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Test dvd

Paris n'existe pas

DVD - Région 2
XIII bis
Parution : 19 / 11 / 2013

Image et son

Cette première édition du label XIII bis (jusqu'à maintenant surtout connu des amateurs de musique), conjointement au distributeur Zylo, se devait d'être saluée en nos pages, tant l'effort éditorial mérite d'être relevé. Certes, le film n'a pas connu de restauration numérique, ce qui implique un certain nombre de scories classiques (griffures, taches...) mais - outre le nombre conséquent de suppléments, sur lesquels nous revenons plus bas - le master à disposition était de bonne qualité, notamment au niveau de la définition ou du rendu chromatique, très satisfaisants.

Le rendu de la bande-son mono est un peu "métallique", et le souffle ou les scratches réguliers ne parviennent jamais à se faire totalement oublier, mais l'équilibre entre les dialogues (occasionnellement étouffés) ou la partition musicale de Gainsbourg et Vannier est somme toute convenable. 

Suppléments

Le premier supplément se trouve à l'intérieur du boîtier : il s'agit de la reproduction, sur un feuillet de 4 pages, de l'article Robert Benayoun, le dandy libertaire que Michel Ciment avait consacré au cinéaste au moment de sa disparition dans le Positif de décembre 1996. Si l'on passe outre la rituelle attaque contre les rivaux des Cahiers (en l'occurrence, Jean-Michel Frodon, qualifié de "sentencieux ayatollah de la critique"), s'y révèle surtout l'émouvante affection que Michel Ciment portait à son collègue et ami.

Dans les pages intérieures du boîtier (qui se déplie en trois volets), on retrouve un bref témoignage de Jean-Claude Vannier, et un texte consacré à la relation entre Serge Gainsbourg et la musique de films, signé Gilles Verlant, spécialiste émérite de l'artiste depuis (trop tôt) disparu, en septembre 2013.

Sur le disque, on retrouve Gilles Verlant dans une présentation du film (9 minutes environ) où il revient, avec l'enthousiasme et la faconde qui le caractérisaient, sur la genèse du film, l'apport spécifique de Gainsbourg, ou le si particulier contexte d'émulation artistique propre à la fin des années 60... La "très belle histoire de flatulences", qui clôt l'entretien, restera donc malheureusement sans suite...

Dans un autre entretien, cette fois d'une vingtaine de minutes, le comédien Richard Leduc évoque la personnalité de Robert Benayoun et ses ambitions esthétiques, ses partenaires comédiens, ou l'ambiance qui régnait sur le plateau... Disons-le avec sympathie, la narration un peu décousue n'est pas toujours palpitante...

Enfin, on retrouve une bande-annonce (de 2013) et un galerie d'une petite vingtaine d'images issues du film.

Par Antoine Royer - le 11 mars 2014