Van Halen

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Votre album préféré de VAN HALEN?

Van Halen I
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65%
Van Halen II
0
No votes
Women And Children First
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Fair Warning
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Diver Down
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No votes
1984
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5150
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OU812
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F.U.C.K.
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Balance
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Van Halen III
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Jean Claude Dus
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Post by Jean Claude Dus »

David Lee Roth leur a tellement pris de thunes après son faux come back qu'ils sont obligés de revendre leur matos :lol:
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Personne
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Post by Personne »

C'est une série spéciale sans doute éditée à plusieurs centaines d'exemplaires, ça m'étonnerais qu'elle est vraiment servie à Eddie!
Mais finalement 400€, c'est pas cher pour une gratte!
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Jean Claude Dus
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Post by Jean Claude Dus »

C'est vrai que c'est pas chèr.
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Jake Scully
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Post by Jake Scully »

Personne wrote:C'est une série spéciale sans doute éditée à plusieurs centaines d'exemplaires, ça m'étonnerais qu'elle est vraiment servie à Eddie!
En fait, après qu'ele lui ait servie pendant toute la période Lee Roth, Eddie l'a rejetée pour s'en fabriquer une nouvelle, une "Music Man" ou un truc comme ça... Il est vrai qu'il s'en était faîte plusieurs comme ça (mais avec des couleurs différentes). La rouge striée de noir et blanc fut cependant sa guitare fétiche. Il veut peut-être faire plaisir à ses fans en la leur revendant? 8)

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Colqhoun
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Post by Colqhoun »

The Rider wrote:une "Music Man"
Music Man. ben c'est vite vu, c'est le top du top des guitares électriques.

Music Man a été créé par un des concepteurs de chez Fender qui a été viré et qui a décidé de créer la meilleure guitare du monde... et il l'a fait.
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Jake Scully
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Post by Jake Scully »

Enzo wrote:Music Man a été créé par un des concepteurs de chez Fender qui a été viré et qui a décidé de créer la meilleure guitare du monde... et il l'a fait.
Mais il me semble que c'est Eddie Van Halen qui en a fait au moins les dessins, et qui y a bien participé à sa conception. J'ai un interview de lui où il explique tout ça, je vais le rechercher...
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Colqhoun
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Post by Colqhoun »

The Rider wrote: Mais il me semble que c'est Eddie Van Halen qui en a fait au moins les dessins, et qui y a bien participé à sa conception. J'ai un interview de lui où il explique tout ça, je vais le rechercher...
ah oui, mais ça c'est tout à fait normal.

c'est un modèle "signature". Van Halen a participé à l'élaboration de son propre modèle. tout simplement. Les grands de la musique procèdent souvent comme ça.
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Jake Scully
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Post by Jake Scully »

Enzo wrote:
The Rider wrote: Mais il me semble que c'est Eddie Van Halen qui en a fait au moins les dessins, et qui y a bien participé à sa conception. J'ai un interview de lui où il explique tout ça, je vais le rechercher...
ah oui, mais ça c'est tout à fait normal.

c'est un modèle "signature". Van Halen a participé à l'élaboration de son propre modèle. tout simplement. Les grands de la musique procèdent souvent comme ça.
Ah d'accord... Tiens sinon, j'ai retrouvé l'interview d'Eddie. Un passage qui me fait rire:

Q: Pourriez-vous m'expliquez pourquoi les Music Man étaient à l'origine équipée de vibratos Floyd Rose, et que désormais, c'est un Gotah, comme sur la vôtre d'ailleurs?
Eddie: "Vous voyez Floyd... c'est un peu un trou-du-cul, et ça, vous pouvez le publier! Les Fine Tuning, c'était mon idée, et il m'a répondu: "Vas te faire foutre, c'est pas ton idée." Alors vous voyez, je ne prends pas de Floyd parce que je ne veux pas lui mettre un centime en poche..."

Aaah ces grands gamins du Rock! :mrgreen:

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Jake Scully
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Post by Jake Scully »

Elle a été vendue pour 565,00 €
Rider back in black
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Van Halen

Post by Rider back in black »

C'est reparti pour un nouveau long post sur un de mes groupes favoris dont je suis fan depuis de nombreuses années. Quand on évoque Van Halen avec mes amis aussi passionnés que moi du "bon vieux hard rock", on pense tout de suite au fameux tapping à deux mains d'Eddie et autres solos de guitare flamboyants, les fringues colorés et ce pantalon sans fond de David Lee Roth, les shows démesurés du début des années 80 qu'on n'a malheureusement vus qu'en photos ou dans des éditions DVD pourries d'Argentine. On pense aussi à des chansons comme "Runnin' With the Devil", "House of Pain", "And The Craddle Will Rock", "Everybody Wants Some!!", etc. Parce que Van Halen, c'était un mythe...

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Lorsque le groupe Van Halen apparaît pour la première fois en 1978 avec son premier album, le monde du Rock a surtout retenu Edward le guitariste, un jeune mec hilare qui allait faire évoluer la guitare comme personne n'avait su le faire depuis Jimi Hendrix...

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PRESENTATION

Edward Van Halen (guitare) est né le 8 mai 1955 à Nijmegen en Hollande, suivi 20 mois plus tard par son frère Alex (percussions). Le père, Jan Van Halen, est un musicien de Jazz, et il encourage très tôt ses enfants à apprendre la musique. À 6 ans, ils apprennent le piano classique et prennent des cours de théorie musicale. Fin 1967, la famille quitte la Hollande pour s'installer à Pasadena en Californie. Fan des Who, de Cream, c'est surtout en écoutant les licks de Jeff Beck et d'Eric Clapton que le jeune Edward va commencer à développer un style qui lui assurera un même impact qu'un Jimi Hendrix 10 ans plus tôt.
David Lee Roth (chants) est né le 10 octobre 1955, d'un père chirurgien aisé. Après un séjou à Swampscott, la famille vient s'installer en Californie, à Pasadena, au début des années 70. D'un caractère plutôt exhubérant, le jeune David est initié par son oncle Manny (qui a fat fortune grâce au très branché Cafe Wha? de Greenwich Village) à une certaine forme d'entertainment à l'américaine. Il grandit en écoutant Ray Charles et Al Johnson. À Pasadena, David entame des études agitées à la Muir High School. C'est là qu'il va rencontrer Eddie et Alex qui résident à quelques blocks de l'école sur Pasadena High.
Lorsque la rencontre se produit, ils sont à peine âgés de 16 ans. Roth chante le blues dans les clubs locaux, Eddie sèche volontiers les heures de cours pour passer du temps sur sa guitare, tandis qu'Alex se fabrique lui-même des kits de batterie. Un groupe naît de l'union de ces trois musiciens en herbe, Mammoth. En à peine quelques semaines, Mamoth a déjà joué dans tous les bars de sa région et les tenanciers s'arrachent la petite formation malgré le fait que les musiciens n'ont pas l'âge légal pour pénétrer dans un lieu où on sert de l'alcool. À ce moment-là, Mammoth est le meilleur groupe de reprises de la région. Pour venir complèter le tableau, Mammoth recrute Michael Anthony (bassiste, né le 20 juin 1955) qui partage avec Roth le goût du Rythm'n'blues.

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1. SEX, DRUGS AND ROCK'N'ROLL

Au fil des concerts, le jeune groupe devient une attraction très prisée dans tout le Sud de la Californie. Le nom de Mammoth est abandonné au profit de Van Halen, et sans agent, sans maison de disques, ils remplissent en quelques minutes les clubs les plus en vue de Los Angeles. Conséquence immédiate, les promoteurs demandent aux Van Halen d'ouvrir des concerts de plus en plus importants. En 1975, Van Halen assure la première partie de UFO, Santana et Sparks. Un an plus tard, le groupe donne un concert archi archi-sold out au prestigieux Starwood sous les yeux de Gene Simmons. Très impressionné par ce qu'il voit, le bassiste de Kiss propose d'offrir ses services à la jeune formation qui n'en demandait pas tant. Une démo est produite par Gene Simmons, démo sur laquelle on trouve des titres tels que "Runnin' With The Devil" et "House of Pain". Malgré ce soutien de taille, les grosses compagnies font la sourde oreille. Il faudra attendre 8 mois plus tard, et un concert au Starwood devant le producteur Ted Templeman, pour que les choses se déclenchent. Lorsqu'il revient au Starwood le lendemain, Templeman a amené avec lui le très puissant Mo Ostin, président de Warner Bros Records. Également sous le choc, Ostin décide d'offrir immédiatement un contrat à Van Halen, et de les amener au plus vite dans un studio d'enregistrement. Le contrat en question, du jamais vu à l'époque, leur laisse au groupe une marge de manœuvre libre. La stratégie d'Ostin est simple : les Van Halen sont de jeunes animaux sauvages et ce n'est que livrés à eux-même qu'ils seront plus performants.

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Van Halen, le premier album du groupe, sort en février 78 et frappe immédiatement sa cible. Tout est déjà là, le son, l'attitude, le savoir-faire... Le rock brutal et spectaculaire du groupe réveille le monde du hard en pleine léthargie. L'album pénètre le top 20 américain puis gagne les classements du monde entier. Coup d'essai, coup de maître.
  • Van Halen (1978)

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    Un album enregistré dans les conditions du live, qui contient la plupart des grands morceaux du groupe, à commencer par... "Eruption". C'est en fait un solo qu'Eddie jouait en live, mais ni Donn Landee (l'ingénieur du son) ni Ted Templeman ne l'avaient entendu. Un jour, Ted entre dans le studio pendant qu'Ed répète, devient dingue en l'écoutant et ordonne à Don de faire tourner les bandes. Eddie le fit deux fois, et ce qui devint un des plus grands solos de tous les temps était dans la boîte. On y trouve aussi "Ain't Talkin' Bout Love", au départ elle devait s'appeler "Bullethead" et être une espèce de parodie de ce que faisaient les punks à cette époque. Le résultat final donne cette superbe chanson puissante, qui est devenue le manifeste du groupe pour dire : "Hey, nous ne sommes pas punks!" Nous y trouvons aussi les incroyables "Runnin' With The Devil", "On Fire" (complètement barré) ou "Jamie's Cryin". Sans oublier "Atomic Punk", "I'm The One", "Little Dreamer", "Ice Cream Man" ou la reprise des Kinks, "You Really Got Me"... Bref, tout, absolument tout dans cet album est fabuleux, rien n'est à jeter. Un des grands groupes du rock est alors apparu aux yeux du monde...

    Ma note : 6/6
En France, le groupe est passé un dimanche de 1978, dans une émission de variété grand public en milieu de journée. L'émission c'est "Blue Jean", présentée par Jean-Loup Laffont, et l'on y découvre des artistes en vogue à l'époque. Rien de très rock'n'roll : on y voit passer une petite pétasse presque à poil venue d'Italie qui fait la danse du ventre en susurrant des niaiseries sur un beat disco affligeant (cette artiste italienne dont le nom de scène est "Madonna" a depuis été faire carrière outre-Atlantique, et raconte aujourd'hui des petites histoires pour les enfants :mrgreen:). Lorsque soudain, un "groupe absolument inconnu venu de Los Angeles qui va certainement faire un malheur" entre en scène... Celui qui a pu voir les Van Halen lors de l'émission s'en souviendra certainement toute sa vie. En plein repas, des tas de familles ont pu se prendre la reprise "You Really Got Me" dans les gencives. C'est bien sûr du play-back, mais le charisme de David Lee Roth et le jeu de guitare d'Eddie sur la chanson crèvent l'écran, portés par la furie d'un super tandem formé par Michael et Alex. C'est la première fois qu'on entend parler de Van Halen en France et les afficionados n'ont pas tardé à remarquer Eddie et sa technique personnelle que pas mal ont pompé depuis : le two-handed-tapping, plus ou moins inspirée d'une autre technique de Jimmy Page.

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La chose que j'admire le plus chez Roth... sa forme physique...

Dans les deux mois qui suivent la sortie de l'album, tout le monde n'a plus d'yeux que pour Edward Van Halen dont la virtuosité et la technique hallucinante n'en finissent plus d'étonner. Au moment où les ventes américaines se chiffrent à près d'un million et demi d'albums, Van Halen démarre sa première tournée à grande échelle dans les arènes américaines. La party peut vraiment commencer.

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"Diamond Dave" et Eddie, les nouvelles rock stars...

Début 78, ce sont Montrose, puis Black Sabbath qui font les frais de la tornade Van Halen. En face de ces dinosaures, le quatuor fait figure de groupe punk. AVec eux, la fête est totale et elle se poursuit surtout en coulisses, où on parle de véritables orgies. Battant le fer tant qu'il est encore brûlant, les Van Halen retournent vite en studio pour enregistrer leur deuxième album, toujours avec Ted Templeman. En six jours, Van Halen II est mis en boîte.
  • Van Halen II (1979)

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    La critique massacre l'album et accuse déjà les Van Halen de n'avoir plus aucune imagination, malgré la présence de chansons comme "Dance The Night Away", un bon titre avec une jolie mélodie pop et qui était envisagée autrement par Eddie au départ, ou "D.O.A" (Dead or Alive). Pourtant Van Halen II dépasse le score de son prédécesseur en à peine 2 mois. L'album contient d'excellents morceaux comme "Outta Love Again", la reprise "You're No Good", "Light Up The Sky", mais comprend moins de chansons fortes que dans l'ancien album, et il souffre de la comparaison. Il est évident que beaucoup de groupes se seraient contentés d'un album comme celui-là, mais il est loin d'égaler le monumental premier disque.

    Ma note : 4,5/6
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Pour la tournée, c'est un show démesuré qui est mis en place, les éclairages rapellent l'arrivée des soucoupes volantes dans Rencontres du Troisième Type avec ses 440.000 Watts, et l'arrogance de David Lee Roth, nouveau dieu du sexe, cristallise la fascination des jeunes ados. Au fur et à mesure que le groupe avance dans son périple américain, la presse se fait l'écho des plus belles histoires de débauche depuis les virées californiennes de Led Zeppelin. Toujours avec Ted Templeman, Van Halen est en studio fin 79 et enregistre son troisième album.
  • Women and Children First (1980)

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    Women and Children First est un de mes albums préférés du groupe, car déjà il contient mon titre favori de Van Halen : "And The Craddle Will Rock..." Ce titre qui contient changements de rythmes, couplets, break et solos excellents, démarre en trombe avec un rugissement littéral de la guitare d'Eddie, et il est vraiment génial! Cette chanson qui m'a toujours porté chance a été réalisée (on le sent) dans la bonne humeur, et elle donne la pêche. Il m'arrive souvent de l'écouter en boucle, et à chaque écoute elle me paraît différente, je lui découvre de nouvelles particularités. Je me dis très souvent qu'elle aurait pu être placée au début d'un film des années 80, déjà qu'elle ouvre merveilleusement l'album. "Everybody Wants Some!!" permet à David Lee Roth de pousser des cris variant du grave à l'aigü, voire d'imiter le cri de Tarzan. Le titre explique le fait que les ados veulent tous ressembler à Roth : être célèbre, baiser toute la nuit et se défoncer. Dans l'ensemble la chanson est vraiment pas mal avec ses percussions tonitruantes. On trouve des titres sympathiques tels que "Could this Be Magic?" et "Romeo Delight" qui est une chanson vraiment puissante, un des meilleurs titres avec aussi "Fools", "Take Your Whiskey Home", les déjantées "Tora! Tora!" et "Loss of Control", et enfin "In A Simple Rhyme" qui clôt superbement l'album.

    Ma note : 5,5/6
Confortant son image d'objet sexuel, Roth insiste pour faire inclure dans l'album une affiche de lui (réalisée par le photographe Helmut Newton) où on voit le chanteur dans une position extrêmement suggestive, proche du bondage. On ne la trouve plus aujourd'hui... Le "1980 Invasion Tour" est une énorme superproduction. Van Halen assome l'Europe avec un show jusque là réservé aux USA. Toujours modeste, Lee Roth se vante tous les soirs sur scène d'avoir le plus gros light show du monde, ce qui est d'ailleurs la vérité à vrai dire... Et derrière la scène, l'orgie est toujours plus colossale, sauf pour Eddie Van Halen qui file le parfait petit amour avec l'actrice Valérie Bertinelli, rencontrée backstage après un concert à Los Angeles. En mai, pendant l'enregistrement d'une télé en Italie, Roth se casse le nez en sautant de la batterie. Il est renvoyé aux États-Unis où les médecins lui demandent d'arrêter les concerts pendant 3 semaines. Dans l'heure qui suit, le chanteur est dans l'avion de retour en Europe où la tournée reprend.

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Diamond Dave dans ses œuvres : le plus grand performer des années 80.

Aux États-Unis, la folie continue. Un soir après un show à Pueblo dans le Colorado, les Van Halen détruisent méthodiquement les loges de la salle. Les dégâts sont estimés à $100.000. Raison du courroux? Des M&M's de couleur marron disposés dans la loge alors que c'était interdit par leur contrat qui spécifiait l'interdiction de ces friandises. La presse saute évidemment sur l'occasion pour les traîner dans la boue, mais les jeunes voient en eux les dignes successeurs des Stones de la grande époque. Après 11 mois vécus à 200 à l'heure, tout le monde attend Van Halen au tournant. Franchement personne ne se fait d'illusion sur l'album annoncé au printemps 81 ; c'est un groupe rétamé qui est rentré en studio et on ne voit pas par quel miracle ils pourraient s'en sortir.

2. PREMIERES FISSURES ET HORIZONS OBSCURCIS
  • Fair Warning (1981)

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    L'album mettra tout le monde d'accord, il s'agit peut-être bien du meilleur Van Halen, et seulement 2 semaines après sa sortie, Fair Warning se pointe à la 3ème place du Bilboard. Jusque là méprisé par la presse US, celle-ci chante les louanges du quatuor, car franchement, avec des titres comme "Mean Street", "Unchained" ou "sinner's Swing", il est impossible de dire que cet album (aujourd'hui classé parmi les meilleurs du hard rock) n'est pas bon. Impossible. Le solo d'Eddie pour ouvrir le premier titre est vraiment superbe (il le reprend mêlé à "Eruption" en live). On y trouve les très bons "Dirty Movies", "So This Is Love?" ou le gentillet "Push Comes To Shove" (seul titre calme de l'album), ainsi que le très bizarre "Sunday Afternoon In The Park" (permettant à Michael Anthony de montrer son savoir-faire à la basse). Très peu jouée en concert et c'est bien dommage, "Hear About It Later" avec son brutal changement de rythme après l'intro permet au groupe de montrer à nouveau qu'ils sont les meilleurs du rock à ce moment-là. Pour conclure l'album, la puissante "One Foot Out The Door" reste dans les oreilles pendant encore longtemps après écoute.

    Ma note : 6/6
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Michael Anthony et sa basse "Jack Daniel's"

Si la tounée est un véritable succès (tous les shows de l'état de New York sont sold out en moins de 24 heures), les déchirements internes commencent à se faire sentir. Depuis qu'Eddie a épousé Valérie Bertinelli, il vit dans un isolement presque total, alors que Roth se targue de mèner une vie de bohème. On devine déjà qu'il y a du tirage entre les deux hommes.

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Madame Van Halen (l'actrice Valérie Bertinelli) avec son époux, puis posant avec la célèbre Kramer rouge de ce dernier

Début 82, Mo Ostin est inqiet, et le président des disques Warner a raison de l'être car la situation au sein des Van halen est catastrophique. Il risque de voir le poulain le plus juteux voler en éclat. Le groupe est séparé en deux : il y a d'un côté David Lee Roth, et de l'autre les frères Van Halen et Michael Anthony. Avant d'entamer l'enregistrement du 5ème album, Eddie va rencontrer Mo Ostin à New York pour lui faire part de ses problèmes. Pour lui la situation est intolérable : Lee Roth veut transformer Van Halen en un Las Vegas ambulant. Eddie envisage même de congédier le chanteur... Quelques semaines plus tard, le groupe rentre quand même en studio, dans une ambiance à couteaux tirés. Le résultat sera Diver Down.
  • Diver Down (1983)

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    On y trouve du matériel original de première qualité tel que le "Little Guitar (Intro)" où Eddie montre qu'il arrive à avoir un rythme hallucinant avec une guitare sèche, et le gros morceau, "Little Guitar", du nom de la petite guitare qu'il se sert principalement pour ce morceau. Mais une bonne partie de l'album est composée de reprises de standards des années 60 tels que "Pretty Woman" de Roy Orbinson ou l'étonnant "Dancing In The Street" . Étonnant parce que personne n'aurait cru que les Van Halen reprendraient (en largement mieux néanmoins) un jour ce titre des Martha And The Vandellas, devenu aussi auparavant un standard de disco. On trouve aussi des reprises tels que "Where Have All the Good Times Gone?!" ou "Happy Trails" pour finir l'album (les quatre membres chantent en chœur sans instrument). L'album a jeté un froid sur les fans à sa sortie. Ils se rassurent grâce au deuxième titre, "Hang 'Em High", une pure chanson rock où la guitare d'Eddie démarre en trombe, mais dans l'ensemble l'album a déçu. Personnellement je l'aime bien même si j'en préfère d'autres, il est évident qu'il n'arrive pas à la cheville du premier album ni de Fair Warning.

    Ma note : 4,5/6
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Eddie et sa panoplie de guitares (d'abord avec sa fameuse Little Guitar, puis ses Kramer aux drapeaux)

Mi-juin, le groupe prépare sa tournée dans les studios Zoetrope de Francis Ford Coppola. Dès que les répétitions sont finies, Eddie s'enferme dans son nouveau studio intégré à sa maison sur les collines d'Hollywood. Après un mois de répétition le "Hide Your Sheep Tour" démarre avec un concert au premier "US Festival" qui est un énorme four financier. L'infrastructure que déplace chaque soir Van Halen est tellement énorme qu'il n'est plus désormais possible de la transporter en Europe. Le groupe passe donc l'année à écumer les arèns de son pays, et ce, dans une ambiance ultra électrique, même si sur scène le spectacle est irréprochable. Alors qu'Eddie et Michael anthony se réfugient dans la boisson, Roth fait des déclarations dans la presse. "Van Halen n'appartient pas au monde du heavy metal, nous faisons du hard rock américain. L'attitude heavy metal est un truc que je ne peux supporter. On ne peut pas raconter dans toutes les chansons qu'on est en colère et qu'on va tout casser. Les groupes qui font ça ne durent pas longtemps. Il suffit de voir où en est AC/DC avec leur 'boum, boum, je vais te niquer le cerveau'." C'est tout à fait le genre de déclarations qui rend Eddie fou de colère. Un soir d'octobre, seul dans sa chambre d'hôtel, le guitariste tente de chasser sa rage à coups de grande rasade de bourbon et en frappant les murs à mains nues. Résultat : le poignet droit cassé. Plus inquiètent, Eddie commence à offrir ses services à n'importe qui, et d'abord à Michael Jackson, pour "Beat It". Le pire c'est qu'il l'a fait gratuitement! Et quelques mois plus tard, il s'enferme avec Brian May et le bassiste Phil Chen, au Record Plant de Los Angeles, pour enregistrer l'album Star Fleet Project, qui sortira sous le nom de Brian May and Friends.

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Lee Roth en Napoléon pour le clip de "Pretty Woman"

L'année 83 commence en fanfare avec une tournée sud-américaine qui visite le Brésil, le Vénézuela et l'Argentine. Avec une moyenne de 140.000 spectateurs par concert, Van Halen assoit encore un peu plus son statut de monstre sur l'intégralité du continent américain. Le 3 juillet, les Californiens créent l'évènement en assurant la tête 'affiche du second "US Festival" devant Judas Priest et Scorpions. On parle d'ailleurs autant du de la performance exceptionnelle du groupe que du cachet pour sa présence: un million et demi de dollars, un record pour l'époque. Il faut aussi penser à l'album suivant que Warner attend avec une impatience non dissimulée. Celui-ci a en effet les chances d'être le plus gros de la carrière de Van Halen...
  • 1984 (1984)

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    1984 le bien nommé qui sort le 31 décembre 1983 ne décevra pas le comptable de la multinationale. Il faut dire que le terrain a été on ne peut mieux préparé avec le simple "Jump" qui permet à Van Halen d'obtenir son premier numéro un américain. En s'installant aux synthés parallèlement à la guitare, Eddie Van Halen donne au groupe un son nouveau et plus commercial. Si d'emblée le ton est donnée (introduction du disque au synthétiser avant la chanson "Jump"), on y trouve quand même du bon matériel hard avec "House of Pain", "Drop Dead Legs" ou le délirant "Hot For Teacher" (dont le clip est hilarant). Mention spéciale aussi à la chanson "Panama" (inspirée à Eddie après une tournée avec les AC/DC où il fut admiratif de l'énergie de ces derniers), un des airs rock les plus entraînants qui soient. J'avoue qu'aujourd'hui cet album m'a un peu lassé, notamment "Jump" que j'adorais auparavant. Je préfère les précédents albums plus rock que cet album somme toute très commercial.

    Ma note : 4/6
Si en apparence tout est rose, en coulisse on frôle l'explosion à chaque seconde. Du début à la fin de l'enregistrement, tous les motifs de conflits sont bons, "Jump" par exemple, c'est un titre qu'Eddie traînait depuis des lustres et que Dave refusait de chanter. Les deux hommes auront des discussions houleuses quant à sa place dans le tracklisting final. Pour beaucoup de fans, 1984 est un album taillé sur mesure pour les radios, notamment en Europe où le public hard se détourne de Van Halen, alors qu'en amérique le groupe devient presque consensuel, aidé en cela par un nouveau média appelé MTV qui se régale des clips rigolos et spectaculaires du groupe.

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David Lee Roth : Jump!

Le "1984 Tour" est un cirque ambulant titanesque qui dévaste les États-Unis pendant les 6 premiers mois de l'année, en laissant au groupe une moyenne de 2 millions de dollars par semaine. L'Europe ne sera pas visitée car les Van Halen refusent de ses déplacer sans leur show, et à cette époque-là, seulement deux salles du vieux continent pour supporter le matériel et l'armada californienne. En août, Van Halen est la guest-star exceptionnelle des "Monster of Rock" de Donnington, partageant la vedette avec AC/DC, puis visite ensuite l'Australie et le Japon. Alors que 1984 passe la barre des 4 millions de copies vendues en Amérique, Roth aggrave encore la situation en déclarant à MTV qu'il veut créer sa propre chaîne de télé sur le câble, Dave TV, avec des news Dave, une météo Dave, et un jeu Dave. L'année se termine dans la confusion générale, d'autant que Roth s'est enfermé dans un studio pour enregistrer un mini disque de reprises. Du côté du 5150, le studio personnel d'Eddie, le reste du groupe est en train de sérieusement cogiter à une solution de remplacement.

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David Lee Roth. En concert avec son fameux pantalon-string, et dans le clip "Hot For Teacher".

En juin, ce qui était officieux devient officiel, va un communiqué de la Warner... David Lee Roth ne fait plus partie de Van Halen. Pour les fans, la nouvelle est catastrophique...
"Let the music do the talking..." (Joe Perry)
Rider back in black
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Post by Rider back in black »

3. NOUVEAU(X) CHANTEUR(S), NOUVEAU CHEMIN

On attend quelques semaines avant de lâcher l'information à un million de dollars... c'est Sammy Hagar qui prendra désormais la place de Lee Roth. L'ex-chanteur de Montrose (au début des 70's) avait jusque là mené une carrière solo, en délivrant des albums de hard us pas souvent très inspirés, mais efficaces. En avril 86, ils sortent leur premier album ensemble et le changement est pour le moins... radical.
  • 5150 (1986)

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    Ah bah, pardonnez-moi mais... Putain! on la sent la différence. :shock: Pour la première fois de son histoire, Van Halen n'a pas fait appel à Ted Templeman, et lui a préféré Mick Jones, le guitariste de Foreigner. Résultat, un son beaucoup moins offensif et des chansons calculées au millimètre pour la radio américaine. Le choc à l'écoute est immédiat. On reconnaît à peine le style d'Eddie. La chanson "Dreams" est insupportable, mais on y trouve cependant quelques morceaux sympas comme "Summer Nights" (un peu lassant à la longue), le titre de l'album, "5150" et "Why Can't This Be Love". Mais aujourd'hui l'album passe difficilement le cap (il faut dire qu'il a sacrément pris de la bouteille). Et à la lecture des paroles, on se rend vite compte que Sammy (qui se fout de la gueule de Roth en concert) n'est pas le meilleur parolier de sa génération.

    Ma note : 2/6 et c'est gentil
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Van Halen avec Sammy Hagar (à l'extrême gauche) : une image inacceptable pour de nombreux fans.

En Amérique, l'affaire fonctionne. 5150 devient d'aileurs le premier album de Van Halen à pointer numéro un au Bilboard. Médiatiquement, les Van Halen marchent bien, mais musicalement... il faut avouer que c'est loin d'être génial. Les billets pour la tournée sont vendus comme des petits pains, etle public se montre plus réceptif à ce Van Halen new look qui ne garde de son ancien répertoire que le strict minimum. Côté européen par contre, Van Halen perd totalement prse, et devient pour les rockers du vieux continent un bon sujet de plaisanterie. Le premier album solo de Lee Roth a même mieux marché chez nous que l'album du groupe.

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Eddie avec Sammy, puis déchaîné...
  • OU812 (1988)

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    En mai 88, les Van Halen sortent donc ce nouvel album encore plus FM que le précédent. Entrant directement à la première place du Bilboard dans lequel il va y rester 3 semaines, ce OU812 (traduire : "Oh, you ate one too") sombre dans les méandres des claviers et offre des compositions peu inspirées. Seul les 3 ou 4 premiers titres peuvent encore passer, mais dans l'ensemble, c'est vraiment pas terrible. OU812 est certainement un des pires albums de Van Halen.

    Ma note : 1/6 et c'est encore généreux
Lee Roth (qui poursuit sa carrière solo) profite du fait que son ancien groupe ne daigne toujours pas venir en Europe (où de toutes façons OU812 s'est encore moins bien vendu que 5150) pour bien quadriller le continent. Il est à Donnington en août puis s'offre toute une série de shows en tête d'affiches qui sont tous sold-out (dont deux Zenith à Paris). De son côté, Van Halen revient en 1991 avec un nouvel album qui va marquer (enfin) un retour inespéré vers un hard plus puissant...
  • For Unlawful Carnage Knowledge (1991)

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    Bien charpenté et virtuose, F.U.C.K. imite ses deux prédécesseurs en accèdant direct à la première place du podium et redonne au groupe un peu de crédibilité sur ses bases européennes les plus sérieuses (Allemagne et Angleterre). La principale qualité de cet album est d'avoir laissé de côté les claviers et d'offrir une force terrible avec des chansons comme "Poundcake", Runaround", "Pleasure Dome" ou "Top of the World". Le défaut est toujours le même : Sammy Hagar au chant... Cela dit, ça fait déjà plaisir de voir les Van Halen revenir avec un album beaucoup plus potable que ses prédécesseurs, mais ils ne sont pas encore arrivés à ce qu'attendent leurs vrais fans.

    Ma note : 3/6
Van halen se contente de tourner aux Etats-Unis, et remplit toutes les salles à la vitesse de l'éclair. C'est un groupe du om d'Alice In Chains qui ouvre. Peu après une tournée très médiatique, les Van Halen prennent 8 mois de vacances avant de revenir, une fois encore, par la grande porte. En février 93, le groupe sort le premier album live de ses 15 années d'existence.
  • Live Right Here Right Now (1993)

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    Ce double album live poids-lourds est en fait une compilation de plusieurs concerts répartis entre les tournées de 1987 à 1992. Entre une reprise des Who ("Won't Get Fooled Again") et leur reprise des Kinks ("You Really Got Me"), l'album contient "Judgement Day", "Jump", "Panama", "316" (solo de guitare hallucinant qui s'enchaîne avec "Eruption"), ou encore "Ain't Talkin' Bout Love". Donc on y trouve des titres de l'époque Lee Roth, mais chanté par Sammy. Une mini polémique s'installe alors, certains journalistes américains ne comprennent pas pourquoi on n'y trouve aucune bande des concerts de l'époque Lee Roth... et il est vrai que ça aurait été une idée géniale. Ceci dit, on ne va pas bouder notre plaisir à écouter ce live méchamment bon (24 titres live, et une bonne façon de retrouver le talent des frangins Van Halen).

    Ma note : 3,5/6
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Eddie Van Halen : le guitar-hero qui a fait fantasmer des générations de rockers a toujours la classe en concert.

Evènement, au printemps 94, Van Halen se déplace en Europe et fait le plein partout, renouant avec un public trop longtemps délaissé. L'ambiance au sein du groupe est détendue, et on voyage même en famille (Eddie ne se déplaçant plus sans sa femme et son fils Wolfgang qui assistent à tous les shows). En janvier 95, le groupe sort un nouvel album.
  • Balance (1995)

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    Balance est le 4ème album à se classer également en première place aux States. Contenant de bons titres rock comme "Amsterdam", "Seventh Seal", "Don't Tell Me (What Love Can Do)" ou "Can't Stop Loving You", Balance est (avec le précédent live) mon album préféré du Van Halen période Sammy Hagar. Il est, bien entendu, toujours loin d'égaler les albums du groupe de la première période, mais il a cependant beaucoup de qualités. Dans la lignée de F.U.C.K., Balance est une valeur sure qu'il convient à tout fan de Van Halen qui se respecte de posséder.

    Ma note : 3,5/6
A l'approche de l'été, Van Halen retourne en Europe, dans les bagages de Bon Jovi. Un choix certes étrange, mais partout sur le vieux continent (sauf en France), le groupe fait plus d'entrée que celle des Rolling Stones. Après un retour au pays pour une quarantaine de dates sold-out, Van Halen s'offre à nouveaux des vacances. Jan De Bont demande ensuite à Eddie d'écrire de la musique pour son film Twister. A partir de là commencent les problèmes. De Bont demande à ce que les chansons ne parlent pas des tornades, il ne veut pas que les chansons racontent le film. Or, sammy commence d'emblée l'écriture de paroles sur les tornades malgré les remarques réitérées du reste du groupe et du réalisateur. Plus tard, pour les 20 ans du groupe, Warner veut que le groupe sorte : soit 2 disques de best of avec sur un l'un le meilleur de la période Lee Roth, et sur l'autre le meileur de la période Hagar, soit un album comprenant les deux périodes mélangées. Mais Sammy est tout simplement opposé à l'idée d'un greatest hits (il a peur d'être comparé à Roth). Juin 96 : Eddie vient de mettre non pas un... mais 2 chanteurs à la porte! Alors que son groupe est encore une fois numéro un aux States après la sortie d'un best-of controversé...
  • Best of : Volume 1 (1996)

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    La plus belle surprise de cet album... c'est d'y retrouver David Lee Roth sur deux nouveaux titres du groupe. Cependant, si ces fameuses chansons, "Me Wise Magic" et "Can't Get This Stuff No More", bénéficient à nouveau du chanteur original de Van Halen, elles ne ressemblent pas vraiment à du Van Halen des années 70 et début 80. Lee Roth et le groupe ont évolué différemment et ça se ressent. Pour le reste, on trouve dans l'album un équilibre entre les chansons des périodes Roth et Hagar, avec en plus la chanson "Humans Being" qui a servi au film Twister.
La raison d ela participation est simple : en apprenant que son groupe sortait une compilation, Lee Roth appelle Eddie pour lui demander des informations sur la gueule que cela aura. Petit à petit, les 2 anciens amis se reparlent, puis se rencontrent à nouveau chez Roth. Eddie demandent alors s'ils veut bien chanter sur les deux titres que ne voulait pas faire Sammy. Finalement, il les enregistre et le groupe (et lui) sont invités à remettre des trophées aux MTV Awards. Lorsqu'ils arrivent sur scène, le public se lève... malheureusment le plaisir sera de courte durée. en coulisses, pendant qu'ils font le tour des stands de journalistes, Eddie explique à l'un d'eux qu'il doit se faire opérer de la hanche pour se la faire remplacer. Dave a engueulé Eddie sous prétexte qu'ils allaient passer pour un groupe du troisième âge.

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Van Halen avec Lee Roth aux MTV Video Music Awards : une ambiance qui va vite tourner au vinaigre.

Plus tard, lors du F-Musicfest de Los Angeles, le groupe annonce que Lee Roth ne reviendra pas au sein du groupe, pas plus que Sammy Hagar. Mai un certain Gary Cherone sera chargé de les remplacer. La nouvelle fut accueillie plus que fraîchement par les légions de fans qui ont bombardé le site Internet du groupe de commentaires plutôt désagréables. Histoire de calmer le jeu, Valrie Bertinlli a dû intervenir personnellement pour faire savoir que son mari Eddie ne détestait en aucun cas David Lee Roth. En février 98, les Van Halen sortent un nouvel album plutôt... navrant.
  • Van Halen III (1998)

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    Punaise!!! cette fois, c'est vraiment la cata... L'album est à des années-lumière de la musique nourricière du groupe, et on se demande même comment il est possible que des gens comme eux aient pu enregistrer des chansons aussi mauvaises que "Josephina" ou "One I Want" (aux paroles vraiment bidon). Seule la "Fire In The Hole" sort son épingle du jeu et s'avère être la seule bonne chanson de l'album (et encore j'ai juste écouté et pas traduit les paroles, je ne préfère pas). Et puis pour Cherone, il faut avouer qu'il n'arrive même pas à la cheville de Sammy Hagar -c'est dire-... Van Halen III est un disque à éviter à tout prix, même (et surtout) pour les fans.

    Ma note : 1/6
4. DIAMOND DAVE : CARRIERE SOLO
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  • FLASHBACK
Lorsque le E.P. de Dave sort, intitulé Crazy From The Heat, c'est pour Roth le déclic longtemps attendu. L'album a du succès et il est sur une rampe de lancement suffisamment puissante pour pouvoir se jeter dans une carrière solo. Aidé par son ami Pete Angelus (jusque là employé dans le management de Van Halen) et bien qu'il fait encore partie de Van Halen, Diamond Dave affine son plan de bataille.
  • Crazy From the Heat (1985)

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    Crazy From The Heat, le E.P. de Roth, sort en février 1985, et rencontre un succès immédiat bien appuyé par des clips délirants qui accompagnent ses covers du "Just A Gigolo" de Louis Prima ou du "California Girls" des Beach Boys.
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Puis, une fois "abandonné" par le groupe de Van Halen, David s'entoure de Steve Vai, un guitariste prodige que Roth a été chercher après avoir entendu le Disturbing the Peace de son ancien groupe Alcatrazz, puis Billy Sheehan à la basse et Greg Bissonette à la batterie. Pour certains, Roth a voulu recréer un Van Halen miniature. Le premier album né de cette union prouvera néanmoins que la formule fonctionne...
  • Eat 'Em and Smile (1986)

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    Le résultat est un gros morceau de rock clinquant qui assume avec bonne humeur les meilleurs clichés du genre. Eat 'Em and Smile mise tant sur le style vocal extrême de Roth que sur la virtuosité de Steve Vai, spécialiste du solo de guitare expert. "Yankee Rose" donne le ton général, entre métal et cacophonie travaillée à la Aerosmith. "Shyboy" surprend par son intro batterie et voix avant de tourner au survoltage pur et dur. David cabotine délicieusement sur "That's Life" (déjà interprétée par Sinatra) et "I'm Easy", sur fond de swing et de cuivres à gogo. On sent une fois de plus l'influence de Louis Prima, dont le chanteur copie les excentricités, montrant au passage qu'il possède une sacrée maîtrise de son art.

    Ma note : 5/6
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L'album est numéro 3 aux USA, et s'en sort aussi très bien en Europe. Lee Roth est de retour en 1988, avec Skyscraper.
  • Skyscraper (1988)

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    Un très bon album encore, où l'on retruve les très bons "California Girls" et le medley "Just A Gigolo/Ain't Got Nobody". L'album contient aussi un de mes titres préféré de Lee Roth en solo: "Just Like Paradise". Skyscraper est un très bon disque rock, il m'arrive encore de l'écouter en boucle de temps en temps. Néanmoins, je lui préfère le précédent.

    Ma note : 4,5/6
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Même si l'album est très bon, il ne parvient pas à s'infiltrer dans le top 5 américain, quant à la tournée, elle est un demi succès. Autre problème pour Roth, Steve Vai quitte finalement son groupe pour Whitesnake et lance finalement (avec succès) sa propre carrière solo. Pour le remplacer, Roth fait appel à Jason Becker, mais là, c'est beaucoup moins bien et ça s'entendra sur son prochain album...
  • A Little Ain't Enough (1991)

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    Si l'album contient quelques bons titres, on remarque assez vite qu'il est moins bon que son prédécesseur. On retiendra surtout "Baby's on Fire", "Sensible Shoes", "It's Showtime!" ou encore "Lil' Ain't Enough". Petite déception donc. Cela dit, il vaut mieux que ce que font les Van Halen en parallèle.

    Ma note : 4/6
L'album est un échec aux Etats-Unis (où l'album atteint la 18ème place au Bilboard), et et son bastion européen commence légèrement à s'effriter (un seul Zénith à Paris). Pour le chanteur, c'est l'enfer qui commence. Sa tournée américaine est une véritable catastrophe. Pour limiter les dégâts, il se résoud à partager l'affiche avec Cinderella qui connaît les mêmes problèmes. Mais les 3 quarts des dates sont annulées. Roth préfère alors se faire oublier pendant un moment. Dans certains interviews, il confie qu'il ne serait pas opposé à l'idée de revenir dans Van Halen. Trois ans plus tard, toujours au creux de la vague, Roth enregistre un nouvel album à new York. Entretemps, il se fait arrêter par la police alors qu'il concluait un deal d'herbe dans Central Park. Malheureusement, ses ennuis ne sont pas finis.
  • Your Filthy Little Mouth (1994)

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    Your Filthy Little Mouth est encore moins bon que le précédent album, même s'il contient quelques bons titres comme "Big Train", "Experience" ou "Land's Edge". Pour le reste, c'est loin d'être très inspiré.

    Ma note : 3,5/6
Le disque se fait étriller des deux côtés de l'Atlantique (n°84 US et 28 GB). Roth doit complèteent annuler sa tournée européenne. Et c'est eddie Van Halen qui rigole. Dans un interview, ce dernier déclare qu'il "joue dans des endroits plus petits que les chiottes des salles que nous remplissons". en 1998, Roth sort un autre album qui marche encore moins bien.
  • DLR Band (1998)

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    Dans l'ensemble, Roth a voulu faire un truc qui se tient. Cela reste du rock assez puissant mais pas assez contrasté. Il y a de très bons morceaux comme "King of the Hill", "Indeedido", et "Wa Wa Zat!!". Il y aussi "Slam Duck" qui ouvre l'album, et qui est une chanson rock puissante. J'aime bien, sans plus.

    Ma note : 4/6
Entre 1998 et 2003, Lee Roth s'efface de la scène musicale. Plus personne ne croit en lui, mais il essaie à nouveau de s'en sortir en 2003 avec un nouvel album où il se remet à jouer des reprises (dont le "Soul Kitchen" des Doors)...

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  • Diamond Dave (2003)

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    Pas encore écouté celui-là, mais ça me tente bien...
EPILOGUE

2004 : la rumeur revient comme tous les ans : le nouveau chanteur des Van Halen s'appellerait... David Lee Roth.

En attendant ce qui est sûr, c'est que Van Halen a connu une période remarquable, où ils étaient capables de devenir les meilleurs rockers de leur génération, les "nouveaux Led Zep". Van Halen c'était avec David Lee Roth, ils ont démarré avec lui et ça aurait dû continuer avec lui...

Voilà. J'espère que ça vous aura intéressés que vous soyez fans ou non. La vie d'artistes comme eux me passionne personnellement. J'ai passé beaucoup plus de temps à chercher mes informations, mes photographies (je choisis les photos les plus rares :wink:), à trouver des anecdotes dans les interviews et à donner mes avis sur les albums que pour les précédents groupes étudiés (Aerosmith et Led Zeppelin). Je crois d'ailleurs avoir battu mon propre record de lignes pour un topic d'analyse sur ce forum. :shock:
Les Van Halen sont l'exemple type des artistes (ici dans le genre musical) qui passent du génie... au risible, sur une connerie, il faut dire les choses. Et je trouvais ça intéressant d'analyser.
"Let the music do the talking..." (Joe Perry)
Jordan White
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Post by Jordan White »

Je sens déjà poindre les vannes sur les pantalons moules-burnes et les coiffures permanentées...
Jake Scully
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Post by Jake Scully »

Jordan White wrote:Je sens déjà poindre les vannes sur les pantalons moules-burnes et les coiffures permanentées...
Moi aussi. Cela dit, je n'arrange pas leur portrait dans la seconde partie... si tu as lu. :wink:
Nimrod
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Post by Nimrod »

Je n'ai rien dit. Jordan l'a fait.
Jordan White
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Post by Jordan White »

Jump quand même, pour moi c'est tout l'esprit de la musique des années 80, avec la naissance du clip et de MTV, juste avant le Money for Nothing de Dire Straits.
Avec le solo de guitare invraisemblable tant il est gonflé.
Mais je ne peux qu'applaudir le gros effort de rédaction de Rider back in black.