Kurosawa et le monde contemporain

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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k-chan
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Kurosawa et le monde contemporain

Messagepar k-chan » 3 mai 06, 05:51

Kurosawa et le monde contemporain.

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"Quand j'ai reçu en 1951 le Grand prix de Venise (pour Rashômon), je remarquai que j'aurais été plus heureux, et que cette récompense aurait eu pour moi plus de signification, si elle avait couronné une de mes oeuvres qui eût montré quelque chose du Japon contemporain, comme Le voleur de bicyclette avait montré l'Italie. Et en 1959 je pense toujours la même chose, parce que le Japon à produit des films contemporains qui valent celui de De Sica..."



Si beaucoup connaissent Kurosawa comme un réalisateur de films d'époque, et surtout films de samouraïs épiques, il faut savoir qu'il fut un grand observateur du monde contemporains (que ce soit des thrillers, des drames ou mélodrames), dans des films qui représentent une grande part de son oeuvre (plus de la moitié) et qui bien que moins célèbres, ne sont pas moins importants.

Je pense donc élargir ce topic à la base dédié au seul film Chien enragé, afin d'aborder et peut-être mieux faire connaître ces films magnifiques, mais toujours trop ignorés, de l'empereur du cinéma nippon.



Voici donc la filmographie de Kurosawa, avec en gras les films qui nous intéressent ici :

1943 La Légende du grand judo
1944 Le plus beau
1945 Les Hommes qui marchent sur la queue du tigre
1945 La Légende du judo II
1946 Ceux qui bâtissent l'avenir (co-réalisation)
1946 Je ne regrette pas ma jeunesse
1947 Un merveileux dimanche
1948 L'ange ivre
1949 Duel silencieux
1949 Chien enragé
1950 Scandale
1950 Rashomôn
1951 L'idiot
1952 Vivre
1954 Les sept samouraïs
1955 Chroniques d'un être vivant/Je vis dans la peur
1957 Le Château de l'araignée
1957 Les Bas-fonds
1958 La Forteresse cachée
1960 Les salauds dorment en paix
1961 Le garde du corps/Yojimbo
1962 Sanjuro
1963 Entre le ciel et l'enfer
1965 Barberousse
1970 Dodes'kaden
1975 Dersou Ouzala
1980 Kagemusha
1985 Ran
1990 Rêves (en partie)
1991 Rhapsodie en août
1993 Madadayo





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Chien enragé - 1949

Toshiro Mifune : Murakami
Takashi Shimura : Satô
Isao Kimura : Yusa


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Dans le Tokyo de l'après-guerre, sous une canicule d'été, le jeune policier Murakami se fait subtiliser son arme de service dans un autobus bondé. Prêt à demander sa démission, son supérieur l'encourage tout de même à mener une enquête pour retrouver son revolver ainsi que d'enquéter sur les traffics d'arme. Après s'être donné bien du mal (une longue errance déguisé en clochard dans les bas-fonds), cela pour peu de résultat, il s'associe à un policier expérimenté, Satô, puis apprend avec horreur que des crimes sont commis avec son arme...


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Parce que les prétextes de leurs intrigues respectives sont semblables, on a trop souvent comparé ce film à cet autre chef-d'oeuvre d'après-guerre qu'est le célèbre Voleur de Bicyclette, au point de dire que Kurosawa aurait tout simplement "copié" le film de De Sica (les 2 films ne se ressemblent pas !). Le cinéaste japonais a toujours déclaré s'être inspiré d'un fait divers bien réel et dit avoir voulu faire un film "à la Simenon", un de ses auteurs favoris. On a souvent aussi parlé du néo-réalisme italien lorsque l'on abordait les films japonais d'après-guerre. Hors, comme l'explique Kurosawa, le Japon et l'Italie se sont retrouvés dans la même situation à l'époque : "des situations historiques et sociales similaires donnent naissance à des oeuvres similaires". Il dira aussi :
"Quand j'ai reçu en 1951 le Grand prix de Venise (pour Rashômon), je remarquai que j'aurais été plus heureux, et que cette récompense aurait eu pour moi plus de signification, si elle avait couronné une de mes oeuvres qui eût montré quelque chose du Japon contemporain, comme Le voleur de bicyclette avait montré l'Italie. Et en 1959 je pense toujours la même chose, parce que le Japon à produit des films contemporains qui valent celui de De Sica..."

Chien enragé est de toute évidence une des très grandes oeuvres cinématographiques d'après-guerre, mais comme à son habitude, Kurosawa traitera durement son film, qu'il ne considère que partiellement concluant : "la technique a pris le dessus et non ce qui vous fait méditer, réfléchir et souffrir ; et les caractères manquent de profondeur". Il dit ce qu'il veut, il n'empêche que ce film policier (la 10ème réalisation de sa carrière), qui est aussi un brillant constat social sur le Japon qui se relève de la défaite, demeure un de ses chefs-d'oeuvre (et selon moi, un des meilleurs thrillers social au monde). Que ça lui plaise ou non ! :P
Le récit admirablement mené démarre à toute allure, la mise en scène est mordante, les personnages passionnants, et c'est une succession de véritables scènes d'anthologies qui se déroule sous nos yeux, sous cette atmosphère écrasante (on a chaud avec les personnages) : la poursuite d'Ogin la voleuse, qui se termine sur ce magnifique plan au fond étoilé ; l'arrestation dans le stade de base-ball ; le club avec les danseuses en sueurs étalées au sol dans les vestiaires ; et surtout la balade dans les bas-fonds, au cours de laquelle une description du japon d'alors s'étale sous nos yeux : milieux sordides où l'on ne croise que voleurs, trafiquants, voyous en tout genre, prostituées... Cette scène contribue à donner au film une valeur documentaire d'une très grande richesse (les scènes de secondes équipes sont d'ailleurs d'authentiques images d'archives filmées par un assistant de Kurosawa)


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Après bien des difficultés, Murakami s'associe à Satô, un flic expérimenté (formidable Takashi Shimura). En découvrant l'identité du criminel (un jeune nommé Yusa) et sa misérable condition, Satô le définie un chien errant, tandis que Murakami est pris de compassion pour lui. Pour le vieux Satô, un criminel est un criminel, mais pour le jeune de la génération "d'après-guerre" qu'est Murakami, personne n'est réellement mauvais, il n'y a que de mauvaises situations. La guerre a plongé le pays dans la misère, et lui et Yusa ont du subir des injustices semblables, mais tandis que Murakami a décidé de se vouer corps et âmes à faire le bien, Yusa a choisi le mal pour s'en sortir. Murakami constate que leurs rôles respectifs sont liés, complémentaires, et que leurs places ne se jouent à rien, que tout n'est qu'affaire de destin. L'enquête se transforme en parcours initiatique et devient une véritable obsession pour le jeune policier (des gens sont tué par sa propre arme). C'est ainsi que suite à un autre drame et une poursuite finale ahurissante, ces deux jeunes se retrouvent cote à cote, affalés au sol dans les hautes herbes, leurs vêtements recouverts de boue, au point que les deux soient en tous points semblables, après une lutte rageuse. Comme le fait remarquer Sacha Ezratty, en japonais on ne peut distinguer le pluriel du singulier dans les mots isolés. Ainsi le titre pourrait être Chiens enragés (Murakami et Yusa). Notons que ce combat constitue un visuel négatif de la lutte finale de L'ange ivre. Les costumes sombres couvert de peinture blanche deviennent ainsi des costumes blancs couvert de boue. Mifune passe également du rôle de yakuza à policier.

Kurosawa déploit toute sa force et sa maîtrise dans ce film tendu, au rythme effréné, dans lequel il réuni pour la troisième fois ses 2 acteurs fétiches : Toshiro Mifune et Takashi Shimura, tout deux absolument remarquables.
Comme une bonne partie de la filmographie du cinéaste, ce film fait partie de mes préférés. A ceux qui pensent toujours que Kurosawa = films de samouraïs, je ne peux que vous encourager à voir ce film génial (tout comme les films qui l'entourent : L'ange ivre, Duel silencieux, Scandale, Vivre) qui vous fera découvrir un facette encore trop ignoré de son oeuvre. Le cinéaste reprendra d'ailleurs en partie certains thèmes présents dans Chien enragé, dans le non moins excellent Entre le ciel et l'enfer, et le film suscitera un remake du même nom, sans doute inédit chez nous, réalisé par Azuma Morizaki en 1973.


Je note pour finir cette phrase de Georges Sadoul : "Je brûlerais cent Rashômon pour voir un seul Chien enragé", appuyée de celle de Aldo Tassone : "Je donnerais bon nombre de Hitchcock-Hawks-Huston en échange de Chien enragé". La première déclaration je la jette, et à la seconde je répondrais : y a pas photo ! 8)

Je sais que certains ici aiment beaucoup ce film...


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Dernière édition par k-chan le 18 juil. 10, 21:53, édité 2 fois.

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Strum
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Messagepar Strum » 3 mai 06, 10:14

Un des grands Kurosawa. D'une virtuosité technique impressionnante. Deux choses me frappent :

D'abord la dimension presque physique des images, qui fait plus que suggérer les journées de canicule qui accablent les protagonistes du film, puisqu'elle donne littéralement chaud au spectateur, comme l'a dit k-chan (un film à éviter un jour de forte fièvre !) C'est le miracle d'un néo-réalisme entièrement réalisé et pourtant si différent du néo-réalisme italien, lequel se réclame d'une parfaite neutralité dont jamais ne se prévaut Chien Enragé, film porteur d'un regard profondément subjectif.

La deuxième chose, liée à ce regard subjectif, c'est la parenté du film, évidente, avec Dostoïevski. Comme nombre de Kurosawa et nombre de romans de Dostoïevski, Chien Enragé traite du thème du double. Mifune se poursuit lui-même. Il poursuit ce qu'il aurait pu devenir si le destin avait été autre. Voilà ce qui le fascine dans son enquête plus proche de la quête : se voir dans un miroir déformant. Or, si le meurtrier est son double, c'est donc son frère. Si c'est son frère, il ne peut que l'aimer, qu'éprouver pour lui une forme de compassion. Dostoïevskien en diable, si l'on veut bien me passer cette expression. :)

Cette thématique dostoïevskienne alliée au caractère immédiat, physique, des images, confère au film une tension, un dynamisme permanent, qui est caractéristique de la manière du Kurosawa de ces années là et le situe à mille lieues du regard plus neutre, plus objectif, du néo-réalisme italien.

Physique et métaphysique, donc, voilà le Kurosawa de Chien Enragé.

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Commissaire Juve
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Messagepar Commissaire Juve » 3 mai 06, 12:49

J'ai beaucoup aimé... et comme dit un mec plus haut, dommage que Kurosawa n'ait pas fait davantage de films dans cette veine.

Parce que les films de sabre, c'est bien... mais au bout d'un moment, on aimerait bien voir autre chose.

Dans Chien enragé, le côté Japon d'après guerre m'avait "fasciné" (le mot est un peu fort, d'où les guillemets). Notamment la scène dans le... le... l'établissement où l'on voit des Japonaises nous servir un ballet à l'américaine ! Etonnant !
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Messagepar Strum » 3 mai 06, 13:31

Commissaire Juve a écrit :J'ai beaucoup aimé... et comme dit un mec plus haut, dommage que Kurosawa n'ai pas fait davantage de films dans cette veine.


Il en a fait pourtant beaucoup. Ils sont simplement moins connus (hélas).

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Messagepar chrislou » 3 mai 06, 14:24

CHIEN ENRAGE c'est le film noir années 40 digne des grands hollywoodiens de cette époque...
c'est le génie de KUROSAWA qui se dessine et laisse présager les chefs d'oeuvre qui vont suivre.
Vas-y K-CHAN ! laisse parler ta passion pour le maitre, je suis client. :wink:
Welcome to 'Rick's' Café américain.

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Messagepar Abronsius » 3 mai 06, 17:36

Ce qui m'a impressionné dans ce film c'est la maîtrise du langage cinématographique, toute la séquence où le héros parcours les rues de la ville pour intégrer le milieu est époustouflante... et puis le final dans un décor totalement différent...

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k-chan
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Messagepar k-chan » 3 mai 06, 18:38

Strum, merci beaucoup pour ta chouette intervention. :D
Je suis content que tu fasses référence à Dostoeïvski, car à ma grande honte, je ne connais rien de l'écrivain (impardonnable, surtout pour quelqu'un qui vénère Kurosawa :oops: ) et n'aurais pas pu aligner 3 mots sur ce point. On a en effet souvent parler de Crime et châtiment par rapport à ce film. Il faut que je répare mes lacunes.


Sinon Juve, Kurosawa a en effet beaucoup de films à sujets contemporains à son actif. Ils représentent plus de la moitié de son oeuvre. Malheureusement se sont souvent les moins connus, bien qu'ils ne sont aucunement moins importants. Certains sont même parfois très dur à trouver (Je ne regrette pas ma jeunesse, Un merveilleux dimanche... ou même Duel silencieux) (D'ailleurs, les films d'époque qu'il a réalisé ne sont pas tous des films de samouraïs (Les bas-fonds, Barberousse...)).

Je me demande si il ne serait pas judicieux d'élargir ce topic sur ce point important. Le consacer aux films à caractère contemporains qu'a réalisé Kurosawa...

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Boubakar
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Messagepar Boubakar » 3 mai 06, 18:48

K-chan, pourquoi ne ferais-tu pas des chroniques "Kurosawaïennes" pour le site ? Tu te débrouilles très très bien :wink:

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Messagepar Best » 3 mai 06, 19:01

Boubakar a écrit :K-chan, pourquoi ne ferais-tu pas des chroniques "Kurosawaïennes" pour le site ? Tu te débrouilles très très bien :wink:


En voilà une idée qu'elle est bonne :D :wink:

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Sergius Karamzin
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Messagepar Sergius Karamzin » 3 mai 06, 19:04

Quelle est la meilleure édition DVD ?
Vous voulez maroufler ? Je suis votre homme...

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Messagepar k-chan » 3 mai 06, 19:06

Boubakar a écrit :K-chan, pourquoi ne ferais-tu pas des chroniques "Kurosawaïennes" pour le site ? Tu te débrouilles très très bien :wink:

Houla non ! C'est gentil de dire ça mais je ne suis pas sûr d'être à la hauteur. Faire une critique poussée d'une oeuvre n'est pas vraiment mon fort. Pour une telle chose, il faudrait que l'on fasse corriger mes textes par Strum. :D

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Messagepar k-chan » 3 mai 06, 19:12

Sergius Karamzin a écrit :Quelle est la meilleure édition DVD ?

En france il n'y a que l'édition Wild side (pocket ou dans le coffret). Le travaille de restauration effectué est assez honorable. Ayant eu le film en vhs "Les films de ma vie", l'aquisition de ce dvd m'a laissé sans voix. Ce n'est peut-être pas si exceptionnel, mais il n'empêche que vu l'âge et l'origine du film, j'ai été largement comblé.
Pour les patients qui ne l'ont pas encore, Wild Side prévoit de le ressortir en édition 2 dvd.

Sinon il existe un criterion, mais alors laquelle des 2 est la meilleures ?... Mystère !

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Strum
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Messagepar Strum » 3 mai 06, 19:41

Tu te débrouilles très bien sans moi k-chan ! :)

En ce qui concerne Dosto, le thème du double est un fil rouge dans toute son oeuvre, mais pas tellement dans Crime et Châtiment. Ceux que tu devrais lire en priorité sont Les Frères Karamazov, L'Idiot, Les Démons. C'est ma sainte trinité dostoïevskienne. Une plongée sans rémission possible dans un univers parallèle fait de fous, de saints et de doubles. Indispensable ! (surtout pour toi qui aime L'Idiot de Kuro ; le livre est prodigieux)

Un lien vers le DVD criterion de Stray Dog (Chien Enragé) ; image restaurée et surtout commentaire audio de Price, un des grands spécialistes de Kuro ; forcément très intéressant donc ; son commentaire d'Ikiru, dont j'ai l'édition Criterion, est formidable) :

http://www.criterionco.com/asp/release.asp?id=233&section=feature

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k-chan
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Messagepar k-chan » 3 mai 06, 19:52

Strum a écrit :En ce qui concerne Dosto, le thème du double est un fil rouge dans toute son oeuvre, mais pas tellement dans Crime et Châtiment. Ceux que tu devrais lire en priorité sont Les Frères Karamazov, L'Idiot, Les Démons. C'est ma sainte trinité dostoïevskienne. Une plongée sans rémission possible dans un univers parallèle fait de fous, de saints et de doubles. Indispensable ! (surtout pour toi qui aime L'Idiot de Kuro ; le livre est prodigieux)

Je note. :D
J'avais déjà emprunté L'idiot, mais n'avais pas eu le temps de le lire. Demain je vais à la médiathèque. :)

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Messagepar Strum » 4 mai 06, 09:19

Certains livres ne s'empruntent pas mais s'achètent. Comme les dvd en somme. :) Achète l'Idiot. Tu pourras ainsi souligner certains passages ou y revenir plus tard.