Chungking Express (Wong Kar Wai - 1994)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

Moderators: cinephage, Karras, Rockatansky

User avatar
cinephage
C'est du harfang
Posts: 22685
Joined: 13 Oct 05, 17:50

Post by cinephage »

Brody wrote:
Ender wrote:La comparaison avec Amélie Poulain peut pas aller bien loin. Là où Jeunet fait un système de ses gags et menues trouvailles, qui fait étouffer son film, dans Chungking Express on respire le grand air, et on remplit nos poumons de magie.
Bien d'accord avec toi, c'est aussi ce qui manque dans la succession de vignettes de Jeunet : la vraie vie, qui déborde ici de fraicheur et de spontanéïté !
Bon je ne trouve pas le film de Jeunet désagréable ou si horrible, juste limité, et cette limite m'a sauté aux yeux à la vision de Chungking express.
La comparaison entre ces deux films me parait une curieuse idée...
L'un est un film tourné en petite équipe, sans scénario préécrit (ou à peine), prenant sur le vif, tandis que l'autre est le fruit d'un tournage très préparé, précis, avec grosse équipe, construction et effets spéciaux. Le premier est une tranche de vie, une histoire d'amour, une fantaisie dans ancrée dans la réalité, le second est une fable, un récit campé dans un imaginaire très visuel : le premier capte Hong Kong, le second recrée un Paris selon son coeur.

Les deux démarches me paraissent tellement éloignées l'une de l'autre qu'il ne me serait pas venu à l'idée de les comparer.
I love movies from the creation of cinema—from single-shot silent films, to serialized films in the teens, Fritz Lang, and a million others through the twenties—basically, I have a love for cinema through all the decades, from all over the world, from the highbrow to the lowbrow. - David Robert Mitchell
User avatar
Mama Grande!
Machino
Posts: 1475
Joined: 1 Jun 07, 18:33
Location: Tokyo

Post by Mama Grande! »

cinephage wrote:
Brody wrote: Bien d'accord avec toi, c'est aussi ce qui manque dans la succession de vignettes de Jeunet : la vraie vie, qui déborde ici de fraicheur et de spontanéïté !
Bon je ne trouve pas le film de Jeunet désagréable ou si horrible, juste limité, et cette limite m'a sauté aux yeux à la vision de Chungking express.
La comparaison entre ces deux films me parait une curieuse idée...
L'un est un film tourné en petite équipe, sans scénario préécrit (ou à peine), prenant sur le vif, tandis que l'autre est le fruit d'un tournage très préparé, précis, avec grosse équipe, construction et effets spéciaux. Le premier est une tranche de vie, une histoire d'amour, une fantaisie dans ancrée dans la réalité, le second est une fable, un récit campé dans un imaginaire très visuel : le premier capte Hong Kong, le second recrée un Paris selon son coeur.
Les deux démarches me paraissent tellement éloignées l'une de l'autre qu'il ne me serait pas venu à l'idée de les comparer.
L'idée m'est venue en raison du personnage de Faye Wong, qui à l'instar d'Amélie rêve éveillée et fait le bonheur dans la vie de l'homme qu'elle aime par des stratagèmes. Ca ne m'étonnerait pas que ce personnage ait de près ou de loin inspiré Jeunet. Maintenant, je suis d'accord que les films sont au final très éloignés, mais ça n'empêche pas de faire le lien.
User avatar
cinephage
C'est du harfang
Posts: 22685
Joined: 13 Oct 05, 17:50

Post by cinephage »

Mama Grande! wrote: L'idée m'est venue en raison du personnage de Faye Wong, qui à l'instar d'Amélie rêve éveillée et fait le bonheur dans la vie de l'homme qu'elle aime par des stratagèmes. Ca ne m'étonnerait pas que ce personnage ait de près ou de loin inspiré Jeunet. Maintenant, je suis d'accord que les films sont au final très éloignés, mais ça n'empêche pas de faire le lien.
D'accord, c'est vrai, sous cet angle, que thématiquement, cette histoire peut être rapprochée du film de Jeunet (encore qu'elle est traitée plus succintement, le film évoquant d'autres personnages aux histoires bien différentes).

Un tel rapprochement est flatteur pour le film de Jeunet, vu qu'il s'agit d'un gros budget/tournage, ça implique qu'il est parvenu à garder une apparence de légèreté (quoique, tout le monde apparemment en convient, moins que Chungking Express). Néanmoins, à mes yeux la spécificité d'Amélie Poulain réside dans la présence de son imaginaire (les portraits qui se penchent sur elle, un Paris "réenchanté"), alors que je trouve Chungking Express plus ancré dans la réalité.
I love movies from the creation of cinema—from single-shot silent films, to serialized films in the teens, Fritz Lang, and a million others through the twenties—basically, I have a love for cinema through all the decades, from all over the world, from the highbrow to the lowbrow. - David Robert Mitchell
Jihl
Doublure lumière
Posts: 584
Joined: 4 Mar 06, 23:06
Location: Louis Restaurant

Post by Jihl »

Mama Grande! wrote:
cinephage wrote: La comparaison entre ces deux films me parait une curieuse idée...
L'un est un film tourné en petite équipe, sans scénario préécrit (ou à peine), prenant sur le vif, tandis que l'autre est le fruit d'un tournage très préparé, précis, avec grosse équipe, construction et effets spéciaux. Le premier est une tranche de vie, une histoire d'amour, une fantaisie dans ancrée dans la réalité, le second est une fable, un récit campé dans un imaginaire très visuel : le premier capte Hong Kong, le second recrée un Paris selon son coeur.

Les deux démarches me paraissent tellement éloignées l'une de l'autre qu'il ne me serait pas venu à l'idée de les comparer.
L'idée m'est venue en raison du personnage de Faye Wong, qui à l'instar d'Amélie rêve éveillée et fait le bonheur dans la vie de l'homme qu'elle aime par des stratagèmes. Ca ne m'étonnerait pas que ce personnage ait de près ou de loin inspiré Jeunet. Maintenant, je suis d'accord que les films sont au final très éloignés, mais ça n'empêche pas de faire le lien.
+1. J'ai découvert Chungking Express peu de temps après avoir vu Amélie Poulain et j'ai aussi fait immédiatement le rapprochement quand elle s'introduit en douce chez lui.
Je viens d'ailleurs de faire une recherche rapide et c'est même dans la notice de Wikipédia :"Certains pensent que Jeunet s'est inspiré du personnage de Faye dans le film de Wong Kar-Wai, Chungking Express (1994), pour une partie de l’écriture du personnage d’Amélie Poulain : Faye s’introduit dans l’appartement de l’homme qu’elle aime pour en changer des éléments, espérant ainsi lui faire oublier son ex-compagne. On retrouve le thème d’une personne qui s’introduit dans la vie d’une autre pour la rendre heureuse à son insu. "

Reste que même si j'aime bien Amélie Poulain, Chungking Express se situe pour moi à un tout autre niveau...
Monkey D Luffy
Stagiaire
Posts: 31
Joined: 10 Oct 07, 19:55

Post by Monkey D Luffy »

Aaah, Chungking Express... :D

Et pourtant, je préfère Les Anges Déchus personne n'est parfait...
missme
Bricol' Girl
Posts: 6264
Joined: 22 Apr 03, 17:36
Last.fm
Location: Lyon

Post by missme »

un de mes classiques personnels effectivement. Je l'ai vu tout plein de fois sans jamais m'ennuyer. Même si j'aime beaucoup Les Anges Déchus aussi.

Je l'ai revu, Chunking Express, il y une dizaine de jours... enfin la moitié, misterhim s'est endormi au milieu... :o :| (la journée avait été longue pour lui il faut le reconnaître) Si on fait comme pour THX 1138, on va jamais regarder la fin... :oops:
Joe Wilson
Entier manceau
Posts: 5463
Joined: 7 Sep 05, 13:49
Location: Entre Seine et Oise

Re: Chungking Express (Wong Kar Wai, 1994)

Post by Joe Wilson »

N'ayant jamais été séduit par Wong Kar-Wai post-In the mood for love, je tente une autre approche de sa filmographie. Malheureusement, je reste encore sur un sentiment de frustration. Pourtant il y a de très beaux moments : un souffle doux-amer empreint de fraîcheur, une spontanéité dans la manière d'évoquer un cadre urbain, une aisance rythmique indiscutable.
Mais je suis de bout en bout distant par rapport au récit : les enjeux relationnels ne me touchent pas, car jusqu'au bout j'ai la sensation que Wong Kar-Wai suit un dispositif, avec une dimension forcée et mécanique.
Et si Tony Leung m'a encore une fois impressionné, je trouve le jeu de Faye Wong peu subtil dans son excès. Si la première demie-heure conserve un mystère, un trouble incertain, le film devient par la suite plus prévisible. La répétition du quotidien, loin de transcender une valeur affective, fige la mise en scène vers une routine.
Image
User avatar
Demi-Lune
Bronco Boulet
Posts: 14661
Joined: 20 Aug 09, 16:50
Location: Retraité de DvdClassik.

Re: Chungking Express (Wong Kar Wai, 1994)

Post by Demi-Lune »

Vu.
J'en retire la même sensation que celle qui m'était rétrospectivement apparue après ma découverte d'In the mood for love (2000) : un parfum légèrement entêtant dont les senteurs ne dévoilent leur subtilité que longtemps après. Plus que le film, c'est le souvenir du film qui flotte dans la mémoire et la flatte par sa fraîcheur, sa spontanéité, son pouvoir euphorisant. Parce que sur le coup, Chungking Express m'a quand même gentiment ennuyé. Le scénario ne m'a guère captivé, ou, plus exactement, la seconde histoire a un peu refermé mon intérêt après une première partie jouant efficacement la carte du mystère, de l'ellipse. Comme Joe Wilson, je trouve cette seconde histoire plus prévisible, plus longuette, se reposant sur un effet de répétition mécanique. Et surtout, je ne me suis jamais senti impliqué dans la romance voilée entre Faye Wong (qui en fait un peu trop à mon goût :oops: ) et Tony Leung. La mise en scène de Wong Kar Waï se montre très fluide, très alerte (un petit abus de ralentis syncopés, quand même), très légère, captant des atmosphères nocturnes sur le vif et ne cherchant pas tant à les glamouriser comme dans In the mood for love qu'à les rendre chaleureuses, pleines de vie. Captant la lumière des néons, les lumières urbaines bleutées ou verdâtres, le film possède une identité visuelle 80's délectable.
Moyennement convaincu sur le coup, donc, mais sentiment rétrospectif un peu plus clément, pour la vitalité de l'ensemble, sa fantaisie, son humanité, son collage dynamique de destinées.
Mais je ne pense pas que ce sera un film que je reverrai volontiers de sitôt.
User avatar
Mama Grande!
Machino
Posts: 1475
Joined: 1 Jun 07, 18:33
Location: Tokyo

Re: Chungking Express (Wong Kar Wai, 1994)

Post by Mama Grande! »

J'aime beaucoup le sourire de Faye Wong sur la photo du milieu à gauche. C'est un sourire spontané, qui aurait pu être pris hors champ. C'est pour moi la beauté du film, ces instants volés au milieu de flux urbains incessants.
Anorya
Laughing Ring
Posts: 11859
Joined: 24 Jun 06, 02:21
Location: LV426

Re: Chungking Express (Wong Kar Wai - 1994)

Post by Anorya »

Chungking Express (Wong Kar Waï - 1994)


"Attraper des instants. Spontanéïté, fraîcheur."
(Robert Bresson - Notes sur le cinématographe, p.36)

Image

L'histoire de deux flics lâchés par leur petite amie. Le matricule 223 qui se promet de tomber amoureux de la premiere femme qui entrera dans un bar a Chungking House ou il noie son chagrin. Le matricule 663, qui chaque soir passe au Midnight Express, un fast-food du quartier de Lan Kwai Fong, acheter a la jolie Faye une "Chef Salad" qu'il destine a sa belle, une hotesse de l'air.


Le résumé est simpliste car Chungking Express c'est plus que ça, c'est quelque chose de magique, qui se vit dans l'instant présent et laisse une douce effluve sur nous après coup. Tourné en même temps que les cendres du temps, alors que le film s'enlisait lentement, et en 23 jours à la suite avec un Wong Kar-waï touché par la grâce et écrivant le scénario presque au jour le jour (mais dans l'ordre chronologique du tournage des scènes), le résultat laisse quelque chose d'intensément vivant. Du capté en direct dans une même ville dont le noeud et centre serait ce petit bar où les deux policiers vont faire de courtes pauses, l'un en boissons avant de se remettre à courir constamment; l'autre en salades du chef.

Image Image
Image Image

Encore aujourd'hui pour de nombreuses personnes découvrant le film, c'est un choc. Pour ceux qui le renvoient encore et encore, c'est un émerveillement. Si le cinéaste multiplie certes les ralentis, ce n'est jamais poseur mais pour attraper de l'instant (ralentis plus visibles dans la première partie que la seconde en plus, même si un superbe plan soulignant le solitude en milieu urbain se pose dans celle-ci). Les petits moments de la vie finissent par ne former que des grands chez le spectateur qui revoit des gestes simples, des histoires simples, d'hommes et de femmes qui se croisent, s'aiment ou tentent de s'aimer sans jamais que cela ne tombe dans l'emphase. Au contraire, c'est toujours avec tendresse que le réalisateur capte la vie de ses deux policiers, plus des antihéros du quotidien (l'un passe son temps à manger des boîtes d'ananas liés à sa petite vie rangée et courir pour ne pas pleurer; l'autre dans sa solitude parle à ses affaires, savonettes, serviettes, peluches géantes) et les étranges bonnes fées qui passent auprès d'eux.

Image Image
Image Image
Image Image

Des étranges fées qui viennent d'ailleurs. Brigitte Lin et sa perruque blonde la rendant encore plus proche de la détermination d'une Gena Rowland dans Gloria, mais surtout Faye Wong en serveuse et assistance au midnight express. Toutes deux d'ailleurs et décalées, rêveuses à ce monde, n'y appartenant presque pas tout à fait (Lin avec ses lunettes noires et ces cheveux semblent complètement appartenir à un autre monde aussi irréel que sa silhouette fantômatique) et orientant les deux parties du film vers des humeurs différentes. La première entre le drame sentimental éthéré et le polar. Takeshi Kaneshiro y noit son chagrin et son amertume en errant comme il peut, un peu désabusé mais drôle et touchant (le fait de laver les chaussures de Brigitte Lin). La seconde entre douceur, mélancolie et joie de vivre. C'est Tony Leung Chiu Wai qui rencontre Faye Wong et qu'il se tisse quelque chose entre eux, un lien fragile et ténu, sans qu'il ne se doute de quelque chose.

Image Image
Image Image

Et puis comme souvent chez le cinéaste, le processus de répétition dont émerge quelque chose. Répétition de dialogues mais qui varient subtilement (cf capture) selon un personnage croisé ou le moment (dialogues et répliques fabuleux d'ailleurs), de scènes, de lieux, de thèmes musicaux (quand ce n'est pas le "baroque" de Michael Galasso qui forme quelque chose de lancinant en ouverture pour devenir un thème purement d'action; c'est le California dreamin' des Mama's and the Papa's qui prend plus que le relais par la suite)... De tout ça naît quelque chose indéniablement. Sans compter la photographie menée de main de maître par Christopher Doyle, des plans sublimes, des acteurs au diapason.



Vous comprendrez donc que depuis que je l'ai découvert à la fin des années 90, ce film fait partie de mon petit panthéon personnel. Et c'est à doses régulières que je me fait des perfusions euphorisantes avec. :wink:

6/6.
Image
User avatar
gnome
Iiiiiiil est des nôôôôtres
Posts: 19429
Joined: 26 Dec 04, 18:31
Location: sleeping in the midday sun...

Re: Chungking Express (Wong Kar Wai - 1994)

Post by gnome »

Je ne l'ai pas revu depuis sa découverte au cinéma, mais je suis à 100% d'accord avec toi. Ce film est un enchantement !
Image
User avatar
cinephage
C'est du harfang
Posts: 22685
Joined: 13 Oct 05, 17:50

Re: Chungking Express (Wong Kar Wai - 1994)

Post by cinephage »

gnome wrote:Je ne l'ai pas revu depuis sa découverte au cinéma, mais je suis à 100% d'accord avec toi. Ce film est un enchantement !
Je te recomande de le revoir à l'occasion : c'est un film qui supporte vraiment très très bien les révisions. J'ai bien du le voir 5 ou 6 fois, et il n'a vraiment rien perdu de sa fraicheur. Tony Leung pleurant la perte de poids de son savon, c'est quand même un moment fabuleux. Quand toute la sandwicherie se vide pour que Faye se retrouve seule avec lui aussi, c'est à se tordre de rire.
Et même dans la première partie, je reste encore ému par certaines séquences fortes. Le coup des boites d'ananas, la façon dont HK est filmée... C'est vraiment du bonheur.
I love movies from the creation of cinema—from single-shot silent films, to serialized films in the teens, Fritz Lang, and a million others through the twenties—basically, I have a love for cinema through all the decades, from all over the world, from the highbrow to the lowbrow. - David Robert Mitchell
tewoz
Vuvuzelo
Vuvuzelo
Posts: 16296
Joined: 14 Apr 03, 10:20
Location: Au centre de tout ce qui ne le regarde pas...

Re: Chungking Express (Wong Kar Wai - 1994)

Post by tewoz »

cinephage wrote:
gnome wrote:Je ne l'ai pas revu depuis sa découverte au cinéma, mais je suis à 100% d'accord avec toi. Ce film est un enchantement !
Je te recomande de le revoir à l'occasion : c'est un film qui supporte vraiment très très bien les révisions. J'ai bien du le voir 5 ou 6 fois, et il n'a vraiment rien perdu de sa fraicheur. Tony Leung pleurant la perte de poids de son savon, c'est quand même un moment fabuleux. Quand toute la sandwicherie se vide pour que Faye se retrouve seule avec lui aussi, c'est à se tordre de rire.
Et même dans la première partie, je reste encore ému par certaines séquences fortes. Le coup des boites d'ananas, la façon dont HK est filmée... C'est vraiment du bonheur.
Je confirme!
Et je programme même une revoyure prochaine, parce que là ca me donne envie! :D
Vous venez de lire un message de tewoz, ca vous a pas rendu plus intelligent, mais ca aurait pu...
Image - Achetez mon livre sur Lulu : Image
User avatar
gnome
Iiiiiiil est des nôôôôtres
Posts: 19429
Joined: 26 Dec 04, 18:31
Location: sleeping in the midday sun...

Re: Chungking Express (Wong Kar Wai - 1994)

Post by gnome »

Vous avez quelle édition ?
Image
tewoz
Vuvuzelo
Vuvuzelo
Posts: 16296
Joined: 14 Apr 03, 10:20
Location: Au centre de tout ce qui ne le regarde pas...

Re: Chungking Express (Wong Kar Wai - 1994)

Post by tewoz »

gnome wrote:Vous avez quelle édition ?
Moi j'ai le coffret DVD "la revolution Wong Kar Wai".
Vous venez de lire un message de tewoz, ca vous a pas rendu plus intelligent, mais ca aurait pu...
Image - Achetez mon livre sur Lulu : Image