E.T. l'extraterrestre (Steven Spielberg - 1982)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

Moderators: cinephage, Karras, Rockatansky

kyle reese
3D Maximal
Posts: 9791
Joined: 13 Apr 03, 13:53
Location: Back to real life !

Post by kyle reese »

Roy Neary wrote:Mais on ne peut pas se déguiser pas en ET, car ET est une partie de nous. :idea: :wink:
A l'époque certains gamins sortaient des saloperies sur E.T en disant qu'il était pas beau, tout rabougrie comme ça et qu'il avait une tête de ... enfin de ....

pourtant je n'ai jamais trouvé que ...

Enfin si tu trouve qu'il ressemble à une partie de toi Roy ... désolé :D

ET un conseil, comme quelqu'un a déjà du dire à Tuck pendelton

"Tu peux jouer avec ... mais ne lui parle pas !!! " :shock: :lol:

ok je

:arrow:


ps: j'avais adoré E.T à l'époque et plusieurs années après, mais maintenant je sais pas, c'est loin tout ça !!!

ps2: désolé troti ...
There is something very important that we need to do as soon as possible.
What's that?
Fuck !
User avatar
Flol
smells like pee spirit
Posts: 50423
Joined: 14 Apr 03, 11:21

Post by Flol »

ratatouille wrote:Par contre gros point noir : la musique de Jason Gilliams est vraiment pas terrible.
Là par contre, je me trouve drôle.
User avatar
Rockatansky
Le x20, c'est dangereux
Posts: 42538
Joined: 13 Apr 03, 11:30
Last.fm
Liste DVD

Post by Rockatansky »

Excellent un des plus grandes réussites de Spielberg a mon gout.
Clear Eyes, Full Hearts Can't Lose !
« S’il est vrai que l’art commercial risque toujours de finir prostituée, il n’est pas moins vrai que l’art non commercial risque toujours de finir vieille fille ».
Erwin Panofsky
User avatar
nobody smith
Monteur
Posts: 4916
Joined: 13 Dec 07, 19:24

Re: E.T. l'extraterrestre (Steven Spielberg, 1982)

Post by nobody smith »

Revu et je trouve ça toujours aussi magnifique. La photographie, les jeux sur hors-champ, la musique de Williams... tout reste admirable. Je ne sais pas si c’est du au peu de temps qui sépare cette nouvelle vision de la découverte de Ponyo sur la falaise mais je trouve finalement en E.T de grandes similarités avec le cinéma de Miyazaki. En même temps, en lisant le livret fournit dans le DVD, je me rend compte que le dernier opus du géant japonais et le film de Spielberg entretiennent la même ambition : raconter une histoire à travers les yeux d’un enfant. Ceci peut expliquer une histoire centrée sur le quotidien (l’idée originel du projet était d’ailleurs constituée entièrement autour de cette notion) et un certain rejet de l’antagonisme. Car finalement, même si les adultes sont considérés comme des silhouettes inquiétantes, ceux-ci ne sont finalement pas foncièrement des méchants (voir le passage où il enlève tous leurs masques lors du décès de la créature) mais juste des individus cherchant à faire face à une situation inédite.

Ça me conduit d’ailleurs à la grosse révélation de cette vision : E.T. est un film qui stigmatise énormément les travers du comportement humains. Plus qu’un film vu à travers les yeux d’un enfant, c’est la découverte de l’homme à travers les yeux de l’extraterrestre mettant en avant les agissements complètement déboussolés que l’homme peut avoir (la présence des armes est loin d’être aussi déplacé que ce que déclare finalement Spielberg). Le résultat donne des situations parfois cocasses (le trajet à travers la banlieue où l’extraterrestre découvre cette bizarre coutume d’Halloween) et souvent inquiétants (les scientifiques préfèrent ausculter la créature en déployant tout leur savoir plutôt que de tenter une communication). Même les enfants aidants et se liants d’amitié avec la créature n’échappe à cette logique d’une culture mine de rien déstabilisante (Elliott ne présente-t-il pas lors de ses premiers échanges des figurines pour faire la guerre ?). Bien sûr, c’est probablement de la surinterprétation tout ça, Spielberg cherchant sûrement avant tout à dépeindre une justesse dans la relation entre les personnages (ce qui d’ailleurs le met à l’abri de la problématique du politiquement correct). N’empêche que cet aspect critique mais jamais exacerbé m’évoque là encore du Miyazaki et renforce ma forte appréciation de ce chef d’oeuvre.
"Les contes et les rêves sont les vérités fantômes qui dureront, quand les simples faits, poussière et cendre, seront oubliés" Neil Gaiman
Image
someone1600
Euphémiste
Posts: 8853
Joined: 14 Apr 05, 20:28
Location: Québec

Re: E.T. l'extraterrestre (Steven Spielberg, 1982)

Post by someone1600 »

Un pur chef d'oeuvre ce film. Probablement le premier que j'ai vu, comme je l'ai vu tres jeune. Et un de mes films préférés, bien sur. :wink:
User avatar
Watkinssien
Etanche
Posts: 16151
Joined: 6 May 06, 12:53
Location: Xanadu

Re: E.T. l'extraterrestre (Steven Spielberg, 1982)

Post by Watkinssien »

Un film de science-fiction merveilleux et d'une grande beauté plastique, brillamment mis en scène par un Spielberg impliqué encore plus que d'habitude !

Cette oeuvre, qui reste d'une beauté incontestable, montre une affiche qui évoque la fameuse peinture de Michelangelo, et raconte l'histoire d'un être qui descend sur terre, qui guérit les blessures, qui lévite, qui a le coeur qui rougeoit à travers son corps, qui meurt puis qui ressuscite !

Et j'adore la version 20 ans !
Image

Mother, I miss you :(
User avatar
Zelda Zonk
Amnésique antérograde
Posts: 13831
Joined: 30 May 03, 10:55
Location: Au 7e ciel du 7e art

Re: E.T. l'extraterrestre (Steven Spielberg, 1982)

Post by Zelda Zonk »

Je viens de recevoir le DVD Collector, commandé sur Fnac à 10 euros (ben oui, il est jamais trop tard) [très beau boîtier métal, au passage]

Vous me recommandez la version de 82 ou de 2002 ?
J'ai un peu peur des retouches numériques :|

Sinon, pas revu depuis très longtemps, mais gros choc dans l'adolescence (sortie scolaire au cinéma, si mes souvenirs sont bons)
User avatar
Watkinssien
Etanche
Posts: 16151
Joined: 6 May 06, 12:53
Location: Xanadu

Re: E.T. l'extraterrestre (Steven Spielberg, 1982)

Post by Watkinssien »

Memento wrote:Je viens de recevoir le DVD Collector, commandé sur Fnac à 10 euros (ben oui, il est jamais trop tard) [très beau boîtier métal, au passage]

Vous me recommandez la version de 82 ou de 2002 ?
J'ai un peu peur des retouches numériques :|
Alors je te conseille la version 82, car E.T. en image de synthèse dans certains moments c'est un peu déconcertant.
Mais cette version ne fait en rien perdre la beauté et la magie du film.
Image

Mother, I miss you :(
User avatar
Boubakar
Mécène hobbit
Posts: 50564
Joined: 31 Jul 03, 11:50

Re: E.T. l'extraterrestre (Steven Spielberg, 1982)

Post by Boubakar »

C'est un très joli film (pas vu la version 2002), mais je garderais davantage le souvenir de l'attraction Universal, qui propose une sorte d'alternative au film (après que les enfants volent à vélo, ceux-ci vont sur la planète de ET, c'est très drôle), c'est vraiment à ce moment-là que j'ai gardé une âme de gosse. :)
User avatar
nobody smith
Monteur
Posts: 4916
Joined: 13 Dec 07, 19:24

Re: E.T. l'extraterrestre (Steven Spielberg, 1982)

Post by nobody smith »

Un an après un post un peu trop expéditif à mon goût, j’ai enfin tenu une promesse que je m’étais fixé : écrire une analyse revenant longuement sur ce chef d’œuvre de Spielby et ses (très) nombreuses qualités. C’est désormais chose faite pour un tout nouveau site nommé courte-focale auquel je participe et qui viens d’ouvrir aujourd’hui même. Pour l’occasion je me permets donc un peu de pub même si pour le coup, je trouve que mon analyse en vaut le coup (comment ça je me la joue prétentieux , Mais pas du tout :mrgreen: ) :

http://www.courte-focale.fr/cinema/anal ... spielberg/
"Les contes et les rêves sont les vérités fantômes qui dureront, quand les simples faits, poussière et cendre, seront oubliés" Neil Gaiman
Image
Wagner
Assistant opérateur
Posts: 2257
Joined: 2 Oct 04, 19:21
Location: Dans le temps

Re: The Thing (John Carpenter - 1982)

Post by Wagner »

Strum wrote:
jacques 2 wrote:je ne reproche pas à Spielberg l'échec de la sortie de "the thing" : je déteste vraiment la mièvrerie d' "ET" ... [...] ... Le film de Spielberg n'a guère été flatté par le temps...
The Thing et ET sont deux films paranoïaques. Simplement, dans ET, ce qui est effrayant, ce n'est pas une Chose, c'est le monde des adultes, un monde d'êtres sans têtes et sans humanité (ce n'est pas moi, mais la mise en scène qui le dit, qui filme les adultes comme des jambes, des troncs ou des ombres pendant la quasi-intégralité du film). Dans ET, la Chose est nommée (alors qu'elle est innommée, inconnaissable, indicible chez Carpenter), et elle est tout près, tout autour d'Elliot, c'est le monde extérieur, la société. Ce sont les adultes, ce sont eux les envahisseurs qui envahissent la maison, eux qui terrorisent Elliot et ET. ET est un film terrifié et non terrifiant certes, qui prend le point de vue d'un enfant, mais qui montre une telle peur du monde qu'il n'est certainement pas mièvre ou nunuche - ce qui est mièvre ou nunuche c'est ce qui édulcore le monde.
OK, mais je pense que tu as conscience que les gens qui parlent de la mièvrerie d'E.T. pensent au doigt qui s'allume, au comportement de la créature, à ce genre de trucs...
Image

Ego sum qui sum
Strum
n'est pas Flaubert
Posts: 8458
Joined: 19 Nov 05, 15:35

Re: The Thing (John Carpenter - 1982)

Post by Strum »

Wagner wrote:
Strum wrote:The Thing et ET sont deux films paranoïaques. Simplement, dans ET, ce qui est effrayant, ce n'est pas une Chose, c'est le monde des adultes, un monde d'êtres sans têtes et sans humanité (ce n'est pas moi, mais la mise en scène qui le dit, qui filme les adultes comme des jambes, des troncs ou des ombres pendant la quasi-intégralité du film). Dans ET, la Chose est nommée (alors qu'elle est innommée, inconnaissable, indicible chez Carpenter), et elle est tout près, tout autour d'Elliot, c'est le monde extérieur, la société. Ce sont les adultes, ce sont eux les envahisseurs qui envahissent la maison, eux qui terrorisent Elliot et ET. ET est un film terrifié et non terrifiant certes, qui prend le point de vue d'un enfant, mais qui montre une telle peur du monde qu'il n'est certainement pas mièvre ou nunuche - ce qui est mièvre ou nunuche c'est ce qui édulcore le monde.
OK, mais je pense que tu as conscience que les gens qui parlent de la mièvrerie d'E.T. pensent au doigt qui s'allume, au comportement de la créature, à ce genre de trucs...
Oui, mais ces choses-là se rapportent au regard de l'enfant dont le film prend le point de vue. Elles sont comme imaginées par et pour ce regard d'enfant. En tant qu'adulte, le doigt d'ET qui s'allume n'a pour moi rien de magique, mais je le regarde avec indulgence ou bienveillance, comme je le fais en regardant les jeux de mes enfants. En revanche, ce qui dans le film m'intéresse c'est le reste qui se prête au regard de l'adulte, c'est à dire tout ce qui se rapporte à la manière dont Elliot perçoit le monde pour lui terrifiant des adultes. Ce n'est pas ET que je regarde, c'est Elliot. Elliot est là au début et à la fin, tandis qu' ET arrive et repart. A cet égard, le titre du film est presque trompeur ; ET est un film sur Elliot.
Beck
Mytho Boy sans spoiler
Posts: 5016
Joined: 23 Feb 07, 11:54
Location: alif-lam-mim

Re: E.T. l'extraterrestre (Steven Spielberg - 1982)

Post by Beck »

Eh bien ça me fait bizarre de lire tous ces avis positifs, parceque enfant je n'aimais pas ce film et c'est encore le cas aujourd'hui.
Toujours trouvé que ce Euté était le plus grand boloss de toute la galaxie (avec jarjar binks) et je me suis arrêté là quant à l'analyse de ce film :lol:
Certains trouveront mon argumentation (inexistante ?) pauvre, c'est le cas, tout simplement parceque ce film ne m'a jamais donné envie de chercher plus loin.
J'aime pas. Que voulez vous répondre à ça, en effet il n'y a pas grand chose à dire.
Image
Wagner
Assistant opérateur
Posts: 2257
Joined: 2 Oct 04, 19:21
Location: Dans le temps

Re: The Thing (John Carpenter - 1982)

Post by Wagner »

Strum wrote:
Wagner wrote: OK, mais je pense que tu as conscience que les gens qui parlent de la mièvrerie d'E.T. pensent au doigt qui s'allume, au comportement de la créature, à ce genre de trucs...
Oui, mais ces choses-là se rapportent au regard de l'enfant dont le film prend le point de vue. Elles sont comme imaginées par et pour ce regard d'enfant. En tant qu'adulte, le doigt d'ET qui s'allume n'a pour moi rien de magique, et je le regarde avec indulgence ou bienveillance, comme je le fais en regardant les jeux de mes enfants. En revanche, ce qui dans le film m'intéresse c'est le reste qui se prête au regard de l'adulte, c'est à dire tout ce qui se rapporte à la manière dont Elliot perçoit le monde pour lui terrifiant des adultes. Ce n'est pas ET que je regarde, c'est Elliot. Elliot est là au début et à la fin, tandis qu' ET arrive et repart. A cet égard, le titre du film est presque trompeur ; ET est un film sur Elliot.
J'ai une connaissance qui a appelé son fils Elliot, je n'ai osé lui demandé si elle est fan d'E.T :oops:

Blague à part, je suis un peu surpris que l'on aille chercher tant de densité dans le film sous couvert de subjectivité du regard. La prise de vue à hauteur d'enfant est un des principes les plus élémentaires qui soient dès lors que l'on centre un film sur un enfant (oui, oui, La Nuit du chasseur). Les adultes perçus uniquement par des jambes qui s'agitent ne suffisent pas à parler de film où le monde adulte est présenté de manière terrifiante. Distants, inaccesibles, certainement mais cauchemardesque? Ce n'est pas non plus Moonfleet.

Apèrs je n'ai pas d'avis aussi tranché, je trouve que le film a des qualités, mais Spielberg me gêne avec ses tableaux très simples auxquels il a l'air de croire vraiment. Comparer E.T à the Thing, c'est un peu comparer Empire du soleil à Requiem pour un massacre. D'un côté y'a un gamin qui y croit, se fait mettre en joue par un japonais et s'en sort par un salut militaire adressé à trois pilotes qui lui rendent son salut de manière solennelle sur fond de coucher de soleil, de l'autre y'a un gamin qui s'en prend plein la gueule.

Le souci de Spielberg, cinéaste de l'enfance, est qu'il se heurte à des chefs d'oeuvre qui ne se limitent pas à une vision d'enfants émerveillés devant un doigt qui s'allume. Les Walkabout, Messager, un cyclone à la Jamaïque et cie rentrent dans cette catégorie.
Last edited by Wagner on 9 May 11, 15:14, edited 1 time in total.
Image

Ego sum qui sum
Wagner
Assistant opérateur
Posts: 2257
Joined: 2 Oct 04, 19:21
Location: Dans le temps

Re: E.T. l'extraterrestre (Steven Spielberg - 1982)

Post by Wagner »

Beck wrote:Toujours trouvé que ce Euté était le plus grand boloss de toute la galaxie (avec jarjar binks)
E.T est un botaniste chargé de récolter les espèces de plantes terrestres. Parce que c'est un rêveur, il oublie le temps et rate le vol de départ; ça le rend déjà un peu plus sympathique que jar jar qui est juste très con.
Image

Ego sum qui sum