Commentaires à propos de votre film du mois

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

Moderators: cinephage, Karras, Rockatansky

User avatar
cinephage
C'est du harfang
Posts: 22708
Joined: 13 Oct 05, 17:50

Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by cinephage »

La problématique, à mon sens, vient effectivement surtout de l'évolution des modes de consommation d'image. Pour beaucoup de forumeurs, la série ou le film se regardent indifféremment sur le même écran, au même moment de la journée, et la distinction entre les deux leur parait logiquement vite forcée et artificielle. D'autant plus qu'un facteur de qualité a clairement rééquilibré les rapports entre les deux types d'oeuvres.

J'ai pourtant tendance à suivre Thaddeus, parce que même le binge watching n'empêche qu'on se tape rarement d'un trait les 12 épisodes d'une saison (encore moins d'une série complète si elle dure plusieurs saisons), ou alors pas avec le même niveau d'attention et d'implication que devant une histoire complète de 90 à 120 minutes. Le film est un bloc de temps autonome, là où la série s'installe sur une durée de consommation. Il me parait évident que ça influe directement sur la conception de ces oeuvres (cross-boarding du tournage de la série vs faible minutage utile du film, à ce titre la carrière d'un Alan Taylor me parait révélatrice du problème). Cette différence dans la conception aboutit à des différence dans l'aboutissement, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement. Une série n'est pas un film de 12 heures, il y a une structure interne à chaque épisode, même si elle s'inscrit dans un arc narratif plus large.

J'ai pour ma part aussi des difficultés avec le mode de financement de ces œuvres, même si les règles ont clairement changé et qu'on assiste désormais à une autorisation des séries conjointement à une sérialisation de certains films, notamment des films de studio sous franchise. Mais d'une façon générale, là où le film est le domaine du metteur en scène, la série est celle du scénariste. Et l'un vise la satisfaction d'un public en salle, l'autre celle d'un acheteur télévisuel.
Bref, c'est différent là encore.

La question du téléfilm ou de la mini-série viendrait ajouter une couche de complexité à la réflexion, mais bon, je crois qu'on a fait le tour...
Au final, on a toujours laissé chacun s'autoréguler, le film du mois étant un jeu qu'on mène avec soi-même, sous le regard bienveillant de ses camarades de forum.
A titre personnel, les films recommandés par les participants m'intriguent et je les rajoute sur ma liste de films à voir, les séries me glissent dessus, je m'en contre-fous, il y a d'autres topics pour ça...
I love movies from the creation of cinema—from single-shot silent films, to serialized films in the teens, Fritz Lang, and a million others through the twenties—basically, I have a love for cinema through all the decades, from all over the world, from the highbrow to the lowbrow. - David Robert Mitchell
User avatar
Kevin95
Footix Ier
Posts: 18225
Joined: 24 Oct 04, 16:51
Location: Devine !

Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Kevin95 »

Je vous interromps trois secondes pour le compte-rendu de mon mois septembre...

Top 5 Découvertes :

1. DANGEROUS MEN - Jahangir Salehi (2005)

Image

2. THE TIN STAR - Anthony Mann (1957)

Image

3. LES YEUX SANS VISAGE - Georges Franju (1960)

Image

4. GHOST IN THE SHELL - Mamoru Oshii (1995)

Image

5. NIGHTFALL - Jacques Tourneur (1956)

Image
Spoiler (cliquez pour afficher)
SEPTEMBRE 2017

Films découverts (ou presque)

CIRCLE OF DANGER - Jacques Tourneur (1951) : 8/10
APPOINTMENT IN HONDURAS - Jacques Tourneur (1953) : 7/10
LES YEUX SANS VISAGE - Georges Franju (1960) : 10/10
DOCTORS DON'T TELL - Jacques Tourneur (1941) : 6/10
A CHINESE GHOST STORY (SIEN NUI YAU WAN) - Siu-Tung Ching (1987) : 7/10
LES MOTARDS - Jean Laviron (1959) : 6/10
SANSONE CONTRO I PIRATI (SAMSON L'INVINCIBLE) - Tanio Boccia (1963) : 5/10
THE TIN STAR - Anthony Mann (1957) : 10/10
LES DEUX AMIS - Louis Garrel (2015) : 6/10
ROMA CITTÀ LIBERA (ROME VILLE LIBRE) - Marcello Pagliero (1946) : 7/10
THE SPIRIT IS WILLING - William Castle (1967) : 4/10
FORCE 10 FROM NAVARONE - Guy Hamilton (1978) : 7/10
GHOST IN THE SHELL - Mamoru Oshii (1995) : 9/10
I WANNA HOLD YOUR HAND - Robert Zemeckis (1978) : 7/10
BUCCANEER'S GIRL - Frederick De Cordova (1950) : 8/10
ROBOWAR - ROBOT DA GUERRA - Bruno Mattei (1988) : 8/10
NIGHTFALL - Jacques Tourneur (1956) : 9/10
CAMILLE CLAUDEL - Bruno Nuytten (1988) : 7/10
BLOOD OF THE VAMPIRE - Henry Cass (1958) : 6/10
ROBOT MONSTER - Phil Tucker (1953) : Ro-Man/10
LA FUMERIA D'OPPIO (FUMERIE D'OPIUM) - Raffaello Matarazzo (1957) : 8/10
VIRGINIE - Jean Boyer (1962) : 4/10
CHUKA - Gordon Douglas (1967) : 9/10
THE SILENT ENEMY - H.P. Carver (1930) : 8/10
I DOLCI INGANNI (LES ADOLESCENTES) - Alberto Lattuada (1960) : 8/10
BULLETS OVER SUMMER (BAO LIE XING JING) - Wilson Yip (1999) : 7/10
FULL ALERT (GO DO GAAI BEI) - Ringo Lam (1997) : 8/10
DANGEROUS MEN - Jahangir Salehi (2005) : Gang-bang/10
TARKAN VS THE VIKINGS (TARKAN VIKING KANI) - Mehmet Aslan (1971) : Turc/10
BLACK ROSES - John Fasano (1988) : Mort aux jeunes/10
PORT OF CALL (DAP HUET CAM MUI) - Philip Yung (2015) : 7/10
SEPTEMBER AFFAIR - William Dieterle (1950) : 6/10
DROP ZONE - John Badham (1994) : 6/10
THE NAKED JUNGLE - Byron Haskin (1954) : 8/10
LE GRAND JEU - Nicolas Pariser (2015) : 5/10
PRIVATE PROPERTY - Leslie Stevens (1960) : 9/10
L'ISOLA DEGLI UOMINI PESCE (LE CONTINENT DES HOMMES POISSONS) - Sergio Martino (1979) : 7/10
2019 - DOPO LA CADUTA DI NEW YORK (2019 APRÈS LA CHUTE DE NEW YORK) - Sergio Martino (1983) : 8/10
LES GAULOISES BLEUES - Michel Cournot (1969) : 4/10


Films revus

EASY LIVING - Jacques Tourneur (1949) : 9/10
TENDRE POULET - Philippe de Broca (1977) : 8/10
ON A VOLÉ LA CUISSE DE JUPITER - Philippe de Broca (1980) : 8/10
IF.... - Lindsay Anderson (1968) : 9/10
NIGHT OF THE DEMON - Jacques Tourneur (1957) : 9/10
THE PEOPLE VS. LARRY FLYNT - Milos Forman (1996) : 8/10
POPSY POP - Jean Herman (1971) : 6/10
MEGAFORCE - Hal Needham (1982) : Thumb/10
PLEINS FEUX SUR L'ASSASSIN - Georges Franju (1961) : 6/10
LA CHINOISE - Jean-Luc Godard (1967) : 8/10

TV

MANNIX (S01E01) : THE NAME IS MANNIX - Leonard Horn (1967) : 8/10
MANNIX (S01E02) : SKID MARKS ON A DRY RUN - John Meredyth Lucas (1967) : 8/10
MANNIX (S01E03) : NOTHING EVER WORKS TWICE - Murray Golden (1967) : 6/10
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
Gounou
au poil !
Posts: 9768
Joined: 20 Jul 05, 17:34
Location: Lynchland

Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Gounou »

cinephage wrote:Mais d'une façon générale, là où le film est le domaine du metteur en scène, la série est celle du scénariste. Et l'un vise la satisfaction d'un public en salle, l'autre celle d'un acheteur télévisuel.
Je t'aurais bien recommandé le visionnage du "dernier Lynch" pour contrecarrer ces assertions mais tu n'en feras rien... c'est une série. :mrgreen:
Image
User avatar
Flol
smells like pee spirit
Posts: 49178
Joined: 14 Apr 03, 11:21

Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Flol »

Thaddeus wrote:Il ne viendrait à l'idée de personne de faire part de ces impressions d'un film en l'arrêtant toutes les cinq minutes, en le jugeant au fur et à mesure, sans tenir compte du fait que ce film ne s'estime que dans sa globalité.
Toi, on voit bien que tu traînes pas sur Twitter.
User avatar
cinephage
C'est du harfang
Posts: 22708
Joined: 13 Oct 05, 17:50

Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by cinephage »

Gounou wrote:
cinephage wrote:Mais d'une façon générale, là où le film est le domaine du metteur en scène, la série est celle du scénariste. Et l'un vise la satisfaction d'un public en salle, l'autre celle d'un acheteur télévisuel.
Je t'aurais bien recommandé le visionnage du "dernier Lynch" pour contrecarrer ces assertions mais tu n'en feras rien... c'est une série. :mrgreen:
Une exception dans un océan de séries pour lesquelles la règle s'applique. D'ailleurs, Lynch a dû mettre sur la table sa démission de sa propre série pour garder la main dessus, ce qui me semble précisément révélateur d'à quel point le rapport de force est difficile, voire ingagnable pour un réalisateur qui n'aurait pas autant d'atouts en main qu'un réalisateur culte reprenant une série culte indissociable de son nom.
I love movies from the creation of cinema—from single-shot silent films, to serialized films in the teens, Fritz Lang, and a million others through the twenties—basically, I have a love for cinema through all the decades, from all over the world, from the highbrow to the lowbrow. - David Robert Mitchell
Gounou
au poil !
Posts: 9768
Joined: 20 Jul 05, 17:34
Location: Lynchland

Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Gounou »

cinephage wrote:
Gounou wrote: Je t'aurais bien recommandé le visionnage du "dernier Lynch" pour contrecarrer ces assertions mais tu n'en feras rien... c'est une série. :mrgreen:
Une exception dans un océan de séries pour lesquelles la règle s'applique. D'ailleurs, Lynch a dû mettre sur la table sa démission de sa propre série pour garder la main dessus, ce qui me semble précisément révélateur d'à quel point le rapport de force est difficile, voire ingagnable pour un réalisateur qui n'aurait pas autant d'atouts en main qu'un réalisateur culte reprenant une série culte indissociable de son nom.
Oui et d'ailleurs il n'est pas du tout garanti que cette exception fasse des petits.
Mais c'est un exemple fort qui émerge à un moment charnière de la mutation du paysage audiovisuel, il m'était du coup assez difficile de ne pas l'évoquer :wink:
Image
User avatar
Jack Griffin
Goinfrard
Posts: 12352
Joined: 17 Feb 05, 19:45

Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Jack Griffin »

Thaddeus wrote:Peut-être. Il n'empêche que selon cette définition (qui est la mienne et n'engage donc que moi), une oeuvre découpée en épisodes avec autant de génériques de début et de génériques de fin, dont la diffusion s'étale sur plusieurs semaines et dont la découverte par le spectateur (qui vient en discuter au fur et à mesure) est conçue pour être progressive, cette oeuvre-là donc, n'est pas un film mais une série.
Mais alors on fait quoi des films de Feuillade ? et de films en plusieurs parties (Gance, Lang, Tarantino ?). Et en littérature, les lecteurs du Pére Goriot qui découvrait le récit en épisode il ne lisait pas le roman? ...Comme je l'ai dit ailleurs, faut arrêter de se prendre la tête surtout que le top de classique ne se retrouvera pas dans le journal officiel.
User avatar
cinephage
C'est du harfang
Posts: 22708
Joined: 13 Oct 05, 17:50

Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by cinephage »

Jack Griffin wrote:
Thaddeus wrote:Peut-être. Il n'empêche que selon cette définition (qui est la mienne et n'engage donc que moi), une oeuvre découpée en épisodes avec autant de génériques de début et de génériques de fin, dont la diffusion s'étale sur plusieurs semaines et dont la découverte par le spectateur (qui vient en discuter au fur et à mesure) est conçue pour être progressive, cette oeuvre-là donc, n'est pas un film mais une série.
Mais alors on fait quoi des films de Feuillade ? et de films en plusieurs parties (Gance, Lang, Tarantino ?). Et en littérature, les lecteurs du Pére Goriot qui découvrait le récit en épisode il ne lisait pas le roman? ...Comme je l'ai dit ailleurs, faut arrêter de se prendre la tête surtout que le top de classique ne se retrouvera pas dans le journal officiel.
J'espère qu'on peut discuter sans qu'il s'agisse de "se prendre la tête". A mon sens, c'est un peu l'intérêt d'un forum, que de nous amener à discuter de problématiques qui concernent les cinéphiles...
Cette question de la série est tout à fait d'actualité.

Et pendant ce temps, mine de rien, en loucedé, le Kevin qui nous met un nanard devant quelques poids lourds du patrimoine cinématographique mondial... :mrgreen:
I love movies from the creation of cinema—from single-shot silent films, to serialized films in the teens, Fritz Lang, and a million others through the twenties—basically, I have a love for cinema through all the decades, from all over the world, from the highbrow to the lowbrow. - David Robert Mitchell
User avatar
AtCloseRange
Mémé Lenchon
Posts: 23628
Joined: 21 Nov 05, 00:41

Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by AtCloseRange »

cinephage wrote:
Jack Griffin wrote:
Mais alors on fait quoi des films de Feuillade ? et de films en plusieurs parties (Gance, Lang, Tarantino ?). Et en littérature, les lecteurs du Pére Goriot qui découvrait le récit en épisode il ne lisait pas le roman? ...Comme je l'ai dit ailleurs, faut arrêter de se prendre la tête surtout que le top de classique ne se retrouvera pas dans le journal officiel.
J'espère qu'on peut discuter sans qu'il s'agisse de "se prendre la tête". A mon sens, c'est un peu l'intérêt d'un forum, que de nous amener à discuter de problématiques qui concernent les cinéphiles...
Cette question de la série est tout à fait d'actualité.

Et pendant ce temps, mine de rien, en loucedé, le Kevin qui nous met un nanard devant quelques poids lourds du patrimoine cinématographique mondial... :mrgreen:
C'est Kevin, on fait plus attention.
User avatar
hansolo
David O. Selznick
Posts: 14053
Joined: 7 Apr 05, 11:08
Location: In a carbonite block

Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by hansolo »

cinephage wrote: J'ai pourtant tendance à suivre Thaddeus, parce que même le binge watching n'empêche qu'on se tape rarement d'un trait les 12 épisodes d'une saison (encore moins d'une série complète si elle dure plusieurs saisons), ou alors pas avec le même niveau d'attention et d'implication que devant une histoire complète de 90 à 120 minutes.
Tu serais surpris du nombre de personnes qui n'ont aucun mal à engloutir une saison en un weekend (ça m'avait surpris il y a 2 ans - j'en entends de plus en plus souvent parler dans mon entourage :!: )
- What do you do if the envelope is too big for the slot?
- Well, if you fold 'em, they fire you. I usually throw 'em out.

Le grand saut - Joel & Ethan Coen (1994)
User avatar
Kevin95
Footix Ier
Posts: 18225
Joined: 24 Oct 04, 16:51
Location: Devine !

Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Kevin95 »

AtCloseRange wrote:
cinephage wrote: J'espère qu'on peut discuter sans qu'il s'agisse de "se prendre la tête". A mon sens, c'est un peu l'intérêt d'un forum, que de nous amener à discuter de problématiques qui concernent les cinéphiles...
Cette question de la série est tout à fait d'actualité.

Et pendant ce temps, mine de rien, en loucedé, le Kevin qui nous met un nanard devant quelques poids lourds du patrimoine cinématographique mondial... :mrgreen:
C'est Kevin, on fait plus attention.
En plus ya pas de d à nanar. Ouais je connais le chemin. Bisous !
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
User avatar
Flol
smells like pee spirit
Posts: 49178
Joined: 14 Apr 03, 11:21

Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Flol »

hansolo wrote:Tu serais surpris du nombre de personnes qui n'ont aucun mal à engloutir une saison en un weekend
Ça m'est arrivé pas plus tard que hier soir avec White Gold sur Netflix. 1ère fois que je fais ça, mais il n'y a que 7 épisodes d'à peine 30mn donc bon...
User avatar
Thaddeus
Ewok on the wild side
Posts: 5689
Joined: 16 Feb 07, 22:49
Location: 1612 Havenhurst

Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Thaddeus »

Gounou wrote:Je ne dis pas qu'il n'y a plus de distinction, qu'il n'y a plus d'étiquette, que Twin Peaks n'est pas une série (elle l'est de fait). Je dis que la question est intéressante et va revenir de plus en plus souvent à l'avenir.
Je ne nie pas la porosité éventuelle (et peut-être croissante) entre ces deux formats. Mais j'estime à titre personnel que le critère que je souligne doit être le premier (voire le seul) à examiner si l'on tient à opérer la distinction.
Puisque tu sembles considérer que celle-ci existe toujours, je te renvoie la question : quelle est ta définition d'un film et quelle est celle d'une série ?
Flol wrote:Toi, on voit bien que tu traînes pas sur Twitter.
Dieu m'en préserve. Je suis sûr qu'il existe aussi beaucoup de gens qui commentent et critiques les films en les regardant.
Jack Griffin wrote:Mais alors on fait quoi des films de Feuillade ? et de films en plusieurs parties (Gance, Lang, Tarantino ?).
Mais les films "à suite" ne sont pas assimilables aux épisodes d'une série - d'ailleurs il vaudrait mieux parler dans toute cette discussion de "feuilleton", terme bien plus précis. J'en sais quelque chose : mon film préféré (L'Empire contre-attaque) est le deuxième volet d'une trilogie. Il n'empêche qu'il a été conçu comme une expérience autonome, avec un début et une fin, assimilable d'une traite, et qu'on peut tout à fait le découvrir, le comprendre, le juger sans avoir vu le premier volet ni le suivant. Idem pour le diptyque indien de Lang, ou le Kill Bill de Tarantino (cas un peu plus ambigu, je l'accorde).
En fait, la question à se poser serait la suivante : est-ce que chaque épisode d'une série (au sens de feuilleton) pourrait-être considérer comme un film ? A savoir, est-ce qu'il peut exister seul, sans sa mise en perspective au sein de l'ensemble qui constitue la saison ?

Par ailleurs, je ne me prends absolument pas le chou. Je suis comme cinephage : "les séries me glissent dessus, je m'en contre-fous, il y a d'autres topics pour ça..." Seulement j'estime qu'on compare des choses assez peu comparables, et qu'un forum devrait respecter les règles qu'il s'impose sans quoi il risque de perdre assez vite en lisibilité.

(on est totalement hors-débat, et d'ailleurs Kevin j'apprécie la présence du Franju dans ton top :mrgreen: )
User avatar
cinephage
C'est du harfang
Posts: 22708
Joined: 13 Oct 05, 17:50

Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by cinephage »

Kevin95 wrote:En plus ya pas de d à nanar. Ouais je connais le chemin. Bisous !
Ca reste à vérifier, cette affaire...
http://www.nanarland.com/glossaire-defi ... nanar.html
Le terme "nanar" est employé par certains cinéphiles pour désigner des films particulièrement mauvais qu'on se pique de regarder ou d'aller voir pour les railler et/ou en tirer au second degré un plaisir plus ou moins coupable. Soit, selon la définition d'un amateur, "un navet tellement navet que ça en devient un dessert".

L'expression a été particulièrement popularisée par les chroniques du journaliste François Forestier, publiées durant les années 1990 dans le supplément télévision du magazine Le Nouvel Observateur (et réunies ensuite dans le livre Les 101 nanars). D'après Bernard Pivot, le terme "nanar" serait un dérivé de "navet", qui remonterait lui-même à bien avant l'invention du cinéma puisqu'on l'utilisait au XIXème dans les salons pour désigner des tableaux de peu de valeur (aujourd'hui on dit plutôt "une croûte") ou bien des oeuvres littéraires ennuyeuses. Cependant, malgré tout le respect que nous devons à M. Pivot, on préfèrera se fier à la version que propose le Petit Robert, selon lequel le terme "nanar" date du XIXème siècle et s'orthographiait alors "nanard". Il ne dériverait pas de "navet" mais d'un mot d'argot oublié : "panard", qui signifie "vieil homme". Un nanar est donc à l'origine une vieille croûte, une oeuvre que l'on trouve mauvaise et/ou risible, car désuète.
Je recherche donc à quel moment les immortels ont accepté le passage de nanard à nanar... Je me méfie de l'orthographe virtuelle...
I love movies from the creation of cinema—from single-shot silent films, to serialized films in the teens, Fritz Lang, and a million others through the twenties—basically, I have a love for cinema through all the decades, from all over the world, from the highbrow to the lowbrow. - David Robert Mitchell
User avatar
Kevin95
Footix Ier
Posts: 18225
Joined: 24 Oct 04, 16:51
Location: Devine !

Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Post by Kevin95 »

Intéressant. J'ai toujours associé nanard à Bernard.

Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)