Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Demi-Lune
Bronco Boulet
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Re: Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Post by Demi-Lune »

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1. Regard vague, regard terrifié, regard du traumatisme : bienvenue dans le monde de Carol
Carol (Catherine Deneuve), jeune manucure belge, habite un appartement à Londres avec sa sœur Helen (Yvonne Furneaux). Elle est renfermée sur elle-même et a des comportements bizarres. Elle n'aime pas Michael (Ian Hendry), l'amant de sa sœur, et sa présence dans la chambre voisine l'empêche de dormir la nuit. Le jeune Colin (John Fraser) tente de la séduire mais elle repousse toutes ses avances, ce qui le met parfois en colère. Bientôt, Helen part en voyage en Italie avec Michael, malgré les protestations de Carol qui ne veut pas rester seule.

SPOILERS. Premier film en langue anglaise de Roman Polanski, Répulsion est un coup de maître absolu, et, en ce qui me concerne, un chef-d'œuvre. Bien que le cinéaste ait tenu à son égard des propos curieusement sévères, il s'agit à mon sens d'une immense réussite d'autant plus vertigineuse qu'elle ne fait "que" préparer les gradians encore supérieurs que sont Rosemary's Baby (1968) et Le Locataire (1976), volets suivants de ce qui allait être sa trilogie des appartements maudits. Bien qu'ayant 45 ans au compteur (!), Répulsion demeure un film fascinant et déroutant, d'une acuité et d'une audace rare, et l'un des films les plus aboutis d'une carrière volontiers encline à s'intéresser aux dérèglements de l'esprit humain, à l'étrangeté, aux prisons mentales. Répulsion confirme comme jamais l'incroyable talent de Polanski lorsqu'il s'agit de retranscrire la folie latente et sourde à l'écran. Je n'ai pas les connaissances sur sa vie suffisantes pour pouvoir tirer à ce sujet des conclusions (peut-être Major Tom pourra-t-il apporter quelques éclaircissements là-dessus), mais je trouve vraiment fascinant et intrigant que cet homme sache si bien dépeindre, avec une authenticité terrifiante - et ce, dès le début de sa carrière - les méandres abyssaux et angoissés d'esprits frappés de démence. Le cas qui nous est exposé ici inaugure en effet une longue série de personnages névrosés ou schizophrènes qui peupleront régulièrement l'œuvre d'un cinéaste qui, décidément, doit bien être tourmenté lui-même pour être capable de retranscrire, avec une telle finesse et perspicacité, une folie rampante et dévorante que d'autres cinéastes rendraient grotesque. Dans ce registre, Polanski est un maître. Et il le montre dès 1965, bien aidé en cela par la performance hallucinée de Catherine Deneuve.

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2. Fissures au propre comme au figuré : Carol prisonnière de son univers mental psychotique
Après Le Couteau dans l'eau (1962), production polonaise ayant fait sensation et ayant été nommée aux Oscars, le cinéaste investit la ville de Londres, sur laquelle souffle alors un vent de liberté dont savent tirer parti des réalisateurs en quête de nouveauté et de transgression (notamment Antonioni avec son Blow-Up). Polanski est alors engagé pour réaliser un film d'horreur à petit budget et dont le sous-texte sexuel ira aussi loin que la censure de l'époque le permet. Le cinéaste fera en fait bien plus que cela : son film n'est pas tant une œuvre horrifique qu'une œuvre de malaise pur. Ce malaise (marque de fabrique de son cinéma), il en puise la source au travers du personnage de Carol, jeune manucure londonienne que le scénario, qu'il co-écrit avec le futur fidèle Gérard Brach, nous invite à suivre. Au propre comme au figuré. Car tout le film repose sur ce personnage, qui est d'ailleurs tout à la fois présent et absent (de par son inertie, son attitude sans cesse déconnectée de la réalité) dans pratiquement tous les plans. Tout le film se filtre à travers son regard (1). Le plan d'ouverture du film, fixé sur l'œil de Deneuve que les crédits semblent lacérer, fonctionne en écho du plan final, spectaculaire zoom (sur une photo de famille clé) se mourant dans la rétine de la jeune Carol. En nous faisant épouser un point de vue subjectif, Polanski nous introduit - sans que nous nous en rendions d'ailleurs forcément compte tout de suite - dans l'univers mental dérangé de cette jeune femme atone, formidablement belle mais aussi formidablement bizarre. Sa bizarrerie déteint logiquement sur tout le film, puisque nous avons pénétré son point de vue dès le plan inaugural. Voici d'ailleurs ce que dit Bernard Payen à cet égard :

"Plus tard, dans le film, Carol voit les murs se fissurer, reçoit le coup de téléphone malsain d’un voisin curieux : ces faits sont-ils réels ou sortis de son imagination ? Le balancement continu entre le réalisme et le fantastique, principe d'incertitude, ne tient que par une construction narrative que reprendra souvent Polanski : celle du récit subjectif."

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3. Dégradation mentale et physique : la métaphore du lapin
Gestes mécaniques, attention maniaque portée à des détails qu'aucuns jugeraient insignifiants (telle cette persistance à ne pas vouloir que l'amant de la sœur mêle ses affaires de toilette aux siennes), attitude effacée, Carol nous est dès le départ présentée comme une jeune femme sinon anormale, du moins insaisissable, troublée par un rapport que l'on devine rapidement phobique envers les hommes et la sexualité qu'ils incarnent. Dans une société urbaine vivante et bruyante, le sexe, interpellant à chaque recoin (de l'ouvrier salace demandant derechef si une partie de jambes en l'air l'intéresserait, aux bruits d'orgasme derrière le mur de sa chambre, en passant par l'amoureux éconduit que les collègues raillent graveleusement), agresse véritablement la jeune femme. L'homme est une menace. La blondeur virginale et l'innocence candide de Catherine Deneuve renforcent ainsi cet espèce de désir intérieur de pureté que Carol souhaite conserver (cf. son dégoût après le baiser de Colin, qu'elle "efface" en se lavant ses dents) avec une obsession qui interpelle. Mais cette obsession ne cache pas seulement une frigidité. C'est bien à un esprit instable, fissuré, traumatisé, que l'on a affaire (2). L'origine du traumatisme expliquant la répulsion de Carol envers les hommes demeure incertaine, même si de gros indicateurs nous aiguillent vers la piste plus que probable d'un père incestueux. Véritables déclics psychologiques, le départ de la sœur de Carol, figure protectrice et bienveillante, puis plus encore le baiser de Colin, conduisent la jeune femme dans un précipice de folie dans lequel ressurgissent des terreurs enfantines pas vraiment enfouies. On comprend ce qu'elles sont rétrospectivement, à la lumière du terrifiant plan final (1), zoom sur le visage de la petite fille (dont il est impossible de déterminer vraiment l'âge), à la fois figée et "ailleurs", qui avance inexorablement dans l'œil (comme pour pénétrer son esprit) dans une démarche inverse du plan d'ouverture : le plan final nous invite véritablement à percer le mystère, à deviner ce que Carol a vu. Les viols à répétition qu'elle subit durant tout le film se lisent alors comme les répétitions d'un traumatisme vécu bien des années plus tôt. Polanski souligne d'ailleurs cette idée de terreur infantile dans ces moments d'attentes angoissées, où Deneuve, scrutant les rais de lumière sous sa porte ou l'oreille aux aguets du moindre bruit, redevient la petite fille terrorisée dans le noir de sa chambre (4). Figure masculine sans réel visage venant sauvagement la prendre et la violer dans sa chambre (chaque fois introduite par un bruit bien précis, traumatique), mains surgissant des murs pour l'attraper et l'immobiliser (2), viennent hanter l'imaginaire dérangé du personnage qui, chutant progressivement dans les tréfonds de ses propres angoisses, en vient à commettre l'acte catharsique : l'élimination physique de l'homme-menace (Colin, le propriétaire). Là où Polanski est très fort, c'est que ces actes procèdent d'une psychose que l'on en vient à comprendre que trop bien. Ce qui nous met dans une position très inconfortable car on plaint le personnage et on souffle presque avec elle lorsqu'elle se débarrasse de ces inopportuns. Le regard final de Deneuve pour Michael qui la transporte laisse d'ailleurs dans l'expectative quant à la fameuse répulsion : existe-t-elle toujours ?

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4. Le décor comme prolongation de la pyschose
Il serait injuste de ne pas insister sur la performance de Catherine Deneuve, absolument magistrale (son meilleur rôle ?). En blanche colombe se muant en ombre fantomatique - dégradation illustrée par celle du lapin qui pourrit au milieu de l'appartement (3) -, elle délivre une prestation exceptionnelle. Il serait également injuste de ne pas insister sur les qualités techniques de Répulsion. Polanski maîtrise son sujet et son affaire en proposant une réalisation adoptant parfaitement l'état d'esprit du moment de Carol. Le cinéaste est un artiste du huis-clos et le prouve à nouveau en gérant superbement son décor (4). Jeu sur les profondeurs de champ (avec les pièces qui changent de taille), jeu sur les ombres, sur les bruits, caméra à l'épaule qui emprisonne littéralement le visage angélique de l'actrice, tours visuels culottés (le plafond qui descend, la silhouette dans le miroir de l'armoire), ponctuent tout du long ce chef-d'œuvre dont la lenteur des débuts se révèle finalement indispensable tant elle contribue au basculement imperceptible du personnage principal dans sa folie, dépeinte avec une précision et une authenticité terrifiantes. Elles seront d'ailleurs louées par plusieurs cliniciens.
someone1600
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Re: Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Post by someone1600 »

Superbe analyse en de ce film exceptionnel. Passionnant. :D
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Major Tom
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Re: Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Post by Major Tom »

Demi-Lune wrote:Bien qu'ayant 45 ans au compteur (!), Répulsion demeure un film fascinant et déroutant, d'une acuité et d'une audace rare, et l'un des films les plus aboutis d'une carrière volontiers encline à s'intéresser aux dérèglements de l'esprit humain, à l'étrangeté, aux prisons mentales. Répulsion confirme comme jamais l'incroyable talent de Polanski lorsqu'il s'agit de retranscrire la folie latente et sourde à l'écran. Je n'ai pas les connaissances sur sa vie suffisantes pour pouvoir tirer à ce sujet des conclusions (peut-être Major Tom pourra-t-il apporter quelques éclaircissements là-dessus), mais je trouve vraiment fascinant et intrigant que cet homme sache si bien dépeindre, avec une authenticité terrifiante - et ce, dès le début de sa carrière - les méandres abyssaux et angoissés d'esprits frappés de démence.
Pour ce qui est de la retranscription de la claustrophobie, de l'enfermement, de la paranoïa, c'est simple, c'est Gérard Brach. Ce co-scénariste a eu une importance capitale dans la carrière de Polanski. Son trait de caractère connu (il était à la fois agoraphobe et claustrophobe), il le tient peut-être de la Division Charlemagne que sa mère lui a forcé à rejoindre pendant la Seconde Guerre Mondiale, ou du sanatorium où il était soigné pour tuberculose, bref, il tient lui aussi très tôt une connaissance de l'âme et de la misère humaine. La différence avec Polanski c'est que ce dernier, malgré tout ce qui lui est arrivé dans la vie, est un bon vivant, un sportif, un playboy et un optimiste qui profite de chaque instant que lui offre la vie. Brach est un angoissé, il ne connait que l'enfermement et cette crainte de sortir ; tout le côté kafkaïen que l'on retrouve dans les films dont ils ont signé ensemble le scénario vient grandement de lui.

Répulsion est un coup de force (mais sévèrement jugé par Polanski aujourd'hui). Brach et lui ont écrit le scénario en dix-sept jours, en s'inspirant d'une fille qu'ils ont connu à Saint Germain-des-Près.
Je suis content que le film t'ait touché à ce point. :) Bravo pour ton analyse.
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Demi-Lune
Bronco Boulet
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Re: Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Post by Demi-Lune »

Merci à vous deux pour les compliments, et à Major Tom pour les précisions. :wink:
semmelweis
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Re: Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Post by semmelweis »

someone1600 wrote:Superbe analyse en de ce film exceptionnel. Passionnant. :D
De meme,excellent commentaire,passionant à lire
bogardofan
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Re: Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Post by bogardofan »

J''aimerais bien savoir, Demi Lune, qui sont les quatre actrices qui sont en bas de votre message. Je ne les connais pas (comme la plupart des actrices américaines contemporaines).
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Demi-Lune
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Re: Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Post by Demi-Lune »

bogardofan wrote:J''aimerais bien savoir, Demi Lune, qui sont les quatre actrices qui sont en bas de votre message. Je ne les connais pas (comme la plupart des actrices américaines contemporaines).
En signature, tu veux dire ? Ce sont Meg Ryan (dans Quand Harry rencontre Sally), Michelle Pfeiffer (dans les 80's), Sharon Stone (dans les 80's), Jennifer Connelly (dans Hot Spot) et Naomi Watts (dans Mulholland Drive).
Mais tu aurais pu m'envoyer un MP à ce sujet, parce que ça n'a pas grand rapport avec Répulsion. :mrgreen: Et tu me tutoies, hein. :mrgreen:
julien
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Re: Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Post by julien »

Y'a qu'un truc que j'avais trouvé un peu décevant dans ce film, c'est la musique de Chico Hamilton. Pas mauvaise en soi mais un peu trop décalée par rapport à l'ambiance morbide et oppressante du film. Curieux d'ailleurs que Polanski n'ait pas retrouvé sur ce film, son compositeur attitré Krzysztof Komeda... Sans doute pour des raisons liées à la production. Il y a quelques années j'avais lu une interview de Bernard Parmegiani, disant qu'il aurait adoré composer la musique de ce film. Peut-être que lui, aurait su davantage insuffler toute l’étrangeté et l'angoisse que réclamait le sujet du film. D'ailleurs il en a encore la possibilité. Ma foi, il n'a qu'à faire comme Philip Glass qui avait viré toute la bande son de La Belle et la Bête de Jean Cocteau, pour la remplacer par une composition de son cru. Et je suis sûr que Polanski ne s'en offusquerait pas.
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"Toutes les raisons évoquées qui t'ont paru peu convaincantes sont, pour ma part, les parties d'une remarquable richesse." Watki.
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Watkinssien
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Re: Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Post by Watkinssien »

Je suis d'accord avec le fait que Komeda aurait probablement été un meilleur choix. Mais Hamilton fait du bon travail, à mon humble avis, et sa musique fait curieusement partie de l'ambiance très élaborée de cette oeuvre majeure de Polanski.
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Re: Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Post by Nomorereasons »

Je décrète "clandestin" chaque film sur lequel watkinssien n'aurait pas donné d'avis ou aurait donné un avis négatif.
julien
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Re: Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Post by julien »

Ce qui est clandestin, c'est qu'il soit d'accord avec moi. J'suis un peu déçu là pour le coup. Enfin, il a quand même fait l'usage du conditionnel.
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Nomorereasons
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Re: Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Post by Nomorereasons »

julien wrote:Ce qui est clandestin, c'est qu'il soit d'accord avec moi. J'suis un peu déçu là pour le coup. Enfin, il a quand même fait l'usage du conditionnel.
Le "probablement" ne manque pas d'allure, tel un chat se faufilant entre des flûtes à champagne sans faire de bruit.
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Major Tom
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Re: Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Post by Major Tom »

Watkinssien wrote:Je suis d'accord avec le fait que Komeda aurait probablement été un meilleur choix.
Je disais pareil quand j'étais au plus fort de mes découvertes polanskiennes, découvrir (au début de mon adolescence) Répulsion après des films comme Cul-de-sac et Le Couteau dans l'eau (Komeda), Frantic (Morricone) ou Le Locataire (Sarde), on se dit qu'il y a quelque chose qui manque musicalement. Mais il y a quand même de bonnes choses dans cette partition qui ont fait que la redécouverte, sans la comparaison aux autres films, a été très agréable de ce point de vue-là. Le thème du générique, ces tambours de galère créant une sorte de battement de cœur, impose d'emblée une tension, collant avec l'image: on est dans la tête du personnage. Puis la petite mélodie à la flute qui suit lorsqu'on se retrouve "hors" d'elle, dans ce salon de manucure très paisible. Je regrette surtout que Komeda n'était plus là après Rosemary's Baby pour le reste de la filmo de Polanski, même si Goldsmith, Sarde et Kilar ont donné de bonnes choses. Komeda, qui était comme Polanski au début de sa carrière, aurait fait des choses encore plus fantastiques...
julien
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Re: Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Post by julien »

yaplusdsaisons wrote:
julien wrote:Ce qui est clandestin, c'est qu'il soit d'accord avec moi. J'suis un peu déçu là pour le coup. Enfin, il a quand même fait l'usage du conditionnel.
Le "probablement" ne manque pas d'allure, tel un chat se faufilant entre des flûtes à champagne sans faire de bruit.
Tu remarqueras aussi l'amplification progressive du vocabulaire lexical. C'est très subtilement fait. D'ailleurs si j'avais des élèves de primaires, je leur donnerais des critiques de Watkinssien à analyser. Au début il y a un doute avec le "probablement" ; ensuite une graduation dans l'euphorie, d'abord légèrement timorée avec "Bon travail" mais qui s'affirme plus nettement avec le "Très élaboré" , pour s'achever avec le sublime "Œuvre majeure". La sempiternelle hyperbole exaltée qui clôt généralement tout post de Watkinssien digne de ce nom.
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"Toutes les raisons évoquées qui t'ont paru peu convaincantes sont, pour ma part, les parties d'une remarquable richesse." Watki.
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Watkinssien
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Re: Repulsion de polanski

Post by Watkinssien »

Alors les gars, on s'ennuie ?
:mrgreen:
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