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Test blu-ray

Barquero

BLU-RAY - Région B
Sidonis / Calysta
Parution : 18 / 7 / 2018

Image

Après une première édition DVD en 2010, Sidonis réédite aujourd'hui Barquero en reprenant le seul master disponible actuellement, sorti en Blu-ray en 2015 chez les Américains de Kino Lorber. Il s'agit d'une restauration MGM un peu datée, au rendu plutôt doux (définition un peu juste et niveau de détail limité) mais à la colorimétrie soignée et saturée - on signalera quand même un étalonnage des nuits américaines assez clair et peu convaincant (cf. comparatif 5). La copie est très propre, globalement stable, avec des contrastes solides. Un léger grain se fait sentir mais il reste encore très discret : le peu qui avait subsisté de cette restauration a été grandement estompé pour l'encodage du disque (cf. comparatif avec l'édition Kino ici et ). Si ce ne sont donc pas des conditions de visionnage "dernier cri", elles restent cependant honorables.

comparatif DVD Sidonis (2010) vs. Blu-ray Sidonis (2018) :   1   2   3   4   5

Son

La version originale est convenable même si, là aussi, il ne faut pas s'attendre à une technique optimale. Le spectre reste encore très modeste, un peu couvert et pas forcément très détaillé, mais il reste propre et évite les saturations ou un souffle intempestif. La version française est quelques crans en deçà, même si la propreté est aussi au rendez-vous. Le mixage est parfois plus limité, notamment pour la musique qui peine à transpercer (comme à 1 h 23 min) et qui souffre d'un très net changement de tonalité, sans doute causé par le passage du codage PAL (en DVD) au DTS-HD.

Suppléments

Présentation de Betrand Tavernier (27 min - SD)
C'est avec beaucoup d'enthousiasme que le cinéaste revient sur Barquero, "revu avec énormément de plaisir". Il était resté sur l'impression d'un film "à la remorque du cinéma italien" mais a retrouvé le talent de Gordon Douglas, réalisateur mésestimé qui vaut "beaucoup mieux qu'un simple artisan doué". Il vante notamment son sens "indéniable" de l'espace, le découpage "presque digne de Raoul Walsh", le goût pour le mélange des genres (il "absorbe une influence pour en tirer quelque chose de bénéfique"), l'épaisseur et le lyrisme donnés à des actions apparemment anodines. Il égrène sans s'en rendre compte (mais avec quelle mémoire !) la filmographie de cet "auteur à temps partiel", soulignant quelques figures stylistiques récurrentes ou des dialogues souvent inventifs. Il parle du contre-emploi des deux têtes d'affiches : le personnage Lee de Van Cleef (figure du western spaghetti) est typique du cinéma classique tandis que celui de Warren Oates (icône du Nouvel Hollywood) pourrait être un héros de Sergio Leone. Il évoque aussi Forrest Tucker dans "rôle très bien écrit" et émet quelques réserves sur les zooms, concession de l'époque...


Présentation de Patrick Brion (6 min - SD)
L'historien et créateur du Cinéma de Minuit parle brièvement de Barquero, "à mi-chemin entre le western hollywoodien classique et le western italien", mettant en scène de nombreuses figures du cinéma de Sam Peckinpah. Barquero est un film typique de ce qu'est devenu le genre, plus violent et rugueux, où d'anciens seconds rôles comme Lee Van Cleef ou Charles Bronson sont désormais les héros. Brion revient également sur la "filmographie énorme" de Gordon Douglas, réalisateur spécialiste du western.

Bande-annonce (2 min 44 - SD) non sous-titrée.

Galerie d'affiches (1 min - HD) glanées sur Google Image, pas toujours très pertinentes et avec des logos bien visibles...

Par Stéphane Beauchet - le 24 novembre 2018