtre qui ne met en relief que les protagonistes des scènes comme s'ils étaient vus à la loupe. On remarquera aussi une composition assez spéciale des plans qui sont souvent coupés en leur milieu par un "obstacle".
Martine Carol est Lola, froide, inintéressante au possible. Peter Ustinov est magistral en maître de cérémonie. Anton Walbrook campe un Ludwig Ier fort attachant. Curieusement c'est le portrait d'une courtisane peu attractive qui est dressé, car jamais Lola n'est montrée de manière attachante, sauf quand jeune fille, elle est le bateau découvre le dortoir où elle va dormir ou voit sa mère et son amant à travers un hublot (superbe image au passage). C'est sans doute cela qui est le plus perturbant, là où on attend un film d'aventures "romanesques", on a un film artistique qui nous dresse un portrait sans "enthousiasme" d'une courtisane. L'enthousiasme vient de la narration du maître de cérémonie, mais les souvenirs de Lola sont toujours sans passion.

L'intérêt du film réside surtout dans l'esthétisme des plans, avec ces longs fondus enchainés, où l'image de l'héröïne de cirque reste longtemps incrustée dans le plan suivant, ce travail sur les couleurs, à la fois chaudes dans les scènes de flash back et froides dans les scènes de cirque, même si il y a une véritable harmonie avec ces rouges notamment omniprésents. La scène de l'émeute en Bavière est-elle aussi magnifique. Le problème est sans doute cette narration assez spéciale où on voit les évocations de la vie à travers quelques flashs backs mais de manière plus sordide avec ce' cirque. Lola Montes n'est sans doute pas le chef d'oeuvre d'Ophuls, n'en reste pas moins une oeuvre dérangeante, baroque.

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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Boubakar » 6 déc. 09, 10:31

Projection privée vient de consacrer sa dernière émission en date à Max Ophuls :

http://sites.radiofrance.fr/chaines/fra ... /index.php

Le podcast est récupérable durant une semaine.

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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Alisou Two » 9 déc. 09, 10:35

le coffret OPHULS avec ses 4 derniers films français est de trés bonne qualité
j'avais enregistré , il y a quelques années , sur cinétoile LE PLAISIR Mme de , j'ai vu la différence au niveau de la qualité d'image
et surtout la restauration de "LOLA MONTES" comme à Cannes en 2008
de plus Marcel Ophuls apporte sur chaque film du coffret une touche particulière ...

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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Nestor Almendros » 19 déc. 09, 12:11

LE PLAISIR

Revu au ciné-club de France 2 en HD.

C'est la première fois que je me rends compte de la maestria technique d'Ophuls dont j'entends parler depuis longtemps mais qui, paradoxalement, ne m'avait jamais vraiment marqué. C'est d'autant plus surprenant, tous ces mouvements de caméra, à une époque où le matériel était très encombrant et peu maniable (on sent d'ailleurs que la caméra, se balançant, a parfois du mal à trouver son équilibre). Mais au-delà de l'étourdissement visuel et du panache que cela procure, j'ai aussi beaucoup pensé aux décors. Il y a dans ce film un soin particulier porté à la reconstitution en studio et un déploiement considérable qui force le respect. Par exemple il y a ce plan séquence qui tourne autour de la maison Tellier et qui donne une impression de gigantisme, prouvant aussi que ce temps où l'on n'hésitait pas à investir dans le "dur" est bien révolu. Dernier point concernant le décor, j'ai eu parfois l'impression d'une artificialité assumée. C'est pourtant contradictoire puisque les décors sont très réalistes mais sur certaines images j'avais l'impression d'apercevoir un ciel, une perspective coupés par un rideau (notamment autour de la scène des bancs devant la mer, au loin).
Sinon, concernant le film, c'est très varié, très riche. On passe de la gravité à la légèreté avec, constamment, une délicatesse incroyable. Le segment central est souvent étonnant par la plénitude de l'amiance, sa simplicité, l'ensemble des thèmes, l'humour, le décalage. Certains passages m'ont marqué comme la scène de l'église ou le retour de Gabin sur sa calèche après le départ des femmes...
Et comme le souligne Joe Wilson, page précédente, la narration en voix off est étonamment prenante, s'intégrant parfaitement dans le récit (bien aidé, évidemment, par le texte).

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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Commissaire Juve » 19 déc. 09, 13:12

Nestor Almendros a écrit :LE PLAISIR

C'est la première fois que je me rends compte de la maestria technique...


Idem (notamment dans le "palais de la danse"), mais "en général", pas uniquement pour ce réalisateur. D'habitude, ces choses-là m'échappent complètement. Là, ça m'a sauté aux yeux.

En même temps : c'est peut-être un défaut ?
La vie de l'Homme oscille comme un pendule entre la douleur et l'ennui...

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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Nestor Almendros » 10 janv. 10, 10:32

MADAME DE (1953)

Comme pour Joe Wilson, ce revisionnage fut une totale redécouverte. Là encore, j'observe le travail technique d'Ophuls, sa maitrise du déplacement de caméra, son jeu de déplacement des acteurs dans des décors travaillés en ce sens (beaucoup de petites pièces concomitantes ou de parois vitrées). Mais plus encore que sur LE PLAISIR, c'est l'histoire qui m'emporte. Cathy rappelle ce leitmotiv de LA RONDE auquel j'ai évidemment pensé (malgré mes souvenirs bien diffus), mais ce jeu d'allers-retours avec les boucles d'oreilles, ce qu'elles représentent, leur valeur aux yeux de Madame de, ce drame sentimental d'une infinie tristesse, en effet, avec ce mari guindé dans ses conventions sociales et son apparat, tout cela m'a véritablement passionné. Avec mes nouvelles activités pouponnières (ça se dit?) je n'ai plus l'élan d'écriture qu'un tel film aurait mérité, je le regrette. (Peut-être un revisionnage prochain en blu-ray? :mrgreen: ).

ATTENTION SPOILERS!
Par contre une question me taraude: éternel optimiste, je trouve la fin probablement plus ambigue que la majorité des spectateurs qui, mieux concentrés, auront sans doute compris du premier coup. Mais j'ai du mal à ne voir que dans ce plan final la mort de De Sica et le renoncement forcé de Madame de par son général de mari (qui l'obligerait au moins mentalement à se débarasser des boucles). On pourrait aussi supposer que ce général, pour ne pas se voiler la face publiquement décide de "monter" ce duel, manquer opportunément De Sica en lui tirant dessus, au risque de se faire tuer (et de mourir avec l'honneur public, autorisant ainsi par amour pour sa femme - mais de façon biaisée, je l'admets - qu'elle finisse tôt ou tard par partir avec son amoureux).
Je sais que je vais loin dans l'imaginaire mais ces boucles d'oreille peuvent aussi être un don en remerciement des prières exaucées par Madame de et que se seront avérées éfficaces par la survie de De Sica (donc: fin optimiste :mrgreen: ). D'où ma perplexité sur ce qu'ont voulu les scénaristes.

Au passage, merci à Cathy pour le Criterion. Je pensais juste le regarder puis le faire tourner lors d'une prochaine rencontre Classikienne. Je vais finalement le garder... :mrgreen: Très bons bonus, d'ailleurs, de cette édition Criterion, avec une interview passionnante d'Alain Jessua (pas encore vu celle du décorateur).

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Tancrède
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Tancrède » 10 janv. 10, 13:18

?
quel est le rapport entre Alain Jessua et Max Ophuls?

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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Boubakar » 10 janv. 10, 13:56

Tancrède a écrit :?
quel est le rapport entre Alain Jessua et Max Ophuls?


Il a participé sur plusieurs films de Max Ophuls, en tant que stagiaire ou assistant réalisateur (y compris Lola Montès).