monk a écrit:La porte du diable
C'est l'histoire d'une tragédie: la destruction systématique des espoirs d'une nation à travers les idéaux d'un homme.
Comme le dit Jeremy Fox dans sa chronique, "Le film suit une ligne droite sans jamais bifurquer ", c'est en fait une chute et l'arrivée est tragique et sans espoir. Mann nous livre un film sec, tendu et sans compromis, comme à son habitude. La mise en scène est une fois de plus exemplaire et le cadre exceptionel de tous les instants: ces gros plans en légère contre plongée, ou en bord de cadre avec de nombreux éléments en arrière plan donnant une profondeur de champ impressionnante. Et toujours, très forte photo de John Alton.
J'en sort conquis et troublé. Mann est fait pour moi.
Je garde.
Beaucoup aimé aussi, mais pas autant que toi... Sur un même thème, le film est indéniablement plus percutant, plus convaincant que la
Flèche brisée, pourtant beaucoup plus connu. Mais il y a un ou deux trucs qui m'arrêtent, qui m'empêche de m'enflammer. Une partie du problème vient sans doute de Robert Taylor, que je trouve assez monolithique - je l'aimais mieux dans
Westward the Women, peut-être parce que le feu Denise Darcel compensait...
Enfin, bref, je ne veux pas vous casser votre jouet
C'est bon, mais je préfère nettement les westerns postérieurs
Far Country et
Bend of the River. J'ai presque envie de dire que pour compenser la sécheresse de Mann, il faut un acteur fiévreux à la Stewart...
Nick Miller: "I know this is not gonna end well, but the whole middle part is gonna be awesome!"