La Ligne Rouge (Terrence Malick - 1998)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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ApOk
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Re: La Ligne Rouge (Terrence Malick - 1998)

Post by ApOk »

http://www.slate.fr/story/28747/terrenc ... igne-rouge

On y apprend des détails amusants.
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Flol
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Re: La Ligne Rouge (Terrence Malick - 1998)

Post by Flol »

"Musique retentissante de Hans Zimmer" ? S'il avait parlé de celle d'Inception, là d'accord...mais sur le Malick, Zimmer a certainement composé sa musique la plus calme et contemplative de toute sa carrière.
Pour le reste, je n'ai pas encore fini l'article ; mais ça a l'air intéressant. :)
Nass'
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Re: La Ligne Rouge (Terrence Malick - 1998)

Post by Nass' »

Le blu-ray s'annonce monstrueux avec une précision de l'image qui, selon le journaliste, rivalise avec le documentaire Baraka :shock:

http://www.lesnumeriques.com/la-ligne-r ... 1_141.html
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monk
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Re: La Ligne Rouge (Terrence Malick - 1998)

Post by monk »

Pour avoir survolé le BR Criterion, je peux te dire qu'elles sont tout simplement à tomber !
Jericho
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Re: La Ligne Rouge (Terrence Malick - 1998)

Post by Jericho »

Et merde...
Ca va être donc un rachat pour moi.
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Wagner
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Re: La Ligne Rouge (Terrence Malick - 1998)

Post by Wagner »

Baraka, peut-être pas, mais c'est du presque parfait, rien à voir avec le DVD de toute manière (je parle sur la base du criterion, mais vu que ce sera la meme soupe).
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Nass'
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Re: La Ligne Rouge (Terrence Malick - 1998)

Post by Nass' »

Les salauds, ils sortent cette réédition à l'aube de l'arrivée de Tree of Life. Mon portefeuille va souffrir :(
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tenia
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Re: La Ligne Rouge (Terrence Malick - 1998)

Post by tenia »

Wagner wrote:Baraka, peut-être pas, mais c'est du presque parfait, rien à voir avec le DVD de toute manière (je parle sur la base du criterion, mais vu que ce sera la meme soupe).
Baraka, le super master au transfert DNRisé et bardé de halos ? :mrgreen:
Wagner
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Re: La Ligne Rouge (Terrence Malick - 1998)

Post by Wagner »

tenia wrote:
Wagner wrote:Baraka, peut-être pas, mais c'est du presque parfait, rien à voir avec le DVD de toute manière (je parle sur la base du criterion, mais vu que ce sera la meme soupe).
Baraka, le super master au transfert DNRisé et bardé de halos ? :mrgreen:
Vraiment?
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Re: La Ligne Rouge (Terrence Malick - 1998)

Post by monk »

Tenia avait pointé des captures un peu pointues qui montraient tout ça, effectivement. Pour le coup, la ligne rouge c'est bien bien au delà !
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tenia
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Re: La Ligne Rouge (Terrence Malick - 1998)

Post by tenia »

monk wrote:Tenia avait pointé des captures un peu pointues qui montraient tout ça, effectivement. Pour le coup, la ligne rouge c'est bien bien au delà !
Les mêmes gens qui avaient pointé du doigt Baraka classe La ligne rouge (en édition US Criterion) 6e meilleur Blu Ray d'un point de vue visuel jamais édité, et 1er BR pour un film live.
C'est dire.
Quant à Baraka, je tiens tout de même à dire que le transfert passe très bien. Mais les halos se repèrent assez facilement lors du visionnage, et le DNR rend certains visages assez cireux. Pour le reste, il n'empêche que le niveau de détail reste formidable.
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Re: La Ligne Rouge (Terrence Malick - 1998)

Post by Alligator »

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http://alligatographe.blogspot.com/2011 ... -line.html

"The thin red line", "blu-ray", "Criterion" : je devrais me contenter d'écrire juste ça. Tout est dit. Vous imaginez sans peine l'extraordinaire spectacle. Une précision hallucinante qui vous précipite dans la guerre, les sens tournés vers la lumière, la netteté des détails, la finesse du moindre bruit, murmure, souffle de vent ou chute du petit grain de poussière. Le Blu-ray Criterion donne non pas l'impression mais bel et bien la certitude d'être dans les meilleures conditions pour apprécier le film. En dehors de l'expérience embrassante de la grande salle noire qui vous enveloppe, j'imagine qu'on ne fera jamais mieux qu'un blu-ray Criterion sur grand écran full HD.

Le film de Terrence Malick est avant tout une expérience physique, se prête merveilleusement bien à cette technologie qui permet de créer chez soi une relation au film très singulière dans laquelle la vision et l'ouïe sont particulièrement sollicitées. Le détail de l'image scintillante, tellement attentive au moindre reflet dans l'eau, au plus petit mouvement d'herbe est tout simplement époustouflant. On ne peut donc pas perdre une seule miette du film et ainsi on se laisse fondre dans une histoire pourtant parfois rebutante. Quoi de mieux qu'une bonne guerre, madame, monsieur, pour explorer les peurs ultimes? Celles de la mort prennent ici des figures bien différentes selon les soldats, leurs visions, leurs philosophies de vie, leurs attitudes varient face au danger. L'un s'esquive dans la folie, l'autre emprunte à la haine de l'ennemi la rage nécessaire pour continuer, celui-là pense à sa femme, cet autre s'imprègne de la beauté de la nature qui l'entoure et fonde ainsi une foi panthéiste qui donne un sens à cette geste militaire et à son éventuel décès. La confrontation de ce croyant joué par un James Caviezel dont le regard bleu semble habité avec l'agnostique Sean Penn dessine la relation complexe que peuvent nouer d'aussi inconciliables positions sans verser dans le simplisme, car les deux sont tout de même subjugués par ce fossé entre eux. A cette opposition de vues se mêle une sorte de fascination réciproque, devant ce grand mystère que constitue l'autre et son aptitude à avancer malgré cette philosophie si contraire à la sienne, celle qui lui sert de béquille ou d'armure.

L'autre grande aventure humaine que la caméra et les acteurs inspectent est celle de Nick Nolte et Elias Koteas, celle des hommes qui ont des ordres et doivent en donner : où placer la priorité entre objectif militaire et salut des hommes? Qu'est-ce que la responsabilité en ces temps de guerre? Où se situe la part d'ambition de ces deux hommes? Elles sont si divergentes. Cette autre incompréhension se révèle flagrante dans des dialogues d'une importance capitale.

Souvent au cours du film, ce sentiment d'assister à l'expression d'une parole pesée, dense, d'un calcul très intelligent mais surtout d'une portée tellement élargie, ce sentiment vous submerge, vous enlace tout aussi bien que la douceur des séquences de respiration que le scénario aménage souvent entre deux batailles grâce à la nature quiète, impartiale, à la sérénité empreinte de la certitude d'être éternelle, invincible.

Ce va et vient entre paix et guerre est continu. Il permet de transcender à la fois (à la foi, devrais-je dire) les hommes face à leur mort, à la peur qui les accompagne dans le fracas de la guerre mais également la place qu'ils estiment occuper dans l'univers, que ce soit dans cette compagnie Charly ou dans leur famille ou bien encore dans leur solitude en tant que père, fils ou mari.

Bien évidemment, "The thin red line" n'est pas qu'un film de guerre. Ce qui en fait sa force n'est pas uniquement lié à sa forme. La réflexion métaphysique qu'il intègre dépasse le simple récit de guerre afin de lui donner une épaisseur, une justification, une explication. "The thin red line" est un "parce que", une réponse à ces interrogations existentielles parfois difficilement supportables qui jalonnent la vie d'un être humain surtout quand des évènements tragiques viennent la malmener. Malick ne résout rien cependant. Ne ne nous méprenons pas : ses réponses ne sont pas définitives, elles se veulent avant tout de horizons vers lesquels tourner le regard. Comme des baumes sur le cœur, elles permettent d'envisager la rudesse de la vie avec un état d'esprit particulier. Je ne suis pas très féru de philosophie antique mais je crois pouvoir le relier au stoïcisme, cet art de vivre en acceptant le sort contraire. Le stoïcisme n'empêche pas les pleurs.

Ce film joue donc énormément sur l'émotion du spectateur. Je me rends compte ce que cette phrase pourrait laisser entendre de péjoratif. Non, non, rien de cela dans ma caboche! Mais je veux dire que le film emporte l'adhésion sur ce point là essentiellement.

Je note cela justement parce que je me suis senti un peu exclu de ce processus qui me passe sous le nez de manière évidente. J'ai été bouleversé par intermittence, sur certains moments du film, par petites touches, mais pas vraiment sur ce que j'ai décrit tout à l'heure, cet état d'esprit général, cette philosophie de vie si brillamment incarnée, illustrée par la mise en scène et image de Terrence Malick. Il y a une barrière que je n'ai pas réussi à sauter. Je comprends, j'entends les personnages, je ressens bien le film, mais en aucun cas, il ne me permet de m'élever. Je l'aime beaucoup. Mais je ne l'adore pas. Les films que j'adore m'apportent quelque chose que je n'avais pas. Je ne suis ni panthéiste, si stoïcien, ni mystique. A la limite je me sens plus proche du personnage de Sean Penn et peut-être est-ce là l'obstacle, ce qui m'empêche de jouir pleinement du film, de ne pas me sentir emporté?

Ce n'est pas faute d'en avoir les arguments scéniques. Foutre, quelle flopée de bons comédiens! Quelle précision dans la direction d'acteurs! Les comédiens offrent des prestations de toute beauté, dans la complexité, avec une subtilité partout présente, aidés il est vrai par un scénario qui, on l'a vu, propose un regard d'une richesse alléchante. Même si je n'ai pas pu en profiter autant que la majeure partie des spectateurs, j'ai tout de même eu un grand plaisir à voir ce film, ces images magnifiques et ces comédiens totalement investis.
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Flol
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Re: La ligne rouge (Terrence Malick, 1998)

Post by Flol »

Carcharias wrote:- Que dit Staros lorsqu'il raccroche de la communication avec Tall concernant l'ordre refusé [1:06:27]
"Ta echi chasi aftos. Then xery tee moo lay"
Ce qui signifie en Grec : "He's lost it. He doesn't know what he's saying"
A signaler que cette phrase serait une improvisation de Koteas :idea:
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Re: La ligne rouge (Terrence Malick, 1998)

Post by Ouf Je Respire »

Ratatouille wrote:
Carcharias wrote:- Que dit Staros lorsqu'il raccroche de la communication avec Tall concernant l'ordre refusé [1:06:27]
"Ta echi chasi aftos. Then xery tee moo lay"
Ce qui signifie en Grec : "He's lost it. He doesn't know what he's saying"
A signaler que cette phrase serait une improvisation de Koteas :idea:
T'as fait du grec moderne, toi? :mrgreen:
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Re: La ligne rouge (Terrence Malick, 1998)

Post by Major Tom »

Ratatouille wrote:
Carcharias wrote:- Que dit Staros lorsqu'il raccroche de la communication avec Tall concernant l'ordre refusé [1:06:27]
"Ta echi chasi aftos. Then xery tee moo lay"
Ce qui signifie en Grec : "He's lost it. He doesn't know what he's saying"
Nous avons trouvé un interprète grec mais il ne parle que le roumain. Alors il nous a fallu trouver un interprète roumain mais il ne parle que le russe. Le russe que le tchèque et le tchèque que l'anglais. Heureusement moi, je parle anglais...

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