Topic naphtalinippon

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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k-chan
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Post by k-chan »

Fatalitas wrote:le 11 octobre, dans la case trash d'Arte : Sayuri, strip-teaseuse, un pinku-eiga de 1972

http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broad ... =2007.html

qui connait ? Blue ?
Oublié. :?

Heureusement, il repasse. :)
bruce randylan
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Post by bruce randylan »

Un type méprisable ( Koreyoshi Kurahara - 1962 )
Le programme de la MCJP vendait ça comme un film "mood action". Je sais pas trop quel genre ça représente mais on peut rattacher ça en tout cas à un road-movie intimiste qui offre une vision personnelle du couple et des médias d'autant plus pertinente qu'aucune leçon n'y est donnée. Le réalisateur se contente de suivre ses personnages sans jamais les juger. Aux spectateurs après d'y voir ou non un contenu.
L'histoire évoque donc Kita, une vedette de la TV dont sa maitresse est aussi sa secrétaire. Après 3 ans de vie commune sans pour autant consommer leur union, Kita remet son couple en question. Lors d'une émission en direct, il se lance dans un défi autant par provocation que pour fuir sa maitresse : amener la jeep de l'épouse d'un médecin qui travaille dans une région reculée du Japon.
La mise en place des personnages et des éléments de l'intrigue est assez longue (près de 3/4 d'heure) sans pour autant comprendre où cela va nous mener. Evidement ce n'est pas gratuit étant donné que le personnage lui-même ne sait pas où il va ni ce dont il a envie.
C'est assez brutalement et de manière complétement imprévisible qu'arrive donc le virage qui va conduire le film dans une direction complétement opposé.
Une fois sur la route, ça devient passionnant jusqu'à la dernière image, parsemé de thèmes aussi nombreux que denses (dépassement de soi, abnégation, l'amour, les médias etc...). Ce mélange film d'aventures/drame intimiste rappelle ni plus ni moins que Richard Brooks ou John Huston. Un peu comme dans The african queen (sans le rajout inutile de méchants), plus le film avance, plus il tend vers une sorte d'abstraction narrative où seul prime l'évolution du couple. C'est vraiment fort et à ce titre la dénouement est très étonnant voire amer. La voiture conduite à bon port, aucun sentiment de joie ni d'accomplissement, juste de la fatigue et du malaise. Seulement alors, à ce moment, la morale peut être donnée "l'amour ne se vit pas que par les mots". Il faut aussi le vivre physiquement. Ca peut paraître naïf évoqué comme ça mais la démonstration est autrement plus convaincante et moins barbante que Eyes wide shut par exemple.
De plus le réalisateur a vraiment du style et du punch. Caméra à l'épaule sorti d'un documentaire improvisé embarquant le public à coup de longs plans toujours en mouvement qui occupe à merveille les espaces tant clos qu'ouverts.

Je n'avais jamais entendu parlé de Koreyoshi Kurahara et c'est un gros coup de coeur. J'attends vraiment beaucoup du coup de Dévotion Ardente diffusée jeudi.

La lanterne rouge ( Toshiya Fujita - 1974)
Un très beau film intimiste signé du réalisateur des Lady Snowblood pour un portrait sensible sur les désillusions d'un jeune couple qui apprend la vie.
Porté par un duo d'acteurs qui accroche immédiatement, on suit donc le destin de 2 adolescents apprenant la vie, l'amour et la paternité au gré de différentes étapes que rythment leurs déménagements et leurs rencontres.
Il ne se passe pas forcement grand chose, mais c'est une peinture très réussie de la jeunesse japonaise. Sans fioriture, ni dramatisation mais avec beaucoup de pudeur et de simplicité, on rentre sans souci dans le film pour vivre avec la mélancolie des personnages.
Dommage que la seule fausse note arrive vers la fin avec un traitement de la fille un peu trop radical et précipité pour être crédible.
Les derniers plans magnifiques font heureusement oublier en partie cette lacune pour accoucher d'un film profondément attachant.
Last edited by bruce randylan on 12 Feb 17, 18:27, edited 1 time in total.
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-Kaonashi Yupa-
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Post by -Kaonashi Yupa- »

k-chan wrote:
Fatalitas wrote:le 11 octobre, dans la case trash d'Arte : Sayuri, strip-teaseuse, un pinku-eiga de 1972

http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broad ... =2007.html

qui connait ? Blue ?
Oublié. :?

Heureusement, il repasse. :)
:lol: Moi aussi. :(
bruce randylan
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Post by bruce randylan »

Je l'ai enregistré moi :D

D'ailleurs j'ai même vu un autre des films du réalisateur Tatsumi Kumashiro à la rétro Nikkatsu Derrière le rideau de Fusuma même que j'ai pas trop accroché d'ailleurs :mrgreen:

Non pas que le film manque de qualité ( visuellement superbe, parallèle entre métier de prostituée et militaire, narration osé... ) mais il est trés difficile de rentrer dans le film à cause d'une chronologie en zig-zag et une grande distanciation avec ses personnages. Ca donne des scènes indépendantes souvent excellentes parfois trés décalé ( la pendaison, l'amour dans la calèche, la première nuit d'amour, l'entrairement des militaires, la scène finale ) mais collé les unes aux autres fonctionnent beaucoup moins bien.
Du coup, on se contente seulement d'apprécier le film par séquence et non dans son intégralité.
D'un autre coté, le réalisateur a vraiment du style et univers vraisemblablement personnel qui encourage une deuxième vision. Autant dire que c'est pas pour tout de suite.


Bon, j'en ai vu d'autres ( dont le Tanaka :) ) mais pas le temps d'en parler tout de suite
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Fatalitas
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Post by Fatalitas »

-Kaonashi Yupa- wrote:
k-chan wrote: Oublié. :?

Heureusement, il repasse. :)
:lol: Moi aussi. :(
et merde, oublié la redif' :(
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k-chan
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Post by k-chan »

Fatalitas wrote:et merde, oublié la redif' :(
Toi aussi. :lol:
bruce randylan
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Post by bruce randylan »

k-chan wrote:
Fatalitas wrote:et merde, oublié la redif' :(
Toi aussi. :lol:
Vous voulez une copie les gars ?



Bon alors, sinon retour partiel sur la rétro Nikkatsu

L'homme de la tempête ( Umetsugu Inoue - 1957 )
Le spécialiste des comédies musicales made in Shaw Brothers tapait déjà dans les films musicaux avec cette histoire de compétition entre batteur de Jazz plutôt agréable.
Ca repose beaucoup sur le tempérant électrique du comédien principal Yujiiro Ishihara et sur la musique excellente que le réalisateur sait parfaitement mettre en valeur quand les musiciens se lancent dans quelques duels.
Pendant une heure, on marche avec plaisir avant que l'histoire ne bifurque dans le mélo familial lorsque le frangin du héros veut être compositeur de musique symphonique. Sans être ratée, cette partie est beaucoup moins fun et s'égare parfois en court de route. Heureusement la encore, la musique demeure génial (ce qui n'était pas gagné) à l'image du concert final qui nous gratifie d'un montage maitrisé.

Un bon petit film qui déçoit un peu dans son virage mélo et qui fait tout de même regretter que Inoue ne soit qu'un "bon" réalisateur certes talentueux mais dénué d'éclats et de coup de génie. J'imagine le pied que cela aurait pu être si Minnelli ou Ken Russel auraient eu le projet entre les mains. :)

Maternité éternelle ( Kinuyo Tanaka - 1955 )
Magnifique !
C'est un mélodrame bouleversant d'autant plus fort qu'il est tiré d'une histoire vrai et que Tanaka ne verse à aucun moment dans le pathos et la facilité.
C'est au contraire juste du début à la fin avec des thèmes qui tiennent la route encore aujourd'hui (le désir, perte de la féminité, peur de disparaître, douleur du quotidien etc...)
Ce portrait de femme/mère est vraiment déchirant et les 10 dernières minutes ne laissent guère de répits aux mouchoirs. Yumeji Tsukioka est extraordinnaire et les vrais poèmes de Fumiko Nakajo sont d'une tristesse infinie. Ca donne vraiment envie de découvrir le reste de ses écrits malheureusement ils semblent n'avoir jamais été traduits .

Niveau Réalisation, c'est plutôt classique mais Tanaka témoigne d'un véritable œil pour la photo et le cadrage tout en possédant quelques plans à la beauté surréaliste surprenante (le chemin vers la morgue, une incroyable contre-plongée sur Tsukioka allongé sur son lit d'hôpital).
Elle a en revanche un peu plus de mal avec la narration. On la sent un hésitante à gérer toutes les informations durant le premier tiers. il y a une volonté d'aller au plus vite mais l'impression est assez brouillonne.
Ce sentiment est en tout cas largement oublié dès que le personnage apprend sa maladie et que la trame est plus linéaire.

Autant dire que le découverte de ses autres films va se faire attendre :cry:
Last edited by bruce randylan on 24 Feb 17, 23:31, edited 2 times in total.
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Post by bruce randylan »

Dévotion ardente (Koreyoshi Kurahara - 1964)
Après un type méprisable, la confirmation que Kurahara est un cinéaste qui mériterait rapidement une réhabilitation.
C'est un magnifique mélodrame à la beauté plastique salissante qui doit autant à une photo NB sublime et à la composition des plans souvent inventifs qui exploitent parfaitement le scope.
Mais le film n'est pas qu'esthétique, c'est surtout une très belle histoire d'amour entre un pécheur que la guerre appelle et sa femme qui se morfond au pays. Ce qui étonne, c'est avant tout le talent du cinéaste à exploiter les rôles secondaires en une poignée de secondes pour créer une multitude de scènes à la fois simples et fortes (le passage du train sur le pont surplombant la village ou le facteur que les gens méprisent pour les lettres qu'ils apportent).
Cette force est de plus portée par une Ruriko Asaoka une nouvelle magnifique (le film fut conçu comme un pur véhicule). Elle sert un très beau portrait de femme qui aime son mari au delà de tout.
C'est d'ailleurs un peu le souci du scénario qui en rajoute un peu trop dans le pathos sur la fin avec un dénouement (prévisible) qui tarde à venir en se perdant dans quelques étapes inutiles.
Malgré ce défaut, c'est un œuvre splendide peut être moins étonnante et déroutante qu'un type méprisable mais qui ne peut laisser indifférent..

Le journal d'un flingeur (Hiroshi Noguchi - 1960)
L'introduction westernienne et la première apparition de Joe Shishido laisse supposer un divertissement enlevé, ce sont en fait les seuls choses à sauver de film terriblement classique, convenu et donc ennuyeux. Pas mauvais, ni raté mais tellement banale que le temps parait bien long. Et puis le personnage de Shishido (clairement le plus savoureux) est bien trop sous-exploité

L'impossible retour (Buichi Sato - 1959)
Tout aussi anecdotique que le précédent. Une sempiternelle histoire d'un voyou qui cherche à se racheter une conduite après sa sortie de prison que le passé rattrape. Le gros problème ici c'est que le personnage de Akira Kobayashi ne passionne à aucun moment d'autant que son interprétation laisse à désirer. Seul les rares et courts moments de jeux se montrent croustillantes.
Bref, pour pas être méchant (le film n'a rien de proprement honteux), on dira que c'est "gentil".

Le mouchoir rouge (Toshio Masuda - 1964)
Attention ! Voilà du trésor perdu, de la pépite inestimable et du joyau culte
Polar dramatique au scenario délicieusement crétin, c'est un pure exercice de style auquel se livre le réalisateur et le résultat laisse la mâchoire décrochée du début à la fin avec un mise en scène jouissive.
Scope admirable qui exploite à fond la profondeur de champ, l'espace, les décors ; photographie hallucinante qui se sert de la photo et la gestion du noir pour donner un sens graphique à l'expression "faire la lumière sur une enquête" ; montage qui accumule les changement d'axe et les valeurs de plans de manière vertigineuse (ce combat en plan serré dans une ruelle étroite puis filmé de très large depuis une immense avenue grouillante d'activité!) ; caméra perpétuellement en mouvement qui ne laisse pas un Cm² de l'écran mal exploité... Sans oublier bien-sur la direction d'acteurs super cools et la musique mélancolique qui colle bien à l'ambiance.
Bon, je m'enflamme sans doute un peu et ce n'est certainement pas la soif du mal nippon mais ça fait longtemps que je n'avais pas pris autant de plaisir devant un série B ingénieuse, généreuse et sacrement bien torchée.
Des comme ça, j'en veux tout les jours !
Last edited by bruce randylan on 24 Feb 17, 23:53, edited 1 time in total.
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Post by bruce randylan »

Avec un peu de retard sur le visionnage

Terres et soldats
(Tomotaka Tasaka - 1939)

Incroyable film de guerre qui fut produit pour sensibiliser les japonais sur la vie des soldats au front à une époque où les informations n'étaient pas relayées depuis la Manchourie.
Pour la préparation, le réalisateur a ainsi collé au plus prés de plusieurs compagnies lors de vrais combats et l'on sent fortement cette approche très documentée.

Le film opte donc une structure narrative qui surprend au début : on passe de quelques scènes centrées sur des groupes de soldats évoquant la dureté de la vie sur place (les longues marches d’entrainement ; l'impuissance face à la mort de civils ; décès d'un frère d'armes) à d'autres moments quasiment sans dialogues où l'on suit presque en TEMPS REEL la progression sur les champs de bataille.

D'un réalisme toujours extraordinaire près de 60 ans après leur réalisations, ces passages sont d'immenses moments de cinéma. Il faut voir l'assaut d'une maison isolée qui dure presque 40 minutes pour comprendre les efforts du cinéaste à suivre le plus possible la réalité. On y tire vraisemblablement à balles réelles en percevant du coup le tracés des balles et les dégâts sur la maison que les soldats sont obligés d'effriter morceaux par morceaux pour déloger un groupe de sniper invisibles et mortels. La difficulté de la progression, la peur d'une balle faucheuse, les problèmes de communication entre les escouades, le bruit assourdissant (le travail sur le son est tout aussi fabuleux)... Tout y est, porté en plus par une caméra qui se s'écarte jamais du point de vue des soldats, pour mieux renforcer l'immersion.

Cet effacement du réalisateur et de tout propos, s'il évite de sombrer dans le film de propagande (à une scène près où un blessé agonisant dédie sa mort à l'empereur), nuit cependant tout de même à l'implication émotionnelle au profit de celle plus sensorielle..
L'agencement des scènes et le montage du film rendent donc impossible un récit fluide et l'on regrette quelques fois que les histoires personnelles ne soit réduites qu'à quelques minutes (celui où un soldat essaye de sauver en vain un bébé au milieu de cadavres étant le plus flagrant).

C'est bien sur un choix de réalisation osé et l'on ne peux qu'admirer l'ambition de Tasaka de livrer un document brute, précis, au discours effacé, avec ce risque de laisser certains spectateur sur le carreau.
Last edited by bruce randylan on 22 Jul 17, 12:55, edited 1 time in total.
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Post by bruce randylan »

Le corbillard qui se promène tout seul ( Hajime Sato - 1964 )

Faux film de fantômes mais vraie comédie à l'humour bien noir égratignant l'avidité des japonais, ce petit film bien agréable se laisse plutôt bien suivre grâce à l'abattage de son duo d'acteur et des nombreuses péripéties et rebondissements parfois bien vus même si certains passages manquent de rythme. Reste que certains moments sont vraiment très amusant comme la crise cardiaque et le détour à la morgue. Dans ses scènes le réalisateur utilise assez habilement les clichés de film de fantômes tout en instaurant un ton parodique pince sans rire (le cadavre transporté par la fenêtre).
Il s'est surtout fait plaisir avec sa galerie de personnages immoraux et naïfs aux possibles où tout le monde est obsédé par l'argent et où personne ne rattrape l'autre.
Il est tout de même regrettable que l'astucieux scénario se relâche pour une fin prévisible et banale.
Last edited by bruce randylan on 15 Sep 17, 01:34, edited 2 times in total.
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Post by noar13 »

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La vie d'O-Haru, femme galante (1952), de Kenji Mizoguchi.

Mon premier Mizoguchi ( :oops: )...

O-Haru, jeune femme noble de la Cour, est surprise en compagnie d'un jeune samouraï de basse extraction. Chassée avec ses parents de la Cour, elle va connaître la déchéance en finissant prostituée de bas étage...

J'avoue avoir été un peu décontenancé par la mise en scène, qui m'a semblée un peu vieillotte, comme s'il s'agissait d'un film tourné dans les années 20 ou 30. Elle paraît composée de vignettes, mais il faut reconnaître qu'elles sont superbes et inoubliables, d'autant que la photo les magnifie.

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L'histoire de cette femme, fort malmenée par la vie mais qui garde une incroyable dignité, est touchante. Belle charge contre le statut de la femme, complètement soumise à l'autorité des hommes, qui en disposent comme d'un objet.

L'interprétation de Kinuyo Tanaka est remarquable.

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We are all in the gutter, but some of us are looking at the stars. Oscar Wilde.
L'hyperréalisme à la Kechiche, ce n'est pas du tout mon truc. Alain Guiraudie
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-Kaonashi Yupa-
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Post by -Kaonashi Yupa- »

joe-ernst wrote:La vie d'O-Haru, femme galante (1952), de Kenji Mizoguchi.

Mon premier Mizoguchi ( :oops: )...
Tu peux aussi en parler là si tu veux ! :P
joe-ernst
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Post by joe-ernst »

-Kaonashi Yupa- wrote:
joe-ernst wrote:La vie d'O-Haru, femme galante (1952), de Kenji Mizoguchi.

Mon premier Mizoguchi ( :oops: )...
Tu peux aussi en parler là si tu veux ! :P
:oops: :oops: :oops:

un copié-collé s'impose... :mrgreen:
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L'hyperréalisme à la Kechiche, ce n'est pas du tout mon truc. Alain Guiraudie
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Post by bruce randylan »

Return of the Street Fighter ( Shigehiro Ozawa - 1975 )
2ème épisode bien plus généreux au niveau combats que le premier ! C'est simple c'est quasiment une suite ininterrompu d'affrontements où Sonny Chiba se révèle doté d'une agilité surprenante. Le rythme soutenu permet d'oublier un peu le manque de détail croustillant qui faisait le charme du 1er (et surtout du trois, assez délirant). Peu d'effet gore ringard excepté une hilarante attaque qui fait sortir les yeux de la tête.
Mais bon, le festival de coups fait bien passer le temps.


Sister Streetfighter
(Kazuhiko Yamaguchi - 1974 )
On change pas une équipe qui casse des bras et on reste dans la baston quasi non stop avec ce 1er volet (sur 4) des aventures d'une karatéka qui croise Sonny Chiba et des méchants en tout genres.
Le scenario est en mode coton tige et tout le monde se bat pour un oui ou pour un non (c'est mieux pour un non, quand même). C'est tellement n'importe quoi que certains personnages sont même oublié en court de route (la tueuse venue d'Australie !!)
Et niveau combats c'est toujours aussi pêchu et assez dynamique et même plus efficace que le précédent. En tout cas, les méchants permettent de découvrir une galléries de Bad guys pour le coup fort gratiné qui offrent quelques bonnes crises de rire (le tueur à la sarbacane ou les tueuses thaïlandaises). Gros four rire sur quelques attaques mortelles au "bis" irrésistible comme la tête à l'envers. Ce genre de détail bien idiots permettent d'éviter aux films la répétition devant des combats souvent très ressemblant.
Dernier bon point, Etsuko Shihomi se révèle doter d'un certain charisme et efface d'ailleurs Sonny Chiba qui vient se battre à quelques reprises.

A noter que la bande-annonce montre une nouvelle fois de nombreux plans et scènes absents du montage final. C'est dommage quelques unes avaient l'air bien fun (ces tueuses Thai décidement)
Last edited by bruce randylan on 15 Sep 17, 01:38, edited 1 time in total.
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