Notez les films naphtas - Juin 2011

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Profondo Rosso
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Notez les films naphtas - Juin 2011

Post by Profondo Rosso »

La Tête contre les murs de Georges Franju (1958)

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Un jeune homme passionné et idéaliste, dont l'équilibre est précaire, s'oppose à son père, avocat autoritaire qui le fait enfermer dans un asile psychiatrique.


La Tête contre les murs compte parmi les tentatives les plus réussies de visions du monde psychiatrique au cinéma, aux côté du Shock Corridor de Fuller ou plus tard Vol au dessus d'un nid de coucou de Milos Forman. Contrairement à ces films la veine dramatique est cependant moins appuyée avec un récit minimaliste et resserré au réalisme froid et austère. Cette touche est en grande partie due à Georges Franju dont c'est le premier film. Au départ, le projet est entièrement façonné par un tout jeune Jean-Pierre Mocky qui adapte le roman semi autobiographique de Hervé Bazin (qui fut lui-même interné par sa famille), recrute l'équipe technique et le casting (c'est notamment lui qui a la judicieuse idée de confier un mémorable rôle à Charles Aznavour). Cependant, freinés par son jeune âge et son manque d'expérience (nous sommes juste avant la Nouvelle vague qui décoincera heureusement bientôt ce genre de situation) les producteurs ne se bousculent pas pour financer le film ce qui contraint Mocky à faire appel à Georges Franju dont ce sera le premier long-métrage de fiction. L'ensemble du film fonctionne donc sur l'équilibre entre les personnalités de Mocky et Franju.

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A Franju, on peut attribuer une grande part de l'impressionnante esthétique du film. Franju s'était au départ fait connaître grâce à deux court métrages aux réalismes saisissant, Le sang des bêtes sur le monde des abattoirs et Hôtel des Invalides consacré aux "gueules cassées". C'est cette même approche qui domine ici dans la description du quotidien d'un asile et des différentes pathologies qu'on peut y rencontrer. Ce parti pris fait ainsi froid dans le dos par son absence d'artifice, autant par la vétusté des lieux où les malades sont entassé comme des bêtes que par la violence sourde pouvant surgir à tout moment chez les plus déséquilibré (Mocky raconte d'ailleurs une scène assez glaçante à laquelle il assista avec Franju lors du tournage dans un asile) le tout porté par la musique anxiogène de Maurice Jarre qui signait là son premier score au cinéma. Mocky porte lui la force dramatique du récit interprétant ce jeune homme en colère et écorché vif interné malgré lui. Sa jeunesse l'identifie à la rébellion du jeune héros d'autant qu'il a été témoin à l'époque de cette pratique révoltante qui voyait les familles interner abusivement avec la complicité des médecins leur progénitures en mal d'autorité. Il délivre une belle et fragile interprétation dont la touche romantique est un peu atténuée par une Anouk Aimée jolie mais nettement plus transparente dans le couple qu'ils forment.

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On aurait cependant tort de n'attribuer que le seul visuel à Franju qui pose là toute les base de son chef d'oeuvre à venir Les Yeux sans visage. Comme dans ce dernier ici la froideur clinique se croise à une vraie poésie visuelle et une atmosphère à lisière du fantastique. Les scènes nocturnes dégagent ainsi une aura unique et oppressante où peuvent surgir de pur instants de cauchemar (l'insoutenable crise d'Aznavour durant l'évasion) mais aussi rendre la violence belle comme ce plan somptueux où un chasseur abat à fusil Mocky sur le point de s'échapper. Les questionnements déontologiques annoncent également ceux des Yeux sans Visages avec les méthodes antinomiques des professeurs incarnés par Pierre Brasseur (futur chirurgien meurtrier des Yeux sans visages) et Paul Meurisse, l'un froid et pragmatique sur les patients qu'il a à traiter (des fous dont on doit protéger le monde extérieur) tandis que l'autre oeuvre dans l'idée d'une réelle guérison. L'imagerie menaçante de l'asile s'estompe donc par intermittence sans que le malaise s'estompe complètement lors des courts moments où on assiste à l'approche humaniste de Meurisse et la manière dont il tente de tirer la fibre artistiques de ses malades. C'est cette subtilité qui rendit le film si réputé dans les milieux médicaux qui en firent souvent usage pour illustrer leur théories durant des colloques.

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Bien qu'abrupte, la conclusion magistrale opère une fusion parfaite des approches de Mocky et Franju, l'esthétisme de l'un magnifiant l'humanisme de l'autre. Le héros rattrappé une ultime fois alors qu'il pensait avoir retrouvé sa liberté se voit ainsi ligoté dans une voiture d'infirmier, son visage en détresse nous accompagnant et s'estompant peu à peu tandis que le véhicule s'éloigne dans des ténèbres de cauchemar. Le découpage de la scène finale répond par mimétisme à de l'internement du début et renforce ainsi le côté inéluctable et implacable de ces jeunes gens brisé par l'autorité inhumaine de leurs aînés.4,5/6
Ouf Je Respire
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Re: Notez les films naphtas - Juin 2011

Post by Ouf Je Respire »

L'ange exterminateur, de Luis Bunuel:

Jusqu'à présent, je connaissais peu le cinéma de Bunuel, et pour ce que j'en connaissais, les expériences s'avérairent peu glorieuses: je m'étais endormi sur l'Age d'Or (faudra que je le revoie, celui-là), et je n'avais vu que des films de sa période française, tel "Belle de Jour", où j'ai bien senti l'abyme de perversion du film, mais qui m'avait passablement ennuyé. Bon, "Los Olvidados" m'avait bien plu quand même, mais je n'ai pas ressenti l'impact que beaucoup auraient connu en le voyant. Bon.

Et voilà que je tombe sur l'ange exterminateur. Quel film! Quelle subtilité dans la montée de la tension! Voyez comme l'on comprend avec les images le dilemme de chacun à ne pas sortir de cette pièce! La vacuité de leur existence et de leur volonté les conduit primitivement à se laisser aller comme des bêtes. L'intrigue avance à coups narratifs inoubliables: le gentlemen qui enlève son plastron, premier signe de l'étrange comportement collectif, la "pièce des vases", dont on comprend l'utilité sans le moindre mot, et dont des visions poétiques en sortent, le repas de papier, le dépotoir à la frontière invisible, presque assimilable à un charnier, les scènes-doublons troublantes posant la question des niveaux de réalité présents dans le film, la canalisation d'eau, la reconstitution, l'église, les moutons, etc... Bref, tout un maelström d'images qui recomposent un scénario-cluedo sur le meurtre de l'Humanité, avec moult tiroirs d'interprétations ou pas (c'est Lynch 50 ans avant l'heure!) qui constituent l'une des plus vertigineuses compositions cinématographiques que j'ai vues depuis des années.

Ce film entre directement dans mon Panthéon cinématographique.

10/10
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Profondo Rosso
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Re: Notez les films naphtas - Juin 2011

Post by Profondo Rosso »

Le Secret du Rapport Quiller de Michael Anderson (1966)

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Les services secrets britanniques envoient un de leurs hommes, Quiller, à Berlin-Ouest afin d'enquêter sur le meurtre de deux de leurs agents par une organisation néonazie.

Face à la modernité apportée par la déferlante James Bond au cours des années 60, plusieurs options se posaient pour les films d'espionnage produit à l'époque : en rester à un réalisme faisant fi des extravagances bondiennes (L'Espion qui venait du froid), au contraire les copier pour les pousser dans une outrance délirante (la série des Flint, Matt Helm, Plus féroce que les mâles) ou au contraire en garder le côté décalé pour en faire tout autre comme la série des Harry Palmer avec Michael Caine. C'est cette dernière voie que choisit cet excellent The Quiller Memorandum dont le script de Harold Pinter (adapté d'un roman de Trevor Dudley Smith) tire une ambiance assez unique.

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Le pitch repose sur un des grands fantasmes de la littérature populaire avec une cellule nazie dormante nostalgique du IIIe Reich. Suite à l'assassinant de deux collègues, l'agent britannique Quiller est donc envoyer à Berlin-Ouest pour mener l'enquête et démanteler le réseau. On retrouve dans les premiers instants pas mal d'éléments de Ipcress, Danger Immédiat première aventure d'Harry Palmer sorti l'année précédente (et dont le 2e volet Nos funérailles à Berlin en retour doit pas mal à Quiller
. L'ironie sur le détachement des hautes instances sur le sort de leurs agents s'affiche d'emblée lors du repas entre deux pontes (dont l'un joué par George Sanders) qui entre deux bouchées et un verre de vin discutent des pertes et de la stratégie à mener, Alec Guiness en chef de mission précieux accentue cet aspect et on aura vite compris que notre héros est véritablement livré à lui-même.

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Ce ton faussement léger se poursuit encore lors de l'enquête décontractée que mène Quiller et George Segal l'oeil malicieux et l'allure nonchalante est excellent. Pourtant tout ce dérobe rapidement pour ce héros trop sûr de lui, tout d'abord de manière insidieuse par la mise en scène de Anderson faisant grimper à vive allure la paranoïa par sa description d'un Berlin menaçant et truffé de figures malveillante. Le film bascule pour de bon après une glaçante séquence de torture (avec un Max Von Sydow à mi chemin entre la menace et la distanciation) pour tirer vers une atmosphère de conte terrifiant comme si Quiller ne s'était jamais réveillé des drogues qu'on lui a infligés. La romance idéalisée avec une Senta Berger effacée, les apparitions spectrales des sbires de Von Sydow dans une longue séquence nocturne à Berlin et la photo tout en jeu d'ombres de Erwin Hiller tirent pratiquement le film vers le fantastique dans sa seconde partie. John Barry signe un de ses scores les plus entêtant avec une ritournelle qui renforce encore l'étrangeté de l'ensemble.

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Tout comme Quiller (George Seagal de plus en plus hébété et marqué est parfait lorsque s'estompe sa belle assurance), ces différents éléments nous détournent de l'essentiel et ainsi la splendide fin ouverte en forme de point d'interrogation (même si on se doute de la triste réalité) impose un spleen puissant le temps d'une belle dernière scène. Avec cette chute, The Quiller Memorandum s'avère aussi brillant qu'un Ipcress, l'émotion en plus. 5/6

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Spoiler (cliquez pour afficher)
Assez fasciné par l'ambiguïté de Senta Berger à la fin, l'interprétation de la conclusion change complètement selon ces deux expressions qu'elle adopte à la fin ! :shock:

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Lord Henry
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Re: Notez les films naphtas - Juin 2011

Post by Lord Henry »

Vu il y a des lustres, mais il m'en reste que la mise en scène de Michael Anderson est bien en-deçà du scénario d'Harold Pinter.
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Profondo Rosso
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Re: Notez les films naphtas - Juin 2011

Post by Profondo Rosso »

Lord Henry wrote:Vu il y a des lustres, mais il m'en reste que la mise en scène de Michael Anderson est bien en-deçà du scénario d'Harold Pinter.
Et c'est bien plus sobre que ce que pouvais faire un Sidney J. Furie dans Ipcress mais Anderson s'en sort bien je trouve il arriver à instaure une atmosphère très étrange en un rien. c'est vraiment un de ses meilleurs vu sa filmo très inégale...
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Jeremy Fox
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Re: Notez les films naphtas - Juin 2011

Post by Jeremy Fox »

Lord Henry wrote:Vu il y a des lustres, mais il m'en reste que la mise en scène de Michael Anderson est bien en-deçà du scénario d'Harold Pinter.

Oui mais j'ai gardé le DVD pour le revoir rien que pour la musique de John Barry, bien entêtante comme le précise profondo rosso.
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monk
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Re: Notez les films naphtas - Juin 2011

Post by monk »

Le convoi des braves de John Ford

Je ne cherche ni la comparaison, ni la compétition quand je regarde des films, mais ce convoi passe juste après The Big Trail, et sur un sujet vraiment similaire, force est de constater que le Ford ne fait pas le poids !
Avec toute la distance r equise pour apprécier le film intrinsèquement, je dois dire que j'ai été très déçu. Sans doute mon 10e Ford ce mois-ci, et sans aucun doute le moins interessant. Quelques plans magnifiques m'ont sorti de ma torpeur, mais ils étaient bien trop rare pour donner un quelconque interet au film. J'ai trouvé les personnages creux, transparents, absolument sans interet, surtout nos eux héros dont j'ai déjà oublié les noms et les visages, à part peut être le chef mormon et son language fleuri, mais rien qui vaille le détour. Le trajet se passe lui aussi de manière transparente: des indiens? allons dire bonjour et prenons un verre. Il pleut ? non, pas tant que ça...Une rivière ! Ha baah ils sont déjà passés...Les méchants s'intallent, relançant un peu l'interet. Mais là aussi, il ne se passe rien jusqu'au final, expédié et limite confu.
Bref, beaucoup d'ennui, beaucoup de comédie, peu d'interet.
Je ne garde pas.

La flèche brisée de Delmer Daves

Voici donc le premier western ostensiblement pro-indiens. J'avais un peu peur que le film ne soit trop démagogue ou pompeux, mais il n'en estrien ! Très didactique, le film reste intelligent de bout en bout: chaque camp a la parole, chaque camp a ses bons et ses mauvais, chaque camp a ses raisons, et elle sont exposées de manière équitable. Au milieu, Stewart est parfait. Seuls les rôles indiens importants "choquent" par leur casting (même s'ils sont bons) mais j'imagine qu'à l'époque il n'téiat juste pas question de donner des rôles si importants à de vrais indiens. Mais qu'importe, c'est à peut prêt tout ce que j'ai à dire sur ce film fort et intelligent.
Ha si quand même, le fond l'emporte vraiment sur la forme, qui, tout à fait honnorable, manque un peu d'ambitions.
Je garde !

A suivre, deux Anthony Mann !
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Re: Notez les films naphtas - Juin 2011

Post by Rick Blaine »

monk wrote:J'ai trouvé les personnages creux, transparents, absolument sans interet, surtout nos eux héros dont j'ai déjà oublié les noms et les visages,
Dans ce film qui, comme toi, m'a pas mal ennuyé, je trouve que c'est vraiment le gros point noir, l'interprétation des personnages principaux ne fait vraiment pas le poids, il aurait fallu du plus solide pour un film qui ne peut pas se reposer sur un scénario vraiment trépident.
Je sais que ce Convoi des braves est considéré comme l'un des films les plus intrinsèquement Fordiens, mais pour moi, il a aussi du mal à passer, et c'est également le Ford qui m’intéresse le moins parmi ceux que j'ai vu.
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Jeremy Fox
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Re: Notez les films naphtas - Juin 2011

Post by Jeremy Fox »

monk wrote:
La flèche brisée de Delmer Daves


Ha si quand même, le fond l'emporte vraiment sur la forme, qui, tout à fait honnorable, manque un peu d'ambitions.
Je m'insurge ! Si je trouve quelques défauts sur le fond (la construction du scénario notamment), la forme me semble sublime :wink:

Quant au Ford, c'est un de mes préférés mais je comprends parfaitement qu'on puisse s'y ennuyer. Ceci dit, j'ai mis du temps avant de l'apprécier : 3 ou 4 visions
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Re: Notez les films naphtas - Juin 2011

Post by monk »

Jeremy Fox wrote: Je m'insurge ! Si je trouve quelques défauts sur le fond (la construction du scénario notamment), la forme me semble sublime :wink:
Pas de méprise, j'ai trouvé la mise en scène très bien, mais sobre. Comme dit, ça manque un peu d'ambition à mes yeux, comme si Daves ne voulait pas que la forme prenne sur son fond. Mais rien de spéciale à lui reprocher non plus.
Jeremy Fox wrote:Quant au Ford, c'est un de mes préférés mais je comprends parfaitement qu'on puisse s'y ennuyer. Ceci dit, j'ai mis du temps avant de l'apprécier : 3 ou 4 visions
Tu as bien du courage ! :uhuh:
Mais ça me rassure, je ne suis pas complétement passé à coté non plus...
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Re: Notez les films naphtas - Juin 2011

Post by Watkinssien »

monk wrote:Le convoi des braves de John Ford

Je ne cherche ni la comparaison, ni la compétition quand je regarde des films, mais ce convoi passe juste après The Big Trail, et sur un sujet vraiment similaire, force est de constater que le Ford ne fait pas le poids !
Moi c'est l'inverse (et je trouve le Walsh pourtant excellent) !
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Père Jules
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Re: Notez les films naphtas - Juin 2011

Post by Père Jules »

BLACK BART (1948) de George Sherman

Je sors tout juste de la séance sur Ciné Classic. Bon, ça casse pas des briques mais il y a quelques bonnes idées. Mise en scène purement illustrative, manque de rythme... et un gros regret: l'impression que le rôle d'Yvonne de Carlo fut ajouté à la dernière minute pour lui permettre d'honorer son contrat. Elle ne sert quasiment à rien dans l'intrigue (mais ça feb n'en a cure...). Bref, divertissant pour peu qu'on ne soit pas trop difficile.
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feb
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Re: Notez les films naphtas - Juin 2011

Post by feb »

Père Jules comment tu m'as grillé :uhuh: Je voulais poster 2-3 lignes sur ce film qui ne casse pas 3 pattes à un canard mais tu as déjà tout dit. La mise en scène est vraiment basique, le rythme est clairement absent (et les passages musicaux ne font rien pour arranger cela) et surtout, comme tu le dis, Yvonne ne sert pas à grand chose mais il y a quand même quelques plans bien agréables où on peut profiter de la demoiselle :oops:
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Le film est clairement oubliable et je ne pense pas qu'il va rester bien longtemps sur le disque dur de ma platine. Un petit 6/10...

Heureusement qu'il reste La fille des prairies et Casbah avec la demoiselle et surtout Passage interdit et Wichita
ed wrote:Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)
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Père Jules
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Re: Notez les films naphtas - Juin 2011

Post by Père Jules »

Le Tourneur est attendu de pied ferme ;)
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Jeremy Fox
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Re: Notez les films naphtas - Juin 2011

Post by Jeremy Fox »

feb wrote:
Heureusement qu'il reste La fille des prairies
Je n'ai pas encore vu Black Bart mais celui-ci est vraiment une belle réussite de George Sherman et Yvonne de Carlo n'est pas là que pour (joliment) meubler.