A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Demi-Lune
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Re: A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Post by Demi-Lune »

MJ wrote:
lowtek wrote:Au final la question que pose la vision du film est : pourquoi avoir réduit cette époque de l’inauguration de la psychanalyse à une comédie de mœurs, une histoire d’amour qui achoppe (mais devant quoi ?) ?
La judéité de Sabina Spielrein face à l'aryen protestant qu'est Jung. Sa confrontation avec Freud terminant sur cette remarque (vous n'êtes pas des leurs, il n'est pas des nôtres), c'est exactement où Cronenberg depuis le début voulait nous emmener - et les cartons finaux en sont la confirmation.
C'est ce que j'ai ressenti aussi. J'ai vraiment l'impression que c'est le point central du film qui permet peut-être de mieux comprendre le rêve prémonitoire de Jung sur le "sang de l'Europe".
On compte plusieurs autres allusions dans le film tournant autour de la judéité du tandem Spielrein/Freud et du protestantisme de Jung ("c'est une remarque de protestant", lui balance à un moment Freud d'un ton sarcastique et légèrement condescendant). Plus encore, il y a une insistance sur l'irréconcialibilité de deux cultures européennes, exprimée explicitement au travers de l'analyse freudienne du rêve de Jung sur la frontière austro-suisse. Freud ramène ça à un conflit mentor/disciple mais c'est aussi la rupture nette entre deux Europe, en un sens. Jung est aryen comme l'indique lourdement Freud, tandis que ce dernier est le Juif intellectuel embourgeoisé dans son confort viennois. Je m'interroge sur toutes ces allusions diversement appuyées parce que, au vu du fameux rêve prémonitoire de Jung, qui est d'ailleurs très généraliste et pourrait très bien s'appliquer à la Seconde Guerre mondiale (d'ailleurs la scène se passe en 1916, non ? je ne me souviens plus), ne pourrait-il y avoir une suggestion lancinante de la récupération du courant de pensée jungienne par l'Allemagne nazie ? Le film n'aurait-il pas pour véritable dynamique de montrer que l'opposition intellectuelle, identitaire et religieuse qui noue le trio Jung/Freud/Spielrein dessine les contours de la psychanalyse moderne dans le même temps qu'elle défriche des thèmes culturels, mythologiques, qui seront autant d'instruments de légitimation de l'hégémonie allemande, cette supériorité culturelle revendiquée avec toujours plus de vigueur depuis le XIXe siècle ? Je pense notamment à cette fameuse figure de Siegfried, le héros germanique qui fascine tant Spielrein et Jung (au point qu'ils y consacrent tous deux une thèse), tout comme les opéras de Wagner et leur exaltation du passé mythologique germanique (L'Or du Rhin est le préféré de Jung et La Walkyrie est testée sur ses patients). Or, Freud réfute catégoriquement dans le film cette bifurcation jungienne de sa discipline, consistant à s'intéresser aux mythes, aux fées, aux farfadets, qui ne peuvent que nuire selon lui à la crédibilité de leur science. Il estime grotesque voire dangereuse leur analyse.
C'est donc la question que je me pose, sachant que je n'ai pratiquement aucune connaissance sur la psychanalyse et que je crois ce film suffisamment riche pour mériter une seconde vision. Cependant il semblerait que la pensée contenue dans le traité de Jung De l'identité (1918) ait été récupérée et commodément déformée par les tenants de la supériorité culturelle germanique, avec cette distinction d'inconscience entre les Aryens et les Juifs. En fait, j'ai le sentiment que tout A Dangerous method prépare et amène à cette fracture, la fracture du maître et du disciple, du patriarche et de l'enfant prodigue, du docteur amoureux et de sa maîtresse rêvée, de l'aryen et de la judéité. J'ai l'impression que l'échec du triangle Jung/Freud/Spielrein est très métaphorique à différents niveaux. Et si la pensée jungienne est récupérée et raccourcie, c'est bien sûr aux dépens de la pensée freudienne, la pensée juive qui disparaît progressivement d'Allemagne.
En ce sens, le rêve prémonitoire de Jung, je suis tenté de l'interpréter comme le subconscient d'un malaise encore indéfinissable, celui d'avoir voulu faire avancer la psychologie et fournit par-delà les intentions uniquement scientifiques des munitions au futur fascisme.
Et ces cartons finaux montrent que tous ces psychiatres connaissent un sort funeste, sauf Jung, qui mourra tranquillement.
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Demi-Lune
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Re: A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Post by Demi-Lune »

Quelques mots plus généraux quand même : en ce qui me concerne, un CroCRo faussement mineur et faussement académique, en tout cas bien plus enthousiasmant à mon goût que Les Promesses de l'ombre. Excellent trio de comédiens (Cassel ne sert pas à grand-chose si ce n'est à jouer les éléments perturbateurs), très belle partition de Howard Shore, mise en scène limpide et superbe photographie lumineuse... le film charrie l'image d'un apaisement et d'une beauté vieille Europe (les lacs, les montagnes verdoyantes, les rues pavées et propres) contredite par la tension psychologique qui sous-tend la démonstration, et qui s'insinue de manière assez sournoise sous les corsets et les barbes bien taillées, pour reprendre Kaganski. Le film, poursuivant et parachevant, d'une certaine manière, le courant psychologisant emprunté par l'auteur depuis Faux-Semblants/Le Festin Nu, est froid et intellectualisé comme Crash à ceci près que la sexualité, clé-de-voûte de la pensée freudienne, est reléguée à deux ou trois scènes faussement chaudes dont Cronenberg, pourtant spécialiste en la matière, semble bien se foutre. Lui s'intéresse manifestement plus à l'application des concepts psychologiques sur leurs propres concepteurs, et à cet espèce de terreau identitaire et culturel dont je parlais au-dessus, conduisant à l'implosion. Très bon.
MJ
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Re: A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Post by MJ »

Demi-Lune wrote:Et ces cartons finaux montrent que tous ces psychiatres connaissent un sort funeste, sauf Jung, qui mourra tranquillement.
Dans une logique "on reconnaît l'arbre à ses fruits", cette manière d'exposer les faits plaide d'ailleurs plus en faveur de Jung (Freud mourrant jeune d'un cancer, lui paisiblement). C'est peut-être l'élément le plus surprenant du film, de manière générale: il est souvent plus jungien que freudien... chose pour le moins inattendue de la part de Cronenberg!
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Re: A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Post by Tuck pendleton »

MJ wrote:
Demi-Lune wrote:Et ces cartons finaux montrent que tous ces psychiatres connaissent un sort funeste, sauf Jung, qui mourra tranquillement.
Dans une logique "on reconnaît l'arbre à ses fruits", cette manière d'exposer les faits plaide d'ailleurs plus en faveur de Jung (Freud mourrant jeune d'un cancer, lui paisiblement).
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Re: A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Post by riqueuniee »

Déjà que, dans le film, ça se voit qu'il est nettement plus âgé que Jung (et pas seulement à cause de l'apparence physique).
Ilest certes mort d'un cancer , mais en 1939, soit plus de 25 ans après l'époque du film. Belle survie pour un mourant...
MJ
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Re: A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Post by MJ »

Reste que les cartons font suivre la mort d'un cancer en 39 de Freud avec celle "paisible" de Jung en 61 - et que présenté comme ça ce n'est pas anodin.
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Re: A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Post by riqueuniee »

Je ne vois pas de sous-entendus dans le simple énoncé de ces deux dates. S'il y a une comparaison à faire, c'est entre le destin de Jung , et celui de Freud (mort en exil, après avoir dû quitter l'Autriche en 1938), ou celui de Sabina Spielrein (assassinée en 1941 par les nazis). (d'où peut-être ce "paisiblement")
L'écart de dates (1939 et 1961 ) s'explique tout simplement par la différence d'âge des deux (Freund était né en 1856, et est mort à 83 ans, Jung était né en 1875 et est mort à 86 ans -3 ans seulement d'écart en durée de vie...)
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Re: A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Post by Strum »

riqueuniee wrote:Je ne vois pas de sous-entendus dans le simple énoncé de ces deux dates.
39, c'est l'année où débute la guerre, c'est le début de l'apocalypse, plus particulièrement pour les juifs. Il me parait donc difficile de ne pas voir le sous-entendu. :wink: Freud meurt désespéré fin septembre. La guerre a déjà commencé. Il n'a pu fuir Vienne en 38, en laissant tout derrière lui, qu'in extremis, grâce à l'aide de Marie Bonaparte qui a organisé et financé son départ. A quelques jours près, il était arrêté par les nazis. Ses quatre soeurs n'ont pas eu cette chance. Elles furent toutes quatre déportées et gazées dans les camps.
riqueuniee
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Re: A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Post by riqueuniee »

C'est ce que je disais., dans le fond : il y a contraste entre le destin de Freud, ou Sabina Spielrein et leurs proches (Sabina Spielrein et ses filles seront assassinées lors de l'extermination des juifs de Russie et d'Ukraine en 1941) et celui de Jung. Ce n'est pas qu'une question de dates.
Last edited by riqueuniee on 27 Jan 12, 19:52, edited 3 times in total.
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Re: A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Post by Demi-Lune »

Au fait, lors de la première rencontre entre Jung et Freud, lorsque ces deux discutent dans le bureau, il me semble si mes souvenirs ne me trompent pas, que Freud interroge Jung au sujet de sa patiente Sabina Spielrein et nonchalamment, avec son regard pénétrant, lui demande, chose pas si anodine que ça quand même, si elle est Juive. Ce a quoi Jung, comme gêné par la question, s'empresse de répondre : "demi-juive". Je ne veux pas surestimer l'importance de ce dialogue mais quelque part, il illustre bien l'idée mise en exergue par MJ, à savoir que le véritable nœud du film serait la dynamique devant conduire à la rupture identitaire Aryen/Juif. En effet, pendant le film Sabina ne manifeste guère de signes de sa judéité, et sa "neutralité" la confirme incidemment dans son rôle tampon entre le Juif Freud et le protestant aryen Jung (or leur confession me paraît très importante dans l'élaboration de leur pensée). Elle est par conséquent l'enjeu entre les deux hommes, comme le soulignait déjà l'affiche du film à la Faux-Semblants. En lui faisant comprendre qu'elle doit assumer sa judéité, ce qui exclue de fait de cet univers Jung, Freud prend l'ascendant et balaie le rival battu sur le terrain identitaire, culturel, et non sur le terrain scientifique. On est là en plein dans les thématiques sur l'identité développées par Cronenberg dans ses derniers films.
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Re: A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Post by Tuck pendleton »

Demi-Lune wrote:Au fait, lors de la première rencontre entre Jung et Freud, lorsque ces deux discutent dans le bureau, il me semble si mes souvenirs ne me trompent pas, que Freud interroge Jung au sujet de sa patiente Sabina Spielrein et nonchalamment, avec son regard pénétrant, lui demande, chose pas si anodine que ça quand même, si elle est Juive. Ce a quoi Jung, comme gêné par la question, s'empresse de répondre : "demi-juive".
Tu confonds avec le dialogue à la fin du film entre Jung et Spielrein, quand celle ci lui demande si sa nouvelle maitresse (Toni Wolff qui tiendra une place beaucoup plus importante que Sabina) est juive.
Dans les premiers entretiens entre Jung et Freud, souligné par un effet de mise en scène, c'est de la virginité de Spielrein dont il est question.
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Demi-Lune
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Re: A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Post by Demi-Lune »

Mince. Merci d'apporter cette correction tuck. Il me semblait pourtant que la judéité de Sabina était bien évoquée entre Freud et Jung.
Je suis bon pour revoir le film, qui le mérite de toute façon. :)
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Re: A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Post by Jeremy Fox »

Après History of Violence et Eastern Promises, A Dangerous Method vient me confirmer au-delà de toutes attentes que le virage pris par Cronenberg me convient tout à fait. Un régal pour les yeux et pour la tête ; un film brillant, intelligent et sublimement interprété par les trois acteurs principaux. Et après l'horrible partition écrite pour Hugo Cabret, Howard Shore vient me rassurer de la plus belle des manières. Très ému par ce film d'autant que je ne pensais pas dire un jour du bien de Keira Knightley.
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Re: A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Post by Anorya »

Voilà un avis qui fait rûdement plaisir à lire, Jeremy. :D
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semmelweis
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Re: A Dangerous Method (David Cronenberg - 2011)

Post by semmelweis »

A dangerous Method

J'aimerai partager l'enthousiasme d'Anorya ou de Demi Lune. Pour la première fois, je me suis assez ennuyé devant un Cronenberg. J'ai eu l'impression que le film n'avait aucun fil rouge central comme si Cronenberg ne savait où il allait. Rappelons que le film est une adaptation d'une pièce et n'est donc pas un scénario original. Je pense que le cinéaste n'a pas réussi à s'extirper de la matière littéraire, d'où le caractère très "illustratif" du film à mon goût.
Le film me semble scinder en 2 éléments, à savoir la relation entre Freud et Jung et les turpitudes de Jung avec sa patiente Spielrein mais Cronenberg n'arrive pas à choisir entre les deux lignes. Les éléments du film en rapport avec la relation entre Freud et Jung m'ont paru les plus intéressants portés par deux très bon comédiens. D'ailleurs , Fassbender est clairement le meilleur des 3 acteurs principaux, aussi car le film est centré sur lui. On sent clairement d'ailleurs que Cronenberg est plus jungien que freudien mais ce n'est pas si évident. En effet, les cartons finaux peuvent apparaitre comme une critique d'un certaine neutralité de la part des chrétiens (en particulier protestant) sur les événements qui vont tourmenter l'Europe.
Mortensen joue une figure titulaire rigide, manipulatrice qui conduit à la perte de ses dauphins successifs voulant que sa psychananlyse ne soit que sa vision de son monde étriqué dans son bureau empli de statuettes. Knightley m'a paru en dessous et je n'ai pas toujours accroché à son jeu outrancier où je sentais l'actrice faire l'actrice...
J'avoue que Fassbender arrive à exprimer les tourments de son personnage avec une grande subtilité ce qui peut expliquer une mise en scène appliqué mais peut etre un peu trop académique. Mais le problème reste que le film ne décolle jamais , ne conduit à rien. Il pourrait etre une photographie de l'époque mais cela reste trop superficiel, un traité de psychanalyse mais les dialogues entre les 2 têtes de la psychanalyse m'on paru peu fouillé sur un sujet pareil. J'avoue que j'ai lu pas mal de choses sur la psychanalyse donc je n'ai peut etre pas trouvé dans ce film une vision qui m'a paru nouvelle ou subtile. Tout ceci reste assez superficiel. Cronenberg n'arrive pas à faire oublier le côté théâtral de l'adaptation.
D'ailleurs, on peut voir OTTO comme un inconscient galopé de Jung, Jung sa propre conscience avec le souffrance que ça incombe et Freud une espèce de surmoi , figure titulaire . Mais finalement , cela ne conduit rien sur la caractérisation de Jung. La relation avec sa patiente m'a paru être assez lourde dans sa construction scénaristique . Elle n'est là que pour être le point de rupture avec Freud et la confrontation de leurs visions de monde. D'ailleurs, on peut aussi discuter de certains dires de Freu qui n'est pas d'accord avec la vision religieuse de Jung à ajouter à la psychanalyse. Or, le film occulte le fait que Freud a écrit à la fin de sa vie de nombreuses lignes sur le caractère psychanalytique des mythes gréco-romains et judaique( religion sur laquelle Freud reveindra énormément à la fin de sa vie). J'ai donc trouvé que le film n'arrivait pas aller au fond des choses sur ce sujet. De la même façon, il est intéressant de noter que le film met l'accent sur la grande fortune de la femme de Jung . Il aurait été intéressant de montrer et d'analyse le fait que la psychanalyse était le fait de gens aisés que ce soient les thérapeutes ou les clients (exemple de Spielrein°
C'est donc dommage, Cronenberg avait de bons acteurs, un sujet en or mais il trait tout cela avec superficie ne faisant pas plus de remous que l'eau du lac sur lequel navigue Jung.

PS : La musique d'Howard Shore est excellente