Black Christmas (Bob Clark - 1974)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Blue
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Post by Blue »

Je me joins aux avis unanimes de autres forumeurs : "Black Christmas" est une perle du genre à découvrir d'urgence ! Mise en scène impeccable (la photo est sublime et d'une richesse chromatique n'ayant rien à envier à "Six Femmes pour l'Assassin" de Bava par moments même si le DVD ne lui rend pas totalement hommage, Clark a un vrai sens du cadre, le montage est ultra efficace notamment lors du meurtre le plus stylisé du film, les mouvements d'appareil sont splendides, etc), utilisation du son et situations reprises maintes fois par la suite, bonne dose d'humour noir, tueur psychopathe à souhaits, écarts de language assez hallucinants pour l'époque, fin parfaite, bref un véritable classique ayant de plus très bien vieilli si l'on excepte quelques scènes mélo.

Et puis surtout, il y a la mimi Olivia Hussey pour laquelle j'ai immédiatement eu le coup de foudre :oops:
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:oops: :oops: :oops:
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Flol
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Post by Flol »

Un des rares films qui m'ait récemment fait flipper. La toute fin m'avait laissé complètement mal à l'aise. :shock:
Nestor Almendros
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Re: Black Christmas (Bob Clark, 1974)

Post by Nestor Almendros »

Coïncidence, j'ai découvert Bob Clark il y a quelques mois sur Arte avec LE MORT-VIVANT qui m'avait lointainement intéressé (mais pas dégoûté) et je tombe par hasard sur le collector de BLACK CHRISTMAS édité par Wild Side.

Je ne connaissais pas du tout le film mais l'accroche genre "inspiration de l'HALLOWEEN de Carpenter" a suffi pour me motiver. Et, effectivement, dès les premières images, on voit que Carpenter n'a rien inventé et que ce BLACK CHRISTMAS pose les bases stylistiques d'un genre cinématographique qui explosera à peine quelques années plus tard (avec HALLOWEEN, donc, puis les VENDREDI 13 et autres films de tueurs en série). Et dès le début du film, on peut noter des points communs assez évidents avec le Carpenter: visions subjectives du tueur qui épie de l'extérieur ce qu'il se passe dans la maison.

Mais, au contraire des films futurs du genre qui vont surtout s'employer à faire sursauter le spectateur, je trouve que Bob Clark cherche quelque chose en plus: mettre le spectateur mal à l'aise. Et il n'hésite pas à surprendre, même pour le spectateur actuel (qui connait son affaire et ses classiques). Par exemple, on entre tout de suite dans le vif du sujet: les personnages principaux ne sont même pas montrés que le tueur apparait déjà, qui va hanter les lieux pendant tout le film (et posera pour le spectateur la question: est-il là ou pas?). Ce n'est qu'ensuite que les personnage seront présentés dans une mise en place plus classique.

Là où on pouvait penser que l'intrigue ne se déroulerait qu'en une seule nuit, Clark fait durer le plaisir, propose des épisodes "de jour", allonge son suspense (sans le gâcher mais en jouant sur ses variations) et recule le moment du final. Il semble jouer avec la gestion des tensions en faisant ouvertement des "pauses" ou en adoptant une ambiance ponctuellement presque contemplative. C'est audacieux, pas toujours efficace (risque d'éparpillement du spectateur). Il joue beaucoup avec la caméra dans des mouvements fluides et lents privilégiant le décor et l'espace. C'est un autre point commun avec John Carpenter: je n'ai pas d'exemples évidents sous la main mais dans le dernier que j'ai vu, THE THING, on retrouve le même genre de panoramiques lents sur des décors vides comme celui qu'on trouve à la toute fin de BLACK CHRISTMAS. Plan, d'ailleurs, extrêmement flippant, qui participe au final marquant.

C'est aussi par le scénario que se crée une bonne partie de ce suspense étrange. On joue assez habilement avec un coupable fortement suggéré, désigné, pour finalement laisser totalement planer le doute. En fait, et c'est encore plus original, il n'y a pas de vrai dénouement. Le final relance la machine tout en gardant pas mal de zones d'ombres. A tel point que je pense le revoir ce soir pour me faire une idée plus définitive.
Mais globalement, si tout le film n'a pas réussi à me captiver (la faute à un scénario inégal?), la mise en scène de Clark m'a plutôt épatée, surtout dans cette gestion des décors (l'escalier central) et dans ses méthodes de frayeur: la musique (type "score") n'existe pas, on privilégie le silence et, ponctuellement, des bruitages mystérieux du meilleur effet.

Par rapport au MORT-VIVANT, Clark bénéficie visiblement pour BLACK CHRISTMAS d'un budget sensiblement plus confortable. Si l'éclairage et les mouvements de caméra sont plus élaborés, le film garde quand même un cachet "indépendant". Le master du dvd Wild Side m'a paru plutôt bon dans le sens où la copie est totalement nettoyée et la définition assez précise. Mais le traitement photographique de l'époque a provoqué un maximum de grain dans l'image. Cela pourra en choquer certains (d'autant que certains passage sont bien costauds à ce niveau) mais, à part quelques moments où le contraste laisse à désirer, la copie du film n'a probablement jamais été aussi fidèle.
Wild Side reprend les bonus US, folkloriques mais pas spécialement incontournables sur le fond. J'aurais bien aimé que WS produise un petit docu sur le réalisateur, par exemple, ça n'aurait pas été du luxe...
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hellrick
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Re: Black Christmas (Bob Clark, 1974)

Post by hellrick »

Nestor Almendros wrote: J'aurais bien aimé que WS produise un petit docu sur le réalisateur, par exemple, ça n'aurait pas été du luxe...
Avec ses souvenirs émus pour le tournage de l'inoubliable Porky's :twisted: ?
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Akrocine
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Re: Black Christmas (Bob Clark - 1974)

Post by Akrocine »

Waouh! J'ai été completement soufflé par ce film hier soir :shock:

1974 et pourtant pas une ride, une réalisation des plus maitrisée, un casting convaincant, un scénario quasi béton, on est bien loin des films du genre actuels :roll:

Un film à voir et à posséder d'urgence!
"Mad Max II c'est presque du Bela Tarr à l'aune des blockbusters actuels" Atclosetherange
jacques 2
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Re: Black Christmas (Bob Clark - 1974)

Post by jacques 2 »

Acheté à Noël dernier : c'est quand même plus approprié de le regarder durant la saison adéquate ...

Et, comme noté ci dessus par un autre "forumeur", ce film - dont j'avais souvent entendu parler - est arrivé à mettre mal à l'aise le vieux blasé que je suis désormais ...
Autant dire qu'il est désormais dans mon top 10 du genre ...

Un grand merci à "Wild Side" de cette édition d'un métrage rare dans tous les sens du terme : malgré les réserves formulées à propos des bonus, l'essentiel c'est quand même le film et quel film ... :wink:
Gounou
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Re: Black Christmas (Bob Clark - 1974)

Post by Gounou »

Excellente découverte ! Attentes, silences, ombres, topographies géométriques, sons inquiétants et hors-champs bien ménagés font tout le sel de ce film pionnier qui, en toute logique, met à l'amende bon nombre des déclinaisons actuelles privilégiant les excès graphiques. Du coup, ça reste tout à fait efficace aujourd'hui et on y trouve les mêmes qualités que dans le chef-d'oeuvre de Carpenter sorti quatre ans plus tard.
La meilleure idée du film selon moi : prendre le contre-pied du film d'épouvante en établissant de bout en bout la menace à l'intérieur, là où l'on est habituellement en sécurité.
Last edited by Gounou on 11 Aug 10, 10:10, edited 1 time in total.
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Flol
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Re: Black Christmas (Bob Clark - 1974)

Post by Flol »

Et la fin est hyper malaisante.
J'avais adoré.
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tenia
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Re: Black Christmas (Bob Clark - 1974)

Post by tenia »

Sympathique dans sa volonté de faire simple (dans le fond) tout en faisant compliqué (dans la forme). Certains le voient comme un chef d'oeuvre du genre, il est clair que je n'irai pas jusque là, mais il y a effectivement une qualité bien supérieure que ce qui a pu se faire dans le genre un peu plus tard (surtout les Vendredi 13, et la ribambelle de suites des Halloween).

Ca distille une ambiance bien foutue, n'est pas avare en meurtres tout en étant complètement propre, mais le problème, c'est que l'épaississement des personnages via diverses scènes relationnelles (majoritairement via divers couples) est extrêmement datée, dans une mise en scène et une écriture très 70s et surtout très bidon. C'est dommage, car ces scènes sont quand même assez présentes, et font franchement retomber l'ensemble dans un semi-ridicule assez hors de propos, alors que le reste distille une tension largement supérieure à beaucoup de métrages équivalents.

Pas mal dans l'ensemble, donc, mais parasité par ces dites scènes intermédiaires.
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Demi-Lune
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Re: Black Christmas (Bob Clark - 1974)

Post by Demi-Lune »

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SPOILERS. Eh bien, je me joins également au clan des admirateurs de ce film. Black Christmas m'apparaît comme une grande réussite d'un genre qui, paradoxalement, n'existera définitivement et ostensiblement que quatre ans plus tard, avec le Halloween de Carpenter. Sans vouloir déprécier ce dernier, qui demeure à mes yeux un chef-d'œuvre de tension et de mise en scène, la découverte de ce film de Bob Clark permet de relativiser le caractère révolutionnaire et novateur de cette Nuit des masques, qui emprunte, en définitive, toutes les grandes lignes directrices du film dont il est question ici : ouverture sur la vision subjective du tueur, jeu pervers du chat et de la souris avec les futures victimes au sein d'un espace confiné où la menace peut potentiellement surgir de toute part, fort sous-texte sexuel, voyeurisme, final girl, etc. Tout est là. Ce qui n'aurait pu être qu'une formule diablement efficace et originale est, en outre, parfaitement exploitée par Bob Clark, qui propose une mise en scène redoutable et inspirée : les plans subjectifs de l'assassin impressionnent par leur maîtrise, et il y a une gestion de l'espace de la maison, jouant sur les angles, les ombres, les recoins inquiétants, qui force le respect (et préfigure, là encore, Carpenter). Comme le soulignait Nestor, le suspense est immédiat, avec l'entrée en scène du tueur qui hantera les lieux durant tout le film. L'ouverture apparaît ainsi exemplaire, instillant de suite un malaise certain, et jouant déjà avec les nerfs des protagonistes (et du spectateur) via ces coups de fil véritablement angoissants. Je dois d'ailleurs avouer que ces différentes voix, menaçantes puis hystériques, évoquant celles de Regan McNeil dans L'Exorciste, est ce qui m'a plus mis mal à l'aise depuis bien longtemps dans un film.

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Malheureusement, la tension a tendance à décroître durant les scènes diurnes suivantes, qui gagnent en caractérisation des personnages ce qu'elles perdent en suspense. Cela donne notamment des séquences très drôles avec la nympho Margot Kidder (ou encore avec les posters irrévérencieux dans la chambre de la première victime), ou une tonalité un peu décalée avec ces policiers globalement incompétents (l'un ne sait même pas correctement remplir un formulaire, l'autre se fait arroser l'arrière-train de chevrotine par un résident suspicieux), mais on en vient très rapidement à regretter l'ambiance suffocante des veillées de Noël dans la pension estudiantine et à prier pour que le rythme se ressaisisse promptement - ce qui sera le cas dès que la nuit retombe. La mise en évidence d'un coupable tout désigné laisse également perplexe ; j'ai secrètement espéré que l'issue ne soit pas aussi simple que cela. Ce film original de bout en bout méritait mieux qu'un Dave Bowman aux cheveux longs que tout accuse comme fou pervers. Autant dire que la toute fin du film m'a, du coup, complètement soufflé. Extrêmement malaisante, venant conclure un gros quart d'heure de tension rare (ce jeu téléphonique est éreintant pour les nerfs), cette conclusion géniale reste longtemps en mémoire. On pourra objecter qu'il est étrange que la police n'ait pas opéré une fouille intégrale de la maison du crime, d'autant que deux personnes sont toujours portées disparues, mais n'empêche, ce lent travelling arrière sur la pension, avec la sonnerie du téléphone qui se remet à retentir, fait partie de ces moments de cinéma absolument jouissifs, où l'on tremble autant que l'on savoure le génie de l'idée. Pour résumer, Black Christmas, précurseur angoissant et remarquablement mis en scène, comporte ça et là quelques petites imperfections (lenteur, baisse de tension) qui font, en quelque sorte, que toutes les bases du slasher sont posées (et avec talent !), mais qu'il manque à mon sens quelque chose d'indéfinissable, une sorte d'ingrédient secret que saura ajouter Carpenter à la formule de Clark pour son Halloween.
Jericho
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Re: Black Christmas (Bob Clark - 1974)

Post by Jericho »

Ma critique datant de l'été dernier:

J'ai découvert la version originale de 1974 et j'ai plutôt bien aimé. Ce Black Christmas mélange la comédie (j'adore la grosse dame alcoolo), le slasher et le giallo. Et semble très en avance pour son époque.
Le premier quart d'heure est excellent (la vue subjective du tueur pour son premier meurtre) et mets tout de suite dans le bain.
Malheureusement par la suite, ça manque un peu de rythme, je m'attendais à quelque chose de plus bourrin et de plus soutenu en terme de "bodycount". Mais je ne me suis pas ennuyé pour autant, surtout que vers la fin ça repart de plus belle.
Sinon c'est très bien mis en scène, assez bien écrit dans l'ensemble, bref un très bon film.
Du coup j'ai envie de découvrir le remake pour faire le jeu des comparaisons et pour pouvoir m'insurger un petit peu !

PS: j'ai vu le remake récemment et il est étonnamment sympathique, diffèrent de l'original, mais bien rythmé et bien gore.
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semmelweis
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Re: Black Christmas (Bob Clark - 1974)

Post by semmelweis »

Je me joins aux concerts de louanges sur le film de Bob Clark.La critique de demi lune avait piqué ma curiosité.Je vais essayer de ne pas repeter ce qui a deja été dit.En fait,je viens de revoir le Halloween de carpenter.Finalement, on se rend bien compte que Carpenter a du beaucoup puisé dans ce Black christmas .Cependant, l'opus de big John me parait supérieur.Pourquoi?
J'ai l'impression que la scène d'ouverture de Halloween est plus puissante que celle de Black christmas car elle apporte une chute avec la vision de myers enfant.A aucun moment,Black christmas joue le suspense sur l'identité du tueur , il y a de nombreux signaux à la moitié du métrage.L'utilisation du téléphone est terrifiante.Elle est un objet plus accesoire chez Carpenter.La grande différence entre les 2 slashers est une question de rythme.Dès le départ, Myers suit ses proies.Après la vue subjective, il devient une figure fantomatique,Big John le filme toujours de coté , en le mettant presque hors cadre.En cela , la tension ne nous lache...Quant à Black christmas, hors de la pension, le film fait sentir un coup de mou avec une angoisse inexistante.
En cela, carpenter transcende son sujet en faisant de myers plus qu'un etre humain mais une figure du Mal qui est omnipotent,omniscient.A aucun moment, le meurtrier de la pension etudiante apparait sous ce jour.
De plus,la nuit des masques me parait plus ouvertement penché vers le sexe, pas en terme de représentation mais plus en terme de motivation pour le tueur.Myers s'en prend à des jeunes femmes qui sont sous le point de coucher ou qui l'ont fait...
Il est assez drole de voir que Big john utilise la meme technique quant au final en montrant les scènes des differents crimes comme le fait Bob Clark en laissant tous deux une fin ouverte chacun à leur manière.
Mais au fond, la réalisation de carpenter est plus fluide et l'utilisation du cadrage 2:33 (il me semble) permet un résultat inouie et les jeux sur l'éclairage sont extrememnt bien touvés surtout dans les pavillons.
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John Anderton
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Re: Black Christmas (Bob Clark - 1974)

Post by John Anderton »

Je n'ai vu que le remake, que j'avais bien aimé, mais vos avis me font carrément envie... je crois que je vais me mettre en chasse pour le choper, celui-là...
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Mr-Orange
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Re: Black Christmas (Bob Clark - 1974)

Post by Mr-Orange »

Qu'est-ce qu'il y a de plus formidable qu'un film se passant le 25 décembre faisant un contraste entre son ambiance noire et les décors enneigés ainsi que des musiques de Noel ? Quoique soit le sujet, ça nous fait évader, alors que tous les médias nous parlent actuellement et incessamment de la rentrée scolaire.
Premier film considéré comme slasher, Black Christmas pose tous les codes, à commencer par une caméra qui tremble accompagnée de bruits de respiration pour indiquer qu'un personnage pas très net s'avance dans les pénombres, se rapprochant de la maison des proies (Brian de Palma s'en est forcément inspirer pour la première scène de Blow Out), puis par le même sadique qui beugle des choses incompréhensibles en s'attaquant aux victimes. La tension ne nous lâche pas une seconde. Parfois, le film de Noel nous fait rire, avec cette surveillante alcoolique et insouciant et ce lieutenant complètement crédule et peu malin, puis le réalisateur nous rappelle ensuite qu'on est dans un slasher, et la peur fait son retour. Si la fin peut paraître prévisible, elle est avant tout essentiel pour être cohérente avec le reste du film et l'effroi ne nous quittera que lorsque le générique se termine. Brillant et essentiel, qui mérite davantage d'être connu.
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Mr-Orange
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Re: Black Christmas (Bob Clark - 1974)

Post by Mr-Orange »

Un film à revoir avec plaisir l'après-midi de Noel, juste avant que les invités arrivent.
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