Répulsion (Roman Polanski - 1965)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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christian
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Post by christian »

William Munny wrote:j'aime beaucoup ce film de Polanski,je le trouve d'ailleurs très symptomatique de sa filmographie. On y retrouve cette espece de claustrophobie, de malaise et de tension indescriptible que l'on retrouve dans certains de ces autres films de la meme période. Je trouve d'ailleurs que niveau, ambiance malsaine,il s'est assagit depuis PIRATES.
c'est tout à fait mon opinion aussi... ;-)
William Munny wrote:On retrouve d'ailleurs chez Emmanuelle seigner un peu ce type de personnage quand elle joue chez Polanski (d'ailleurs,ou a-t-elle joué d'autres que chez Polanski??).
Elle a jouée sous la direction de Nicole Garcia je crois et Claude Miller (le role principal dans "le sourire"), également chez Granier Deferre ("Cours privé"), j'adore cette actrice que je trouve sublimement belle (hé, hé... il en a de la chance, Roman !!! ;-))

Au fait, le film "Quoi ?" de Polanski qui est très rare va passer bientot sur Arte (dans 15 jours) !!! il ne faut pas louper ça (même si c'est sans doute pas son meilleur)
chani
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Post by chani »

Répulsion relate la descente aux enfers d’une très jeune femme, Carol, qui sombre inexorablement dans la nuit sans fin de la folie. Cependant de multiples indices parsèment ce film, créant une autre trame plus subversive, qui dépasse le cadre de la simple chronique d’une folie extraordinaire , Répulsion est aussi et surtout une fable sociale sombre et grinçante.
Qu'en pensez-vous?

Morceaux choisis :
Un ouvrier apostrophe Carol, « T’aurais envie de faire l’amour ce soir ? ? »...
Une femme mûre, en quelques mots acides, résument ainsi les relations amoureuses « l’homme est un grand enfant qu’il faut faire marcher, il n’y a que comme ça qu’on peut les tenir », « leur place est à nos genoux ». Brigitte, une des collègues de Carol « Salaud, salaud ! ! Pourquoi faut-il qu’ils soient tous si moches ! ! »...
Deux hommes « Alors elle n’a toujours pas décroisé les jambes ? ? Allez passe à la sœur ! ! » « avec ces femmes-là c’est pas avant le mariage ! ! »


Carol ou l’inadaptée
Polanski suggère que depuis Crébillon rien n’a changé, l’art de la séduction reste essentiellement guerrier.
Feintes, dissimulation, le ballet compliqué des rapports amoureux est régit par la loi des stéréotypes : la femme désire un objet sur lequel cristallisé son amour, l’homme désire seulement se gaver du miel qu’elle a entre les jambes, s’ensuit alors l’inévitable conflit.
Mais voilà, Carol est surnommée dans ce film La Belle au Bois Dormant, elle ne s’est pas encore éveillée au plaisir des sens, pire elle ne connaît pas les règles du jeu social que lui assigne son sexe.
Quand un jeune homme empressé cherche à la séduire, lui imposant ses choix (cf. le restaurant), tentant de lui forcer la main pour obtenir un rendez-vous, tentant de s’approprier de but en blanc son intimité, Carol réagit tel un animal aux abois, que faut-il faire ? Que faut-il répondre ? Elle n’a pas appris les règles élémentaires de la coquetterie, elle se réfugie précipitamment dans son terrier, un appartement qu’elle partage avec Hélène sa sœur mais voilà même dans ce refuge l’envahisseur est présent : l’amant d’Hélène -marié d’ailleurs- qui marque son territoire par le biais de menus objets, ce qui provoque la colère fulgurante de Carol : « Pourquoi utilise-t-il Mon verre ? » né de ce simple constat « pourquoi use-t-on de moi sans mon accord ? Pourquoi s’impose-t-on à moi ? ». Mais la réponse de sa sœur est sans équivoque se rebeller contre cet état de fait est inutile, pire puéril.
Carol, est donc prisonnière du jeu social, comme un très jeune enfant balbutiant qui ne comprend pas ce qui l’entoure (cf. voix enfantine, rythme du langage heurté, rareté des dialogues, dépendance à sa soeur).

Le pouvoir du regard
Cette totale incompréhension, est visible dans les longs moments où Carol contemple son visage, les objets qui l’entourent comme si elle ne les avait jamais vu ou plutôt parce qu’elle comprend que le regard, c’est à dire la perception que l’on a des choses ou des gens, ici des femmes, altère leur « vérité ».
Une fissure vient donc de se créer dans sa psyché, jusqu’alors elle se croyait libre mais elle ne l’a jamais été, elle est une proie (cf. le lapin), observée par des prédateurs (cf. comportement des hommes dans la rue), terriblement seule car les femmes qui l’entourent n’ont pas conscience de leurs chaînes (cf. réaction violente de Carol quand Brigitte évoque son amant).
La sensation d’isolement provoquée par cette prise de conscience est dénotée par le départ de sa sœur, et le délabrement de sa santé mentale est suggéré par la représentation de la maison.

L’appartement comme une allégorie
Cet habitat appartient à un homme dont on n’entend au début que la voix autoritaire. Il sait rappeler qu’il faut en payer la location, qu’il en est le vrai maître, et que les femmes qui l’habitent lui en sont redevables. Il ne fait aucune différence entre les deux sœurs, une femme est une femme. Il est la représentation du système patriarcal aveugle et arrogant, l’appartement symbolisant l’espace assigné aux femmes.
La structure même de l’appartement est instable, des fissures de plus en plus profondes, des corridors sombres apparaissent, un labyrinthe dont les murs monstrueux ont des bras qui l’enserrent (Hommage à La Belle et la Bête peut-être). Carol se perd, car tout en se rebellant contre le système établi, elle fait fi de ses propres pulsions sexuelles qu’elle se refuse à assumer. L’appartement symbolise aussi le champ de bataille qu’est son esprit.
Enfin, le jeune homme amoureux d’elle, ou croyant l’être, après s’être fait brocardé par ses amis, use d’un stratagème virile et agressif pour pénétrer dans son habitat. En brisant cette porte, en un viol symbolique il signe son arrêt de mort car il représente le danger de la supériorité physique du prédateur masculin.

Qui est Carol ?
Carol lutte de toutes ses forces contre le carcan qui lui est imposé, en voyant en chaque homme un prédateur, elle commet la terrible erreur de nier aussi ses pulsion sexuelles (cf. elle se retrouve nue sans se souvenir pourquoi). Elle est l’archétype de la femme frustrée dans l’épanouissement de son être, qui n’est plus en contact avec elle-même, qui ne se reconnaît pas dans le reflet que lui renvoie le regard des autres. Elle est celle qui est retourné à l’état sauvage, qui défend son territoire mental en tuant.
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Roy Neary
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Post by Roy Neary »

Chani, voila un développement très intéressant qui rejoint tout à fait ce que je pense du film. Même si je nuancerais un peu car, moins qu'une fable sociale, c'est plutôt d'un cas clinique qu'il est question.
Le point de vue sur les hommes est directement celui de Carol. Il est donc soumis à la vision déformée d'une névrosée, qui plus est sexuellement inhibée. Les différentes fractures et zébrures visuelles qu'on rencontre tout le long du film (dans les différents décors du film, et surtout l'appartement) renvoient évidement aux déchirements violents de sa psyché malade et en voie d'anéantissement.
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chani
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Post by chani »

A ton sens, le monde est soumis à la vision déformée d’une névrosée. Mon avis est que cette fracture dans sa psyché ne s'est ouverte que quand elle s'est vue acculé à l'impasse sociale que lui impose son sexe.
Bien sûr Carol est frustrée sexuellement, mais la frustration sexuelle n’est pas la cause, à mon sens, mais l’effet.
Il lui est impossible d’être en contact avec elle-même, avec ses désirs, parce que sa liberté d’être, donc de se connaître lui est dénié, puisque l’on a défini étroitement son rôle social. Comment alors être acteur, donc « sujet » de son désir quand on vous fait de vous un « objet ».

Je crois que Carol, à cause de cette "innocence" d'inadaptée au monde voit les fils des marionnettes, voit ce qui sous-tend les rapports entre hommes et femmes. Elle ne filtre pas, elle voit.
Les "morceaux choisis" que j’ai cités de mémoire, donc sans doute imparfaitement, ne sont pas le fruit de son esprit malade, vois-tu, ils sont réels. La lucidité aride qui naît de l’observation de ces événements poussera inexorablement Carol à trouver définitivement refuge en elle. Surtout quand l’homme forcera sa porte dans le désir inavoué de la posséder, de l’envahir sans lui laisser le choix du non.

J’espère avoir été claire mais j’en doute, je suivais le match en même temps :wink:
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Roy Neary
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Post by Roy Neary »

Tu as été très claire. Mais je pense que la mis en scène de Polanski (l'utilisation des décors, les points de vue de Carol, les effets sonores) tendent à nous faire entrer dans l'esprit de la jeune femme. Carol est déjà conditionné par un problème psychique et les derniers événements qu'elle subit à l'extérieur la pousse dans ses derniers retranchements. Après tout, son rôle social n'est pas si fortement déterminé et sa situation civile n'est pas si terrible, même si elle est dominée par sa soeur.
Pour les faits réels dont tu parles, ce sont justement des événements de tous les jours qui ne sont pas vraiment d'une agressivité particulière pour un être "normal". Dans le salon de beauté, elle manifeste déjà un comportement névrotique alors que la "menace masculine" n'est pas présente. Je crois même que les premiers plans du film renseignent sur son état mental avant toute autre considération sociale.
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chani
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Post by chani »

Roy, je suis entièrement d'accord avec toi, bien des effets visuels et sonores ne sont que l'extension de l'esprit malade de Carol, l'intériorité extériorisé.
Tu parles cependant d'
événements de tous les jours qui ne sont pas vraiment d'une agressivité particulière pour un être "normal".
, , moi j'y vois comme je l'ai dit plus tôt un déguisement que carol décrypte comme faussement anodin, faussement bénin. Des indices qui parcèment son chemin pour dévoiler une rélité autre, n'oublions pas le rôle du regard, Carol doesn't look at things she stares at them.

Quand je parle du statut social, je ne parle pas de Carol spécifiquement mais de la femme qui peut se vivre comme une proie perpétuellement sollicitée par l'homme. Et à mon sens carol n'est qu'une allégorie.
Polanski a choisit un angle particulier, des hommes et des femmes qui disent des choses précises pour aller vers une gradation:
Le jeune homme qui l'invite à manger lui impose une nourriture qu'elle lui dit ne pas apprécier, est-ce aller trop loin que d'y voir, le désir de nier la liberté de choix de l'autre. Sans doute, mais quand ce même jeune homme défonce la porte pour envahir le territoire de l'autre, je pense qu' il ne s'agit alors que d'un simple climax. Gradation encore!!
Une façon de dire que derrière l'anodin, les comportements usuels se cache une réalité âpre: Sexe fort, Sexe faible, Proie, prédateur.
Tony Hunter
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Post by Tony Hunter »

Bravo à Chani et Roy pour leurs pistes d'analyses de films très intéressantes : l'importance des regards et plus précisément celui de l'entourage de Carol sur elle et inversement est parfaitement rendu.
Si dans Le Locataire l'appartement luttait contre Trelkovsky ici l'appartement est bien le reflet de l'âme tourmentée de Carol.

Je suis d'accord avec la plupart mais un point m'a particulièrement frappé dans le comportement de Carol : c'est son infantilité - elle est sans cesse considéré comme une enfant par sa soeur et par son entourage qui la chouchoute un peu - Carol ne comprend pas le jeu de séduction en partie à cause de ça pour moi. En fait c'est le plan final (zoom photo) qui m'a fait tilter sur ce côté femme-enfant de Carol : quel plan ! :shock:
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k-chan
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Post by k-chan »

Viens de découvrir Répulsion de Polanski. Un film vraiment excellent et très inquiétant. Une Deneuve pour le moins géniale. Une vraie dingue, complètement tarée (je compatie toute fois) ! La mise en scène de polanski soutient un parfait climat d'angoisse, et l'on rescent exactement ce que l'on peut ressentir lorsque l'on est gamin dans notre chambre, le soir au moment de faire dodo. On ne vois rien, il y a plein d'endroits sombres et des mains surgissent des murs (qui parfois se fissurent). Comme je l'ai déjà lu, l'autre vedette de ce film est bien sûr l'appartement, avec ses couloirs étroits. Un salon qui par moment parait immense et désertique, tout cela dans une ambiance morbide (le lapin qui se décompose dans une assiète). Dans ce décors effroyable, on assiste à la dérive d'une jolie fille complètement perdue.
Bref, un film dont on ne sort pas complètement tranquille. La chair de poule. Excellent !
Rupert Pupkin
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Post by Rupert Pupkin »

"FILM FORUM SPRING/SUMMER 2006 REPERTORY PREVIEW

April 21 - May 4 Two Weeks!
Polanski’s REPULSION
starring Catherine Deneuve New 35mm Restoration!
(1965) In Polanski’s psychological horror classic, repelled-by-sex Catherine Deneuve barricades herself into her London flat and then slowly goes mad. With a subtly unsettling Chico Hamilton jazz score, stark b&w cinematography by Gilbert Taylor (DR. STRANGELOVE, A HARD DAY'S NIGHT, STAR WARS) and a wordless final shot guaranteed to haunt. This 35mm restoration from Sony Pictures was made directly from the original camera negative and features a new, digitally restored soundtrack. “Excruciatingly tense and frightening... if you’re too scared to look, you can still hear the slashing sounds.” - Pauline Kael. “A chic, creepy thriller. The ultimate in arthouse Grand Guignol.” - J. Hoberman, The Village Voice. "

Bon on va pas aller à New York pour le voir, mais...

est-ce que ce coffret Polanski japonais fraîchement sorti (26 janvier 2006) pourrait contenir cette copie restaurée de Repulsion ? :

http://global.yesasia.com/en/PrdDept.as ... 004095854/

(je me dis restauration par Sony Pictures, donc pourquoi pas cette édition DVD ne bénéficierait pas de cette copie restaurée ?)

Évidemment je n'ai pas trouvé la moindre info à ce sujet sur dvdbasen... donc si jamais vous avez la moindre info sur la qualité de ce transfert, merci d'avance !

(en attendant reste la plutôt bonne édition par Anchor Bay UK)
MJ
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Location: Chez Carlotta

Post by MJ »

Polanski plonge le spectateur dans la névrose et la perception du personnage principal avec une maestria totale. Du grand art!
J'ai particulièrement été bluffé par l'infinité de détails qui apportent tant au film: le lapin en décomposition, la taille de l'appartement qui varie, le rythme de la première partie qui assoupit le spectateur pour mieux le plonger ensuite dans la frayeur.
Pour moi Répulsion est d'ailleurs un film qui n'existerait pas sans sa lenteur particulière.
"Personne ici ne prend MJ ou GTO par exemple pour des spectateurs de blockbusters moyennement cultivés." Strum
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John Anderton
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Post by John Anderton »

Je suis surpris par le nombre d'avis positifs sur REPULSION... je pensais le film plus détesté que ça. Moi qui suis un inconditionnel de Polanski, REPULSION est son film que j'aime le moins. Un récent visionnage n'a fait que confirmer cette impression. Je ne saurais même pas dire ce qui me gêne précisément dans le film, mais je m'y ennuie un peu... :oops:
Le truc amusant, c'est que Polanski lui-même a un regard assez sévère sur ce film. Dans la trilogie des appartements, je reste conquis par les magnifiques et monumentaux ROSEMARY'S BABY et LE LOCATAIRE.
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Profondo Rosso
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Post by Profondo Rosso »

Répulsion de Roman Polanski
Voyage bien stressant au coeur de la folie, de la paranoia et de la solitude. Une réalisation minimaliste de Polanski qui renforce l'ambiance claustrophobique et étouffante. Une prestation limite autiste et hallucinée de Catherine Deneuve en jeune fille que sa terreur des hommes et du sexe fait basculer dans la folie meurtrière. Un montée progressive dans l'angoisse qui se termine sur des visions de plus en plus psychédélique et glauque, le film à ne pas mater tout seul chez soi... 6/6
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Boubakar
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Re: Répulsion - Polanski

Post by Boubakar »

Le film démarre de loin, de par sa lenteur, mais peu à peu, cela se justifie dans le scénario, par l'état mental du personnage de Carole qui est présente tout le long, mais est constamment absente de par ses (non-) rapports aux autres personnages.
Il y a aussi un travail très impressionnant sur le son, comme
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lorsqu'elle tue le propriétaire, c'est asséné à grand coup de cymballes
, ou
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quand les mains sortent sortent du mur, et ce qui s'en suit, ainsi que les tics-tacs, ou l'eau qui coule
, c'est captivant à écouter, et bien sûr à voir, Deneuve étant géniale.

Plus j'y repense, et plus je me dis que c'est le meilleur film de Polanski (avec Chinatown et Le locataire) ; d'apparence très modeste, ce film est beaucoup plus intéressant qu'il n'en a l'air.
bronski
Touchez pas au grisbi
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Re: Répulsion - Polanski

Post by bronski »

Le moment où
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la porte de l'armoire dotée d'un miroir s'ouvre et on aperçoit fugitivement dans le miroir un monstre
me fait dresser les cheveux sur la tête à chaque fois :shock:
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Watkinssien
Etanche
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Re: Répulsion - Polanski

Post by Watkinssien »

Une oeuvre troublante et parfaitement maîtrisée, sur l'obsession et la violence.

Polanski arrive une fois encore à distiller malaise et angoisse avec un talent incontestable et filme Catherine Deneuve comme elle n'a jamais été filmée.
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Mother, I miss you :(