Les films de Kung-fu old school

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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bruce randylan
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Les films de Kung-fu old school

Post by bruce randylan »

Encore un truc que je savais pas où ranger...

Broken oath ( Chang-Hwa Chung - 1977 )

Bon petit film d'art-martieux et parfait véhicule pour Angela Mao ( la soeur de Bruce Lee dans opération Dragon ) pour une histoire de vengeance qui reprend la trame générale du 1er lady Snowblood à savoir une femme mettant au monde un(e) enfant en prison qui exécutera des années plus tard la vengeance envers les 4 personnes qui ont tué son père et violé sa mère.
Rien de neuf sous le soleil donc, même si on croit un moment que le film va se révéler plus intelligent que la moyenne ( la jeune fille est placée dans un monastère bouddhique pour briser le cercle de la violence mais le haine est dans son sang et appel la mort ) et puis en fait non, ça reste très con :mrgreen: .
C'est donc parti pour des kick à tout va comme la Angela savait en distribuer par dizaine, c'est clairement dans le style de Bruce Lee dont elle fut la disciple. Autant dire que ça n'a quasiment pas évolué depuis 1973 et que que le film fait du coup plus vieux que son âge. Et ça ne sont pas les chorégraphies assez moyennes de Yuen Woo-ping et Hsu Hsia qui vont arranger la chose. C'est dommage car il parait que les précédents films dédiés à l'actrice étaient bien mieux réglés en combats grâce aux talents de Sammo Hung. S'il est présent ici dans un second rôle assez marrant, c'est un peu frustrant que ne pas le savoir diriger les scènes d'actions.
Celà-dit, comme le rythme est heureusement soutenu, on ne fera pas trop la fine bouche cependant. Et puis les combats sont assez variés et s'intensifient sur la fin avec près de 25 minutes non-stop.
Accessoirement, les petits détail Bis meublent bien le temps : l'incontournable plan nichon, l'héroïne qui utilise des scorpions pour tuer ses victimes, un épisode inutile avec un poison rare et des "boss" en fin de parcours assez fun...

Correct et efficace à l'image d'une réalisation qui fait le strict minimun mais qui le fait avec sérieux.


La bande-annonce
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Re: Les films de Kung-fu old school

Post by Best »

Ce Topic va me plaire :D
tewoz
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Re: Les films de Kung-fu old school

Post by tewoz »

bruce randylan wrote:blablabla

...

l'incontournable plan nichon

blablabla
Ahh, donc c'est un bon film! :D


:oops: :arrow:
Vous venez de lire un message de tewoz, ca vous a pas rendu plus intelligent, mais ca aurait pu...
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hellrick
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Re: Les films de Kung-fu old school

Post by hellrick »

Beaucoup aimé ce BROKEN OATH...C'est même un des mes Angela Mao préféré, juste derrière HAPKIDO qui est son classique incontournable. LEGENDARY STRIKE est correct aussi (sorti sous le titre Kung FU Fighter chez Ceinture noire pour une bouchée de pain) et TWO GREAT CAVALIERS vaut bien le coup d'oeil aussi. Par contre j'ai très peu apprécié DANCE OF DEATH pourtant considéré comme un de ses classiques et pas trop aimé non plus le fameux WHEN TAEKWONDO STRIKES...
(plus d'infos sur mon site ==> http://asia.cinemaland.net)

Il m'en reste 3 ou 4 sous le coude dont le réputé The Hymalayan avec aussi le trio Jackie Chan - Sammo Hung et Yuen Biao...
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Re: Les films de Kung-fu old school

Post by Best »

hellrick wrote:Beaucoup aimé ce BROKEN OATH...C'est même un des mes Angela Mao préféré, juste derrière HAPKIDO qui est son classique incontournable. LEGENDARY STRIKE est correct aussi (sorti sous le titre Kung FU Fighter chez Ceinture noire pour une bouchée de pain) et TWO GREAT CAVALIERS vaut bien le coup d'oeil aussi. Par contre j'ai très peu apprécié DANCE OF DEATH pourtant considéré comme un de ses classiques et pas trop aimé non plus le fameux WHEN TAEKWONDO STRIKES...
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Il m'en reste 3 ou 4 sous le coude dont le réputé The Hymalayan avec aussi le trio Jackie Chan - Sammo Hung et Yuen Biao...
Pour The Himalayan, les principales qualités sont, une fois n'est pas coutume, l'intrigue (même si pas évident à suivre vu que l'on a droit à des sous titres chinois uniquement - mais bon j'avais très envie de le découvrir ! - ), les rebondissements, une mise en scène appliquée et une réalisation au dessus de la moyenne pour ce type de films. Par contre pour les combats, c'est la portion congrue et surtout vite expédié. Le dynamisme n'est pas non plus au rendez vous, et le niveau technique est très variable en fonction des opposants. A voir néanmoins.
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Re: Les films de Kung-fu old school

Post by bruce randylan »

hellrick wrote:Beaucoup aimé ce BROKEN OATH...C'est même un des mes Angela Mao préféré, juste derrière HAPKIDO qui est son classique incontournable.
Cool, je viens justement de le commander ce Hapkido :D

Je note les autres dans ma whishlist pour plus tard :)
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Re: Les films de Kung-fu old school

Post by bruce randylan »

Rebellious Reign ( Fong Cheung - 1980 )

Qui a dit que Noël était fini?
Parce que là, c'est la fête aux marrons ! :mrgreen:


Méconnu kung-fu ( merci Best du conseil :D ) signé par obscur réalisateur qui n'aura jamais percé, Rebellious Reign est une grosse claque en terme de combat, mais pas seulement.
Une reconstitution des plus soigné, des couleurs chatoyantes, un cinémascope utilisé à merveille... c'est une réalisation des plus solide et efficace que nous livre Fond Cheung.
Difficile par contre de juger de l'histoire, la seule copie existant en format respecté n'étant qu'un VCD hong-kongais seulement sous-titré en chinois. On comprend que ça tourne autour d'une histoire de rivalité pour un problème de succession mais c'est un peu tout, j'ai quand même constaté après coup que la pochette du VCD résumé l'intrigue intégral en anglais si ça peut aider. ;)

Reste donc les combats et là que dire ! UNE BOMBE.
Ca commence avec pratiquement 20 minutes non-stop dans le plus pur style old-school que j'affectionne tant.
Juste des affrontement à mains nus ( et pieds aussi ) sans aucun recours à des câblages ou des effets spéciaux pour des chorégraphies de malade conçues avec précision pour une multitude de pirouettes, de saut et autres acrobaties parfois gratuites dont encore plus fun.
Il faut voir les combats à un contre plusieurs pour saisir le haut niveau martial des chorégraphies et des acteurs qui se donnent à fond pour une vitesse d'exécution et d'une fluidité stupéfiante.
Ca démarre très fort par un combat où le héros affronte un ninja, plus deux puis quatre qui se font un régal de proposer des attaques et des parades démentes très influencées par les acrobaties de l'opéra chinois.
S'en suivent plusieurs affrontements courts mais toujours impeccables avant d'enchainer véritablement sur l'histoire pendant 3/4 d'heure ( que j'ai regardé en vitesse rapide ).
Encore un combat des plus fabuleux dans un 1 contre 2 pour la possession d'un parchemin ( là encore, ça va à une vitesse folle portée par un sens de l'espace géré de main de maître ) et on est parti pour la dernière ligne droite !
C'est à dire pratiquement 20 minutes de pures folies d'un rage, d'un violence, d'une intensité que je ne me rappelle pas avoir déjà vu dans un kung-fu old-school.
Imaginez un bain de sang de Chang Cheh réglé par un Liu Chia-liang au top de sa forme et mis en scène par un Sammo Hung au sommet de sa hargne et vous devrez avoir une idée de ce long final découpé en 2 actes. :shock:
L'écran entier est rempli de combats façon 1 contre 10 ( forcément désespéré ) où les personnages frappent, sautent, bondissent, tranchent d'un coté de l'écran jusqu'à l'autre dans des plan parfois très long (pour le genre je comprends). Le travail de la caméra est d'un rare énergie : dans le même shot elle peut effectuer un travelling circulaire puis zoomer violemment pour isolé un affrontement avant d'effectuer des pano tout aussi nerveux sur un autre combat avec une précision exemplaire.
La rage et la puissance n'en sont que décuplé et maintiennent une tension à couper le souffle. Une séquence anthologique pour l'un des plus spectaculaires morceaux de bravoures qui soient.
Je mettrais bien quelques liens sous Youtube, mais ils sont malheureusement en Pan & scan et ça serait une hérésie que de découvrir ça dans ses conditions.

J'espère sincèrement que le film trouvera un meilleur écrin car le VCD est l'un des plus mauvais que j'ai pu voir, on dirait presque un DVD bach films :lol:

A moins de connaitre le mandarin, c'est à découvrir uniquement pour ses scènes d'actions de malades mais il FAUT le découvrir !!!

Pour l'anecdote, le film fut un temps un projet que Bruce Lee aurait du tourné avec Chu Yuan pour la Shaw Brothers :o
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Re: Les films de Kung-fu old school

Post by hellrick »

Il existe un DVD pourri chez Vengeance (je crois que la version que j'ai vue venait de là :fiou: ) à l'image affreuse mais au moins le doublage anglais permet de comprendre le film :mrgreen:

Petit copier coller de mon site (http://asia.cinemaland.net)

==>

Si THE REBELLIOUS REIGN possède encore aujourd’hui une certaine notoriété c’est probablement par l’implication supposée de Bruce Lee dans sa conception. En effet l’acteur, au sommet de sa gloire, aurait donné son accord pour interpréter le héros d’une fresque épique historique qu’aurait dû diriger un des poulains de la Shaw Brothers.

Si Lee voulait travailler avec Chu Yuan il semble que la compagnie pensait plutôt à Chang Cheh qui devait au minimum participer à l’écriture du scénario. Quoiqu’il en soit le projet n’abouti pas et la mort de Bruce Lee y mit évidemment un terme. Enfin pas tout à fait puisque THE REBELLIOUS REIGN finit par aboutir entre les mains de Lo Wei, découvreur de Bruce Lee mais aussi de Jackie Chan. Le premier étant décédé et le second s’étant brouillé avec le cinéaste ce sera Jimmy Lee (Lung Fong) qui reprendra le rôle du héros nommé Nien Kan Yao. La Shaw Brothers, pour sa part, ne restera pas longtemps en retrait puisque Tony Liu livrera sa propre version de cette intrigue trois ans plus tard sous le titre THE LADY ASSASSIN.

Pour en revenir à THE REBELLIOUS REIGN il s’agit d’une production hybride et pas très bien équilibrée hésitant entre le film historique parsemé de considération politique et le « simple » kung-fu. Le métrage démarre par l’attaque du héros par une poignée de combattants avant qu’on nous révèle qu’il s’agit là d’un entraînement.

Après quelques autres passages d’action THE REBELLIOUS REIGN dévie vers le drame en costume et la grande épopée. Budget restreint oblige on ne verra pas beaucoup de grands mouvements de foules ni d’armées en campagne même si le cinéaste va développer toute une thématique sur l’attrait du pouvoir durant la partie centrale du film. En effet il n’y aura pratiquement plus de combats durant 45 minutes, THE REBELLIOUS REIGN se focalisant sur les jeux et conflits d’intérêts entre le héros Nien Kan Yao et les autres protagonistes, en particulier le 4ème Prince joué par Norman Chu. Cette partie assez complexe d’un point de vue thématique joue donc uniquement la carte historique et politique, au risque de décontenancer les amateurs d’arts martiaux. Néanmoins si ces intrigues sont intéressantes et plutôt bien menées les personnages manquent souvent un peu d’épaisseur et leurs relations auraient mérités un développement plus poussé.

Il faudra attendre les vingt dernières minutes pour voir à nouveau le kung-fu dominé l’écran pour un final de très haut niveau. Grosse mêlée martiale voyant la plupart des personnages s’affronter et succomber dans le sang, cette dernière partie passe clairement à la vitesse supérieure et n’hésite pas à donner dans le gore. Bras tranché, main transpercée par une épée, membres sectionnés, corps mutilés, THE REBELLIOUS REIGN retrouve les excès des métrages réalisés par Chang Cheh au début des années 70. Même si le métrage ne peut concurrencer le faste des titres de la Shaw Brothers, les décors et costumes sont de qualités et la figuration conséquente.

Difficile d’aborder THE REBELLIOUS REIGN sans avoir à l’esprit qu’il s’agit d’un projet autrefois associé à des noms tels que Bruce Lee, Chang Cheh ou Chu Yuan. Difficile aussi de ne pas le comparer avec THE LADY ASSASSIN tant le métrage produit par Lo We se révèle traditionnel alors que celui de Tony Liu est beaucoup plus rapide, moderne et excessif. Mais, en tant qu’œuvre dégagée de son contexte si particulier, THE REBELLIOUS REIGN se révèle plutôt intéressant.

Les fans de films historiques seront pleinement satisfait par une importante partie dramatique tandis que les adeptes de kung-fu se satisferont d’un final impressionnant, féroce et sanglant.
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Re: Les films de Kung-fu old school

Post by bruce randylan »

Si c'est la copie dont on trouve des extraits sous youtube, c'est une calamité, ! le recadrage est plus que jamais une aberration.
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Re: Les films de Kung-fu old school

Post by hellrick »

Je pense que c'est celle là en effet, je ne me souviens plus trop...malheureusement je n'ai plus le lien pour que tu puisses vérifier mais j'ai gravé ce film quelque part...C'était surement cette version recadrée...il y a encore des choses à ressortir et à remastériser (allo, HKVidéo, c'est pour une suggestion :fiou: )
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Re: Les films de Kung-fu old school

Post by bruce randylan »

C'est pas vraiment un kung-fu dans son sens traditionnel mais je sais pas vraiment où ranger ça :idea:

The devil's treasure (1973)

Un plongeur est embauché par des mafieux pour une fouille sous-marine. Quand il remonte des lingots d'or, ses employeurs essaient de le tuer mais l'arrivée d'une équipe adverse lui permet de s'échapper avec le butin. Dès années plus tard, alors qu'il a refait sa vie avec femme et enfant, les criminels qui ont mis du temps à retrouver sa trace sont bien décidés à récupérer leur bien.

Une très bonne surprise que ce thriller signé par le réalisateur de la main de fer (tourné un an avant).
Ce qui en fait l'originalité provient de son cadre et son approche. Le cinéaste délaisse rapidement la ville de Hong-kong qui a été filmée sous tous les angles pour se délocaliser dans les espaces plus vierges des nouveaux territoires : campagne, route côtière, terrain agricole, vieilles voies ferrées abandonnées... Il en ressort une ambiance western assumée qui ne manque pas de saveur tel l'arrivée de gang dans l'exploitation fermière du héros qui renvoie directement au grand ouest avec les règlements de comptes dans les rues désertes et cache-cache dans les granges. Quand l'intrigue se mue en fuite/poursuite, l'ambiance a presque quelque chose d'étrangement fantastique avec cette succession de lieux vides et ouverts où les personnages apparaissent presque dérisoires, perdus dans un environnement trop vaste pour eux.
Avec son ambiance presque muette, le cinéaste déploie une réalisation rigoureuse et efficace gérant avec savoir-faire sens de l'espace et surtout suspens qui fonctionne étonnement bien. Le scénario est suffisamment astucieux pour se demander régulièrement comment le héros va pouvoir s'en sortir et sauver sa famille.

Après, le script enchaîne aussi plusieurs situations qui n'ont pas peur du ridicule sans qu'on sache toujours si c'est volontaire ou non. On nage en plein grotesque comme lors de la poursuite sur le chemin de fer (les shadocks ne sont pas loin :mrgreen: ) ou le piège que creuse le héros en quelques minutes sur la fin.

Mais ce genre de détail idiots donnent finalement assez de saveurs à cette série B qui sort des sentiers battus et qui n'a pas trop vieilli. En tout cas, on n'a pas le temps de s’ennuyer. :D

Sinon, Sammo Hung est chorégraphe des rares séquences martiales qui sont correctes pour l'époque sans être mémorables (encore une fois, on est surtout dans le thriller). Il joue aussi le rôle d'un des méchants avec barbe et moustache ; ce qui ne le rend pas tout de suite reconnaissable. Mais il manque pas de charisme le bougre.

Voilà la bande-annonce qui spoile pas mal quand même !


C'est dispo en DVD HK dans la collection Joy Sales. Par contre, mon DVD était buggé et la lecture planté dès la fin du premier chapitre.
J'ai donc été obligé de le télécharger pour pouvoir le regarder :?
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Re: Les films de Kung-fu old school

Post by bruce randylan »

L'épée de la puissance /invincible sword (Chang Wang Chui - 1971)



Un général est fait prisonnier par une armée étrangères lors d'un traquenard où un vaillant officier est blessé. Ayant réussi a prendre la fuite, il est recueilli par une troupe d'acrobates..

Du Jimmy Wang Yu dans toute sa splendeur. C'est d'ailleurs un sympathique croisement entre les productions de la Shaw Brothers (qu'il venait de quitter) et Le dieu de la Guerre qu'il réalisera lui-même 2 ans plus tard.
Dès premiers, on retrouve une reconstitution soignée, une intrigue un peu passe partout, des chorégraphies de qualité et du second, un combat final aussi long qu'excellent.

Ce final d'environ 20 minutes sans interruption est évidement le point fort du film. Les combats y sont variés et les enjeux nombreux pour un découpage en plusieurs actes permettant une habile exploitation des décors : remparts, escaliers, cour intérieur, porte à protéger... La mise en scène comme les chorégraphies n'ont pas trop vieillies et demeurent encore souvent efficaces pour ne pas dire excitantes avec un Jimmy Wang Yu en mode Boxeur de Shanghai qui ne veut pas mourir, même bardé de flèches. :mrgreen:

L'heure précédent ce petit morceau de bravoure n'est pas négligeable pour autant même si le scénario est y est plus que réduit (pour ne pas dire idiot) mais le rythme y est soutenu avec pas mal d'affrontements, des numéros de cirque improbable sans oublier la présence de la toujours jolie Hsu Feng.
Il est difficile d'avoir des infos mais il semble que les chorégraphies soient de Sammo Hung si on se réfère au DVD qui le crédite sous un nom/pseudonyme chinois :!:

Un très bon divertissement, par contre le DVD français n'est pas fameux. En 16/9 certes mais la qualité d'image laisse vraiment à désirer.
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Re: Les films de Kung-fu old school

Post by bruce randylan »

Deux bon vieux "karaté" découverts chez mon ami collectionneur de 35 mm 8)

Le crépuscule des crapules / Smugglers (Ga Man Suen - 1973)
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Un flic tente de convaincre un jeune homme de l'aider à arrêter les assassins de son frère plutôt que de chercher à se venger seul

Il paye pas de mine de petit policier contemporain des 70's mais j'avais une sorte de sourire béa du début à la fin, et ce, pour différentes raisons.
La première moitié est avant tout un nanar prodigieux doté d'une VF hilarante avec des dialogues inoubliables comme ce briefing d'un inspecteur qui projette un diaporama de photos de gangsters avant de déclarer "cet homme qui nous est inconnu s'appelle Wong Lee... Voilà son dossier" :lol:
On trouve aussi quelques poursuites interminables en voiture sans queue ni tête (mais avec tête à queue) remplis de péripéties impropables. Ca donne aussi cette parenthèse surréaliste où les voitures passent près d'enfant qui jouent avec un ballon qui se fait projeter dans un appartement via une fenêtre ouverte où un vieux libidineux se retrouve avec une panne sexuelle au désespoir de sa jeune maîtresse, un brin blasée. Tout ça pour caser un jeu de mot pourrie "je me sens tout dégonflé". Et hop, retour sur la poursuite :shock: :lol:
Une certaine idée du bonheur pour qui aime les plaisirs coupables.

Ensuite, arrivée à mi-chemin, le film délaisse la partie policière (prévisible) pour se diriger vers le film de kung-fu pur jus. Les chorégraphies sont assez basiques, les acteurs pas toujours convainquant mais les combats sont d'une fureur et d'une longueur réjouissantes qui ne tarde pas à devenir jubilatoire. La dernière demi-heure est une grosse baston non stop qui se déroule en plusieurs étapes avec une surenchère qui donne le sentiment que celà ne va jamais s'arrêter. D'ailleurs les chorégraphies se font plus inventives, plus variées avec des idées excellentes (dont un petit échange autour d'un parc pour enfant qui peut annoncer Police story 2) avant de retrouver des triples bâtons, quelques armes à feu, une piscine, des douzaines de méchants et des projections/réceptions assez inventives. Les deux héros sont assez hargneux et sont bien décidés à en découdre, même le frère qui passe son temps à s'en prendre plein la figure. :mrgreen:
Vraiment le genre de petite production qui file la pêche avec une générosité qui respecte à merveille les règles du crescendo.
A noter que le frangin est interprété par Tony Liu qui deviendra par la suite un excellent réalisateur de série B très recommandables entre shaw brothers cultes comme The master, Holy flame of the martial world ou The lady Assassin et la crème des girls with guns des 80's, début 90's : dreaming the reality, devil hunters, Angel terminator ou encore killer angels :D

Le film existe en DVD aux USA en essayant de vendre ça comme un film de ninja (format respecté, copie usée et surtout uniquement doublage anglais qui a l'air seulement médiocre)


La reine du karaté / Kung-fu mama (Lung kim - 1973)
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Une troupe d'artistes de Canton arrivent à Shanghai pour retrouver deux membres de leur famille mystérieusement disparus. C'est la (grand)mère qui s'avère être chef de cette compagnie experte en arts-martiaux, elle en première.

Bien que moins fun que le précédent, cette petite production taïwanaise se révèle tout de même assez agréable, essentiellement grâce à son rythme particulièrement bien soutenue qui compense des combats assez approximatifs, exécutés par des comédiens qui ne sont loin d'être des experts. Ca peut donner d'ailleurs une scène vraiment ridicule avec des boxeurs thaï qui bougent n'importe comment :mrgreen:
Le doublage est assez gratiné aussi, plus pour l'accent et les intonations que pour les dialogues absurdes ; les méchants en particulier sont fort avantageusement lotis ente un leader hystérique qui croit que tous Shanghia va se moquer de lui et son bras droit mielleux et tout sourire.

Mais pour revenir sur combats, quand je disais qu'ils sont nombreux, ils doivent bien représenter 85% du film. Ca donne un dernier tiers (voire plus) entièrement consacré à l'action et sans interruption ! Ce qui surprend c'est que ce très long final est clairement découpé en différents actes où les rixes se déroulent dans pas loin d'une dizaine de décors différents : la maison des bad guys, l'arrière-cour, des allées, une plage, une ruelle etc... Je ne crois pas avoir souvent vu ça et ça relance souvent la machine pour éviter la routine de chorégraphies assez basiques où seul un sbire au faux air de Judoka a l'air de maîtriser les kicks. Détails surprenant, le seul gentil à mourir est le plus jeune de la famille, un garçon d'une dizaine d'année (quel idée de le ramener dans un raid vengeur celà dit ! :mrgreen: )
L'autre aspect assez inédit reste cette fameuse "reine" du karaté qui doit bien avoir 50-60 ans et dont le corps durement entraîne à subir les coups en font une combattantes redoutable qui peut ainsi se faire rouler dessus par une charrette sans broncher (scène improbable) comme elle possède une technique unique pour grimper au mur (encore plus improbable et hilarant, surtout grâce aux grimaces). Celà dit son coup "fatal" est de déshabiller ses adversaires. :lol:
Faut croire d'ailleurs que le réalisateur devait aimer ce genre d'humour puisqu'il y a une scène "drôle" totalement gratuite et inutile où le bras droit du méchant, traquée par une des gentille, se réfugie dans un centre de massage pour homme. Des scènes qui tranchent avec le reste du film, plutôt sérieux, pour ne pas dire dramatique.

Comme je suis sympa, je vous mets la séquence de la charrette et de l'escalade. 8)


Celui-ci sembe inédit en DVD mais il se trouve sur youtube en entier, en VOSTA dans une copie médiocre (alors que la copie 35 mm qu'on a eut était assez belle, n'ayant pas beaucoup été projetée).

:D
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Re: Les films de Kung-fu old school

Post by bruce randylan »

Ninja in the Dragon's Den (Corey Yuen - 1982)

Pour sa première réalisation, Corey Yuen offre déjà un parfait condensé des talents du chorégraphe et nous régale ici doublement puisqu'il s'agit d'une co-production entre Hong-Kong et le Japon. On retrouve ainsi au casting les bondissants Conan Lee et Hiroyuki Sanada qui interprètent des jeunes gens qui se croient ennemis alors qu'ils ont des liens en commun.

On devinera qu'on n'aura pas droit au scénario du siècle mais curieusement, on est pas vraiment là pour ça. Tant mieux que le script part dans tous les sens, oubliant sur la fin le vrai méchant pour conclure à la place sur un final face à second rôle d'une sous-intrigue de la première moitié qu'on avait tous oublié... :mrgreen:
En revanche niveau combat, c'est du très haut niveau et Corey Yuen propose quelques moments réjouissants même si les acteurs n'ont pas la fluidité et l'expérience de la troupe d'un Liu Chia-liang par exemple. Toujours est-il que le combat sur les échasses au début est complètement fou et ahurissant.
Les duels entre les deux héros sont également mémorables, surtout celui qui se déroule dans le temple avec quelques techniques ninja originales (comme se "fondre" dans un mur derrière un drap de la même couleur). Une séquence de près de 10 minutes bourrées d'idées qui évitent constamment la redite.
Il faut dire que la réalisation de Corey Yuen est excellente, toujours à la hauteur de ses chorégraphies. Mais sa mise en scène n'est pas seulement soignés dans les scènes d'actions mais demeure inventive du début à la fin, assez influencé par le cinéma japonais (la scène est miroir est assez rigolote même si ça ne sert à rien au final :D ).

Une très bonne surprise malheureusement inédit chez nous mais sorti en son temps chez les anglais HKLegend et surtout sorti en blu-ray en Allemagne (sous le titre Ninja Kommando) dans une édition très complète puisqu'en bonus on trouve beaucoup de scènes alternatives/rajoutées pour le marché japonais (pas mal de combats en plus !). Que des sous-titres allemand par contre mais il y a la VO cantonaise et une piste anglaise. :wink:

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Re: Les films de Kung-fu old school

Post by hellrick »

bruce randylan wrote:Ninja in the Dragon's Den (Corey Yuen - 1982)

Pour sa première réalisation, Corey Yuen offre déjà un parfait condensé des talents du chorégraphe et nous régale ici doublement puisqu'il s'agit d'une co-production entre Hong-Kong et le Japon.
Effectivement un film tout à fait enthousiasmant et qui déménage
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