Notez les films naphta : Août 2012

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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monk
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by monk »

Rick Blaine wrote:
Jeremy Fox wrote:Pas beau de vouloir ruiner les braves gens.
Tu n'es pas le mieux placé à ce sujet, si tu savais ce que tu m'as couté depuis que je lis classik!! :fiou: :mrgreen: (pour mon plus grand bonheur lorsque je vois les films bien entendu! :D )

C'est vrai ça ! La monkette, qui a du mal avec le western, te maudit ! :twisted:
Rick Blaine wrote:
feb wrote: D'ailleurs, tant qu'on y est, vu le prix du DVD seul de Ninotchka , je lui propose de prendre directement le coffret Warner US Garbo qui est trouvable pour un peu plus de 30$ sur Amazon :mrgreen:
Je voulais te laisser ce plaisir! :mrgreen:
C'était déjà fait en plus :uhuh:
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Jeremy Fox
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by Jeremy Fox »

Rick Blaine wrote:
Jeremy Fox wrote:Pas beau de vouloir ruiner les braves gens.
Tu n'es pas le mieux placé à ce sujet,
Oui mais l'autre maquignon qui essaie de placer du Garbo alors qu'on lui demande du Lubitsch ; vil marchand de tapis :mrgreen:
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Rick Blaine
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by Rick Blaine »

Jeremy Fox wrote:
Rick Blaine wrote:
Tu n'es pas le mieux placé à ce sujet,
Oui mais l'autre maquignon qui essaie de placer du Garbo alors qu'on lui demande du Lubitsch ; vil marchand de tapis :mrgreen:
Oui c'est vrai, pour le coup, c'est pas joli joli! :mrgreen:
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hellrick
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by hellrick »

J'avais versé ma petite larme devant l'Homme que j'ai tué (trouvable chez Bach Films pour pas cher) mais comme personne ne l'a cité peut-être qu'il n'y a que moi qui aime.
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daniel gregg
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by daniel gregg »

Jeremy Fox wrote:
Rick Blaine wrote:
Tu n'es pas le mieux placé à ce sujet,
Oui mais l'autre maquignon qui essaie de placer du Garbo alors qu'on lui demande du Lubitsch ; vil marchand de tapis :mrgreen:
:lol:
Il est quand même Febuleux !
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Rick Blaine
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by Rick Blaine »

hellrick wrote:J'avais versé ma petite larme devant l'Homme que j'ai tué (trouvable chez Bach Films pour pas cher) mais comme personne ne l'a cité peut-être qu'il n'y a que moi qui aime.
C'est vrai qu'il est chouette ce film. Il m'a beaucoup moins marqué sur le coup, mais j'en garde un très bon souvenir.
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feb
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by feb »

Jeremy Fox wrote:Pas beau de vouloir ruiner les braves gens.
La bonne blague, l'hopital qui se moque de la charité...si tu savais combien tu m'as couté en DVD, tu serais en train d'écrire en taille 50 sur le forum :mrgreen:
Jeremy Fox wrote:Oui mais l'autre maquignon qui essaie de placer du Garbo alors qu'on lui demande du Lubitsch ; vil marchand de tapis :mrgreen:
Salopard :mrgreen:
Rick Blaine wrote:Je voulais te laisser ce plaisir! :mrgreen:
Ce Rick Blaine n'est qu'amour :mrgreen:
monk wrote:C'était déjà fait en plus :uhuh:
Bon là j'espère que tu vas garder 8)
ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)
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Jeremy Fox
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by Jeremy Fox »

feb wrote:
Rick Blaine wrote:Je voulais te laisser ce plaisir! :mrgreen:
Ce Rick Blaine n'est qu'amour :mrgreen:
Pffff :roll:
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Rick Blaine
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by Rick Blaine »

Jeremy Fox wrote:
feb wrote: Ce Rick Blaine n'est qu'amour :mrgreen:
Pffff :roll:

Tu en doutes? :mrgreen:
Lord Henry
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by Lord Henry »

A Taste of Fear (1961)
Paralysée des jambes à la suite d’un accident d’équitation, Penny (Susan Strasberg) débarque à l’aéroport de Nice afin de renouer avec son père au bout de dix ans d’éloignement. Celui-ci s’étant absenté, elle est accueillie par sa nouvelle épouse (Ann Todd) dans leur demeure juchée au sommet d’une falaise. En dépit des attentions de sa belle-mère, des conseils du docteur Gerrard (Christopher Lee) et de la prévenance du chauffeur de la maison (Ronald Lewis), la jeune fille acquiert la conviction que l’on s’emploie en réalité à lui dissimuler un terrible évènement.



Fear in The Night (1972)
A peine remise d’une dépression nerveuse, Peggy (Judy Geeson) épouse un enseignant Robert (Ralph Bates). Peu avant qu’ils ne s’installent dans son logement de fonction, elle est attaquée par un individu muni d’un bras artificiel qui disparaît sans laisser de traces. Une fois sur place, elle découvre un établissement sans élèves et un principal (Peter Cushing) au comportement étrange. Peu après, elle fait l’objet d’une seconde agression, mais son passé psychiatrique favorise l’incrédulité de son mari.



Deux illustrations de ces thrillers horrifiques qui constituèrent la seconde carrière du scénariste Jimmy Sangster à la Hammer, à partir des années soixante. S’ils furent produits dans le sillage du succès de Psychose, le cinéphile un tant soit peu averti ne manquera pas d’y déceler en vérité l’influence des Diaboliques d’Henri-Georges Clouzot.
Grand rénovateur du cinéma fantastique à la fin des années cinquante, Sangster n’a pas eu la main aussi heureuse dans ce nouvel exercice. De film en film, il remâche pour l’essentiel la même trame et les mêmes ressorts, élaborant des intrigues à la virtuosité séduisante mais terriblement vaines. Qui plus est, ces mécaniques de précisions s’accommodent trop facilement des coïncidences ; dénuées d’âme, elles réduisent les personnages à de simples rouages sans vérité humaine.

Film inaugural de cette série, A Taste of Fear en pose les principes, mais cette fois-ci le réalisateur Seth Holt fait la différence – comme il la fera quelques années plus tard avec The Nanny. Un usage parcimonieux des effets, réduits à leur stricte utilité narrative, lui permet de dérouler une mise en image fluide, attentive aux personnages.
Car ici, l’efficacité du récit repose sur l’authenticité des protagonistes, la crédibilité de leurs réactions, la justesse de leurs échanges. Ainsi, les acteurs, remarquablement dirigés, évitent toutes les chausse-trappes auxquels le genre aurait pu les inviter.
Elégamment photographié par Douglas Slocombe, le film bénéficie en outre du beau décor de Bernard Robinson, privilégiant le détail significatif à la surcharge ornementale.

Par comparaison, Fear in the Night, succombe à tous les travers dont Seth Holt avait su avec intelligence se garder.
Projet plusieurs fois différé, il devait conclure la carrière de réalisateur de Jimmy Sangster (trois film). A la maladresse des débuts succède un savoir-faire étriqué – il est loin le cynisme roboratif de The Horror of Frankenstein.
L’enchaînement programmé des circonstances ne laisse guère leurs chances aux personnages, pas plus qu’aux acteurs. Judy Geeson en victime expiatoire de la première à la dernière image met la patience du spectateur à rude épreuve ; quant à Peter Cushing et Joan Collins qui interprètent un couple, ils n’apparaissent pas une seule fois à l’écran ensemble.
Maladroit à force de se croire trop habile – l’insertion parfaitement inutile des séances de psychanalyse – Fear in The Night ne fait illusion que le temps d’un générique particulièrement réussi.
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monk
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by monk »

La main au collet d'Alfred Hitchcock

Le BR va me permettre de découvrir pas mal de Hitch' qui me sont restés inconnus.
To catch a thief n'est clairement pas le meilleur des ses films. Pourtant, tout y est (le fun, l'Acteur, L'Actrice (surtout !), le lieu, les retournements de situations, etc) mais il manque quelque chose qui fait que sont top 5 reste insurpassable: la tension. Malgré toutes ses qualités, celle-ci est complétement absente du film, le rendant plus léger et glamour que la moyenne. Le lieu veut ça aussi sans doute, et sans en faire un film mineur, on est pas là en face d'un majeur.
Mais c'était cool. Je garde.
julien
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by julien »

J'ai vu Suspicion hier. C'est vachement bien. Il est un peu tête à claque, Cary Grant d'habitude chez Hitchcock mais là il est très bien. A la fois charmeur et insidieux. Il passe d'ailleurs avec une aisance confondante de l'un à l'autre. Et l'actrice très bien aussi. Y'a que la musique de Waxman qui passe pas terrible, mais bon à cette époque, le genre était pas encore très au point.
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"Toutes les raisons évoquées qui t'ont paru peu convaincantes sont, pour ma part, les parties d'une remarquable richesse." Watki.
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by monk »

La chatte sur un toi brûlant de Richard Brooks

Il y a une sorte d'obscénité dans cette mise à nue brutale de la famille, ça en serait presque du viol...si ce n'était pas totalement universel. Ça raisonne comme un dimanche de pâques, ou un soir où on aurait pas du y aller. Ou comme ici, quand l'orage et la chaleur ne sont pas compatibles avec les humeurs de chacun. C'est à la fois superbement bien écrit, plein de belles et fortes vérités, et "commun" de par cette universalité.
Le film est terriblement dense et intense. Ça commence immédiatement (même si ça m'a été un brin désagréable au début) et ça ne lâche rien, jusqu'à ce que la pluie ait rafraîchit tout le monde, leur permettant d'avancer.
Ouais, je garde.
semmelweis
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by semmelweis »

Casablanca

J'ai enfin vu Casablanca,très souvent cité dans les encyclopédies de cinéma. Que dire devant ce film? Je m'attendais à voir un classique. Je crois que c'est bien cela, la représentation d'un âge d'or hollywoodien, d'un cinéma qui n'existe plus et qui n'existera plus jamais. Le film est marquant à plus d'un titre mais surtout au niveau de son écriture. Aujourd'hui, tout film hollywoodien (en particulier blockbuster) dure plus de 2 heures, se dilue dans des poses pour ne me mener à rien, dans l'impossibilité d'incarner ses personnages et ses univers. En 1h30 , Casablanca fait vivre tous ses personnages , son décor d'une manière étincelante. C'est un film de passeur , de transit. Le choix de Casablanca permet à la fois de parler des tourments que traversent L'Europe et de jeter un regard sur les Etats Unis. N'oublions pas que le film est aussi un film de propragande pour lancer les USA dans la seconde guerre mondiale. Mais ce choix de faire vivre tout cela dans un lieu, point de rencontre de toutes les parties adverses de ce désastre humain permet de rendre lucide les personnages de la situation politique du vieux continent.
Humphrey Bogart est vraiment le point central et porte à lui seul tout le long métrage. Son personnage est assez atypique dans l'histoire du film hollywoodien. Il est avant tout un homme amer, trappant sa dignité dans un refus de prendre parti à cette guerre. Il ne sait trop ce que c'est de s'engager. Malgré tout, il choisira de se sacrifier et d'aider cette femme qui lui rappelle ce qu'il a été. Il semble fatigué comme un vieux loup de mer, un déraciné , un expatrié.
Aussi ce qui est remarquable, c'est l'unité de lieu du film. Tout se passe dans le bar de Rick. Curtiz en fait un personnage où se joue la bataille idéologique entre nazis et français multipliant les points de vue, jouant sur un montage appliqué et précis. Blaine donne tout sa teneur à ce lieu . La relation avec le capitaine renault permet des dialogues d'une vivacité et d'une drôlerie détendant cette atmosphère pesante d'un univers entre deux. J'ai trouvé le personnage de Bergman en retrait finalement n'étant que le déclencheur de la controverse intérieure de Rick Blaine.
Le coté film de propragande peut faire regretter une fin sans doute trop douce mais elle est aussi la conclusion d'une atmosphère assez joueuse ( en particulier avec Renault) qui parcourt le film. Le timbre à la fois doux et grave de Bogart parcoure le film le rendant ainsi plus nuancé que pourrait le présager le sujet du film. Malgré la contrainte de tourner en studios, Casablanca est bien cette ville du passage où chacun vient et disparait de chez Rick Blaine aussi vite. Il nous reste toujours le piano de Sam retranscrivant les sentiments à la fois de Rick et Ilsa. Rick ne croit plus beaucoup à l'homme mais en le passé le rattrape. C'est son passé qui le conduira à reconsidérer son futur vers une aube loin de Casablanca.
Je le redis... Le plus impressionnant est la qualité de l'écriture des personnage nuancés en particulier Rick , le capitaine Renault ( le colabo de service plus surprenant que prévu) et là manière avec laquelle la mise en scène électrise la vie dans ce bar, dans cette ville en gestation. Un classique du cinéma de l'âge d'or hollywoodien qui malgré ses ficelles de propragande garde un grand charme grâce à un Bogart charismatique, magnétique et une mise en scène vivifiante. 8,5/10
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monk
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Re: Notez les films naphta : Août 2012

Post by monk »

Un tramway nommé désire de Elia Kazan

On poursuit notre petit cycle "Williams au cinéma" avec mon premier Kazan (je l'avoue).
Si l'histoire m'a moins émue que celle de La chatte sur un toit brûlant à cause d'un problème d'identification, de résonnance, je dois dire que le film m'a fortement impressionné. Il y a les acteurs, tous incroyables. Leigh en dépressive qui ne cesse de sombrer est impressionnante dans un rôle difficile qui ne met en valeur que son talent d'actrice. C'est courageux et, comme dit, impressionnant. Le reste du casting, Brando en tête, brille par son naturel ultra convaincant.
Et puis il y a la mise en scène et la photo qui m'ont bleffé. Fines, précises, élégantes. C'est du grand art, tout simplement.
Je ne m'étend pas malgré tout ce qu'il y aurait à dire, mais en tout cas, c'est un film marquant et Kazan semble être définitivement un must have.
Je garde !