Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Demi-Lune
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Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Post by Demi-Lune »

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Il n'existait apparemment pas de topic consacré à Blue Velvet, je me permets donc d'en créer un. Si un modérateur est aujourd'hui d'humeur maniaque et souhaite enrichir ce topic nouvellement créé, il existe de nombreux commentaires dédiés à Blue Velvet sur le topic de David Lynch. Bref, revenons au film... je me garderai d'en écrire des tartines, préférant laisser à de véritables spécialistes et amoureux du Lynchland tout le loisir d'exprimer longuement, avec une analyse et des termes plus fins que les miens, leur admiration pour cette œuvre que j'ai redécouverte hier soir. J'en étais resté sur un sentiment en demi-teinte, et je suis content que cette révision m'ait, à l'instar de Twin Peaks : Fire walk withe me, fait ouvrir les yeux sur la puissance envoûtante et entêtante d'un univers dont je n'avais certainement pas les tenants et les aboutissants à l'époque. Blue Velvet me fait l'effet d'être une œuvre charnière dans la carrière de David Lynch, en ce qu'elle exprime le désir d'un retour à un univers totalement personnel (il est le scénariste et construit une large partie du film sur la base d'images mentales très fortes) relativement inexploré depuis Eraserhead (1977), et en ce que Lynch y dessine une marque de fabrique à la fois formelle et thématique qui l'accompagnera avec bonheur jusqu'à Mulholland Drive inclus. J'entends par là ce soin pictural étourdissant pour les couleurs et les cadres, générateur d'inimitables atmosphères à la lisière du fantastique, invitant le spectateur dans un monde au parfum vénéneux où ce qu'il croit connaître devient de plus en plus diffus et angoissant. Pénétrer dans un film de David Lynch, c'est comme se laisser happer par les spires hypnotiques de Saul Bass : le voyage se révèle totalement fascinant, ensorcelant, il titille nos sens, le plus profond de notre être ; et si la narration est importante, elle importe moins que le sentiment secouant d'avoir vogué dans des terres de génie pur, impossibles à rationaliser. Les films de Lynch racontent des choses, mais je trouve que ce qui est le plus fascinant, c'est cette sensation de voir le matériau narratif comme se diluer peu à peu, et laisser entrevoir les vertiges d'un "entre-monde", à la fois connu et inconnu.

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Et j'entends par là, aussi, cette fascination pour l'Amérique de l'envers, des coins légèrement reculés, qui dissimule sous les artifices flambants et proprets de verdure et de blancheur immaculée une pourriture rampante, un Mal suintant qui contamine les personnages, l'atmosphère, le film. Lynch l'explique lui-même à Chris Rodney : "C'est ce qu'est l'Amérique à mes yeux. La vie y a quelque chose d'innocent, de naïf, mais il y a aussi de l'horreur et de la folie. C'est tout à la fois". Il est amusant que j'aie découvert récemment Belle de Jour car je trouve qu'il y a une vraie filiation entre Bunuel et Lynch, pas seulement pour l'effacement des repères entre onirisme et réalité qui baigne déjà elle-même dans une "inquiétante étrangeté". Les deux cinéastes nous parlent en effet de pulsions, d'assouvissements de désirs possiblement déviants, de la tentation charnelle du masochisme. Ils dressent tous deux le portrait d'une société contemporaine qui vit dans une bulle rassurante, clichée, l'illusion d'un conformisme chic et calme qui masque le bouillonnement des tréfonds de l'âme de certains êtres totalement pervers - plus on avance dans les films, plus on se rend compte que cette perversion est pratiquement consubstantielle à ce quotidien, ça n'en serait que le miroir en creux, la seconde facette d'une même pièce qui tournerait sur elle même comme la Terre révolutionne (dans Blue Velvet, la frontière entre le Bien et le Mal est très nettement délimitée par le jour et la nuit). Au travers du personnage de Jeffrey Beaumont, Lynch évoque donc la dualité de l'être humain, sa capacité à incarner et à rechercher le Bien (dans une quête de Justice, dans la conquête de l'angélique Sandy) et dans le même temps à être fasciné, voire corrompu (basculement qui s'opère lorsqu'il frappe Dorothy), par ce qui représente des interdits, des tabous, c'est-à-dire sa propre part d'ombre. Comme le fait remarquer Frank Booth, lui et Jeffrey ne sont pas si éloignés, Frank est une sorte de révélateur décomplexé et extériorisé de la propre propension de Jeffrey à être attiré par le Mal. Et de fait, s'il apparaît un jeune homme bien sous tous rapports au début du film, voire même falot, Jeffrey se découvre une irrépressible curiosité malsaine, une jouissance dans le voyeurisme, une attraction pour une femme psychologiquement instable, et même, en toute fin, la force de tuer quelqu'un.

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Du coup, il est malaisé de déterminer la part d'ironie et d'hypocrisie de Lynch dans la conclusion, d'un symbolisme exceptionnellement un peu lourdaud. Ce qui semble être le triomphe du Bien sur le Mal demeure assez ambigu, cette inquiétante aventure ayant révélé à Jeffrey sa part sombre. Mais on peut aussi tout à fait y voir l'optimisme sincère d'un cinéaste qui, bien que délivrant une œuvre étouffante et dérangeante, ne perd pas de vue une forme de romantisme délicat et travaillé qui deviendra caractéristique. Car si Blue Velvet était finalement, avant tout, l'histoire d'amour entre Jeffrey et Sandy qui naîtrait du prétexte de l'enquête ? Cette histoire d'amour se révèle d'ailleurs étonnamment émouvante, car si Jeffrey et Sandy incarnent une forme de grâce et de pureté, Lynch est un grand cinéaste du sentiment amoureux, sachant rendre convaincantes et prenantes des romances même stéréotypées. Il démontre également son inclination et sa facilité à glamouriser la figure féminine, à la limite du fétichisme, à la manière d'un Hitchcock ou d'un De Palma. Et il délivre un chef-d'œuvre d'élégance feutrée et terrifiante, pleine d'un malaise indicible et d'un amour saugrenu, portée par des comédiens inspirés, une photographie veloutée et une bande sonore grondante de gêne. Ma seule réticence tiendrait dans le fait que paradoxalement, j'ai tendance à m'ennuyer légèrement sur le passage le plus lynchéen du film (la virée nocturne), alors qu'il est entièrement constitutif de l'atmosphère surréaliste dans lequel baigne ce film noir vénéneusement perverti.
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feb
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Re: Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Post by feb »

Super texte Demi-Lune (est-il encore besoin de le préciser :fiou: :mrgreen: ) pour un film que j'aimerais découvrir et dont la sortie en BR semble avoir été annulée sans plus d'informations. Peut être est-ce dû à l'annonce récente de Lynch sur la redécouverte des scènes coupées considérées comme perdues ? Bref, ton texte me fait encore plus envie :wink:
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Demi-Lune
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Re: Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Post by Demi-Lune »

feb wrote:Super texte Demi-Lune (est-il encore besoin de le préciser :fiou: :mrgreen: ) pour un film que j'aimerais découvrir et dont la sortie en BR semble avoir été annulée sans plus d'informations. Peut être est-ce dû à l'annonce récente de Lynch sur la redécouverte des scènes coupées considérées comme perdues ? Bref, ton texte me fait encore plus envie :wink:
Merci :wink: Le film, tu peux le trouver à prix cassé un peu partout sur le net. Mais il est vrai que la copie, satisfaisante en son temps, commence à accuser un coup de fatigue au regard des standards du bluray (non en termes de colorimétrie, mais en termes de netteté et de propreté - il y a quelques points blancs). Je comprendrai donc que tu veuilles attendre la HD pour découvrir et savourer un film aussi formellement splendide.
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Watkinssien
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Re: Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Post by Watkinssien »

Beau texte, sur ce Lynch que j'aime beaucoup.

Blue Velvet est un film d'une singularité bienvenue, qui raconte à travers une intrigue mêlant rapport de force, sexualité étrange, violence enfouie autant que crue, le passage de l'adolescence à l'âge adulte. Le héros du film est en réalité dans les tenants et aboutissants de sa propre identité. Et pour cela, il s'ensuivra des péripéties qui met à mal les bases censées être solides du protagoniste.

Lynch pousse l'identification du spectateur avec le personnage principal suffisamment loin pour donner à son film un niveau d'émotion assez rare. Je prends comme exemple la séquence suivante :
Spoiler (cliquez pour afficher)
lorsque Jeffrey se retouve dans la position de l'amant, caché dans l'armoire, pour finalement être à la première loge d'un rapport sadomasochiste : premièrement, il est dans la position du spectateur de cinéma, sa vision subjective, aidée par les stores de l'armoire prenant la forme de bandes noires présentes sur un écran, est bel et bien la nôtre, regardant sans intervenir ce qui se passe devant nos yeux. Deuxièmement, le passage à l'âge adulte doit passer par la renaissance du héros, les personnages de Rossellini et Hopper pourraient bien être la vision déformée d'un "accouplement" maternel et paternel, dont la manière brutale et étrange, comique et cruelle est finalement la propre définition de Jeffrey...
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feb
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Re: Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Post by feb »

Demi-Lune wrote:Je comprendrai donc que tu veuilles attendre la HD pour découvrir et savourer un film aussi formellement splendide.
C'est exactement ça Demi-Lune ! Je ne suis pas "pressé" mais simplement curieux de le découvrir si possible dans de belles conditions pour en profiter pleinement et appréhender un peu mieux l'univers de Lynch...j'avoue également avoir toujours eu un petit faible pour la fille d'Ingrid donc ça fait 2 bonnes raison de le regarder :mrgreen:
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Addis-Abeba
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Re: Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Post by Addis-Abeba »

C'est marrant que vous en parliez, mais dans la future édition bluray justement de Blue Velvet, Lynch prépare un montage inédit, qui contiendra apparemment de longues scènes coupées.
Source Les années Lasers...
Il travaille aussi sur un nouveau mix 5.1, pas du tout satisfait de celui présent sur le dvd.
"On va voir King-Kong au cinéma avec les collègues, tu viens avec nous ? Non j'aime pas les films Chinois..."
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Non Primus, tu ne peux pas être Nutella.
ballantrae
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Re: Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Post by ballantrae »

Sacré Demi-lune!
Ton envie d'écrire est la plus forte, non? En tout cas tu as encore esquissé une réflexion pertinente et argumentée qui me ramène vers mes années estudiantines (à l'époque , ce n'était pas la toile mais le fanzinat qui nous permettait de dessiner les contours de notre cinéphilie!).Je comprends néanmoins ta volonté de parachever tes études...rien ne t'empêchera après , une fois un boulot trouvé,si tu es résolu à sauter le pas!
Blue velvet est un titre qui a compté dans mon parcours: j'avais 16 ans lors de sa sortie et restait sur le souvenir enthousiaste de Dune (la honte!!!je pense vraiment, contrairement à M Chion que c'est un naufrage dont n'émergent que de vagues bribes) et là je découvris un univers sulfureux en phase directe avec la découverte de Baudelaire. J'ai un souvenir précis de la séance, des sensations difficilement dicibles que le film distillait par delà son intrigue.D'où mon attente (corroborée par le phénomène Twin peaks) vis à vis de wild at heart qui me déçut de manière spectaculaire!
Grand cinéaste, grand film séminal à n'en pas douter.
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Demi-Lune
Bronco Boulet
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Re: Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Post by Demi-Lune »

Addis-Abeba wrote:C'est marrant que vous en parliez, mais dans la future édition bluray justement de Blue Velvet, Lynch prépare un montage inédit, qui contiendra apparemment de longues scènes coupées.
Source Les années Lasers...
Il travaille aussi sur un nouveau mix 5.1, pas du tout satisfait de celui présent sur le dvd.
Si Lynch estime que ces scènes retrouvées méritent d'être réintégrées dans le montage, c'est qu'elles doivent effectivement l'être (mais s'agit-il de versions plus longues de scènes déjà existantes ou de scènes vraiment inédites ?), cela dit, je m'interroge sur les conséquences que cela entraînerait sur le film tel qu'on le connaît, qui me semble, en l'état, parfaitement équilibré et fluide.
ballantrae wrote:Sacré Demi-lune!
Ton envie d'écrire est la plus forte, non?
Oui :mrgreen:
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Stromboli
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Re: Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Post by Stromboli »

C'est clair qu'il vaut mieux être adolescent pour découvrir ce film.

Ya tout Lynch dedans: c'est très malin, très séduisant, plein d'esbroufe pour un propos identique à 90% de la production des films noirs des années 40 à nos jours, mais suffisamment enrobé dans "l'univers Lynchien" (des monstres, des fausses pistes, des couleurs saturées, des acteurs en roue libre) pour sembler original un instant.

A part un misogynie étonnante et un dénouement comique il n'en reste qu'un brouillon que Lynch exploitera à fond pour créer Twin Peaks, une série tv innovante et créative, finalement son chef d'œuvre et sa limite, pour un cinéaste qui aurait aimé côtoyer Fellini et Bunuel au panthéon des cinéastes, et qui se retrouve plutôt aux cotés de Herk Harvey ou Robert Fuest.

PS: les nouvelles scènes pourraient être vraiment nouvelles: le 1er montage de Lynch flirtait avec les 4heures et il avait obtenu le final cut du film à condition de ne pas dépasser les 2 heures de projection. Il y avait plusieurs scènes avant que Jeffrey ne découvre l'oreille par exemple.
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Re: Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Post by AtCloseRange »

afaparis wrote:A part un misogynie étonnante et un dénouement comique il n'en reste qu'un brouillon que Lynch exploitera à fond pour créer Twin Peaks, une série tv innovante et créative, finalement son chef d'œuvre et sa limite, pour un cinéaste qui aurait aimé côtoyer Fellini et Bunuel au panthéon des cinéastes, et qui se retrouve plutôt aux cotés de Herk Harvey ou Robert Fuest.
Trop drôle...
Mettre Lynch au niveau du réalisateur de L'Abominable Dr Phibes.

Mieux vaut en rire.
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Flol
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Re: Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Post by Flol »

AtCloseRange wrote:Trop drôle...
Mettre Lynch au niveau du réalisateur de L'Abominable Dr Phibes.
Il est génial, ce film.
Mais je suis quand même d'accord avec toi.
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Mama Grande!
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Re: Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Post by Mama Grande! »

afaparis wrote:C'est clair qu'il vaut mieux être adolescent pour découvrir ce film.

Ya tout Lynch dedans: c'est très malin, très séduisant, plein d'esbroufe pour un propos identique à 90% de la production des films noirs des années 40 à nos jours, mais suffisamment enrobé dans "l'univers Lynchien" (des monstres, des fausses pistes, des couleurs saturées, des acteurs en roue libre) pour sembler original un instant.

A part un misogynie étonnante et un dénouement comique il n'en reste qu'un brouillon que Lynch exploitera à fond pour créer Twin Peaks, une série tv innovante et créative, finalement son chef d'œuvre et sa limite, pour un cinéaste qui aurait aimé côtoyer Fellini et Bunuel au panthéon des cinéastes, et qui se retrouve plutôt aux cotés de Herk Harvey ou Robert Fuest.
Pourquoi misogyne? Et Lynch n'a jamais nié admirer le genre film noir, en particulier ceux des années 40-50 (qui diffèrent quelque peu des contemporains), et l'utiliser comme motif récurrent.

Sinon je trouve que classer Lynch avec les maîtres européens comme Fellini ou Bunuel est un peu erroné. Certes, il y a une influence incontestable, mais cherchent-ils la même chose? Fellini à partir de 8 1/2 a délaissé la narration au profit de l'enchaînement de scènes oniriques, à la recherche du coup d'éclat, démontrant son génie poétique et cinématographique (avec une certaine vanité diront certains, c'est selon), et Bunuel cherchait, du moins dans ses films ouvertement surréalistes que j'ai pus voir, la satire bourgeoise libre de toute progression narrative.

Lynch, du moins de Blue Velvet à Mulholland Drive inclus, signe des thrillers, qui doivent poser un suspense, interroger le spectateur, le faire frissonner. Il utilise donc des scenarii à la base beaucoup plus classiques, même s'il sème des zones d'ombre sur des points clés, ce qui est sa manière d'embarquer le spectateur dans un autre univers. Pour moi, il est plutôt le descendant de Hitchcock, dont l'influence sur son oeuvre est presque omniprésente (Vertigo, Rear Window, Shadow of a doubt pour les plus évidents), dans sa démarche artistique comme sur sa vision du monde. Après tout, Vertigo n'avait-il pas été jugé incompréhensible à sa sortie? Après, je ne dis pas qu'il a le génie de Hitchcock (et il n'est pas le seul), mais de là à le mettre au niveau de je sais pas qui :o
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Flol
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Re: Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Post by Flol »

Mama Grande! wrote:mais de là à le mettre au niveau de je sais pas qui :o
De Robert Fuest, notamment réalisateur du génial The Abominable Dr Phibes. :o
Count Dooku
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Re: Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Post by Count Dooku »

Je me le suis refait la semaine dernière, le film est toujours aussi superbe (je l'ai même nettement plus apprécié que la première fois), une véritable perle noire, peut-être moins abouti que certains Lynch postérieurs, mais nettement plus accessibles et tout aussi envoutant. En revanche, j'ai eu une désagréable surprise en cours de visionnage, mon dvd a freezé lors d'une scène, vers la fin du film (quand McLachlan montre les preuves qu'il a accumulé au père de Laura Dern). Sur mon lecteur de salon, ça commençait par des blocs de pixels colorés sur l'image et puis un freeze total. J'ai essayé sur le lecteur de mon PC, et là ça saccade puis ça freeze et ça fait planter VLC. Donc c'est le dvd qui a un problème. :( J'en ai parlé avec un pote, et lui aussi a eu le même problème avec son exemplaire, et lors de la même scène en plus! Le problème serait donc, à priori, répandu. Le pire c'est que quand j'avais maté mon dvd la dernière fois, il y a 2 ans, il fonctionnait parfaitement. Et comme il s'agit d'un dvd MGM, j'ai pensé au dvd rot... :?
Enfin bref, ça vaut peut-être la peine de vérifier vos DVD, à la scène indiquée, on ne sait jamais.

En tout cas, le bon côté des choses, c'est que quand le BR sortira, je n'aurais pas à hésiter si oui ou non je le rachète en BR. :lol:
Amarcord
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Re: Blue Velvet (David Lynch - 1986)

Post by Amarcord »

Count Dooku wrote:En tout cas, le bon côté des choses, c'est que quand le BR sortira, je n'aurais pas à hésiter si oui ou non je le rachète en BR. :lol:
C'est pour bientôt !
[Dick Laurent is dead.]