Les films d'horreur
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Re: Topic films d'horreur
In flames
Un film d'horreur pakistanais présenté à la dernière quinzaine des réalisateurs et c'est plutôt bien. Grosso merdo, ça raconte l'histoire d'une étudiante en médecine qui suite à un accident avec son amoureux qui crève, va dérailler. Ca c'est l'intrigue qui oscille entre Répulsion de Polanski et la série B. C'est plutôt habile entre visions fantômatiques et effets grand-guignolesques qui passent bien. Le film distille une certaine angoisse mais le principal sujet c'est surtout la condition féminine chez les pakis. Et vu que c'est pas la joie, ben c'est l'horreur. Et le réalisateur est assez habile de jouer sur le prisme de la série B avec une petite atmosphère fantastico-paranoïaque pour évoquer son sujet. Ca permet de montrer de manière assez cinglante la dure condition féminine là-bas et l'hypocrisie de la société paki. C'est un peu un cauchemar et le traitement par l'horreur est ainsi totalement justifié. Ca dure 1H38, c'est bien rythmé et je conseille à ceux qui peuvent voir la quinzaine dans leur cinoche.
Un film d'horreur pakistanais présenté à la dernière quinzaine des réalisateurs et c'est plutôt bien. Grosso merdo, ça raconte l'histoire d'une étudiante en médecine qui suite à un accident avec son amoureux qui crève, va dérailler. Ca c'est l'intrigue qui oscille entre Répulsion de Polanski et la série B. C'est plutôt habile entre visions fantômatiques et effets grand-guignolesques qui passent bien. Le film distille une certaine angoisse mais le principal sujet c'est surtout la condition féminine chez les pakis. Et vu que c'est pas la joie, ben c'est l'horreur. Et le réalisateur est assez habile de jouer sur le prisme de la série B avec une petite atmosphère fantastico-paranoïaque pour évoquer son sujet. Ca permet de montrer de manière assez cinglante la dure condition féminine là-bas et l'hypocrisie de la société paki. C'est un peu un cauchemar et le traitement par l'horreur est ainsi totalement justifié. Ca dure 1H38, c'est bien rythmé et je conseille à ceux qui peuvent voir la quinzaine dans leur cinoche.
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- Mouais
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Re: Topic films d'horreur
C'est bien le problème,le coup de la tête qui tourne, la femme araignée,etc ... où est l'originalité là dedans ?Flol wrote: ↑25 May 23, 15:22
The Pope's Exorcist (Julius Avery - 2023)
Difficile de ne pas penser à Friedkin devant celui-là.
Déjà, parce que ce bon vieux Billy a consacré en 2017 un documentaire à ce même Père Amorth, pour ce qui est sans doute l'un de ses pires films tant c'était bidonné du début à la fin, tout en étant traité avec un premier degré quasiment nanardesque.
Et ensuite, parce qu'il est impossible de ne pas penser au chef-d'œuvre séminal qu'est The Exorcist, tant on y retrouve un paquet d'éléments repris quasiment tels quels...mais en version 2023, c'est-à-dire avec tous les potards poussés à fond, des corps balancés dans les airs toutes les 3 secondes, des flammes en CGI, des explosions, des corps qui explosent dans de grandes gerbes de sang (en CGI aussi). Bref : comme dans n'importe quel Conjuring ou Insidious, ça en fait des caisses, on est à la fête foraine, c'est n'importe quoi, c'est complètement con (le twist révélant les origines de l'Inquisition...), mais le fait est que je ne me suis pas ennuyé une seule seconde.
D'autant plus qu'au milieu de tout ça, trône de façon impériale un Russell Crowe que je n'avais pas vu aussi charismatique, et tout simplement heureux d'être là, depuis longtemps. Il semble réellement s'éclater dans son rôle de Super Prêtre qui fait des vannes (on ne va pas reparler de celle sur l'équipe de France de foot) et qui parcourt l'Europe sur sa Vespa pour exterminer du démon à tour de bras.
Ce que la dernière scène appuie encore un peu plus, laissant carrément entrevoir une énième franchisation à venir ("Encore 199 démons à exorciser dans le monde ? Let's get to work !").
Eh bien s'il devait y avoir 12 épisodes de plus sur les aventures du Père Amorth, je serais tout à fait ok pour me les taper.
Quand aux corps qui volent dans les airs pour atterrir contre les murs, ca va une fois, mais au bout de dix, une légère lassitude se crée

Surtout que bon voir la mère être expulsée sur dix mètres et atterrir contre le mur , se faire ensuite éclater la tête sur le lavabo (qui se casse en deux) et se relever comme si de rien était, oui bon on n'est pas censé être dans Scary Movie quand même.
Là où je te rejoins c'est Russel Crowe, l'unique atout du film, effectivement il y a longtemps que je ne l'avais pas vu aussi charismatique, et maintenant que l'on est habitué à son nouveau physique, c'est même un atout, puissant, massif, on a parfois l'impression qu'il ne peut rien lui arrivé, le gamin est pas mal aussi, ca compense la fadeur de la mère par ex.
Une suite pourquoi pas, Revoir Russel en exorciste oui, mais il faudrait un réalisateur plus talentueux pour rendre hommage à son personnage.
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Re: Topic films d'horreur
Ah mais nous sommes bien d'accord, ça n'a foncièrement pas grand intérêt.Addis-Abeba wrote: ↑10 Jun 23, 16:10 C'est bien le problème,le coup de la tête qui tourne, la femme araignée,etc ... où est l'originalité là dedans ?
D'ailleurs le coup de la femme araignée, ça devrait faire partie des trucs à éviter absolument dans n'importe quel film d'horreur qui se respecte, tant c'est devenu un trope insupportable (auquel je rajouterai les dossiers contenants des coupures de presse qui t'expliquent toute l'histoire).
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Re: Topic films d'horreur
Je n'avais même pas fait le parallèle avec A.I tant le film de Spielberg regorge lui d'émotions, pareil la comparaison avec un Chucky n'est clairement pas à son avantage, c'est même ultra chiant pendant 1H15 ,ca s'emballe un peu sur la dernière demi-heure quand le film décide enfin d'exploiter le coté maléfique de sa poupée, mais pas de quoi courir nue dans le jardin, ca reste bien trop sage, de toute façon c'est déjà trop tard...G.T.O wrote: ↑30 Jan 23, 11:21
M3GAN (Gerard Johnstone, 2022)
Très inspiré de A.I, dont il est le pendant horrifique, M3GAN tente de faire surgir de ses prémisses (un deuil) une fiction ambivalente et réflexive sur l’attachement affectif d'une petite fille qui, par manque de soutien de sa tante carriériste ayant récupéré la garde, se trouve liée à sa poupée sensible et intelligente. Mais, très vite, ce projet ambitieux sur l'intelligence artificielle et la suppléance, dénuée de scènes d'horreur, succède un fastidieux programme meurtrier (les vilains sont punis par la poupée) qui tient autant au genre que de l'usine Blumhouse, et s'achève dans un scène mixée de Terminator et de Chucky indigente, enterrant définitivement son ambition initiale, autrement plus troublante.
4/10
Le film vaut uniquement le coup d'oeil que pour sa fillette-robot, pour le coup fort réussie, que sa soit dans son aspect ou sa gestuelle.Le reste du casting est insipide, l'actrice Allison Williams ne dégage strictement rien.
J'ai vu qu'il est prévu en 2024 un M3GAN 2.0, non merci.
3/10
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Re: Topic films d'horreur
J'avais pas détesté du tout.

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Re: Topic films d'horreur
J'avais été lapidaire dans le classement des sorties :Addis-Abeba wrote: ↑10 Jun 23, 16:10C'est bien le problème,le coup de la tête qui tourne, la femme araignée,etc ... où est l'originalité là dedans ?
Aucune originalité dans cet Exorciste du Vatican qui singe Friedkin avec quarante ans de retard et en ayant l'air de ne pas y avoir compris grand chose, mais on est tous d'accord que Russell Crowe est grandiose. J'étais entré dans la salle avec réticence, j'en suis sorti avec un grand sourire grâce à lui. Alors s'il rempile pour des suites en mode Men in Black, je suis partant.tchi-tcha lapidaire wrote: ↑1 Jun 23, 03:21
L'Exorciste du Vatican (Julius Avery) 1/10
Une pénible bondieuserie qui recopie bruyamment L'Exorciste, avec un joker de poids qui transforme cette purge en nanar miraculeux : Russell Crowe. Sorte de Don Camillo exorciste rigolard, il illumine chaque scène de sa présence en disant au démon "même pas peur." Clairement très mauvais mais franchement réjouissant.
Mais ça n'aura plus vraiment sa place dans un topic films d'horreur.
Classik, un forum au Top :
Top 100 DVDClassik | Edition 2024
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Top 100 musiques de films | Edition 2023
NEW !!!! Les Tops 2023 des classikiens
" On n'a pas vu le même film... "
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Re: Topic films d'horreur
Oui j'ai vu, on est pas en phase en ce moment

Du coup rien que pour lui tu aurais pu mettre plus qu'un point

C'est bon vous avez réussi à me faire

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Re: Topic films d'horreur
Trilogie Urban Legend

Il fallait bien trois films sur ma gueule, non ?
Rien à voir, désolé très cher Karl. Là, on pompe Candyman et Scream et roule le slasher. Pas honteux, bien narré, correctement shooté, ça fait le job.
Le 2 a toutefois ma préférence. Sur-méta façon Scream 3 sorti la même année, avec des scènes qui se font écho, mais ça marche, c'est "rigorelo" sur le premier massacre et très ludique. Le clin d'oeil à Hitchcock ma bien plu. A Brian Depalma aussi. A un humble niveau, presque Troma style, mais c'est cool. Et revoir le sniffeur de coke Harry Ellis (Hart Bochner) de Die Hard m'a fait marrer.
Le réalisateur John Ottman est intéressant. Touche à tout, monteur et compositeur chez Brian Singer, c'est sa seule réalisation de long métrage à ce jour. Ca explique qu'il s'amuse à se moquer d'un milieu qu'il connait sur le bout des doigts.
Le 3 a beau avoir été réalisé par Mary - Simetière - Lambert, c'est par contre un nanar atomique à éviter. Le budget faiblard (DTV) n'explique pas tout.

Il fallait bien trois films sur ma gueule, non ?
Rien à voir, désolé très cher Karl. Là, on pompe Candyman et Scream et roule le slasher. Pas honteux, bien narré, correctement shooté, ça fait le job.
Le 2 a toutefois ma préférence. Sur-méta façon Scream 3 sorti la même année, avec des scènes qui se font écho, mais ça marche, c'est "rigorelo" sur le premier massacre et très ludique. Le clin d'oeil à Hitchcock ma bien plu. A Brian Depalma aussi. A un humble niveau, presque Troma style, mais c'est cool. Et revoir le sniffeur de coke Harry Ellis (Hart Bochner) de Die Hard m'a fait marrer.
Le réalisateur John Ottman est intéressant. Touche à tout, monteur et compositeur chez Brian Singer, c'est sa seule réalisation de long métrage à ce jour. Ca explique qu'il s'amuse à se moquer d'un milieu qu'il connait sur le bout des doigts.
Le 3 a beau avoir été réalisé par Mary - Simetière - Lambert, c'est par contre un nanar atomique à éviter. Le budget faiblard (DTV) n'explique pas tout.
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Re: Topic films d'horreur

Dashcam (2022)
Après un Host plutôt correct à défaut d'être follement original, Rob Savage remet le couvert avec ce Dashcam encore à base de webcam. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est une catastrophe. C'est évidemment très laid et filmé n'importe comment pour faire "vrai", l'histoire est complètement débile et le personnage principal est insupportable (on a envie qu'elle meurt dans d'atroces souffrances dès la première scène). Le seule point positif, c'est la durée, 01h15 générique compris (générique affreux au passage, dans lequel l'actrice principale improvise en réussissant l'exploit d'être encore plus vulgaire que dans le film). Bref c'est nul de bout en bout.
0.5/10
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- Mouais
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Re: Topic films d'horreur
Tu conseilles, du coup ?
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Re: Topic films d'horreur
Etonnamment, pas vraiment.
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Re: Topic films d'horreur
Bonjour à tous. Petite sélection de visionnages récents.
La Reine de la magie noire (version 2019) - Kimo Stamboel (Shadowz)

Une bande d'orphelins devenus adultes viennent avec leurs familles respectives rendre un dernier hommage au fondateur mourant de l'établissement qui les a vus grandir. L'orphelinat est bien entendu perdu au milieu d'une grande forêt, elle-même perdue au milieu de nulle part. Etonnamment, d'étranges phénomènes surviennent alors. Et quand ça part en vrille, ça part en vrille.
Kimo Stamboel transforme une trame somme toute assez classique en une véritable épreuve, une sorte de montagne russe à la Evil Dead essentiellement flippante dans sa première partie, craspec bien comme il faut quand les chevaux sont lâchés, et qui fait vraiment très mal par moment. Ils sont forts ces indonésiens. J'avais découvert leur savoir-faire en la matière il y a deux ans avec le non moins craspec May the Devil take you de Timo Tjahjanto.
Une curiosité : le générique de fin présente des photos du film de 1981 dont il est apparemment un remake plus ou moins libre.
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Evil Dead Rise - Lee Cronin (Cinoche)

La bonne vieille forêt, on avait fini par en faire le tour. Je trouve qu'un vieil immeuble plus ou moins délabré constitue un environnement très anxiogène (je pense à [REC] par exemple, La Horde ou plus récemment Tower Block). Ici, le réalisateur tire parfaitement parti de son décor et nous gratifie d'une ambiance glauque à l'extrême, la photo est superbement dégueulasse, le travail sur le son couplé à une BO fort à propos, exceptionnel. Bref, c'est sale.
J'ai trouvé le prologue très impressionnant.
Je tire deux enseignements de ce film :
- il faut que les enfants arrêtent de fouiller dans les affaires des autres ;
- il est toujours bon d'avoir un élagueur dans son immeuble.
-------------------------------------
Link - Richard Franklin (Blu-ray)

Je suppose que tout a déjà été dit à son sujet, mais il s'agit d'une découverte totale en ce qui me concerne. Je connaissais l'aimable réputation qui le précédait mais je ne m'attendais pas à un tel petit bijou.
Tout fonctionne : la mise en scène de Richard Franklin aux petits oignons dont l'ampleur et la précision donnent lieu à maintes séquences de toute beauté et toujours extrêmement bien rythmées ; ce terrible malaise palpable dès le début du film ; l'extraordinaire musique décalée de Jerry Goldsmith façon Gremlins qui confère au film une saveur supplémentaire... et surtout les singes. Spécialement ce orang-outan flippant, tellement "non-humain", dont le comportement ambigüe au départ fait habilement écho à celui de son maître avant de virer au total pétage de plomb. Je suis resté pantois devant sa "prestation", fruit de l'incroyable boulot du dresseur qui avait déjà fait des merveilles sur "Les Oiseaux".
Soit, tout n'est pas parfait. Mais les quelques menus défauts de narration (deux-trois facilités limite habituelles dans les slashers, comme par exemple la naïveté bien commode de l'héroïne) sont bien peu de chose au regard de la réussite de l'ensemble et n'ont évidemment pas suffi à doucher mon enthousiasme.
L'utlime plan du film m'a glacé le sang.
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X - Ty West (Blu-ray)

Dans le genre qui nous occupe, Ti West représente typiquement le réalisateur dont j'attends toujours un film prochain avec impatience (il y en a quelques autres). J'aime la façon qu'il a de redonner du sens au mot "histoire" : il aime les raconter ces histoires, se donne les moyens de le faire, quitte à imprimer à ses films un rythme parfois déroutant et tant pis pour ceux qui trouvent ça chiant. Il prend le temps qu'il faut pour poser ses personnages, les enjeux et/ou massacres à venir en maniant à merveille des arcs narratifs et des trouvailles de mise en scène qui lui permettront d'emballer une pépite, modèle de concision et d'efficacité.
The Sacrament, The House of the Devil et The Innkeepers étaient construits sur ce même modèle, X ne déroge pas à la règle, il n'y avait aucune raison pour que je ne l'aime pas.
Il me tarde de voir le prequel qui aidera à mieux appréhender le personnage de Pearl tour à tour mystérieux, inquiétant et attachant.
Quant au reste : sa reconstitution des 70's, son porno antédiluvien mais tellement charmant, son hommage au plus célèbre des massacres texans et ses clins d'œil (je pense à la scène de la douche de Psychose -absolument parfait), du tout bon et tellement bien foutu.
J'attendais ce film avec impatience, j'ai été gâté. Ti West ne m'a encore jamais déçu (je n'ai jamais vu son Cabin Fever 2, mais raisonnablement, je ne pense pas qu'il ait pu faire pire que celui d'Eli Roth, si ?).
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Men - Alex Garland (Blu Ray)

Encore une énième histoire de minette traumatisée qui part se ressourcer dans une grande maison à la campagne et à qui il va arriver des bricoles ? Oui mais non. Au départ, on est plus intrigué qu'effrayé (quoique) par ce lent récit parfois contemplatif, limite initiatique, entrecoupé de flashbacks pour une fois assez bien amenés.
Mon incroyable sens de l'observation m'a permis de me rendre compte assez rapidement (une demi-heure ?
) que
J'ai vraiment beaucoup aimé.
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Les Bonnes manières - Juliana Rojas / Marco Dutra (Shadowz)

Très joli film de
L'affiche française en résume parfaitement le concept en reprenant l'accroche de Films de Culte : "un conte de fées, un film d'horreur, une romance, une comédie musicale et une parabole sociale en un seul film."
J'ai complètement accroché malgré sa durée un peu excessive.
Ceux qui se souviendraient du nom du chat sont invités à me contactés en MP. Qu'ils en soient remerciés par avance.
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Leap of Faith: William Friedkin on The Exorcist - William Friedkin (Shadowz)

L'évangile selon Saint Billy, pas vraiment un film d'horreur à proprement parler donc.
Un documentaire absolument passionnant, qui, non seulement conforte la vision que j'avais déjà de ce film, mon préféré par dessus tout, celui que je connais par cœur ; et de plus un documentaire qui, je ne m'y attendais pas, m'en a appris énormément.
Quand un modèle d'écriture et un modèle de mise en scène fusionnent à ce point, on ne pouvait s'attendre à autre chose qu'un discours passionné : Friedkin en fait des caisses, Friedkin est un conteur, un taré, un authentique esthète mais aussi un gros baratineur (c'est aussi pour ça qu'on l'aime). Je l'écouterais parler pendant des heures.
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Et bien d'autres encore. Au revoir.
La Reine de la magie noire (version 2019) - Kimo Stamboel (Shadowz)

Une bande d'orphelins devenus adultes viennent avec leurs familles respectives rendre un dernier hommage au fondateur mourant de l'établissement qui les a vus grandir. L'orphelinat est bien entendu perdu au milieu d'une grande forêt, elle-même perdue au milieu de nulle part. Etonnamment, d'étranges phénomènes surviennent alors. Et quand ça part en vrille, ça part en vrille.
Kimo Stamboel transforme une trame somme toute assez classique en une véritable épreuve, une sorte de montagne russe à la Evil Dead essentiellement flippante dans sa première partie, craspec bien comme il faut quand les chevaux sont lâchés, et qui fait vraiment très mal par moment. Ils sont forts ces indonésiens. J'avais découvert leur savoir-faire en la matière il y a deux ans avec le non moins craspec May the Devil take you de Timo Tjahjanto.
Une curiosité : le générique de fin présente des photos du film de 1981 dont il est apparemment un remake plus ou moins libre.
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Evil Dead Rise - Lee Cronin (Cinoche)

La bonne vieille forêt, on avait fini par en faire le tour. Je trouve qu'un vieil immeuble plus ou moins délabré constitue un environnement très anxiogène (je pense à [REC] par exemple, La Horde ou plus récemment Tower Block). Ici, le réalisateur tire parfaitement parti de son décor et nous gratifie d'une ambiance glauque à l'extrême, la photo est superbement dégueulasse, le travail sur le son couplé à une BO fort à propos, exceptionnel. Bref, c'est sale.
J'ai trouvé le prologue très impressionnant.
Je tire deux enseignements de ce film :
- il faut que les enfants arrêtent de fouiller dans les affaires des autres ;
- il est toujours bon d'avoir un élagueur dans son immeuble.
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Link - Richard Franklin (Blu-ray)

Je suppose que tout a déjà été dit à son sujet, mais il s'agit d'une découverte totale en ce qui me concerne. Je connaissais l'aimable réputation qui le précédait mais je ne m'attendais pas à un tel petit bijou.
Tout fonctionne : la mise en scène de Richard Franklin aux petits oignons dont l'ampleur et la précision donnent lieu à maintes séquences de toute beauté et toujours extrêmement bien rythmées ; ce terrible malaise palpable dès le début du film ; l'extraordinaire musique décalée de Jerry Goldsmith façon Gremlins qui confère au film une saveur supplémentaire... et surtout les singes. Spécialement ce orang-outan flippant, tellement "non-humain", dont le comportement ambigüe au départ fait habilement écho à celui de son maître avant de virer au total pétage de plomb. Je suis resté pantois devant sa "prestation", fruit de l'incroyable boulot du dresseur qui avait déjà fait des merveilles sur "Les Oiseaux".
Soit, tout n'est pas parfait. Mais les quelques menus défauts de narration (deux-trois facilités limite habituelles dans les slashers, comme par exemple la naïveté bien commode de l'héroïne) sont bien peu de chose au regard de la réussite de l'ensemble et n'ont évidemment pas suffi à doucher mon enthousiasme.
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X - Ty West (Blu-ray)

Dans le genre qui nous occupe, Ti West représente typiquement le réalisateur dont j'attends toujours un film prochain avec impatience (il y en a quelques autres). J'aime la façon qu'il a de redonner du sens au mot "histoire" : il aime les raconter ces histoires, se donne les moyens de le faire, quitte à imprimer à ses films un rythme parfois déroutant et tant pis pour ceux qui trouvent ça chiant. Il prend le temps qu'il faut pour poser ses personnages, les enjeux et/ou massacres à venir en maniant à merveille des arcs narratifs et des trouvailles de mise en scène qui lui permettront d'emballer une pépite, modèle de concision et d'efficacité.
The Sacrament, The House of the Devil et The Innkeepers étaient construits sur ce même modèle, X ne déroge pas à la règle, il n'y avait aucune raison pour que je ne l'aime pas.
Il me tarde de voir le prequel qui aidera à mieux appréhender le personnage de Pearl tour à tour mystérieux, inquiétant et attachant.
Quant au reste : sa reconstitution des 70's, son porno antédiluvien mais tellement charmant, son hommage au plus célèbre des massacres texans et ses clins d'œil (je pense à la scène de la douche de Psychose -absolument parfait), du tout bon et tellement bien foutu.
J'attendais ce film avec impatience, j'ai été gâté. Ti West ne m'a encore jamais déçu (je n'ai jamais vu son Cabin Fever 2, mais raisonnablement, je ne pense pas qu'il ait pu faire pire que celui d'Eli Roth, si ?).
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Men - Alex Garland (Blu Ray)

Encore une énième histoire de minette traumatisée qui part se ressourcer dans une grande maison à la campagne et à qui il va arriver des bricoles ? Oui mais non. Au départ, on est plus intrigué qu'effrayé (quoique) par ce lent récit parfois contemplatif, limite initiatique, entrecoupé de flashbacks pour une fois assez bien amenés.
Mon incroyable sens de l'observation m'a permis de me rendre compte assez rapidement (une demi-heure ?

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L'affiche française en résume parfaitement le concept en reprenant l'accroche de Films de Culte : "un conte de fées, un film d'horreur, une romance, une comédie musicale et une parabole sociale en un seul film."
J'ai complètement accroché malgré sa durée un peu excessive.
Ceux qui se souviendraient du nom du chat sont invités à me contactés en MP. Qu'ils en soient remerciés par avance.
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L'évangile selon Saint Billy, pas vraiment un film d'horreur à proprement parler donc.
Un documentaire absolument passionnant, qui, non seulement conforte la vision que j'avais déjà de ce film, mon préféré par dessus tout, celui que je connais par cœur ; et de plus un documentaire qui, je ne m'y attendais pas, m'en a appris énormément.
Quand un modèle d'écriture et un modèle de mise en scène fusionnent à ce point, on ne pouvait s'attendre à autre chose qu'un discours passionné : Friedkin en fait des caisses, Friedkin est un conteur, un taré, un authentique esthète mais aussi un gros baratineur (c'est aussi pour ça qu'on l'aime). Je l'écouterais parler pendant des heures.
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Re: Topic films d'horreur
Hé ben, il est temps pour toi d'aller voir Dashcam pour calmer un peu le jeu. Tout cet enthousiasme, dans ces pages, en paraitrait presque déplacé (mais en vrai je souscris à l'ensemble des joies partagées ici, sauf pour la reine de la magie noire qui est encore dans ma watchlist)...
I love movies from the creation of cinema—from single-shot silent films, to serialized films in the teens, Fritz Lang, and a million others through the twenties—basically, I have a love for cinema through all the decades, from all over the world, from the highbrow to the lowbrow. - David Robert Mitchell
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Re: Topic films d'horreur
Je l'ai vu Dashcam.cinephage wrote: ↑20 Jun 23, 12:16 Hé ben, il est temps pour toi d'aller voir Dashcam pour calmer un peu le jeu. Tout cet enthousiasme, dans ces pages, en paraitrait presque déplacé (mais en vrai je souscris à l'ensemble des joies partagées ici, sauf pour la reine de la magie noire qui est encore dans ma watchlist)...

J'ai choisi de ne parler que des films qui m'avaient un minimum enthousiasmé, parce que si je devais m'attarder sur la pelleté de trucs qu'au mieux on oublie aussitôt vu, au pire médiocres on ne s'en sortirait pas. Mais voilà, sur le nombre, on tombe parfois sur de véritables pépites (comme Odd Thomas, j'aurais pu en parler, tiens. Je sais que tu l'aimes beaucoup aussi).
Last edited by Mµ on 20 Jun 23, 12:29, edited 1 time in total.
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- Mouais
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Re: Topic films d'horreur
Merci mon Mµ pour tout ces beaux retours, curieux pour la nouvelle version de La reine de la magie noire et Men que je n'avais absolument pas prévu de regarder.
Les Bonnes manières ca fait un moment que je l'ai sur un disque dur, et que je dois le regarder.
Content que tu es apprécié à sa juste valeur Link, pour Ti West même son The Roost avait des qualités.
Les Bonnes manières ca fait un moment que je l'ai sur un disque dur, et que je dois le regarder.
Content que tu es apprécié à sa juste valeur Link, pour Ti West même son The Roost avait des qualités.