Etrange festival

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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bruce randylan
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Re: Etrange festival

Post by bruce randylan »

Je vais encore passer pour le râleur de service mais tant pis : début de sélection vraiment médiocre pour le moment. Sur 5 films, une bouse infâme, deux films vraiment mineurs et dispensables, un film sympa mais sans plus et, ouf, un docu chouette.
Et des retours que j'ai eu des autres séances, c'est pas beaucoup mieux. :|

En ordre croissant, ça donne

Firstborn (Aik Karapetian - 2017)

Un homme qui sent mésestimé par son épouse prend sur lui de retrouver l'homme qui les a agressés. Mais leurs retrouvailles se soldent par la mort accidentelle du malfrat.

Attention, purge puissance 10.
Aik Karapetian doit avoir son lecteur DVD en panne et n'a pu en retirer Enemy de Villeneuve. Il en décline donc le héros mollasson mal dans sa peau et pas super épanoui avec sa meuf, une photo sombre et terne qui joue beaucoup sur les noirs, un gros sound disign qui font la pression et bourdonne ou des lents travellings en intérieur qui laissent planer des menaces invisibles. Pour éviter qu'on ne l'accuse de plagiat, il a remplacé l'araignée par une sorte de cerf/loups aux yeux rouges. Pas con !
Bon, sur l'écran, ça donne un scénario d'une idiotie surréaliste où le héros est une invraisemblable tête à claques pour un scénario bourré de rajouts incompréhensibles comme le cabanon du chasseur, le mec à tuer... et tout le film en fait. Le dernier tiers s’engouffre dans le n'importe au point qu'on croit à une parodie (Le come-back du méchant ? le lac gelé ? Non mais sérieux ?!!). Le pire, c'est que c'est d'une prétention vraiment déplacée.


Bitch (Marianna Palka - 2016)

Négligée par son mari égoïste, une femme dépressive commence à sombrer dans la folie. Les aboiements incessants du voisinage la déstabilisent encore plus et elle se prend elle-même rapidement pour un chien.

L'introduction est intrigante et la première moitié assez enlevée grâce à l’abattage de Jason Ritter, génial de muflerie dans le rôle de mari goujat et dont le timing fait des merveilles (son malaise en sortant de la maternelle :lol: ). Sauf que non seulement, ça ne va pas très loin sorti de son concept et que le scénario, comme le réalisation, joue la facilité en privilégiant le point de vue du mari à celui de l'épouse, finalement absente de 85% du récit. Ca tourne donc finalement à vide et la critique s'embourbe dans la morale classique. Reste une certaine qualité d'écriture, une bonne interprétation générale et une fin assez touchante dans le parc canin.


The marker (Justin Edgar – 2017)

Enième polar/thriller où un criminel essaie de se trouver une rédemption en sauvant la fille d'une de ses victimes. Ici, il est littéralement hanté par le fantôme de la femme qu'il a tué tandis que le scénario reprend une structure de film noir (le "détective privé" devant trouver une femme). Le script ne tient jamais debout et joue d'ellipses grossières pour noyer les innombrables incohérences. A part ça, c'est terriblement mou et sans la moindre once de personnalité. Même la relation entre le repris de justice et sa victime spectrale est terriblement artificielle pour ne pas dire douteuse.
Pas un étron mais le sentiment de déjà vu est tellement prégnant qu'on trouve rapidement le temps long sans s'intéresser aux personnages.


lowlife (Ryan Prows – 2017)
Enième Tarantinade avec son scénario raconté selon différents groupes de personnages : un catcheur mexicain, la gérante d'un motel, deux amis rattrapés par leur magouille et un sadique trafiquant d'organes.
C'est heureusement compensée par un peu d'originalité et de second degré. Le film alterne adroitement entre séquences décalées (le tatouage nazi, les "absences" du catcheur), des personnages attachants et des moments de violences froides (un peu trop voyeuriste par moment). De plus, on sent une réelle sincérité dans la conception du film qui ne souffre d'aucun cynisme ni calcul. Par contre, le film pâtit d'un méchant décevant à force d'outrance, des liens trop présents dans les relations entre chaque intervenants au point de nuire à sa crédibilité et de nombreuses pistes oubliées en court de route (les explosions de colère du catcheur).
Sympathique mais faut pas lui en demander trop.


Liberation day (Ugis Olte & Morten Traavik – 2016)

Ce documentaire demeure donc pour le moment la bonne petite surprise de ce début d'édition. L'histoire passionnante d'un artiste qui essaie de monter le concert d'un groupe de rock avant-gardiste en Corée du Nord qui fête les 70 ans de la fin de l'occupation Japonaise. Sauf que Laibach, le groupe slovène en question, joue sur les codes et l'imagerie du totalitarisme au point d'avoir été traité de fasciste par plusieurs médias.
Mine de rien, les occasions de découvrir Pyongyang de l'intérieur ne sont pas courantes et ce documentaire permet même d'avoir une vision plus nuancée que les fantasmes qu'on peut y projeter. Bon, ça reste un sacré casse-tête culturels pour les musiciens et l'organisateur qui doivent traiter avec les nombreuses contraintes du pouvoir. Comme les réalisateurs d'ailleurs qui ont subit plusieurs censures durant la conception de ce film.
C'est en tout cas très bien fait, à la fois drôle, instructif et édifiant, avec un excellent montage. Et c'est clair que Laibach possède un univers détonnant avec quelques reprises excellentes inattendues.


Bon, j'espère que la suite du Festival va remonter le niveau. Je vais pouvoir m'épargner pas mal de séance en tout cas : Mise à mort du cerf sacré, replace, Purgatoryo ou Mayhem. Mais Mon mon mon monsters est parait-il très bien (même si les séquences de torture ne me font pas rêver).
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cinephage
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Re: Etrange festival

Post by cinephage »

Je suis encore plus enthousiaste que toi concernant Low Life qui, passé son influence tarantinienne, a le mérite de bien construire ses personnages et son intrigue, d'avoir des dialogues très bien fichus, de ménager le second et le premier degré avec une certaine adresse. Il s'agit d'un vrai coup de coeur.

Mon mon mon monster
est aussi un film très atypique, greffe improbable entre le film d'école sur le harcèlement et le film de monstre, qui se singularise par un récit très bien construit, une mise en scène ingénieuse et de nombreux seconds orles qui élargissent et enrichissent le film. Il faut aussi admettre une cruauté du réalisateur qui surprend par sa noirceur, mais met le spectateur dans une certaine incertitude. En tout cas, un film qui vaut largement le coup d'oeil.

Mayhem, qui avait fait l'ouverture, est divertissant, notamment en raison d'un script malin, mais la mise en scène en est pataude et sans imagination. On ne s'ennuie pas vraiment, mais il n'en restera rien.

Replace est un vrai film raté, en revanche, qui multiplie maladroitement les effets de mise en scène foireux pour tenter d'épaissir une intrigue très légère. Mais ce maniérisme agace, et la lenteur de ce film trop limpide finit par vraiment ennuyer. Dommage, l'actrice principale en est plutôt mignonnette.
I love movies from the creation of cinema—from single-shot silent films, to serialized films in the teens, Fritz Lang, and a million others through the twenties—basically, I have a love for cinema through all the decades, from all over the world, from the highbrow to the lowbrow. - David Robert Mitchell
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Re: Etrange festival

Post by Anorya »

bruce randylan wrote: Liberation day (Ugis Olte & Morten Traavik – 2016)

Ce documentaire demeure donc pour le moment la bonne petite surprise de ce début d'édition. L'histoire passionnante d'un artiste qui essaie de monter le concert d'un groupe de rock avant-gardiste en Corée du Nord qui fête les 70 ans de la fin de l'occupation Japonaise. Sauf que Laibach, le groupe slovène en question, joue sur les codes et l'imagerie du totalitarisme au point d'avoir été traité de fasciste par plusieurs médias.
Mine de rien, les occasions de découvrir Pyongyang de l'intérieur ne sont pas courantes et ce documentaire permet même d'avoir une vision plus nuancée que les fantasmes qu'on peut y projeter. Bon, ça reste un sacré casse-tête culturels pour les musiciens et l'organisateur qui doivent traiter avec les nombreuses contraintes du pouvoir. Comme les réalisateurs d'ailleurs qui ont subit plusieurs censures durant la conception de ce film.
C'est en tout cas très bien fait, à la fois drôle, instructif et édifiant, avec un excellent montage. Et c'est clair que Laibach possède un univers détonnant avec quelques reprises excellentes inattendues.
cinephage wrote: Replace est un vrai film raté, en revanche, qui multiplie maladroitement les effets de mise en scène foireux pour tenter d'épaissir une intrigue très légère. Mais ce maniérisme agace, et la lenteur de ce film trop limpide finit par vraiment ennuyer. Dommage, l'actrice principale en est plutôt mignonnette.
J'approuve complètement vos avis.
Je rajoute pour ma part :


The Family (Rosy Jones - 2016)

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Une enquête accablante sur l’Australienne Anne Hamilton- Byrne, professeur de yoga et fondatrice dans les années 60/70 de la Santiniketan Park Association, qui sous ses airs de fraternité new age se révéla être une secte séquestrant de nombreuses personnes dont des enfants, constamment sous neuroleptiques et recueillis par des biais illégaux.

Passionnant documentaire doté d'images souvent assez incroyables. En fait il faut le voir pour le croire, ces gens qui vénèrent Anne Hamilton-Byrne comme rien moins que la nouvelle personnification de Jesus, ces gamins presque tous blonds qu'on jurerait issu du Village des damnés, les témoignages des dits gamins en contrepoint des vidéos d'époques de la secte... Glaçant. Et quand on a tous les rebondissements bout à bout, on se dit que c'est pas possible à ce point. Jones a le mérite de ne jamais juger et met au même niveau bourreaux restants, survivants et policiers et enquêteurs, quitte (le procédé peut embêter les tenants du réalisme à tout prix) à procéder à des reconstitutions. Il y a des côtés "dossiers de l'écran" façon épisode bigger-than-life et dans le même temps (interdiction aux moins de 12 ans justifié, il y a des passages assez durs psychologiquement), je vois mal une enquête aussi minutieuse passer si facilement à l'écran.
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bruce randylan
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Re: Etrange festival

Post by bruce randylan »

Angoisse (Bigas Luna - 1987)
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Après avoir suivi durant 30 minutes un tueur psychopathe vivant sous la coupe d'une mère inquiétante, on passe de l'autre côté de l'écran pour comprendre qu'il ne s'agit que d'un film diffusé dans un cinéma. Les horreurs montrés à l'écran (énucléation) mettent rapidement le public mal à l'aise d'autant que l'anti-héros va bientôt commettre ses méfaits dans un cinéma !

Mise en abîme : The meta-movie
Sur le principe, c'est assez tripant et malin mais le concept s’essouffle rapidement et malgré 85 minutes au compteur, on pourrait réduire d'une bonne vingtaine de minutes tant les séquences sont étirées à l'absurde. Le trouble et l'excitation du twist (c'est un film) puis du second twist (des spectateurs regardant des spectateurs se faire tuer) laissent place à une roublardise de p'tit malin. C'est bien trop répétitif que ça m'a tué tout plaisir, devenant ironiquement totalement passif devant le film. 10 minutes de "Come home" ; 15 minutes de l'ado qui se sent mal ; 10 minutes sur le parallèle à la fin. Je savais plus à quel degré je devais prendre le film.
Dommage car techniquement et thématiquement, le film est plutôt bien emballé.

Les garçons sauvages (Bertrand Mandico - 2017)
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Anorya vous en parlera sans doute beaucoup mieux que moi puisqu'il connait déjà les cours-métrages du cinéaste à l'univers si singulier.
C'est dans l'ensemble une bonne découverte même si ça ne justifie pas forcément 1h50 et que certaines influences sont assez visible (Kenneth Anger, Fassbinder, Cocteau, Borowczyk, Lars Von Trier des début... et Pinocchio pour la trame). Mais visuellement, c'est un régal pour les yeux avec son expressionnisme surréaliste tant en noir et blanc qu'en couleur pour une inventivité plastique presque permanente. L'histoire est assez originale avec un groupe de garçons turbulents joué par un casting féminin et dont l'identité sexuelle sera malmenée au travers d'une étrange île. J'avoue d'ailleurs que les délires érotico-fantastique sont un peu lassant sur la longueur et tourne parfois à vide, avec une interprétation parfois inégale comme si soudainement les comédiennes sortaient de leurs personnages masculins sans que cela soit raccord avec leur évolutions psychologique/physionomiques.
Il n'est pas toujours évident aussi de rentrer dans l'histoires et de s'identifier aux caractères étant donné leur comportement douteux.
Je me suis donc senti assez extérieur au récit tout en profitant de son atmosphère atypique (qui n'est pas loin de l'esthétique vidéo-clip au début). Malgré mes réserves, c'est quand même le genre de film que j'ai envie de soutenir.



Cold Skin (Xavier Gens - 2017)
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Un titre qui possède autant de qualité que de défauts. Pour ces derniers, il faut regretter là encore une narration redondante qui conduit à une certaine lassitude qui est en grande partie dûe à des thèmes que le cinéaste (et la production ?) n'a pas osé poussé jusqu'au fond. A savoir une confrontation civilisation Vs "animal" et une attirance sexuelle contre-nature, presque du registre de la zoophilie. J'ai eu le sentiment d'une auto-censure car ça l'air d'être bien présent mais fortement réduit. Du coup les personnages perdent en profondeur et ambiguïté tout en affaiblissant la portée du dernier acte qui tombe un peu rapidement dans des facilité à la limite de la bienséance moralisatrice. Un peu trop lisse du coup.
Dans les bons points, l'histoire ne perd pas de temps à se mettre en place, la réalisation est maîtrisée et mine de rien, il y a pas mal de choses intéressantes dans les relations entre les personnages même si elles sont avant tout effleurées. On voit en tout cas que Gens n'a pas cherché à sacrifier ses personnages à l'action ou aux effets-spéciaux.


Ugly (Juri Rechninsky - 2017)
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D'une horrible artificialité et vacuité dans son traitement de la culpabilité.
Je suis sorti de la séance au bout de 35 minutes, succédant à une dizaine de déserteurs. La séance a continué de se vider et les courageux qui sont restés jusqu'à la fin étaient tous consternés.
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cinephage
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Re: Etrange festival

Post by cinephage »

bruce randylan wrote: Cold Skin (Xavier Gens - 2017)
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Un titre qui possède autant de qualité que de défauts. Pour ces derniers, il faut regretter là encore une narration redondante qui conduit à une certaine lassitude qui est en grande partie dûe à des thèmes que le cinéaste (et la production ?) n'a pas osé poussé jusqu'au fond. A savoir une confrontation civilisation Vs "animal" et une attirance sexuelle contre-nature, presque du registre de la zoophilie. J'ai eu le sentiment d'une auto-censure car ça l'air d'être bien présent mais fortement réduit. Du coup les personnages perdent en profondeur et ambiguïté tout en affaiblissant la portée du dernier acte qui tombe un peu rapidement dans des facilité à la limite de la bienséance moralisatrice. Un peu trop lisse du coup.
Dans les bons points, l'histoire ne perd pas de temps à se mettre en place, la réalisation est maîtrisée et mine de rien, il y a pas mal de choses intéressantes dans les relations entre les personnages même si elles sont avant tout effleurées. On voit en tout cas que Gens n'a pas cherché à sacrifier ses personnages à l'action ou aux effets-spéciaux.
Et pas un mot sur le cadre ni la photo du film ? :(
Je ne partage pas vraiment ton impression d'un film trop lisse, même s'il y a à plusieurs moments l'impression de faire du sur-place (mais c'est inscrit dans le récit même du film, qui raconte surtout des moments d'attente).
Pour ce qui est de l'auto-censure, certes, tout n'est pas montré, mais le film garde une indéniable ambiguïté que je trouve ici tout à fait pertinente et troublante. Le film garde une polysémie (parabole des rapports indigènes/coloniaux ? Rapport homme nature ? Homme femme ? Un peu tout cela et rien à la fois, et j'aime assez cette richesse thématique lorsqu'elle n'est pas épuisée en explications ou en séquences trop appuyées). Mais je ne trouve pas qu'il reste à la limite de la bienséance moralisatrice,
Spoiler (cliquez pour afficher)
La bestiole étant très clairement sautée par Gruner, et très clairement exploitée, pas seulement sexuellement. La question du consentement aurait un sens, mais elle rejoint justement ici celle de la conscience morale, ou non, des créatures, au sujet de laquelle le film défend une nette ambiguité.
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Re: Etrange festival

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bruce randylan wrote: Les garçons sauvages (Bertrand Mandico - 2017)
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Anorya vous en parlera sans doute beaucoup mieux que moi puisqu'il connait déjà les cours-métrages du cinéaste à l'univers si singulier.
C'est dans l'ensemble une bonne découverte même si ça ne justifie pas forcément 1h50 et que certaines influences sont assez visible (Kenneth Anger, Fassbinder, Cocteau, Borowczyk, Lars Von Trier des début... et Pinocchio pour la trame). Mais visuellement, c'est un régal pour les yeux avec son expressionnisme surréaliste tant en noir et blanc qu'en couleur pour une inventivité plastique presque permanente. L'histoire est assez originale avec un groupe de garçons turbulents joué par un casting féminin et dont l'identité sexuelle sera malmenée au travers d'une étrange île. J'avoue d'ailleurs que les délires érotico-fantastique sont un peu lassant sur la longueur et tourne parfois à vide, avec une interprétation parfois inégale comme si soudainement les comédiennes sortaient de leurs personnages masculins sans que cela soit raccord avec leur évolutions psychologique/physionomiques.
Il n'est pas toujours évident aussi de rentrer dans l'histoires et de s'identifier aux caractères étant donné leur comportement douteux.
Je me suis donc senti assez extérieur au récit tout en profitant de son atmosphère atypique (qui n'est pas loin de l'esthétique vidéo-clip au début). Malgré mes réserves, c'est quand même le genre de film que j'ai envie de soutenir.
C'est bien résumé, je suis même complètement d'accord avec toi pour la durée, j'aurais coupé 15,20mn facile pour ma part. :)
Sinon effectivement si on connaît les autres oeuvres de Mandico, on est en terrain connu (mais pourquoi le bonhomme changerait-il son style complètement décalé et à part en changeant de format ?) mais même sans, tu n'as visiblement pas eu trop de problème lors du visionnage. Le bonhomme n'a jamais caché ses influences, quitte à leur rendre ouvertement hommage (Boro in the box (2011) était ainsi un abécédaire/biographique d'une quarantaine de minutes tout en noir et blanc dédié à... Walerian Borowczyk), elles font parti de ses films et c'est toujours pleinement assumé. Et il en a beaucoup il faut dire (sur un Living still life (2012) il convoquait aussi bien Méliès que Jan Svankmajer en noir et blanc et couleurs). Là outre ce que tu cites, je n'ai pu m'empêcher de tiquer sur un clin d'oeil volontairement Cronenbergien : C'est pas tous les jours qu'on planque un flingue dans une ouverture dans le ventre. Mais la manière dont c'est amené évite justement de penser sur le coup à Videodrome. La question du corps d'ailleurs, ses transformations, son exploration, ce qu'on peut en tirer ou pas, ses frustrations aussi, sont constamment remises à jour d'un court à un autre en passant par ce long qui n'hésite pas à changer de sexe ses personnages.
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Re: Etrange festival

Post by Anorya »

Et j'en profite pour compléter avec d'autres films vus :

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Replace (Norbert Keil - 2017)

Kyra découvre un beau matin que son corps dont elle prend tant soin se recouvre de plus en plus de peaux mortes. Malgré tous ses efforts, rien ne semble stopper le phénomène, jusqu’au jour où elle découvre qu’elle peut régénérer sa peau à partir de celles d’autres personnes…

L'actrice qui joue Kyra (Rebecca Forsythe) est mignonne. Trop mignonne pour ce rôle de jeune fille perdue dans un univers Cronenbergien (qui n'hésite pas d'ailleurs à reprendre tel quel un chirurgien tout en rouge façon Faux Semblants) souvent noyé de bout en bout sous les filtres et effets de flou pour sursignifier les couches de peaux, les couches du récits etc etc. Trop de stylisation tue la stylisation et si le film est assez beau, son histoire n'en méritait franchement pas tant puisque ça n'amène à rien. La montagne accouche d'une souris et ce qui pouvait donner lieu à un film au potentiel Charles Burns (comprendre, une possible adaptation de l'univers de Black Hole en film avec travail sur le mal-être, la transformation physique, le ressenti, le regard de la société) n'est jamais abordé. Le film se transforme en petite série B sans plus où Barbara Crampton (qu'on est content quand même de revoir) cachetonne dans un pauvre rôle tandis qu'on voit beaucoup de choses venir de loin (dont la fin). Et vas y que ça te bombarde de techno indigente quand ça te pompe pas de grosses basses au synthé pour montrer que John Carpenter il était pas loin. Un Cronenbergpenter du pauvre. Sinon la photographie est jolie et l'actrice principale est mignonne. Pis c'est tout.
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American Way (Maurice Phillips - 1986)

Dix ans ont passé depuis la guerre du Vietnam. Un groupe de véterants, à bord d'un avion bombardier en perpétuel mouvement, pirate les émissions de télévision nationale et sème la consternation. Sur le point d'abandonner, durant les élection présidentielle américaine. Ils se heurtent a Mme Westinghouse, candidate ultraconservatrice et doté d'un sens du patriotisme tordu...

Séance découverte lors de la carte blanche de Marc Caro avec ce film complètement bordélique et assez jubilatoire. :D
On sait d'où vient maintenant la réplique "Make America Greater" de Donald Trump que ses conseillers cinéphiles avaient dû lui souffler un beau jour. Ici nos vétérans volants dans une Amérique où l'idiocratie a pleinement triomphé et où les habitants moyens sont surgavés d'émissions à la con tentent de relever le niveau. Et surtout partir sur un coup d'éclat en faisant tout pour éviter que le prochain candidat à l'élection présidentielle passe afin d'éviter un nouveau Viet-Nam. Il y a du Metal Hurlant dans cette bande (qu'on se rappelle le sketch du B17... en moins glauque cela dit) et Dennis Hopper même en capitaine désabusé se marre comme un petit fou avec ses bras cassés.
On en ressort avec le sourire. Le hic c'est que dans la réalité, Donald Trump a été élu.
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Les aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension (W.D. Richter - 1984)

Un super-héros neurochirurgien et rock star doit empêcher des créatures venues d'une autre dimension et toutes appelées John de conquérir notre dimension.

Nouvelle carte blanche de Marc Caro (j'ai loupé Jeunet à chaque fois. Bon).
L'impression constante d'un délire 80's avec un logo DEMI-LUNE APPROVED tout le long. :mrgreen:
On adhère ou pas et j'avoue que j'ai eu un peu de mal pour ma part (bon j'étais fatigué aussi, ça aidait pas pour une séance après 22h). Il y a de l'idée, on ne s'ennuie pas, c'est divertissant, le casting royal (Coucou Peter Weller, coucou Christopher Lloyd, coucou Jeff Goldblum, coucou John Lithgow...) est top mais je ne suis que moyennement entré dedans. L'impression constante d'une accumulation de choses au coup par coup suivant l'inspiration du réal et cousues au petit bonheur la chance (j'aurais bien aimé en voir encore plus sur ces aliens moi). Mais je suppose que c'est le genre de film madeleine de Proust typique qui n'en devient que meilleure à chaque visionnage supplémentaire avec le temps.
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bruce randylan
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Re: Etrange festival

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cinephage wrote:
bruce randylan wrote: Cold Skin (Xavier Gens - 2017)
Et pas un mot sur le cadre ni la photo du film ? :(
Je ne partage pas vraiment ton impression d'un film trop lisse, même s'il y a à plusieurs moments l'impression de faire du sur-place (mais c'est inscrit dans le récit même du film, qui raconte surtout des moments d'attente).
Pour ce qui est de l'auto-censure, certes, tout n'est pas montré, mais le film garde une indéniable ambiguïté que je trouve ici tout à fait pertinente et troublante. Le film garde une polysémie (parabole des rapports indigènes/coloniaux ? Rapport homme nature ? Homme femme ? Un peu tout cela et rien à la fois, et j'aime assez cette richesse thématique lorsqu'elle n'est pas épuisée en explications ou en séquences trop appuyées). Mais je ne trouve pas qu'il reste à la limite de la bienséance moralisatrice,
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La bestiole étant très clairement sautée par Gruner, et très clairement exploitée, pas seulement sexuellement. La question du consentement aurait un sens, mais elle rejoint justement ici celle de la conscience morale, ou non, des créatures, au sujet de laquelle le film défend une nette ambiguïté.
La photo est très bien, le cadre m'a un peu moins marqué mais j'ai trouvé que la réalisation peinait à se renouveler et que les plans aériens survolant les plages finissaient pas tous se ressembler.

Quand je dit lisse, je voulais dire "propre". Pas de sang, pas de cadavres visibles (à part à la fin), peu de réels dilemmes face à la situations alors qu'il aurait été intéressant de mettre le nouveau venu face aux véritable carnages qu'ils génèrent sur une "population" voisine de la race humaine. Pas grand chose qui appuie la barrière fragile entre l'homme/bête. Ca survient de temps en temps mais jamais d'une manière progressive ou construite. J'avais toujours l'impression que le film avançait par a-coups.
Quant à la l'aspect moralisateur, c'était plutôt sur la manière dont le "happy-end" se met en place en quelques minutes.
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Des enfants interviennent un peu facilement, les créatures deviennent pacifistes en 2 secondes, le vieux gardien du phare fait port nawak et change de comportement en un claquement de doigt
.

Cold Skin fait en tout cas partie des films dont j'espère la parution d'une version longue qui pourrait en faire une réelle réussite avec 15-20 minutes en plus.

Restons dans la "froideur".

Cold Hell (Stefan Ruzowitzky - 2017)
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Une chauffeur de taxi aperçoit par hasard un cadavre horriblement mutilé dans un appartement voisin. Mais le tueur a eu le temps de l'apercevoir

Encore un film hybride, le cul entre deux chaises, pour un résultat mi-figue mi-raison.

A la base le cinéaste voulait reprendre un créneau délaissé depuis plusieurs décennies en Europe selon lui : le film d'action/thriller. Il avouait durant la présentation de ne pas savoir s'il y était arrivé.
Et en effet, c'est assez curieux comme démarche. Le film est en réalité assez pauvre en action : deux séquences principalement. La première est un combat dans une voiture lancée à toute allure totalement bordélique et mal découpée. La seconde est un bref combat dans un métro plus percutant suivi d'un échange tout aussi court dans un appartement et assez brutal.

Le reste du film se rapproche plus du drame social où le cinéaste se révèle beaucoup plus à l'aise. Le premier tiers est très réussi à ce niveau en captant avec concision la vie de l'héroïne : le générique de début sur ses différents clients, la tension de l'héroïne immigrée avec la police, le quotidien de sa cousine, son passage rapide dans un foyer de femmes battues... Un portrait palpable, juste, crue, réaliste sans être complaisant, démonstratif ou dans l'apitoiement.
Après, les choses se gâtent un peu quand l'intrigue se déplace chez le policier qui vit avec un son père atteint d'Alzheimer. La psychologie se fait plus sommaire et classique, les ficelles plus grossières et les facilités un peu voyantes, le tout pour une stagnation de l'intrigue un peu regrettable même si le duo père/fils est assez attachant.
Quant à la fin (et le sort réserver au méchant), c'est assez douteux quand même vu l'esprit qui prédominait jusque là (en dehors d'être peu crédible).
Bref, un manque de rigueur dans la seconde moitié mais au moins le film a du cœur et parvient à donner un réel ancrage à son histoire. Mais ça ne méritait peut-être mieux que d'être greffé à un film de genre bancal.
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Re: Etrange festival

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Anorya wrote: Image

American Way (Maurice Phillips - 1986)
Dix ans ont passé depuis la guerre du Vietnam. Un groupe de véterants, à bord d'un avion bombardier en perpétuel mouvement, pirate les émissions de télévision nationale et sème la consternation. Sur le point d'abandonner, durant les élection présidentielle américaine. Ils se heurtent a Mme Westinghouse, candidate ultraconservatrice et doté d'un sens du patriotisme tordu...

Séance découverte lors de la carte blanche de Marc Caro avec ce film complètement bordélique et assez jubilatoire. :D
On sait d'où vient maintenant la réplique "Make America Greater" de Donald Trump que ses conseillers cinéphiles avaient dû lui souffler un beau jour. Ici nos vétérans volants dans une Amérique où l'idiocratie a pleinement triomphé et où les habitants moyens sont surgavés d'émissions à la con tentent de relever le niveau. Et surtout partir sur un coup d'éclat en faisant tout pour éviter que le prochain candidat à l'élection présidentielle passe afin d'éviter un nouveau Viet-Nam. Il y a du Metal Hurlant dans cette bande (qu'on se rappelle le sketch du B17... en moins glauque cela dit) et Dennis Hopper même en capitaine désabusé se marre comme un petit fou avec ses bras cassés.
On en ressort avec le sourire. Le hic c'est que dans la réalité, Donald Trump a été élu.
Aaaahhh. Riders of the storm ! :lol: Je ne connais ce film que dans sa VF qui est tellement nawakesque que ça en devient une authentique version alternative. J'avais fait le récit de cette hallucinante expérience ici :
http://www.dvdclassik.com/forum/viewtop ... 29#p848329
Anorya wrote:Image

Les aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension (W.D. Richter - 1984)

Un super-héros neurochirurgien et rock star doit empêcher des créatures venues d'une autre dimension et toutes appelées John de conquérir notre dimension.

Nouvelle carte blanche de Marc Caro (j'ai loupé Jeunet à chaque fois. Bon).
L'impression constante d'un délire 80's avec un logo DEMI-LUNE APPROVED tout le long. :mrgreen:
On adhère ou pas et j'avoue que j'ai eu un peu de mal pour ma part (bon j'étais fatigué aussi, ça aidait pas pour une séance après 22h). Il y a de l'idée, on ne s'ennuie pas, c'est divertissant, le casting royal (Coucou Peter Weller, coucou Christopher Lloyd, coucou Jeff Goldblum, coucou John Lithgow...) est top mais je ne suis que moyennement entré dedans. L'impression constante d'une accumulation de choses au coup par coup suivant l'inspiration du réal et cousues au petit bonheur la chance (j'aurais bien aimé en voir encore plus sur ces aliens moi). Mais je suppose que c'est le genre de film madeleine de Proust typique qui n'en devient que meilleure à chaque visionnage supplémentaire avec le temps.
Aaaahhh. Buckaroo Banzaï ! :lol: Je dirais sans ironie que c'est un film un peu fragile, et peut-être qu'une découverte en festival n'est pas l'idéal. Je trouve que malgré son délire assumé, chaque idée, chaque plan respire un amour sincère de l'auteur pour son histoire et ses personnages. Richter propose à la fois un univers complètement improbable et étonnamment cohérent. Personnellement, je crois en ces personnages, (en particulier Goldblum en cowboy) qui alternent concerts populaires et missions de sauveurs du monde. Et le générique final est génial. Et c'est même pas un souvenir d'enfance en ce qui me concerne, je l'ai découvert déjà adulte, intrigué que j'étais par son titre fou et la présence aux manettes du scénariste des Aventures de Jack Burton.
Le film a son topic : http://www.dvdclassik.com/forum/viewtop ... t=buckaroo
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Demi-Lune
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Re: Etrange festival

Post by Demi-Lune »

Anorya wrote: L'impression constante d'un délire 80's avec un logo DEMI-LUNE APPROVED tout le long. :mrgreen:
Je ne l'ai jamais vu, celui-là. :lol:
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AtCloseRange
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Re: Etrange festival

Post by AtCloseRange »

Demi-Lune wrote:
Anorya wrote: L'impression constante d'un délire 80's avec un logo DEMI-LUNE APPROVED tout le long. :mrgreen:
Je ne l'ai jamais vu, celui-là. :lol:
c'est à peine mieux qu'une curiosité.
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Re: Etrange festival

Post by ballantrae »

Même si je me méfie de X Gens, l'adaptation du formidable roman de Pinol est alléchante.
Quant à Mandico, oui là l'impatience est à son comble car c'est notre G Maddin hexagonal et ses courts sont fabuleux.
Anorya
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Re: Etrange festival

Post by Anorya »

Demi-Lune wrote:
Anorya wrote: L'impression constante d'un délire 80's avec un logo DEMI-LUNE APPROVED tout le long. :mrgreen:
Je ne l'ai jamais vu, celui-là. :lol:
Tss tss, jamais là quand on a besoin de toi hein. :shock: :mrgreen:
Max Schreck wrote:Aaaahhh. Riders of the storm ! :lol: Je ne connais ce film que dans sa VF qui est tellement nawakesque que ça en devient une authentique version alternative. J'avais fait le récit de cette hallucinante expérience ici :
http://www.dvdclassik.com/forum/viewtop ... 29#p848329
J'ai lu. :mrgreen:
Je ne doute pas un instant du potentiel nanardesque de la VF improvisée. Mais en VOST c'est de la bonne série B solide et qui met de bonne humeur. Max, il faut que tu le revois dans de bonnes conditions ! ;)
Max Schreck wrote:Aaaahhh. Buckaroo Banzaï ! :lol: Je dirais sans ironie que c'est un film un peu fragile, et peut-être qu'une découverte en festival n'est pas l'idéal. Je trouve que malgré son délire assumé, chaque idée, chaque plan respire un amour sincère de l'auteur pour son histoire et ses personnages. Richter propose à la fois un univers complètement improbable et étonnamment cohérent. Personnellement, je crois en ces personnages, (en particulier Goldblum en cowboy) qui alternent concerts populaires et missions de sauveurs du monde. Et le générique final est génial. Et c'est même pas un souvenir d'enfance en ce qui me concerne, je l'ai découvert déjà adulte, intrigué que j'étais par son titre fou et la présence aux manettes du scénariste des Aventures de Jack Burton.
Le film a son topic : http://www.dvdclassik.com/forum/viewtop ... t=buckaroo
J'en doute pas, je pense que j'apprécierais encore mieux le film dans des conditions optimales au fil des revisionnages dans le temps. C'est juste que la première fois... surprend. Mais c'était pas déplaisant comme je disais plus haut. Eh oui, assez jubilatoire le générique final. Presqu'un générique façon vieux jeu vidéo old school à la Street Fighter. On voit bien comment l'imagerie 80's du ciné à façonné les jeux qui allaient paraître 5 à 10 ans plus tard.
ballantrae wrote:Même si je me méfie de X Gens, l'adaptation du formidable roman de Pinol est alléchante.
Quant à Mandico, oui là l'impatience est à son comble car c'est notre G Maddin hexagonal et ses courts sont fabuleux.
Je suppose que Mandico en plus doit apprécier le cinéma de Maddin...
AtCloseRange wrote:
Demi-Lune wrote: Je ne l'ai jamais vu, celui-là. :lol:
c'est à peine mieux qu'une curiosité.
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1kult
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Re: Etrange festival

Post by 1kult »

L'un des meilleurs films du festival fut pour moi la (re)découverte de Une page folle. Je l'avais vu sur Youtube, mais même si la copie restaurée est pas non plus hallucinante, elle est plus que visionnable, et sur grand écran... Pfoufff... L'inventivité est constante, on ne comprend toujours pas grand chose, mais on se laisse emporter dans tout ça avec plaisir...

Et pour les zintéressés, interview par la team 1K de Serge Bromberg sur le film. :wink:

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Re: Etrange festival

Post by 1kult »

Et hop, seconde vidéo : le compte rendu du sieur Julien Sévéon, qui a adoré la prog de cette année.



:wink:
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