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Test blu-ray

Le Septième Juré

BLU-RAY - Région B
Pathé
Parution : 4 / 2 / 2015

Image

Restauré en 2K en 2014 par Eclair, Le 7ème juré a, pour l'occasion, bénéficié d'une cure de jouvence efficace. Le DVD, édité en 2011, était franchement médiocre ; tous ses défauts majeurs sont ici résolus, pour un gain qualitatif assez édifiant, comme en témoigne le comparatif ci-dessous.

Nous ne nous attarderons pas sur la question de la définition, tant la différence est flagrante, mais on peut par contre souligner la bonne gestion des contrastes (ce qui met de côté le gris généralisé pour retrouver des noirs noirs et des blancs blancs ; c'est la moindre des choses, mais cela fait quand même du bien) et la belle persistance du grain : plutôt présent dans le générique de début, il se maintient ensuite avec plus de discrétion, offrant globalement un rendu extrêmement homogène et particulièrement séduisant. En somme, du très bon travail.


DVD Pathé 2011


Blu-ray Pathé 2015 (voir la galerie pour l'image en pleine taille)

Son

Là encore, le nettoyage et l'éclaircissement de la piste sonore s'avèrent bienvenus : la voix profonde de Bernard Blier lors de ses monologues intérieurs se détache redoutablement, tandis que l'équilibre entre les dialogues (toutes les séquences au tribunal ou au bar), les sons d'ambiance (notamment lors de la scène dans la boîte de nuit) ou la piste musicale (mêlant la partition originale de Jean Yatove à du Vivaldi) se fait très bien. A peine peut-on mentionner un tout petit peu de sifflement lors de la toute dernière séquence.

Suppléments


Le principal supplément est un module d'une vingtaine de minutes, intitulé Un film qui me ressemble (2014 - HD), et réalisé par Jérôme Wybon, ce qui est en soi (et de plus en plus) une garantie de pertinence. Mêlant extraits du film, interventions d'interlocuteurs loquaces et/ou truculents (dans le registre, la seule voix grave de Bertrand Blier, qui ouvre le film, est déjà un plaisir), photos inédites ou images d'archives (convoquant par exemple le regretté Georges Lautner), le document replace Le 7ème juré dans son contexte de production, en insistant notamment sur le fait qu'il s'agissait presque plus d'un film de Bernard Blier, qui avait voulu ce rôle (lequel fut, pour l'histoire, son 100ème au cinéma), que de Georges Lautner. On y évoque des anecdotes de tournage, notamment liées à la ville de Pontarlier, où l'on apprend notamment que Bernard Blier avait, à l'insu de l'équipe, entamé durant le tournage une romance avec une habitante locale... Avant tout, il convient d'insister particulièrement sur la qualité du montage, alerte, qui fait se répondre, parfois avec malice, les propos des intervenants avec certaines répliques du film, donnant à l'ensemble un rythme dynamique - à tel point que le seul défaut majeur que l'on trouverait au supplément est... sa brièveté.

Plus bref mais non moins intéressant, un module propose un comparatif entre le montage français du film et les montages alternatifs (HD - 2 min 55) réalisés pour les pays plus frileux, notamment pour ce qui concerne la nudité. La scène du meurtre est ainsi redécoupée, et l'on y découvre dans certains plans des mouvements de caméra à l'identique, mais dans lesquels ont été cachés ces seins que l'on ne saurait voir.

Mentionnons enfin la présence d'une bande-annonce d'époque (HD - 2 min 40)

Par Antoine Royer - le 3 février 2015