Nothing Sacred (William A. Wellman, 1937)

Rubrique consacrée aux HD-DVD et Blu-ray de films tournés avant 1980.

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feb
I want to be alone with Garbo
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Nothing Sacred (William A. Wellman, 1937)

Post by feb »

DVD Beaver vient de mettre en ligne le test du BR KINO du film Nothing Sacred (La Joyeuse Suicidée) de William A. Wellman :D

Image
http://www.dvdbeaver.com/film3/blu-ray_ ... lu-ray.htm

BR de 25Go, près de 30Mbps de débit en moyenne, VO sans ST, une image qui semble propre (malgré cet aspect très grainé des captures et quelques passages à priori fatigué), une couleur qui semble bien meilleure que celle des versions BACH & Cie (pas bien compliqué en même temps vu la qualité de ces copies) et un BR zone free...bref lui aussi c'est pré-commandé :mrgreen: Je suis impatient à l'idée de voir ce que donne A star is born du même réalisateur.... :roll:
ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)
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DukeOfPrunes
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Re: Nothing Sacred (William A. Wellman, 1937)

Post by DukeOfPrunes »

Comparé à mon ancien DVD tout pourri, l'image est beaucoup plus nette, mais aussi un peu plus terne qu'à mon souvenir.
Le fait qu'il n'y ait pas de STA m'ennuie un peu, personnellement je préfère voir au moins une fois un film en VOST avant de me passer des sous-titres... :(
Vivement en HD (STA/STF)
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Bugsy Siegel
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Re: Nothing Sacred (William A. Wellman, 1937)

Post by Bugsy Siegel »

Je ne connaissais pas ce film, il a l'air intéressant.
Le pitch me rappelle un Jerry Lewis/Dean Martin, Living It Up.
EDIT Ce dernier est bien un remake du Wellman.
on faisait queue devant la porte des WC comme au ciné lors du passage de l'Atlantide à l'écran. Jean Ray, Hôtel de Famille, 1922
popcyril
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Re: Nothing Sacred (William A. Wellman, 1937)

Post by popcyril »

Bugsy Siegel wrote:Je ne connaissais pas ce film, il a l'air intéressant.
Le pitch me rappelle un Jerry Lewis/Dean Martin, Living It Up.
EDIT Ce dernier est bien un remake du Wellman.
Il n'est pas seulement intéressant, il est excellent! Carole Lombard au top et un modèle de screwball comedy.
CC Baxter
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Re: Nothing Sacred (William A. Wellman, 1937)

Post by CC Baxter »

Commandé sur planeteaxel il y a un mois et envoyé depuis une semaine. Je l'attends avec impatience :D
Dommage que la copie ne soit pas celle restaurée il y a qq année par Disney: http://digitalcontentproducer.com/mag/v ... restoring/
You... bastard!
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allen john
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Re: Nothing Sacred (William A. Wellman, 1937)

Post by allen john »

Nothing sacred (William Wellman, 1937)

Réalisé dans la foulée de son grand classique A star is born, avec Fredric march et Janet Gaynor, Wellman retrouve les studios Selznick et son acteur principal pour une comédie cette fois. Mais ce qui frappe, c'est bien sur carole lombard, comédienne survoltée rompue à un style de comédie qu'elle a quasiment contribué à définir dans le mythique Twentieth century de Howard Hawks. La comédie loufoque, ou screwball comedy en Anglais, c'est bien sur 'un des genres rois de cette fin des années 30. On n'y attend sans doute pas le bourru Wellman, en oubliant que "Wild Bill" savait tout faire. Un autre atout de ce film, c'est la présence de la couleur, via le système Technicolor trois bandes, désormais en route vers la gloire et le prestige que lui apporteront Gone with the wind (des mêmes studios Selznick, réalisé par Victor Fleming, en 1939) et The Wizard of Oz (MGM, Réalisé également par Fleming, en 1939). Mais n'oublions pas que la couleur est déja là, depuis les années 20, et qu'en cette fin de décennie, il y a déja eu Snow White and the seven dwarfs, Becky Sharp, ou Doctor X. Mais ce qui est nouveau, en revanche, c'est justement de tourner une comédie en couleurs... A ce niveau, la copie visionnée est splendide: les couleurs de New York en particulier dans les scènes nocturnes, se voient avec délectation...

Un reporter prêt à tout, Wallace Cook (March) se rend à warsaw, Vermont pour y dénicher Hazel Flagg (Lombard), une jolie jeune femme blonde à laquelle on a diagnostiqué un empoisonnement au radium. il souhaite faire une série d'articles sur les derniers jours de la jeune femme, sans savoir qu'Hazel a en fait une santé de fer, et un médecin (Charles Winninger)qui s'est un peu hasardé dans son jugement. Mais désireuse de voir New York à tout prix, la jeune femme part, son médecin prié de garder le silence sous le bras, vers la grande ville, ou elle va être accueillie comme une héroïne des temps modernes, par la presse, les politiciens, et le monde du spectacle.

Carole Lombard est donc l'attraction principale, et elle ne se retient absolument pas de faire ce qu'on attend d'elle. Boule d'énergie, il y a de l'ironie à la voir jouer quelqu'un qui est suposé être à l'article de la mort. Mais le film n'est pas qu'une brillante mise en relation de caractères et d'énergies, comme souvent dans ces superbes comédies. Non, il y a un thème ici, celui de la vérité, qui finira toujours par sortir... Vraiment? Ici, tout le monde ment: Cook est un journaliste qui croit certes dur comme fer à la maladie de sa protégée, mais il ne change pas sa ligne d'un iota au moment ou il aprend le pot-aux-roses. Hazel bien sur ment sur toute la ligne, d'abord pour profiter des vanatages, ensuite parce qu'elle est trop embarrassée pour dire la vérité. Le médecin est dans ce cas aussi, et le patron de presse (Walter Connolly) est habitué des coups fourrés; Nothing is sacred, rien n'est sacré, surtout pas la vérité. Wellman construit son film sur la tendance de la presse au mythe, c'est à dire au vide. Comme pour mettre cette tendance en valeur, il se plait d'aileurs à tourner des scènes durant lesquelles il masque ce qu'il faut montrer, une vieille habitude (On se rappelle de la fusillade hors-champ dans The public enemy): la première entrevue en tête à tête des deux héros, à Warsaw, se situe derrière une opportune branche d'arbre qui dissimule leurs visages. Comme en écho, le moment ou ils s'avouent leur amour (Mais pas le subterfuge qui les unit) est filmé de l'extérieur d'une caisse ou ils se sont réfugis après un bain forcé dans l'East River... Le metteur en scène, d'humeur vacharde comme on le sait, se paie aussi le luxe d'ajouter sa version des rapports compliqués entre la campagne et la ville, mais pas en opposant comme Capra le faisait la corruption citadine à la simplicité campagnarde. Après tout le mensonge vient ici du village, et d'un caprice de gamine. Il en rajoute en montrant l'hostilité de tout le village à l'égard de cet étranger qui déchaine l'imagination féroce des enfants contre lui...

Cerise sur le gateau: Kino a sorti ce film en Blu-ray dans une copie restaurée, pour une oeuvre qui est tombée dans le domaine public ("Tomber" est le verbe approprié), on a doit à une copie fort belle, les restauraeurs n'ayant pas essayé de faire passer le film pour plus jeune qu'il n'est. il y a des rayures, c'est manifestement un vieux film, mais la patine, ses couleurs travaillées sont extrêmement engageantes. Beau comme la vérité qui sort de la rivière...

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someone1600
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Re: Nothing Sacred (William A. Wellman, 1937)

Post by someone1600 »

Il a l'air tres bon ce film... j'ai vu son remake avec Jerry Lewis et j'étais crampé tout du long... lol