Commentaires à propos de votre film du mois

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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hellrick
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by hellrick »

Jeremy Fox wrote:Ah oui c'est vrai, en fait c'est à partir du 3 ; faut juste patienter plusieurs heures... :mrgreen:
Un précurseur de ses séries modernes où on te dit "tu verras les 3 ou 4 premiers épisodes c'est chiant, les 5 à 8 c'est pas terrible mais à partir du 9 c'est bien, dommage qu'il n'y en ait que 10" :mrgreen:
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Jeremy Fox
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jeremy Fox »

hellrick wrote:
Jeremy Fox wrote:Ah oui c'est vrai, en fait c'est à partir du 3 ; faut juste patienter plusieurs heures... :mrgreen:
Un précurseur de ses séries modernes où on te dit "tu verras les 3 ou 4 premiers épisodes c'est chiant, les 5 à 8 c'est pas terrible mais à partir du 9 c'est bien, dommage qu'il n'y en ait que 10" :mrgreen:
:lol:
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Torrente
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Torrente »

hellrick wrote:
Jeremy Fox wrote:Ah oui c'est vrai, en fait c'est à partir du 3 ; faut juste patienter plusieurs heures... :mrgreen:
Un précurseur de ses séries modernes où on te dit "tu verras les 3 ou 4 premiers épisodes c'est chiant, les 5 à 8 c'est pas terrible mais à partir du 9 c'est bien, dommage qu'il n'y en ait que 10" :mrgreen:
C'est trop ça !!! :lol:
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John Holden
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by John Holden »

Jeremy Fox wrote:
hellrick wrote:
Un précurseur de ses séries modernes où on te dit "tu verras les 3 ou 4 premiers épisodes c'est chiant, les 5 à 8 c'est pas terrible mais à partir du 9 c'est bien, dommage qu'il n'y en ait que 10" :mrgreen:
:lol:
:o :mrgreen:
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Jeremy Fox
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jeremy Fox »

Premier prétendant alors qu'au vu des avis je m'attendais à un de ses films les moins réussis. 8)

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Omael
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Omael »

[center]SEPTEMBRE 2018[/center]
***
FILM DU MOIS

Nocturnal Animals
de Tom Ford (2017)

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***
DECOUVERTES

Nocturnal Animals - Tom Ford (2017) - 8/10
Simon Werner a disparu... - Fabrice Gobert (2010) - 8/10
Zombie - George Romero (1983) - 7/10
L'Homme irrationnel - Woody Allen (2015) - 7/10
Le Pont des Espions - Steven Spielberg (2015) - 7/10
Ready Player One - Steven Spielberg (2018) - 7/10
Traqué - William Friedkin (2003) - 6/10
Intruders - Juan Carlos Fresnadillo (2011) - 5/10
***
REVUS

1492 : Christophe Colomb - Ridley Scott (1992) - 8/10
Ces garçons qui venaient du Brésil - Franklin J. Schaffner (1978) - 7/10
Le Secret de la chambre noire - Kiyoshi Kurosawa (2017) - 6/10
Annabelle - John R. Leonetti (2014) - 4/10


Quelques mots :
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DECOUVERTES

Nocturnal Animals - Tom Ford (2017) - 8/10
Avec une maitrise assez folle, Ford (que je découvre ici) établit un dialogue passionnant entre les différentes strates de fictions. L'enchevêtrement qu'il construit entre elles est assez prodigieux, dans leur imbrication, leur agencement, leur variation de rythme et leur jeu de transitions, générateur de tension ou de malaise. Il dépasse l'exercice de petit malin à mes yeux, en le faisant habiter par quelque chose de corrompu et de corrupteur, un amour brisé et malade qui s'est développé en tumeur maligne, suintant progressivement à travers le papier glacé des images, formant une espèce de cœur opaque et invisible qui irrigue tout le film. Une sorte de rancœur noire et inconsolable qui se dévoile à nous en même temps qu'à l'héroïne, sous la dictée d'une plume qui lui gratte sa mauvaise conscience et qui, à rebours, fait presque l'effet d'agir comme une force surnaturelle et menaçante. C'est avec une détresse subjuguée pour l'héroïne que j'ai quitté le film, lorsque celui-ci s'est clôt sur la prise de conscience de ce qui s'est joué tout du long, comme un abîme vertigineux de noirceur et de solitude qui se referme sur nous autant que sur l'héroïne (Amy Adams, définitivement plus passionnante film après film). Beauté hypnotique des plans, acteurs prodigieux (sauf Aaron Taylor-Johnson, correct mais que j'ai trouvé trop "cool" pour le rôle - ma seule grosse réserve sur ce film), superbe musique hermannienne, tout est au diapason pour former cet objet assez étrange, singulier, qui s'achève sur un tranchant qui m'a glacé le sang comme rarement.

Simon Werner a disparu... - Fabrice Gobert (2010) - 8/10
Le procédé qui fait se succéder les points de vue comme autant de chapitres fait fortement penser à Elephant, impression renforcée par le cadre lycéen et les superbes tonalités automnales de la photographie, mais le film sait affirmer sa propre identité. J'ai adoré la façon dont chaque segment complète progressivement la cartographie des lieux, explore l'arrière-plan de la portion précédente, investit son hors-champ, épouse le quotidien de ses figurants, comment il nous dévoile a posteriori le regard à travers lequel une scène avait précédemment été vue, et dénoue petit à petit chaque équivoques, quiproquos malheureux pour dévoiler la réalité des évènements. Gobert construit une graduation assez géniale, chaque chapitre étant plus beau, plus émouvant, formant une superbe spirale enroulée autours de secrets qu'il ne dévoilera qu'à nous, dans son superbe morceau culminant. J'ai aussi beaucoup aimé comment il fait de cette forêt des limbes dangereuses où tout semble se jouer et s'évanouir. La façon dont certains éléments sont subtilement altérés d'un segment à l'autre est délicieusement troublante, me faisant me demander jusqu'à quel point chaque segment embrasse le point de vue de son personnage (à moins que ce ne soit quelques moyens faciles de manipuler notre orientation pour mieux nous dérouter ensuite ? je préfère y voir la volonté de nous immerger dans la perception ambivalente de la réalité par chacun des protagonistes). Vagabondages adolescents génialement accompagnés par Sonic Youth, jeunes acteurs tous excellents (notamment Arthur Mazet, vraiment touchant dans son incarnation de Rabier, personnage/segment que j'ai préféré), mise en scène élégante. Bref, superbe découverte pour ma part.

Zombie - George Romero (1983) - 7/10
Beaucoup aimé, mais étrangement déçu aussi. A relier sans doute aux éléments qui constituent le moment de la découverte d'un film et qui en conditionnent sa réception : l'âge qu'on a, l'époque, les films qu'on a déjà vu, ou pas. Je me suis rappelé l'hilarité incompréhensible qu'avait provoqué The Thing chez la personne à qui je m'étais proposé de lui faire découvrir, et qui m'avait fait m'interroger : si je voyais aujourd'hui cette œuvre maîtresse de la filmo de Carpenter pour la première fois, qu'est-ce que je pourrai bien en penser ? C'est le questionnement inverse qui m'a pris à la fin de ma découverte de Zombie : le film a à peu près le même âge que The Thing, ils sont cousins de genre, bref, qu'est-ce que cela m'aurait fait de découvrir ce film de Romero à la même époque où j'ai vu le Carpenter pour la première fois ? J'aurai sans doute vécu plus viscéralement ce huis clos apocalyptique, et aurai été d'avantage emporté par le premier degré de son récit de survie. Là, si ce n'est quelques séquences de gloutonnerie immonde qui m'ont bien coupé l’appétit, la peur n'a pas vraiment été au rendez-vous. J'apprécie l'audace de nous jeter d'emblée dans le chaos, mais regrette dans le même temps le manque d'installation que j'apprécie dans ce genre de film. J'ai aimé l'impertinence du miroir que Romero nous tend dans ses images, mais ai trouvé que cela parasitait un peu mon implication dans cette histoire. Le film est par contre vraiment passionnant dans sa façon d'investir progressivement l'espace de ce centre commercial, ce qui n'est justement pas sans rappeler The Thing de Carpenter ou encore le Aliens de Cameron (ce dernier étant quelque part un véritable film de zombies, s'inscrivant parfaitement dans l'héritage de ce film de Romero).

L'Homme irrationnel - Woody Allen (2015) - 7/10
Même si Woody Allen semble jouer à nouveau de sa petite musique (badinage, images jaunies par Khondji, Dostoievski en toile de fond), j'ai trouvé assez audacieuse la façon dont il fait dérailler son programme à la fin du premier tiers, au cours d'une scène étrange où le point de vue semble se réorienter brutalement, provoquant cette sensation fugace que le film pourrait bien abandonner le récit en cours pour en embrasser un autre. Ce moment de flottement est assez vertigineux, même si in fine il s'avère n'être qu'une articulation entre un programme (la petite musique romantique) et un autre (le meurtre dont la perfection théorique s'étiole petit à petit), chacun ayant déjà bien été pratiqué par le cinéaste à lunettes. Du coup, quelque chose ici s'est un peu dégonflé pour moi, d'autant que cette transition, certes bien préparée par les voix off qui parsèment le début, nécessite tout de même un saut de foi assez important (vu le basculement complet du personnage principal d'un état à un autre qu'elle provoque). Une des grandes qualités d'un film bipolaire et qui constitue dans le même temps sa plus grande faiblesse, donc. Malgré cela, les talents en présence (et notamment ce trio d'acteurs assez formidable) parviennent à maintenir le tout entier et à nous engager avec eux pour les deux tiers restants avec une belle fluidité, si bien qu'on se laisse agréablement surprendre d'avoir atteint la chute finale sans avoir vu le temps passer.

Le Pont des Espions - Steven Spielberg (2015) - 7/10
Là où le titre de film d'espionnage me laissait présager d'une intrigue retorse, aux ramifications sardoniques et trompeuses, Spielberg propose un film lumineux, déroulant un récit dense mais sans cesse limpide, avec un ton chaleureux et volontiers enjoués (plusieurs moment sont très drôles). Il n'occulte pas l'aspect dramatique de ce qui s'est joué dans cette partie de l'Histoire, mais s'attache aussi à éclairer le chevaleresque qui s'en retire, sans jamais s'embourber dans le miel et l'héroïsation outrée. Petit Spielberg à mes yeux, mais néanmoins franchement plaisant. J'en retiens surtout les belles fraternités qui se nouent, notamment entre l'espion présumé, génialement stoïque, et son avocat courageux.

Ready Player One - Steven Spielberg (2018) - 7/10
C'est assez incroyable de voir comment Spielberg passe d'un genre à l'autre, en parvenant à maintenir une redoutable efficacité. La rapidité avec laquelle il enchaîne les projets et l'aisance d'exécution dont il fait montre à chaque fois me laisse pantois. Si je ne suis pas complètement conquis, le cinéaste livre tout de même ici un spectacle assez jubilatoire, regorgeant d'idées, multipliant les références sans oublier de les soigner, proposant une sorte de compilation pop assez ultime, mixant les sources d'inspiration et les médias avec le talent nécessaire pour éviter la sensation d'une cinématique de jeu vidéo luxueuse (même si on en est parfois pas très loin). Hormis quelques instants assez tangents (toute la partie [/i][/b]Shining[/i][/b] notamment, à la fois surprenante, mais aussi rapidement grand-guignolesque), j'ai savouré du début à la fin cet objet curieux et diablement fun, mais aussi assez inconséquent. Même si je ne vais pas du tout me plaindre de voir le grand Steven être devenu aussi prolifique, ces derniers films qu'il pond avec une régularité ahurissante, aussi brillants soient-ils, me semblent manquer de gestation, et me font l'effet, en tant que spectateur, de me faire aussi passer d'un film au suivant, avec plaisir et admiration, mais sans qu'il y ait l'adhérence qu'ils savaient provoquer il y a quelques années. Sur le même terrain, Summer of Wars faisait montre de plus d'ampleur et de matière je trouve.

Traqué - William Friedkin (2003) - 6/10
Thriller des années 90, mais sorti en 2003 ( :mrgreen: ), Traqué est un objet étrange, un produit bien calibré mais dont la péremption avancée lui confère justement une sorte de charme insolite. Film un peu bâtard, issu du croisement de modèles du genre, sorte de Fugitif dans lequel on aurait troqué Harrison Ford pour le fiston qu'auraient eu Rambo et Predator, le film ne semble d'ailleurs même pas s'en cacher, tant les plans copies-carbone et les séquences jumelles qui ponctuent ça et là le métrage sautent aux yeux. Pour ce qui est de se hisser à leur hauteur par contre, c'est une autre paire de manches : s'il reste tout à fait honorable, il ne tient pas la distance face à l'excellence de ces aînés auxquels on a du mal à ne pas penser pendant la séance. Sans connaître toute la filmo du monsieur, on peine du coup à voir quelle plus-value réelle apporte Friedkin à cette production, efficace mais finalement assez quelconque, et bien loin des œuvres singulières qu'il a pu livrer. Les acteurs, prestigieux, sont fort heureusement bons, et le tout est emballée avec suffisamment de soin pour faire tenir les 110 minutes. Restent quelques saillies d'hémoglobine inhabituelles pour le genre, le fil tranchant de certaines séquences d'action assez vives, une chasse à l'homme habilement rendue et qui parcourt sans nous perdre toute une ville avec un sens de l'espace plutôt maitrisé. Pas folichon, mais pas mal non plus.

Intruders - Juan Carlos Fresnadillo (2011) - 5/10
Sorte de conte horrifique comme a pu en produire Guillermo Del Toro (auquel on pense beaucoup en découvrant le film), Intruders esquisse des questionnements vraiment intéressants (la contamination du réel par l'imaginaire d'un enfant, la transmission des traumas d'une génération à l'autre, la psychose partagée) sans les approfondir au final, trop obnubilé à nous emmener sur de fausses pistes à des fins d'une surprise qu'on aura finalement vite vu venir. Surnagent quelques chouettes idées, même si elles n'ont rien de neuf (ce visage volé morceau après morceau donne lieu à quelques séquences assez belles et flippantes), et une troupe de bons comédiens, même si le peu de consistance qu'on leur donne à travailler pour certains nous fait demander ce qu'ils sont venus faire ici (Daniel Brühl, dont le personnage n'apporte strictement rien à l'intrigue).
***
REVUS

1492 : Christophe Colomb - Ridley Scott (1992) - 8/10
On pourrait trouver à redire sur la démarche hyper esthétisante de Scott ici. Quelques effets semblent parfois l'effet de trop : le systématisme du ralenti, quelques plans filtrés qui accusent d'une certaine mode révolue depuis longtemps, la main un peu lourde sur le glauque de certaines séquences (avec ces cannibales couinant comme des porcs, les babines bien mousseuses, un peu too much là Ridley, on n'est pas dans les cuisine de la forteresse de Darkness !). Mais c'est aussi le collatéral d'une générosité sans retenue de la part d'un réalisateur qui offre par ailleurs pléthore d'images marquantes et de séquences sublimes. L’effroyable visage déformé d'une victime de l'inquisition sous les chœurs hurlant de Vangelis, et qui m'avait valu bien des cauchemars, la royale bienveillance d'une Sigourney Weaver enveloppée de dentelle et d'or, cette jungle irréelle que le cinéaste transforme à volonté en paradis ou en enfer. Et cette épiphanie, lorsque le rideau de brume se lève enfin et dévoile le rivage d'un Eden inviolé, que le "Terre !" est proclamé, et que Colomb/Depardieu (assez génial), agrippé au cordage comme à un chapelet, ferme les yeux comme pour imprimer ce moment dans sa mémoire, afin de pouvoir le rappeler, en faisant de même, au terme de sa vie. C'est assez magnifique je trouve.

Ces garçons qui venaient du Brésil - Franklin J. Schaffner (1978) - 7/10
Pas revu depuis plus de 20 ans. J'avais peur d'une révision qui aurait pu altérer le souvenir que j'en avait gardé : un film assez génial, extrêmement dérangeant, à la réalisation tranchante et baignant dans une ambiance froide assez délicieuse. Je ne me souvenais plus de ce contre-point (relativement) humoristique qu'apportent régulièrement les dialogues de Laurence Olivier (sans doute renforcé par la VF un tantinet hystérique et son doubleur à la Gargamel qui surligne fortement l'accent germanique du personnage) et le regard distancié de la mise en scène qui teinte le récit déroulé d'une légère ironie. Cette conscience malicieuse, je l'ai retrouvée à tous les niveaux : dans le très chouette score de Goldsmith, dans le jeu un peu outré des acteurs,... Si le malaise que suscitait le film quand j'étais plus jeune en est amoindri, le film gagne une sorte de lucidité amusée par rapport à l'histoire qu'il raconte - par ailleurs admirablement, et donne à cette révision une tonalité nouvelle assez rafraîchissante.

Le Secret de la chambre noire - Kiyoshi Kurosawa (2017) - 6/10
Deuxième visionnage en mois d'un mois, comme une preuve que, même si le film ne m'a pas entièrement conquis, il y a quelque chose qui s'est produit à la découverte. Le réalisateur (dont je ne connais rien de la filmographie) a sa façon bien à lui de rendre le fantastique, sans effet, et avec une curieuse sérénité. Il y a une sorte de torpeur, bien à propos par rapport aux sujets abordés (le processus lent du daguerréotype, l'inertie d'une jeune femme imposée par son père, et bien sûr la mort), mais qui tend plus à engourdir le film qu'à lui fournir un rythme funèbre, alors même que le film est assez dense, avec ses différentes intrigues qu'il disperse ça et là. Heureusement, il y a le beau personnage de Jean, campé par un excellent Tahar Rahim, avec lequel on entre dans le film - un peu sceptique - et se laisse (lentement !) contaminer par son climat étrange.

Annabelle - John R. Leonetti (2014) - 4/10
Je suis toujours étonné de constater que même dans des œuvres du genre aussi moyenne que celle-ci, on puisse y déceler quelques idées de mise en scène assez ingénieuses. L'exemple de la porte qui se referme doucement sur le fantôme d'une petite fille pour se rouvrir d'un coup sur celui d'une jeune dame effroyable illustre assez bien ces petits moments habilement conçus. C'est d'autant plus dommage que ces pics de frayeur particulièrement bien foutus soient ici reliés entre eux par un fatras de scènes fonctionnelles platement réalisées, ne s'embarrassant que du minimum pour ce qui est de diffuser une ambiance digne de ce nom. Du coup, la peur ne fonctionne qu'en pointillés, le temps de quelques sursauts certes brillamment provoqués (sur moi en tout cas, qui suis une vraie flippette) mais bien trop épars, dilués dans un marasme terne sans la moindre inventivité.
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John Holden
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by John Holden »

Il ne détrônera pas Le poirier sauvage ce mois ci mais obtiendra néanmoins une place d'honneur, au moins parce qu'il s'agit de l'un des films les plus ophulsiens non réalisés par Ophuls !
La provinciale (La marchande d'amour) de Mario Soldati

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Jeremy Fox
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jeremy Fox »

2ème chef d'oeuvre du cinéma français de l'année 2018 avec Mektoub my love, immense coup de cœur

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Rick Blaine
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Rick Blaine »

Comme souvent ces derniers mois, mon numéro 1 devrait venir de chez Bergman, qui s'installe sans discussion parmi mes cinéastes préférés.
Ce mois-ci, La source.
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Jack Carter
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jack Carter »

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jack Carter »

Enfin trouvé mon film du mois pour septembre :D

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Last edited by Jack Carter on 28 Sep 18, 20:27, edited 1 time in total.
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Jeremy Fox
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jeremy Fox »

Jack Carter wrote:Enfin trouvé mon film du mois pour octobre :D

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Crois tu que je sois content ? :fiou: As tu vu passer les 6 heures ? Un film auquel je repense presque chaque jour depuis sa découverte en janvier dernier et que je ne regrette toujours pas d'avoir élu mon film préféré. La scène finale est sublime, celle du suicide m'a terrassée d'émotion et tout le reste... :D
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Jack Carter
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jack Carter »

Jeremy Fox wrote:
Jack Carter wrote:Enfin trouvé mon film du mois pour octobre :D

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Crois tu que je sois content ? :fiou: As tu vu passer les 6 heures ? Un film auquel je repense presque chaque jour depuis sa découverte en janvier dernier et que je ne regrette toujours pas d'avoir élu mon film préféré. La scène finale est sublime, celle du suicide m'a terrassée d'émotion et tout le reste... :D
Je l'ai vu en deux fois (un jour une partie), donc, je ne les ai pas vu passer en effet :lol: .
Oui, pas mal de scenes emouvantes qui m'ont fait monter les larmes aux yeux, une direction d'acteurs remarquable et des personnages passionnants (les deux freres, bien entendus mais aussi Mirella, peut-etre le personnage qui m'aura emu le plus, Giorga, Sara la fille de Nicola).
Merci en tout cas de m'avoir donné envie :wink:
+1 pour la fin.
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jeremy Fox »

8)

Ah oui la magnifique Mirella qui est de la fameuse scène qui nous fait autant chavirer le cœur à la fin.
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El Dadal
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by El Dadal »

Joshua Baskin wrote:Septembre 2018

Oleanna (David Mamet) : 4/10
Ah ouais? :?