Hong Sang Soo

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Ben Castellano
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Re: Hong Sang Soo

Post by Ben Castellano »

En fait je me demande carrément si ce n'est pas une gène de la part de certains spectateurs avec des personnages évoluant dans des milieux artistiques / intellectuels qui attisent toujours une part de méfiance, ça ne se "salit pas assez les mains" et ça braque direct j'ai l'impression aussi. C'est vrai qu'en voilà une bande de parasites étudiants attardés et intermittents, qui peuvent se permettre des crises existencielles de petits bourgeois. En plus cinéaste adoré par les cahiers, libé, les inrocks... ça en est trop, peu importe les films.
bruce randylan
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Re: Hong Sang Soo

Post by bruce randylan »

Gounou wrote: J'ai l'impression que tout le monde s'accorderait à dire que, de loin, les films de Ozu se ressemblent et peuvent se confondre... Mais bizarrement, lorsqu'il s'agit d'amoindrir la richesse du cinéma de HSS, on privilégie le contenant (univers estudiantin/artistique d'un côté, moeurs de familles japonaises de l'autre) au contenu.
Pratique. :mrgreen:
Parce qu'Ozu n'a jamais négligé la forme déjà :D
Ben Castellano wrote:En fait je me demande carrément si ce n'est pas une gène de la part de certains spectateurs avec des personnages évoluant dans des milieux artistiques / intellectuels qui attisent toujours une part de méfiance, ça ne se "salit pas assez les mains" et ça braque direct j'ai l'impression aussi. C'est vrai qu'en voilà une bande de parasites étudiants attardés et intermittents, qui peuvent se permettre des crises existencielles de petits bourgeois.
Il y a de ça aussi. Ce côté nombriliste, je parle uniquement de mon microcosme, de ce que je connais, sans jamais vraiment ouvrir ou agrandir mon univers, ca finit par lasser.
Tu passerais une soirée avec un garagiste qui te parlerais uniquement de ses problèmes de garagistes (qui au fond pourrait être les tiens) ou d'un boucher qui évoquerais que ces problèmes de boucher, ça finirait pas te saouler j'imagine.

Ozu même s'il parle donc des mêmes choses se ferme moins de portes. Ces personnages ont certes toujours le même genre de caractère mais il y a un certain floues autour de la milieu socio-professionnel qui permet de faire passer la pilule. et les conversations chez Ozu me semble aussi moins tourné vers l'égo-centrisme que HSS.
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Re: Hong Sang Soo

Post by Gounou »

bruce randylan wrote:Parce qu'Ozu n'a jamais négligé la forme déjà :D
N'importe quoi, déjà. Mais là on va tourner en rond...
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Ben Castellano
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Re: Hong Sang Soo

Post by Ben Castellano »

Bon le débat sur la forme a déjà eu lieu il y a quelques mois je ne vais pas repartir là dessus :D

On ne reproche jamais aux Dardennes le microcosme qu'ils filment, donc eux par exemple sont humanistes et ouvert, ont le droit de montrer une certaine violence prolétaire (même s'ils ont peut-être de belles baraques à côté?) tandis que HSS est ego-centrique à ne filmer que ce qu'il connait le mieux au quotidien? Je ne comprends pas.
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Re: Hong Sang Soo

Post by bruce randylan »

Gounou wrote:
bruce randylan wrote:Parce qu'Ozu n'a jamais négligé la forme déjà :D
N'importe quoi, déjà. Mais là on va tourner en rond...
ca serait une belle mise en abîme du cinéma de HSS non :D
On parait en faire une série de films où les cinéphiles dissertent - en buvant du vin rouge - sur les trahison de leurs amis à leurs idéaux esthétiques, mettant en reflet leur profonde solitude à communiquer maladroitement leur passion respective et les difficultés qui en découlent dans leurs situations amoureuses voire professionnelle. Il y aurait des étudiantes étrangers au milieu dont le travail serait de faire la traduction de leur cinéaste préféré par exemple.
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Re: Hong Sang Soo

Post by bruce randylan »

Ben Castellano wrote:Bon le débat sur la forme a déjà eu lieu il y a quelques mois je ne vais pas repartir là dessus :D

On ne reproche jamais aux Dardennes le microcosme qu'ils filment, donc eux par exemple sont humanistes et ouvert, ont le droit de montrer une certaine violence prolétaire (même s'ils ont peut-être de belles baraques à côté?) tandis que HSS est ego-centrique à ne filmer que ce qu'il connait le mieux au quotidien? Je ne comprends pas.
Bah, pas très fan des Dardenne justement mais entre les menuisiers de la promesse, Rosetta ou l'immigrée et le drogué de Lorna, c'est plus que des simples variations quand même non ?
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Re: Hong Sang Soo

Post by Ben Castellano »

bruce randylan wrote: On parait en faire une série de films où les cinéphiles dissertent - en buvant du vin rouge - sur les trahison de leurs amis à leurs idéaux esthétiques, mettant en reflet leur profonde solitude à communiquer maladroitement leur passion respective et les difficultés qui en découle dans leurs situations amoureuses voire professionnelle. Il y aurait des étudiantes étrangers au milieu dont le travail serait de faire la traduction de leur cinéaste préféré par exemple.
c'est un film des Inconnus ça... ou justement l'enfermement dans des idées préconçues sur le réal et une "haine du bobo"
(du vin rouge chez HSS :fiou: )
Last edited by Ben Castellano on 12 Jul 14, 13:42, edited 1 time in total.
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Re: Hong Sang Soo

Post by Ben Castellano »

bruce randylan wrote: Bah, pas très fan des Dardenne justement mais entre les menuisiers de la promesse, Rosetta ou l'immigrée et le drogué de Lorna, c'est plus que des simples variations quand même non ?
autant qu'un réal, écrivain, peintre, prof, étudiant : tu as combien de réalités différentes là dedans?
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Re: Hong Sang Soo

Post by bruce randylan »

Ben Castellano wrote:
bruce randylan wrote: On pourrait en faire ( :fiou: ) une série de films où les cinéphiles dissertent - en buvant du vin rouge - sur les trahison de leurs amis à leurs idéaux esthétiques, mettant en reflet leur profonde solitude à communiquer maladroitement leur passion respective et les difficultés qui en découle dans leurs situations amoureuses voire professionnelle. Il y aurait des étudiantes étrangers au milieu dont le travail serait de faire la traduction de leur cinéaste préféré par exemple.
c'est un film des Inconnus ça... ou justement l'enfermement dans des idées préconçues sur le réal et une "haine du bobo"
(du vin rouge chez HSS :fiou: )
Et l'identité française ? On va quand même pas boire du Soju à la Sorbonne non ?

Ce que je veux dire, c'est que les problèmes/déboires des héros de HSS me semblent souvent découler de leur professions et de leur milieu, cet aspect du poète torturé et indécis qui se posent beaucoup de question sur leur état d'âme. Leurs "métiers" restent quand même interchangeables au final, ça changerait rien au film (mais j'appelle pas ça de l'universalité pour moi).
C'est pas le cas chez les Dardenne il me semble où on trouve des résonances bien plus larges que la profession/origine des héros, c'est quand même pas juste des mecs qui galèrent à payer leur facture, qui se demande quel client ils auront demain et pourquoi ils sont pas heureux avec bibine ou pinpin... Ils font face à des dilemmes à la fois plus complexes et concrets. Et encore une fois, je suis pas fan des Dardenne (j'en ai pas vu des masses non plus).
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Re: Hong Sang Soo

Post by Ben Castellano »

Dilemmes "concrets", je ne sais pas, les personnages des Dardenne sont souvent confronté à quelque chose qui dépasse leur seule entité sociale: la confrontation dans "Le Fils" et l'attente ou pas du passage à l'acte, ou pour Jérémie Rénier, les forces pas forcément rationnelles qui le pousse à vendre le gamin dans L'Enfant? C'est quelque chose qui ne s'arrête pas qu'à la situation sociale des personnages, et c'est ça le plus important pour moi, et c'est ce qui peut parler à n'importe qui sur la planète.

Il en est de même chez Hong Sang-soo en dépit de son microcosme social que tu trouves plus "limité". Sunhi par exemple évoque avant tout de la manière dont on peut juger quelqu'un, le fait de "cherche qui on est", cette capacité à répéter des descriptions déjà entendues comme immaculée conception... et ça c'est quelque chose qui touche à l'universel, ce ne sont pas seulement des petits problèmes sentimentaux ou esthétiques. Haewon évoque une métisse qui a la sensation que tout le monde parle derrière son dos... et c'est une chose parmi mille autre dans le film qui dépasse sa condition d'étudiante en relation avec son prof.
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Re: Hong Sang Soo

Post by Ben Castellano »

Tutut wrote:
Ben Castellano wrote:Sinon la chanson, One’s Hometown
En fait, le titre serait "Home" tout simplement et ce n'est pas une OST, mais tiré de l'album de la chanteuse Choi Eunjin, qui fait du rétro. Trouvé sur Gmarket, mais à 11.28€ pour 15.5€ de port, ce sera sans moi.
Je viens de lire l'interview d'HSS dans les Cahiers, et la chanson en elle-même daterai à priori des années 20/30. La chanteuse est "semi-pro" et serait la propriétaire du bar où il a filmé. C'est elle qui lui a filé son CD en le reconnaissant, il a aimé la musique et lui demandé s'il pouvait tourner dans le bar.
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Re: Hong Sang Soo

Post by Tutut »

Ben Castellano wrote:Je ne connais quasiment rien en drama coréen car je ne tiens pas devant, mais s'il y a des longues scènes de gêne du genre de celle du repas avec le prof "doyen" dans Oki's Movie je prends. Ce n'est pas seulement retrouver les "strates". Et si la hiérarchie sociale peut être particulièrement mise en exergue chez Lee Chang-dong ou Im Sang-soo, l'écriture est plus classique voir très démonstrative pour ce dernier. HSS se focalise sur ses univers artistiques et universitaires, mais à mon sens ça lui évite bien des généralités tout en touchant à quelque chose de plus large que son microcosme. C'est plus efficace pour moi que les provocations de Kim Ki-Duk ou la noirceur de jeon Soo-il.

Ce que je voulais dire, c'est que dans n'importe quelle oeuvre quelle que soit sa qualité technique ou artistique, sous forme de film, série TV ou BD, la hiérarchisation de la société coréenne est visible à un moment ou à un autre, souvent fortement. Je ne vois pas le rapport entre la scène de gêne avec le doyen et la hiérarchisation, on voit tout simplement un prof qui pense que son doyen est corrompu et lui demande des comptes devant témoins, après avoir picolé bien sur.
Une scène de gêne pour moi, serait comme dans Flower Island, une femme qui se prostitue pour la première fois afin d'offrir un piano à son enfant, voit son client âgé lui claquer dans les bras, et son mari vient la chercher au commissariat.


Sinon les hommes lâches, fauxculs et indécis, déjà depuis quelques films ce sont des défauts qui rejoignent aussi les femmes, d'autre part je ne vois pas par exemple dans un film comme HaHaHa comment ça se justifie pour les relations du couple principal. Le héros de de The Day he arrives a un certain idéalisme aussi dans sa vision des choses, en essayant de fuir vainement la répétition : il est à la fois irritant et captivant dans ses propos.
Là vu comme tu l'édicte on dirait toujours qu'on ne parle que de défaut des personnages mis en exergue et de cynisme, appuyés, mais c'est retranscrit avec nettement plus de subtilité... Dans Turning Gate, il ne s'agit pas d'assommer le héros, de le punir par exemple...Pour ma part je ne les trouve jamais détestable ces personnages, ils sont ordinaires, ce ne sont pas des personnages de romans.

Je n'ai pas édicté, mais fait un constat, dis moi quelles sont les qualités morales des hommes dans ses films, aussi prégnantes pour ne pas dire explicites, que leurs défauts.

Sinon je ne vois pas quel est l'état de supériorité d'un tournage "normal" par ailleurs... HSS en a réalisé aussi dans sa première partie de carrière, il est passé radicalement à ce système parce qu'il a perdu la moitié de son budget sur Night and Day (et le système de subvention a évolué pour le cinéma d'auteur coréen), et depuis il se sent plus libre et créatif par ce biais. Puis il n'écrit plus de scénario avant de tourner...
On ne peut pas dire d'un côté, le pauvre Hong Sang-soo n'est pas reconnu dans son pays, heureusement qu'il l'est en Europe, alors qu'avec Sunhi il était, avec ses 38000 entrées en quinze jours, numéro 10 au box office coréen. On ne peut pas se plaindre de ses conditions de travail si c'est un choix délibéré de sa part. Suite à un financement malheureux, il a décidé de ne plus courir après l'argent, d'autres continuent à le faire, donc s'ils peuvent avoir plus de moyens que HSS tant mieux pour eux.
Tutut
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Re: Hong Sang Soo

Post by Tutut »

Ben Castellano wrote:Je viens de lire l'interview d'HSS dans les Cahiers, et la chanson en elle-même daterai à priori des années 20/30. La chanteuse est "semi-pro" et serait la propriétaire du bar où il a filmé. C'est elle qui lui a filé son CD en le reconnaissant, il a aimé la musique et lui demandé s'il pouvait tourner dans le bar.
Extrait de l'interview dont j'avais donné le lien :
Dans vos films précédents, la musique qui nous était familière était en général la musique classique ou le piano de JUNG Yongjin. Mais dans ce film, on entend à plusieurs reprises la chanson "Home" de CHOI Eunjin. Il y a des paroles spécifiques et la chanson est assez typée, ce qui fait une différence avec les morceaux de musique que vous utilisiez jusqu'ici. Qu'est-ce qui vous a touché dans cette chanson ?

Je passais et je suis entré pour la première fois dans le magasin que tient CHOI Eunjin près du quartier de Bukchon. Je voulais jeter un coup d'œil pour savoir si je pouvais le filmer dans mon prochain film, mais elle m'a accueilli gentiment et m'a même donné son CD enregistré. Quelques jours plus tard, ma productrice m'a fait écouter le CD et j'ai bien aimé la chanson "Home". Je l'ai écoutée plus d'une dizaine de fois et je suis retourné au magasin. Comme c'était juste après avoir décidé que JUNG Jaeyoung tournerait avec moi, je lui ai proposé qu'on se retrouve au magasin. On a bu ensemble et CHOI a chanté, c'est là que je me suis décidé : je tournerais le film dans le magasin et j'utiliserais la chanson. Quand je l'écoute maintenant, j'éprouve encore une autre sensation par rapport à ce moment-là. Bref, la 1re fois que j'ai écouté la chanson en boucle, j'en suis tombé amoureux et le choix de l'utiliser dans le film a sûrement joué un rôle dans ma manière de faire le film en relation avec le temps et la saison.
Ben Castellano
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Re: Hong Sang Soo

Post by Ben Castellano »

Tutut wrote:Ce que je voulais dire, c'est que dans n'importe quelle oeuvre quelle que soit sa qualité technique ou artistique, sous forme de film, série TV ou BD, la hiérarchisation de la société coréenne est visible à un moment ou à un autre, souvent fortement. Je ne vois pas le rapport entre la scène de gêne avec le doyen et la hiérarchisation, on voit tout simplement un prof qui pense que son doyen est corrompu et lui demande des comptes devant témoins, après avoir picolé bien sur.
Une scène de gêne pour moi, serait comme dans Flower Island, une femme qui se prostitue pour la première fois afin d'offrir un piano à son enfant, voit son client âgé lui claquer dans les bras, et son mari vient la chercher au commissariat.[/color]
Ah non je trouve personnellement que cette scène là joue avec la honte familère de manière formidable, et je pense que là scène que tu me décrits touche à une situation trop "limite", pas juste ordinaire et banale dans son contexte comme dans "Oki", pour qu'elle ne me rappelle pas que je suis au cinéma... Même si bien évidemment, ça arrive, on est dans de la dramaturgie, une "pointe dramatique". Et là tu vas forcément appeler à des émotions fortes de la configuration même de la scène.
Sinon je ne juge pas vraiment les personnages d'HSS, et je ne fais pas un bilan comptable de leurs qualités / défauts : je ne suis pas sur que les valeurs morales soient de toute façon ce que le réalisateur souhaite faire partager en premier lieu ni sa préoccupation première... Mais je le trouve extrêmement juste dans ses caractérisations, je retrouve beaucoup de choses dans ses personnages même avec leurs banales faiblesses, ou j'en comprends mieux à travers eux.
Je suis d'accord qu'Hong n'est pas une victime, son système lui convient, et il a effectivement une renommé dont ne peuvent pas s'enorgueillir d'autres cinéaste. Mais je ne comprenais pas ta remarque sur les making of, est-ce pour dire qu'il y en a qui galère à tourner et ne sont pas reconnus contrairement à lui, pas distribué? Que le tournage "normal" c'est souffrir?

Et désolé pour le radotage sur l'entretien, pourtant je l'avais lue il y a deux-trois semaines mais j'avais oublié ce passage. C'est amusant parce que c'est raconté très différemment dans l'interview des Cahiers!
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Re: Hong Sang Soo

Post by Tutut »

Dans la vie réelle, un coréen, même ayant un peu bu, se garderait bien de se mettre son doyen, son supérieur hiérarchique, à dos.:)
Je pourrais trouver d'autres scènes, une mère doit annoncer à un jeune homme que sa fille, qui a quitté le domicile familial, ne se mariera pas avec lui.
Une lycéenne est employée dans une maison de passe pour masturber les clients, elle tombe nez à nez avec son prof principal, celui-ci est bien ennuyé
pour lui faire la morale, mais bien sur ce ne serait jamais aussi réaliste qu'avec HSS. :wink:

Je ne trouve pas sa vision des hommes (et des femmes) vraiment naturaliste.

Ma réaction sur les conditions de travail, vient de ma lecture des pages précédentes, on croirait que pour certains les soucis de financement d'Hong Sang-soo sont à l'image des difficultés économiques
du cinéma coréen et que ses conditions de travail sont déplorables. Les conditions de travail à travers les making of de films à budget modeste sont je pense plus représentatives.