Dans la chaleur de la nuit (Norman Jewison - 1967)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Jack Uzi
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Post by Jack Uzi »

marcusbabel wrote:à une époque où je cherchais à voir tous les films ayant obtenus l'oscar du meilleur film (j'y suis presque).
Ca, c'est vraiment un drôle de vice. :P
Même comme torture, j'y avais pas pensé...
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Jeremy Fox
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Post by Jeremy Fox »

Jack Uzi wrote:
marcusbabel wrote:à une époque où je cherchais à voir tous les films ayant obtenus l'oscar du meilleur film (j'y suis presque).
Ca, c'est vraiment un drôle de vice. :P
Même comme torture, j'y avais pas pensé...
Pourquoi ? Une bonne majorité des films récompensés sont de bons films depuis que les Oscars existent.
Jack Uzi
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Post by Jack Uzi »

Jeremy Fox wrote:
Jack Uzi wrote:
Ca, c'est vraiment un drôle de vice. :P
Même comme torture, j'y avais pas pensé...
Pourquoi ? Une bonne majorité des films récompensés sont de bons films depuis que les Oscars existent.
Si tu le dis...
En ce qui me concerne (et je viens de consulter la liste complète), même si je ne les ai bien sûr pas tous vus, il y en a juste une bonne dizaine que je répertorie dans ma catégorie très subjective des 'grands films'.
J'y trouve beaucoup plus de films imbuvables (ou proche de l'être) ou qui m'indiffèrent prodigieusement...

http://www.a525g.com/art/liste-oscars-meilleur-film.htm
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Jeremy Fox
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Post by Jeremy Fox »

Jack Uzi wrote:
Jeremy Fox wrote:
Pourquoi ? Une bonne majorité des films récompensés sont de bons films depuis que les Oscars existent.
Si tu le dis...
En ce qui me concerne (et je viens de consulter la liste complète), même si je ne les ai bien sûr pas tous vus, il y en a juste une bonne dizaine que je répertorie dans ma catégorie très subjective des 'grands films'.
J'y trouve beaucoup plus de films imbuvables (ou proche de l'être) ou qui m'indiffèrent prodigieusement...

http://www.a525g.com/art/liste-oscars-meilleur-film.htm
A l'époque quelqu'un avait mis toute la liste sur le forum, j'avais du en voir à peu près 90 % et pour plus de la moitié, la récompense me semblait (peut être pas justifié car il faudrait comparer avec la production de l'année) amplement honorable.
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Jeremy Fox
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Post by Jeremy Fox »

Merci pour le lien en tout cas

je confirme après lecture : une bien belle liste dans l'ensemble (c'est sur qu'il y a des 'bugs' mais bon)
Jack Uzi
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Post by Jack Uzi »

Jeremy Fox wrote:Merci pour le lien en tout cas
De rien.

Je suis juste pas trop client du genre de trucs qui gagnent les faveurs du jury des Oscars... :wink:
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Roy Neary
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Post by Roy Neary »

J'ai l'impression que les détracteurs de Dans la chaleur de la nuit le regardent avec un oeil trop contemporain et font fi de ce que ce film a représenté pour l'époque. Ce type de sujet était fort difficile à traiter et il faut se rappeler que le film de Jewison fut assez mal accueilli dans les états du sud des Etats-Unis. Alors oui, Sidney Poitier fut un peu le noir édulcoré, bien propre sur lui, mais le simple fait qu'il se mit à jouer de plus en plus des héros et des personnages positifs de premier plan démontre bien qu'un grand changement s'amorçait. Les représentants de la communauté noire américaine se sont certes plaints de l'aspect lisse et consensuel de l'image véhiculée par Sidney Poitier mais ils reconnaissent l'importance de son rôle dans l'évolution de la représentation du noir à Hollywood. Malgré toutes les critiques qu'on peut formuler, le succès de Poitier comédien a été une rupture.

La force du cinéma américain a toujours été de traiter de graves sujets de société au sein d'un genre codifié, ici donc le film policier. Là où vous voyez du didactisme, j'y vois de l'efficacité. Sans oublier que, techniquement, la mise en scène (l'évolution de Poitier dans les décors, l'excellent rendu de la moiteur et de l'opression du paysage et de ses habitants) et la photographie (très beau travail sur la colorimétrie et les contrastes de Haskell Wexler, entre naturalisme et forte dramatisation) brillent toujours du même éclat. En Rod Steiger, je ne vois pas un histrion mais un personnage plutôt complexe qui le scénario sait faire évoluer de manière intelligente. Les relations tissées entre Steiger et Poitier donnent toute sa force à ce film qui, derrière une banale enquête policière, dresse un portrait juste d'une Amérique écartelé entre progressisme et conservatisme intolérant. L'énergie déployée par les performances des deux comédiens traduisent bien ce bouillonnement à la fois psychologique et social.

Je remarque aussi que le thème des "bons sentiments" resurgit dans ce débat. On a dit que les bons sentiments ne font pas de la bonne littérature. Je ne m'avancerai pas sur ce point. Mais en matière de cinéma, c'est faux. Ou alors, il faut jeter au panier tout un tas de grands films. Il ne faut pas confondre bons sentiments et sensiblerie.
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Jack Uzi
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Post by Jack Uzi »

Roy Neary wrote:J'ai l'impression que les détracteurs de Dans la chaleur de la nuit le regardent avec un oeil trop contemporain
Je suis tout à fait d'accord pour une remise dans le contexte de l'époque et une perspective sur l'éventuel intérêt historique du film.
En ce qui concerne une réflexion sur l'intérêt artistique, il me semble cependant qu'on ne peut en rester à une seule analyse du contexte et qu'un regard contemporain doit pouvoir avoir sa place.
Roy Neary wrote:La force du cinéma américain a toujours été de traiter de graves sujets de société au sein d'un genre codifié
En ce qui me concerne, les films à thèse me semblent très peu représentatifs de la force du cinéma américain.
Roy Neary wrote:Là où vous voyez du didactisme, j'y vois de l'efficacité.
Plus que du didactisme, j'y vois de la lourdeur.
Parce que tout les éléments du film me semblent subordonnés à l'efficacité de la démonstration.
Roy Neary wrote:Je remarque aussi que le thème des "bons sentiments" resurgit dans ce débat. On a dit que les bons sentiments ne font pas de la bonne littérature. Je ne m'avancerai pas sur ce point. Mais en matière de cinéma, c'est faux. Ou alors, il faut jeter au panier tout un tas de grands films. Il ne faut pas confondre bons sentiments et sensiblerie.
J'ai parlé de "bonne conscience" et pas de "bons sentiments".
Cette bonne conscience que provoquent ces films où l'on se voit rassuré dans ses convictions par la démonstration, d'autant plus si elle est efficace.

Ceci dit, à propos de bons sentiments, il est vrai que le cinéma de la cruauté d'un Mizoguchi par exemple, ou l'humanisme lucide d'un Kurosawa me touchent beaucoup plus que les "bons sentiments" d'un Spielberg que je trouve fondamentalement trop "gentil" (pas taper, j'ai mis des guillemets :wink: ).
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Post by harry callahan »

Je rejoins en grande partie Roy pour défendre ce film un peu trop vite pourfendu. Steiger n'est en rien un raciste caricatural, son personage est assez complxex, symptomatique et touchant. Il croit détester les noirs parce que c'est la norme dans la région, parce qu'il n'a jamais eu de rapport avec eux autres que des rapports "chacun chez soi" ou des rapports de force ( la force étant de son côté, puisqu'il est blanc et chef de la police locale ).

Or on voit bien que c'est l'ignorance et la solitude qui sont à l'origine de ce rejet. D'où la création de nouveaux liens avec le personnage de Sidney Poitier, liens qui sont à mon sens tout sauf clichés et gnan-gnan, mais plutôt touchants ( Rod Steiger s'épanchant dans le fond d'une bouteille, pour la première fois, cette fois ci en compagnie d'un homme qu'il méprisait peu de temps avant ).

Sidney Poitier incarne peut être un personnage Bounty, mais je pense sincèrement que ce type personnes a beaucoup fait pour l'acceptation des noirs aux Etats Unis. Par ailleurs, en faire un personnage à la Louis Farrakhan ou Malcolm X des débuts ( le préchi précha islamique en moins ) n'aurait pas du tout permis à l'intrigue de fonctionner. Tous les personnages auraient campé sur leurs positions, terminé, fermez le ban.

Enfin, comme Roy me l'a rapellé ( ça fait un moment que j'ai pas revu le film ), le Sud traditionnaliste et renfermé sur lui même est bien retranscrit, il en est presque palpable, la moiteur du climat ou le poids des non dits de cette bourgade paumée sont quasiment des personnages du film.
[...]But being this a .44 magnum, the most powerful handgun in the world, and would blow your head clean off, you have to ask yourself one question : "Do I feel lucky ?". Well, do you, punk ?
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Roy Neary
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Post by Roy Neary »

Jack Uzi wrote:En ce qui me concerne, les films à thèse me semblent très peu représentatifs de la force du cinéma américain.
L'expression "film à thèse" est péjorative. Mais c'est sans doute dit exprès. :wink: Je répète ce que je dis (et ce n'est pas vraiment une originalité) : le cinéma américain a toujours su parler de son histoire, de ses fantasmes, de ses enjeux politiques et des sujets de société dans les films de genre (polar, fantastique, western). Les films dit "à thèse" qui ont souvent une approche lourde dans leur expression sont plutôt à chercher du côté de l'Europe...
Jack Uzi wrote:J'ai parlé de "bonne conscience" et pas de "bons sentiments".
Cette bonne conscience que provoquent ces films où l'on se voit rassuré dans ses convictions par la démonstration, d'autant plus si elle est efficace. Ceci dit, à propos de bons sentiments, il est vrai que le cinéma de la cruauté d'un Mizoguchi par exemple, ou l'humanisme lucide d'un Kurosawa me touchent beaucoup plus que les "bons sentiments" d'un Spielberg que je trouve fondamentalement trop "gentil" (pas taper, j'ai mis des guillemets :wink: ).
Défendre un point de vue humaniste ou progressiste n'est pas automatiquement synonyme d'hypocrisie. Ce n'est pas toujours se donner bonne conscience que de pointer des injustices. Surtout quand on se replace dans le contexte de l'époque. Quant à Spielberg, ce n'est pas l'objet du débat ici, mais je constate que c'est toujours l'approche superficielle qui prévaut, et qu'on refuse de voir que son positivisme forcené lui sert justement à combattre une grande noirceur et une profonde mélancolie.
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Jack Uzi
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Post by Jack Uzi »

Roy Neary wrote:Les films dit "à thèse" qui ont souvent une approche lourde dans leur expression sont plutôt à chercher du côté de l'Europe...
Je ne les préfère pas plus de ce côté de l'Atlantique...
Roy Neary wrote:Défendre un point de vue humaniste ou progressiste n'est pas automatiquement synonyme d'hypocrisie. Ce n'est pas toujours se donner bonne conscience que de pointer des injustices.
Je suis persuadé de la sincérité des cinéastes qui défendent avec des grosses ficelles de grandes et belles idées en subordonnant tous les éléments du film à cette défense. En ce sens, je ne vois en effet pas d'hypocrisie (qui n'est d'ailleurs pas un mot que j'ai utilisé).
Je constate seulement que par un effet indirect et sans doute non désiré par ces cinéastes, ces films qui dénoncent, qui prennent à bras un "problème de société" rassurent souvent plus le spectateur dans ses "bonnes" convictions plutôt que de le mettre dans une position inconfortable.
Roy Neary wrote: Quant à Spielberg, ce n'est pas l'objet du débat ici
Désolé pour le dérapage hors-sujet.
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Roy Neary
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Post by Roy Neary »

Jack Uzi wrote:Je constate seulement que par un effet indirect et sans doute non désiré par ces cinéastes, ces films qui dénoncent, qui prennent à bras un "problème de société" rassurent souvent plus le spectateur dans ses "bonnes" convictions plutôt que de le mettre dans une position inconfortable.
Bien des films caressent évidément les gens dans le sens du poil. Mettre les spectateurs mal à l'aise et les placer devant leur contradictions est aussi une approche intéressante, et cela donne également de bons films. Mais quelle que soit l'option choisie, la réussite autant que l'échec peut être au rendez-vous. Pour en revenir au film, et puisqu'on parle de cinéma, je préfère m'apesantir sur les aspects formels. C'est pourquoi je préfère répéter que je trouve bien des qualités cinématographiques à Dans la chaleur de la nuit et, puisqu'on parlait d'Oscars, il suffit de le comparer avec un vrai "film à thèse" traitant d'in sujet proche : Miss Daisy et son chauffeur. Voila donc deux oeuvres récompensées (l'une justement, l'autre on se demande encore pourquoi) pour ce que tu appellerais de la bonne conscience mais qui, sur le plan cinématographique, sont à des années lumière l'une de l'autre.
Jack Uzi wrote:Désolé pour le dérapage hors-sujet.
Ma remarque ne te visait pas personnellement. Je m'y englobais aussi puisque je t'ai fait une courte réponse. :wink:
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Boubakar
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Re: Notez les films naphtas - Octobre 2009

Post by Boubakar »

Dans la chaleur de la nuit (Norman Jewison, 1967)

Sur fond d'enquête policière où deux personnes doivent collaborer, l'un ne supportant pas l'autre car il est noir, Jewison en fait un film très intéressant, mais un peu cliché sur les bords. (le méchant flic devient gentil, on a connu plus original)
Plus que Sidney Poitier (qui ne change pas trop de registre dans son jeu), j'ai trouvé Rod Steiger absolument formidable (même avec ses grosses lunettes jaunes), car il arrive à donner une certaine carrure à son rôle de flic raciste, qui va découvrir que tous les Noirs ne sont pas comme il l'imaginait.
L'enquête en elle-même est assez conventionnelle, mais il y a la question du racisme qui est sans cesse évoquée dans le film, ne serait-ce qu'à cause du personnage de Sidney Poitier, insulté de Nègre sans arrêt, et qui le rend plus intéressant qu'il n'y parait, même si au premier abord, l'histoire reste banale.
Droudrou
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Re: Notez les films naphtas - Octobre 2009

Post by Droudrou »

une scène que j'aime beaucoup la fin du film quand vient la séparation steiger qui récupère et porte la valise de Tibbs !!! et aussi un regard plein de fierté vis-à-vis de l'autre (très paternel )! et l'appelant par son prénom "virgil".
John Wayne : "la plus grande histoire jamais contée" - It was true ! This man was really the son of God !...
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Demi-Lune
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Re: Dans la chaleur de la nuit (Norman Jewison, 1967)

Post by Demi-Lune »

Du bon Cinéma. Belle photo d'Haskell Wexler. Le sujet difficile et contestataire du film, couplé à la mise en scène souvent moderne de Norman Jewison, font de ce film une œuvre assez représentative du contexte d'ébullition cinématographique qui allait définitivement exploser avec Bonnie & Clyde et Le Lauréat la même année, et plus encore avec Easy Rider (1968). Ségrégation raciale, Amérique profonde d'obtus, avortement, sont au programme de ce film policier au rythme tranquille qui déroule le portrait peu reluisant d'une petite ville du Mississippi, "marquée par la haine" et des relents d'esclavagisme, les riches exploitants Blancs et les policiers incompétents. Le portrait d'"une Amérique écartelée entre progressisme et conservatisme intolérant", comme disait Roy Neary plus haut. Aux côtés d'un Sidney Poitier qui incarne le ton engagé du film, mais qui demeure au final plutôt raide dans son rôle, c'est surtout le shérif Rod Steiger qui marque en gros ours mal léché qui révèlera progressivement une belle humanité. Il sera très justement récompensé par un Oscar. Cependant, malgré des tonalités innovantes (un buddy-movie avant l'heure, une scène assez réaliste de choc psychologique après que Tipps ait appris le décès à l'épouse de la victime, etc), j'ai trouvé que le film restait quand même assez conventionnel. Certes, il pointe certaines choses qui font mal, mais hésite souvent à enfoncer le clou. Je ne veux pas être trop sévère avec ce film pour lequel je n'ai pas boudé mon plaisir, mais il me semble également assez représentatif de cette propension qu'a souvent Hollywood à "dénoncer", avec une vigueur mesurée, certains travers nationaux pour se donner une bonne conscience dans une démarche que l'Académie prend souvent plaisir à entériner. Son succès aux Oscars, où il a battu à plates coutures un Bonnie & Clyde pourtant nettement plus révolutionnaire d'un point de vue cinématographique, en est presque significatif. Il est vrai que le propos de Dans la chaleur de la nuit devait être remarquablement courageux en 1967. Et il est vrai que l'influence du film est majeure dans l'importance progressivement allouée aux acteurs noirs à Hollywood. Là n'est pas la question. Le problème selon moi c'est que rétrospectivement, cette dénonciation apparaît parfois sage et tiède, avec des ficelles prévisibles. Roy n'a pas tort en regrettant un regard contemporain sur cette œuvre... mais d'autres films sont passés par là depuis. Notamment Mississippi Burning, qui n'est pas exempt lui-même de lourdeurs, mais qui présente un propos beaucoup plus sec et fiévreux sur le racisme des États du Sud.

Il serait intéressant que je découvre un peu plus la filmo de Jewison car c'est un cinéaste qui me donne l'impression d'être un "annonceur" du Nouvel Hollywood mais également un artisan digéré par les studios au point qu'il ne participera jamais vraiment à la révolution cinématographique des 70's. Me trompe-je ?