Abel Ferrara

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

Moderators: cinephage, Karras, Rockatansky

Shin Cyberlapinou
Machino
Posts: 1461
Joined: 1 Feb 09, 09:51

Re: Top Abel Ferrara

Post by Shin Cyberlapinou »

http://www.thefix.com/content/abel-ferr ... iction7476

J'avais déjà posté le lien dans je ne sais plus quel topic, mais Ferrara a arrêté la came et l'alcool depuis quelque temps déjà, ce qui doit le rendre plus fonctionnel à un niveau élémentaire, l'espoir est donc permis. Le projet a en tout cas un certain cachet...
User avatar
El Dadal
Directeur photo
Posts: 5437
Joined: 13 Mar 10, 01:34
Location: Sur son trône de vainqueur du Quiz 2020

Re: Top Abel Ferrara

Post by El Dadal »

Pour son prochain film, SIBERIA, un film d'horreur avec Willem Dafoe, Ferrara se tourne vers Kickstarter:
https://www.kickstarter.com/projects/18 ... llem-dafoe
User avatar
Roy Neary
Once upon a time...
Posts: 50809
Joined: 12 Apr 03, 01:42
Liste DVD

Re: Abel Ferrara

Post by Roy Neary »

Aujourd'hui le diamant noir d'Abel Ferrara Nos funérailles est chroniqué sur DVClassik par Antoine Royer.
Le Blu-ray français est testé ICI.
Image
User avatar
Thaddeus
Ewok on the wild side
Posts: 5665
Joined: 16 Feb 07, 22:49
Location: 1612 Havenhurst

Re: Abel Ferrara

Post by Thaddeus »

Image



(en italiques : films découverts en salle à leur sortie)


Driller killer
Avec un budget de misère, sa présence hirsute devant la caméra et son énergie déglinguée comme principal atout derrière, Ferrara bidouille un slasher crado-gonzo-gore dont il accorde la pauvreté matérielle à un climat d’oppression glauque. Parce que son artiste-peintre fauché de protagoniste a la caboche qui déraille sérieusement et, gagné par des visions meurtrières, se met soudain à trucider les clodos puis son propre entourage à coups de perceuse électrique, il cherche à ne jamais se contraindre, filme sa dérive sanglante de manière brute, sans recourir à aucune explication psychologisante, et vise une forme de dérèglement permanent qu’il semble puiser dans la sordidité endogène des bas-fonds de la mégalopole new-yorkaise. Une curiosité foutraque, plus intrigante que véritablement aboutie. 3/6

L’ange de la vengeance
Une jeune couturière muette, bien secouée par deux viols successifs, devient une nettoyeuse étonnamment sexuelle et abat au 45 tous les hommes qu’elle croise sur son chemin. D’une certaine manière Ferrara développe l’argument de Répulsion, mais à l’inverse de la Carol de Polanski, névrosée-passive, son héroïne transforme sa phobie du masculin en agressivité active. Coulant une situation archétypale de série B dans la forme hiératique d’un cérémonial barbare (avec un mémorable carnage déliro-hallucinatoire en point d’orgue), le film, quelque part entre Godard, André Breton et Clovis Trouille, est une longue vision paranoïaque au sein d’un Manhattan onirique et cauchemardesque, dont la laideur crue tend à dépasser l’impression de vérisme pour atteindre une forme particulière d’abstraction. 4/6

New York, 2 heures du matin
Terreur sur les trottoirs mal famés de Big Apple. Un émule de Travis Bickle, adepte du kung-fu un brin facho, s’est mis en tête de nettoyer la ville de ses mœurs sales. Premier temps : Ferrara s’empresse de remplir son contrat sex and violence sous un déferlement d’images atmosphériques. Deuxième temps : se sentant les coudées franches, il creuse la description de la nuit interlope, les rapports et les motivations des personnages, confère une véritable épaisseur à des seconds rôles bien croqués, levant ainsi un doute définitif sur les contraintes liées au genre. Plus le film avance et plus est payant le culot du cinéaste, qui ne recule devant aucun cliché (drogue, Mafia, flics pas nets, stripteaseuses et proxos d’agence) ni aucun procédé (flashbacks traumatiques, montage alterné), mais à qui pourtant tout réussit. 5/6

China girl
Le réalisateur s’offre sa propre version de Roméo et Juliette, un East Side Story où s’affrontent les communautés rivales de Chinatown et de Little Italy. Stylisme branché très eighties, héros tout droit sorti de Karaté Kid, ambiances nocturnes, coiffures gominées, débardeurs collants, néons rouges et ombres bleutées sur les murs. Au-dessus des amoureux sacrifiés et de la guerre des clans trône un pacte économique stable entre l’oncle chinois et le parrain rital qui trinquent ensemble. En bas les marionnettes s’agitent, de désir (les amants pris dans la danse jusqu’à la figure figée de leurs corps tués d’une seule balle) ou de colère (les gangs entraînés dans l’explosion vaine de la violence). Une fois encore le style transcende les clichés d’un récit programmé pour faire éclore une vraie force dramatique. 4/6

The king of New York
On connaît le topo : un caïd sort de taule et se livre à un massacre rigoureux pour récupérer son territoire. Sous la caméra de Coppola, ce serait un opéra ; sous celle de Scorsese, une symphonie. Ferrara, branché par les rues crades, les mousmés, les flingots et les bipèdes saccagés, en fait une marche triomphale et sanglante. Il dépèce les clichés du film noir au surin et les retourne pour les plonger dans les fumées quasi fantasmatiques d’un New York crépusculaire transformé en enfer néo-punk. Surtout, il offre un rôle assez mémorable à Christopher Walken, mi-vampire romantique et fatigué, mi-ange exterminateur, dandy blanchâtre entouré de rappeurs enschnouffés, d’assistantes sculpturales, d’avocats crevettes à la redresse, et dont la soif d’éradication se nourrit de quête rédemptrice. 4/6

Bad lieutenant
Après Walken, c’est au tour d’Harvey Keitel de se livrer à une prestation terminale, démente, à la limite de l’internement psychiatrique. Franchement énervé, plus speed qu’une boîte d’amphétamines, sans un seul fusible intact, le cinéaste colle le train de ce flic endetté, truand, pourri jusqu’à l’os, qui se fourre sans cesse les lèvres dans l’alcool, le nez dans la coke et la shooteuse dans le gras du bras. Il faut avoir l’estomac bien accroché car sa descente aux enfers, filmée dans des néons jaunâtres et des sous-sols glauques, pousse ses préoccupations à leur point de non-retour. S’y déploient un marasme absolument désespéré, une souffrance existentielle aux accents sulpiciens qui révèle la sensibilité douloureusement catholique de son auteur. C’est sans doute un poil trop extrême pour moi. 4/6

Body snatchers
Transposée dans une base militaire, ce deuxième remake du classique de Don Siegel offre à Ferrara son premier gros budget hollywoodien. Le bonhomme ne lime pas ses griffes pour autant et en profite pour démolir certains clichés : la mère est diabolique et un enfant de six ans jeté du haut d’un hélicoptère. Si les possibilités de lectures abondent (on peut l’interpréter, d’un point de vue freudien, comme l’histoire d’une adolescente qui tue ses parents pour s’enfuir avec un joli garçon, sosie de Tom Cruise), le film, stylisé juste ce qu’il faut dans une dominante de contre-jours ocres, reste d’abord une série B speedée, straight, parfaitement emballée, qui tire le maximum de ses motifs autour de la paranoïa et de la contamination métastasique sans laisser le sous-texte politique empiéter sur le suspense. 4/6

Snake eyes
Au premier plan, le film très Actors’studio que tourne un réalisateur tourmenté par ses interrogations existentielles. Au deuxième, l’affrontement de ses stars, au troisième, les problèmes dudit réalisateur avec sa femme. Au quatrième (hypothétique), ceux de Ferrara avec la sienne. C’est donc un bel exercice des poupées russes emberlificotées, une sorte d’Opening Night un peu trash filmant, près de l’autobiographie, les scènes musclées de la vie conjugale. Un peu lourdement mais non sans force ni sincérité, le cinéaste cherche à montrer que toute solution de continuité s’abolit entre la matière de la fiction et celle vivante sur laquelle il travaille. Il sort même parfois de ce film "au travail", de cet objet non fini, de cette chronique de l’autodestruction, comme un certain vertige, une infernale odeur de soufre. 4/6

The addiction
Propos philosophiques incohérents, assomption du Mal, apothéose christique, le film va assez loin dans le n’importe quoi et ce n’est pas vraiment une qualité. Le vampirisme file ici la métaphore appuyée de la douleur toxicomaniaque, de la dimension salvatrice de la culpabilité, de la souffrance comme rédemption – ces grands motifs ferrariens qui clignotent dans tous les coins. Fort heureusement, le cinéaste ne cherche pas à donner une forme forte à ce pataquès farci de citations de Nietzsche, Sartre et Heidegger, préférant la dissoudre dans la logorrhée et le brouhaha. En résulte un conte symbolique assez schizophrène, braqué sur certains points névralgiques et souffrants du corps, baudelairien tendance Litanies de Satan, et dont la large gamme de noirs et blancs compensent la faiblesse du discours. 4/6

Nos funérailles
Ferrara affine son style, le déroule dans une forme plus classique, d’une belle ampleur opératique. Chez lui, toutes les poses possibles (le communisme, la débauche, la sainteté) s’entrechoquent sans jamais s’unifier et seule la mort vient répondre à une quête malheureuse. Dans ce film où la mémoire subie, la transmission paternelle sacralisée, la tradition comme seule valeur culturelle sont des enterrements, tout est plus contenu, plus feutré, ce qui ne fait qu’accentuer la colère et la violence qui menacent d’y éclater à chaque instant. Trois frères pris au piège des liens du sang, trois figures de pietas victimes de la névrose familiale… Et voilà comment la tragédie funèbre impose une assez fulgurante majesté, et laisse percevoir de quoi Abel est capable lorsqu’il canalise ses débordements de chien fou. 5/6
Top 10 Année 1996

New rose hotel
C’est, me semble-t-il, une œuvre très méconnue de l’auteur alors qu’il s’agit rien moins que l’une des propositions les plus fascinantes du cinéma américain des années 90. En état de grâce, plus libre et expérimentaliste que jamais, le réalisateur s’empare d’un roman cyberpunk de William Gibson, interroge le statut des images de notre époque, et tisse une envoûtante toile mémorielle et sensorielle autour d’une relation amoureuse abîmée. On y goûte le parfum capiteux d’Asia Argento, on s’y grise d‘effluves entêtantes, on se perd dans les méandres d’un labyrinthe de souvenirs et de fantasmes, un bric-à-brac de réminiscences mentales, en vidéo ou en 35mm, un désordre de reflets et d’hallucinations, on y perçoit le désespoir d’un homme rongé par ses démons… C’est sans doute foutraque, mais aussi parfaitement génial. 6/6
Top 10 Année 1998

Christmas
Vingt-quatre heures de la vie d’un couple de trafiquants de drogue new-yorkais, en pleine période de Noël. Mari, femme et complices papotent des cadeaux en dosant et empaquetant la dope, billets verts et poudres blanche sont palpés, détournés, évalués tandis que les guirlandes multicolores rutilent. Ferrara joue de la durée, de la répétition, de la dédramatisation, déshabille de son folklore la peinture du business, adopte un regard neutre et vif à travers lequel se lit néanmoins un bilan d’impuissance ethno-sociologique. Toute en glissements et scintillements, ellipses et trous d’air, la mise en scène flottante absorbe chimiquement l’urbain au gré des blackouts en fondus, faisant clignoter les reflets de la ville pour faire ressortir les yeux de l’héroïne, deux charbons noirs de colère qui crépitent dans la nuit. 4/6

Mary
Quoiqu’on pense de ses films, Ferrara reste un filmeur ultradoué. Il n’a pas son pareil pour fasciner avec de superbes coulées d’encre épaisse percées d’étoiles électriques, avec une limousine glissant de nuit dans un New York endormi, une interview habitée d’une tension souterraine, ou bien encore le frottement troublant de différents niveaux de réalité – film dans le film, recréations ou processus de représentations, marottes fatiguées mais auxquelles il injecte une saisissante singularité. La crise de foi, le vacillement identitaire, le désarroi relationnel au sein du couple y sont contés au sein même d’une nouvelle et futuriste grammaire des images, le long d’un questionnement tourmenté mais brûlant paradoxalement d’une lumière vive. Si Dieu ne reste qu’une hypothèse, l’image de la grâce existe parfois. 5/6

Go go tales
Bienvenue au Ruby Paradise, cabaret de la loose où les stripteaseuses menacent de faire grève, où la proprio impayée fait pilier de bar en gueulant à tout va, où le groom tente de retenir les clients pressés par le dernier train, et où le maître des lieux court après un billet de loterie gagnant mais malencontreusement perdu. On pourrait être chez le Cosmo Vitelli de Cassavetes, ou bien chez Altman pour le roulis continu et fluide d’une scénographie close. Mais on est pleinement chez Ferrara, ce type qui fait du grand avec du petit, médite en creux sur la circulation de l’argent, bricole une comédie décontractée aux micro-situations désopilantes, livre son autoportrait crypté et rappelle, en célébrant l’entêtement de l’artiste à rester fidèle à lui-même et à ses amis, que son cinéma est aussi celui du cœur. 5/6

4h44, dernier jour sur terre
Imparfait, cheap, bancal, le film touche pourtant par son humanité sincère, sa croyance naïve en la permanence du lien (d’amour ou d’amitié), sans doute héritée du bouddhisme auquel le cinéaste s’est converti. C’est dans sa tonalité tranquille et ses élans de spontanéité brute qu’il trouve ses plus beaux instants et s’affranchit de la tonalité lugubre et désespérée dans laquelle il pourrait se complaire. Soit un acteur, une peintre, un amour, des relations, des images, et l’ambition de traquer les ombres par le recours à l’intime et au singulier, via les failles et obsessions de cellules humaines délimitées. Peu importe que les idées soient simplistes ou mal formulées, que les fondus finaux prêtent le flanc à la moquerie : reste la sérénité paradoxale d’un film doux et chaleureux comme un dernier soir d’été. 4/6

Pasolini
Fidèle à ses origines italiennes, Ferrara exhume l’icône et, loin de la sacraliser (ce qui aurait été un contre-sens total), s’applique à restituer le parfum cuivré et volatile de ses dernières heures. L’intérêt de cette évocation étonnamment apaisée tient dans l’alternance de scènes simples (un repas en famille, un déjeuner avec une actrice, une dernière interview) et de fictions enchâssées sans emberlificotage, qui renseignent sur les ultimes soubresauts créatifs d’un artiste absorbé autant par son imaginaire poétique que par la calme intensité de ses roderies nocturnes. L’humilité de l’entreprise ne lui permet pas d’atteindre un véritable lyrisme, son didactisme un peu terre-à-terre (notamment sur l’engagement politique) freine son envol, mais elle s’affranchit joliment des pesanteurs du biopic traditionnel. 4/6


Mon top :

1. New rose hotel (1998)
2. Nos funérailles (1996)
3. Go go tales (2007)
4. Mary (2005)
5. New York, 2 heures du matin (1984)

La plupart du temps, je pense pouvoir m’affirmer réceptif à cette expression torturée, convulsive, bardée de fulgurances magnifiques et traversée par des questionnements rappelant, en plus glauque, ceux Scorsese ou Coppola. Petit frère teigneux de certains grands réalisateurs américains, Ferrara demeure un styliste d’importance et un nom incontournable du cinéma indépendant d’aujourd’hui.
Last edited by Thaddeus on 22 Aug 19, 15:46, edited 8 times in total.
User avatar
El Dadal
Directeur photo
Posts: 5437
Joined: 13 Mar 10, 01:34
Location: Sur son trône de vainqueur du Quiz 2020

Re: Abel Ferrara

Post by El Dadal »

Thad', t'as pas vu tous mes préférés, les Ferrara 80's dans leur jus! (mais pas sûr que ça soit ta came non plus, alors...).
Et au passage, son Pasolini vieillit très bien dans mon esprit, je vais aller me dégoter le blu BFI. Et Raro Video a sorti Napoli, Napoli, Napoli en blu il y a peu, j'ai bien envie de le découvrir celui-là.
User avatar
Thaddeus
Ewok on the wild side
Posts: 5665
Joined: 16 Feb 07, 22:49
Location: 1612 Havenhurst

Re: Abel Ferrara

Post by Thaddeus »

El Dadal wrote:Thad', t'as pas vu tous mes préférés, les Ferrara 80's dans leur jus! (mais pas sûr que ça soit ta came non plus, alors...)
Certains (L'Ange de la Vengeance, New York 2 heures du matin) sont les prochains que je vais découvrir, et prévus sur mes tablettes pour bientôt. En effet, si je m'appuie sur leur réputation et ce que j'ai entendu d'eux (rape & revenge, positionnement moral assez douteux...), mon risque de rejet n'est pas négligeable. Mais puisque je suis un garçon plutôt aventureux... :)
User avatar
El Dadal
Directeur photo
Posts: 5437
Joined: 13 Mar 10, 01:34
Location: Sur son trône de vainqueur du Quiz 2020

Re: Abel Ferrara

Post by El Dadal »

Ce sont pourtant à mon sens ceux où sa mise-en-scène est la mieux mise en valeur, King of New York en étant l'aboutissement logique, ainsi qu'un point de non retour.
Miss G
Assistant(e) machine à café
Posts: 119
Joined: 6 Aug 14, 01:30

Re: Abel Ferrara

Post by Miss G »

Bad lieutenant
Image

Je ne suis pas une fan absolue de toutes les oeuvres de Abel Ferrara, mais un film comme King of New York reste une réussite totale que je ne me lasse pas de regarder. Avec Bad Lieutenant, que je viens de revoir pour lui donner une seconde chance et qui s'avère être toujours autant une déception. Le concept du film est réellement intéressant, une plongée horrifique dans la vie d'un policier corrompu au travers de son quotidien dans une ville crépusculaire comme jamais filmé par le réalisateur. Le problème que j'ai avec le film vient de son interprète principal et du manque de ligne directrice une fois les premières minutes passées. Je n'ai rien contre Harvey Keitel, mais le laisser en roue libre était à mon sens une mauvaise idée. Outre la scène malsaine avec les deux filles, c'est surtout la scène ou l'acteur est complètement nue. Un ami m'a dit qu'on dirait une otarie bourrée à la bière poussant des petits cris. C'est une métaphore étrange, mais amusant et qui correspond assez bien à la scène. L'acteur et le réalisateur était drogué et alcoolisé pendant le tournage. Cela peut parfois donner des résultats intéressants, mais ici, il n'y a pas de contrôle, pas de demi-mesure, j'aime bien quand un film est complètement punk, dans la démesure et ou le casting fait n'importe quoi du moment que cela peut servir le film. Ici ce n'est pas le cas, au contraire je considère le tout étant trop cliché, faussement vulgaire et surtout ennuyant. À plusieurs reprises on veut avoir droit à une scène clé, quelque chose qui arrivera à nous surprendre et nous donner envie de voir la suite, mais ça n'arrive jamais malheureusement. Le réalisateur propose une mise en scène convenant parfaitement au sujet, limite commando ou s'interroge par moment si ce que l'on voit est de la pure fiction ou s'il n'y a pas une part de vérité, malheureusement le marasme globale de l'oeuvre ne nous donne pas envie d'en savoir plus. Je voulais y croire, mais le film n'est pas fait pour moi. Désolé pour l'affiche particulièrement ignoble, mais j'avais la flemme de réduire une autre photographie. 3/10
xxxx

“If I had Instagram it would just be pictures of my son… who is a cat.”
Kate McKinnon
mannhunter
Laspalès
Posts: 15917
Joined: 13 Apr 03, 11:05
Location: Haute Normandie et Ile de France!

Re: Top Abel Ferrara

Post by mannhunter »

El Dadal wrote:Je n'ai à ce jour pas pu voir The Gladiator
User avatar
Jeremy Fox
Shérif adjoint
Posts: 89950
Joined: 12 Apr 03, 22:22
Location: Contrebandier à Moonfleet

Re: Abel Ferrara

Post by Jeremy Fox »