Je ne sais pas s'il a déjà été question de ce documentaire fleuve sur l'histoire du cinéma, donc je repasse l'info.
http://www.amazon.fr/Story-Film-une-his ... 470&sr=1-1
Pour info, le film sera diffusé dans son intégralité (15h quand même !) dans le cadre du festival Lumière de Lyon.
Story of Film
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Re: Story of Film
je me doutais bien aussi 

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Re: Story of Film
diffusé sur Cine + Classic à partir du 18 octobre 
le doc passe le meme jour au Festival Lumiere, il me semble

le doc passe le meme jour au Festival Lumiere, il me semble


Veneno para las hadas (Carlos Enrique Taboada, 1986)
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Re: Story of Film
J'ai commencé à regarder le documentaire, un épisode par-ci par-là.
Il m’intéressait surtout pour les premières décennies, une période que je connais encore mal. J'ai lu un livre (assez succin il faut le dire) sur l'histoire du cinéma, mais il manque toujours les images, les extraits, le genre de chose que le documentaire comble. Je suis effectivement ravi de voir des scènes de films difficilement accessibles, ou que je n'ai pas envie de voir en entier (ça arrive aussi...) pour illustrer certains propos ou périodes marquantes. Voir aussi des films plus "exotiques" tout aussi fédérateurs que les films occidentaux.
Je ne suis pas assez connaisseur de toute cette période (jusqu'à la fin des années 50) pour y déceler des erreurs historiques, par contre il y a je trouve, quand même, un problème dans la forme.
Le réalisateur aère beaucoup trop ses épisodes avec parfois des plans qui ne me paraissent pas de circonstance. J'aurais tout à ait pu digérer quelque chose d'un peu plus dense, fourni. Il a du faire des choix sur les films dont il parle etc. mais il aurait sans doute pu en mettre un peu plus en aérant moins.
Il ne va pas non plus toujours au bout de son propos. Il avance des choses sans vraiment les expliciter (là aussi, un peu moins d'air lui aurait permis d'aller plus loin parfois) Par exemple il parle du cinéma russe et l'un des films phare a une scène avec un homme travelling qui suit un homme qui dance en marchant, puis l'homme tombe, visiblement mort, sans explication. Cousins ce sert de cette scène pour dire que le réalisateur est un génie. Point. J'aurais aimé qu'il me dise pourquoi c'est un génie parce qu'il a fait ça. Il fait un peu la même chose avec Hitchcock et ses 7 raisons pour dire qu'il est le plus grand réalisateur de tous les temps (à moins que ce ne soit Ozu ? Ha, ça dépend des épisodes...)
Quand il parle du Maccarthisme, il évoque forcément le cas d'Elia Kazan, mais le fait juste passer pour un délateur de base, sans évoque son passé de gauche ou se demander comment et pourquoi cet homme de gauche a pu donner des noms. Il le présente juste comme celui qui répond "Fuck you" quand on lui demande de s'excuser. Et c'est sans rapport avec son oeuvre ou son travail avec L'Actor's Studio. Pareil avec Ray, qu'il décrit comme une alcoolique, extrait à l'appui, sans faire de rapport avec son oeuvre, son incidence, ses effets. C'est vraiment léger et peu pertinent. Quelqu'un qui ne connait ni l'un ni l'autre va juste penser que Kazan est un salaud et Ray un alcoolique invétéré.
Il y a encore quelques autres trucs, mais je ne vais non plus faire un catalogue
Sinon il il a toujours quelque chose à en tirer, je regard avec intérêt, j'apprend des choses (et c 'est le principal), même si je n'irai peut être pas jusqu'au bout et que je ne garderai peut être pas (c'est trop tôt pour le dire)
Il m’intéressait surtout pour les premières décennies, une période que je connais encore mal. J'ai lu un livre (assez succin il faut le dire) sur l'histoire du cinéma, mais il manque toujours les images, les extraits, le genre de chose que le documentaire comble. Je suis effectivement ravi de voir des scènes de films difficilement accessibles, ou que je n'ai pas envie de voir en entier (ça arrive aussi...) pour illustrer certains propos ou périodes marquantes. Voir aussi des films plus "exotiques" tout aussi fédérateurs que les films occidentaux.
Je ne suis pas assez connaisseur de toute cette période (jusqu'à la fin des années 50) pour y déceler des erreurs historiques, par contre il y a je trouve, quand même, un problème dans la forme.
Le réalisateur aère beaucoup trop ses épisodes avec parfois des plans qui ne me paraissent pas de circonstance. J'aurais tout à ait pu digérer quelque chose d'un peu plus dense, fourni. Il a du faire des choix sur les films dont il parle etc. mais il aurait sans doute pu en mettre un peu plus en aérant moins.
Il ne va pas non plus toujours au bout de son propos. Il avance des choses sans vraiment les expliciter (là aussi, un peu moins d'air lui aurait permis d'aller plus loin parfois) Par exemple il parle du cinéma russe et l'un des films phare a une scène avec un homme travelling qui suit un homme qui dance en marchant, puis l'homme tombe, visiblement mort, sans explication. Cousins ce sert de cette scène pour dire que le réalisateur est un génie. Point. J'aurais aimé qu'il me dise pourquoi c'est un génie parce qu'il a fait ça. Il fait un peu la même chose avec Hitchcock et ses 7 raisons pour dire qu'il est le plus grand réalisateur de tous les temps (à moins que ce ne soit Ozu ? Ha, ça dépend des épisodes...)
Quand il parle du Maccarthisme, il évoque forcément le cas d'Elia Kazan, mais le fait juste passer pour un délateur de base, sans évoque son passé de gauche ou se demander comment et pourquoi cet homme de gauche a pu donner des noms. Il le présente juste comme celui qui répond "Fuck you" quand on lui demande de s'excuser. Et c'est sans rapport avec son oeuvre ou son travail avec L'Actor's Studio. Pareil avec Ray, qu'il décrit comme une alcoolique, extrait à l'appui, sans faire de rapport avec son oeuvre, son incidence, ses effets. C'est vraiment léger et peu pertinent. Quelqu'un qui ne connait ni l'un ni l'autre va juste penser que Kazan est un salaud et Ray un alcoolique invétéré.
Il y a encore quelques autres trucs, mais je ne vais non plus faire un catalogue

Sinon il il a toujours quelque chose à en tirer, je regard avec intérêt, j'apprend des choses (et c 'est le principal), même si je n'irai peut être pas jusqu'au bout et que je ne garderai peut être pas (c'est trop tôt pour le dire)