Il y a 20 ans au cinéma ("P*****, 20 ans...")

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Flol
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Re: Il y a 20 ans au cinéma...

Post by Flol »

Piercelire wrote:Eyes wide shut en salles, c'est comme ta première tartelette framboise.
Je l'avais vu à sa sortie au Mégarama de Villeneuve-la Garenne avec une copine. C'était un samedi et en VF, ça m'était passé complètement au-dessus de la tête.
Il faudrait peut-être que je le revoie un jour.
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Watkinssien
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Re: Il y a 20 ans au cinéma...

Post by Watkinssien »

Flol wrote:
Piercelire wrote:Eyes wide shut en salles, c'est comme ta première tartelette framboise.
Je l'avais vu à sa sortie au Mégarama de Villeneuve-la Garenne avec une copine. C'était un samedi et en VF, ça m'était passé complètement au-dessus de la tête.
Il faudrait peut-être que je le revoie un jour.
Cela peut s'expliquer si la copine en question était mignonne.
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harry
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Re: Il y a 20 ans au cinéma...

Post by harry »

Karras wrote:Quelques tops annuels de la presse française :

Les Inrockuptibles
1. Eyes wide shut (Stanley Kubrick)
2. Sombre (Philippe Gandrieux)
3. Gummo (Harmony Korine)
4. Sicilia ! (Jean-Marie Straub & Danièle Huillet)
5. New rose hotel (Abel Ferrara)
6. Le fleuve d'or (Paulo Rocha)
7. Une histoire vraie (David Lynch)
8. Tout sur ma mère (Pedro Almodovar)
9. Ghost dog (Jim Jarmusch)
10. Cure (Kiyoshi Kurosawa)
11. Babe, le cochon dans la ville (George Miller)
12. Rosetta (Luc & Jean-Pierre Dardenne)
13. Perfect blue (Satoshi Kon)
14. La lettre (Manoel de Oliveira)
15. Happiness (Todd Solondz)
Une des pires seances de ma vie, une espece de boucle temporelle infinie ou le temps s'etire jusqu'a se figer... Sentir sa barbe et ses cheveux pousser en live tellement le film t'enfonce dans la torpeur.

Le Solaris de Soderberg a cote c'est du Michael Bay sous cocaine!
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manuma
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Re: Il y a 20 ans au cinéma...

Post by manuma »

D'après mon frère, qui me le rappelle régulièrement, j'ai dû dormir une bonne demi-heure pendant The Matrix (jamais revu depuis). Le même jour, je m'étais aussi tapé le nullissime The Mod squad avec Claire Danes. Mais là, j'avais tenu bon...

Autrement, mes 2 grosses claques ciné de l'année: La Ligne rouge et EXistenZ.
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Alexandre Angel
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Re: Il y a 20 ans au cinéma...

Post by Alexandre Angel »

Bien je vais me mettre en mode 7swans.

spoilers interdits aux moins de 12 ans!!! (à l'attention des modérateurs)

Cette une histoire que j'ai déjà racontée mais je vais légèrement l'étoffer.
Nous sommes début juin 1999 et j'ai 33 ans.
Sortie ciné avec papa, maman, qui n'ont jamais été adepte d'un cinéma trop tordu bien qu'amateurs de cinéma.
"Qu'est ce qu'on va voir?"
"Oh, j'ai une idée!" dis-je
Cette idée sera très mauvaise et je ne sais toujours pas ce qui m'a pris alors que je connaissais déjà le réalisateur mais la bande annonce me faisait l'effet d'être primesautière, joyeusement indé, faisant miroiter un film rafraîchissant.

"Vous allez voir"
dis-je à mes vieux, "ça va être rafraîchissant, ça fait un peu Woody Allen".

Pourtant, j'avais repéré que le film était interdit aux moins de 12 ans mais rien n'y faisait, je m'étais mis en tête que ça allait être frais.

Il s'agissait de Happiness, de Todd Solondz et les connaisseurs de l'oeuvre du cinéaste savent à quel point c'est cinglant, vachard, caustique, peuplé de freaks névrosés, frustrés, détraqués.
Todd Solondz, c'est un peu l'envers monstrueux mais non dénué de compassion d'un certain esprit Sundance.

Bref, projection du film.
On y voit Philip Seymour Hoffmann harceler l'héroine au téléphone en se masturbant. Gros plan sur le mur maculé de sperme.
Un ado à lunettes a un père psychiatre (de mémoire)et accessoirement pédophile.

Il viole le petit camarade de son fils, en visite à la maison.

Confrontation du fils et du père juste avant que la police ne débarque.
- "Papa, qu'est ce que tu as fait à Jaimie?"
- "Je l'ai enculé."
- "Et si je n'étais pas ton fils, tu m'aurais enculé?"
- "Oui, je t'aurais enculé."

Séquence très forte, incroyablement gonflée et assez émouvante, magnifiquement jouée.

Plus tard, la famille ayant déménagé (le père est évidemment en prison), nous la retrouvons dans un immeuble surplombant une piscine (c'est peut-être à Miami).
L'ado, qui n'arrive jamais à jouir quand il se masturbe, mate, depuis le balcon, une femme torse nu qui bronze au bord de la piscine.

Il se touche et là ça marche, son premier sperme gicle sur la rambarde supérieure du balcon (gros plan de la sécrétion sur le métal).
Le berger allemand familial sort de l'appartement et vient lécher le sperme, revient, et fait un bisou à sa maîtresse, sous les yeux du grand-père Ben Gazzara.

Et générique de fin.

Si jamais un fauteuil m'a englouti dans toute mon existence, c'est bien celui sur lequel j'étais assis.

Il se trouve que mes parents étaient derrière moi.

Et c'est en cours de générique que ma mère , obligée de se baisser pour atteindre mon oreille entre deux fauteuils, réussit à glisser, tout doucettement, en son creux :
"Il était très rafraîchissant ton film."
Last edited by Alexandre Angel on 9 Jan 19, 21:23, edited 1 time in total.
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Supfiction
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Re: Il y a 20 ans au cinéma...

Post by Supfiction »

Alexandre Angel wrote: "Il était très rafraîchissant ton film."
:lol:
Cool ta mère, y en a qui aurait crié au scandale.
Spoiler (cliquez pour afficher)
 «C'est un scandale. Un scandale. Ça gagne du pognon, ça. Sur le dos du pauvre populo..».
Je me rappelais que le film était glauque mais pas à ce point.
Pour ta prochaine séance familiale, je te propose l’intégrale de Louis CK.
Last edited by Supfiction on 9 Jan 19, 21:29, edited 1 time in total.
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Alexandre Angel
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Re: Il y a 20 ans au cinéma...

Post by Alexandre Angel »

Supfiction wrote:Pour ta prochaine séance familial, je te propose l’intégral de Louis CK.
Non, ils ont toujours bien rigolé à ce qui les choquent.

C'est surtout que j'ai très mal calculé cette séance :mrgreen:
Last edited by Alexandre Angel on 9 Jan 19, 21:39, edited 1 time in total.
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Supfiction
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Re: Il y a 20 ans au cinéma...

Post by Supfiction »

Alexandre Angel wrote:
Supfiction wrote:Pour ta prochaine séance familiale, je te propose l’intégral de Louis CK.
Non, ils ont toujours bien rigolé à ce que qui les choquent.

C'est surtout que j'ai très mal calculé cette séance :mrgreen:
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MJ
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Re: Il y a 20 ans au cinéma...

Post by MJ »

Alexandre Angel wrote:On y voit Philip Seymour Hoffmann harceler l'héroine au téléphone en se masturbant. Gros plan sur le mur maculé de sperme.
Tiens, aucun souvenir de ce plan durant cette scène (je l'ai pourtant revu il y a quelques mois). Ca dit peut-être quelque chose du film, qu'il soit suffisamment truffé de moments mémorables pour ne plus être sûr qu'un détail de ce genre à un certain moment y soit ou pas (je me souviens bien de l'éjaculation finale, forcément).
Un ado à lunettes a un père psychiatre (de mémoire)et accessoirement pédophile.
Psychothérapeute plutôt, mais c'est bien l'idée.
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Jack Griffin
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Re: Il y a 20 ans au cinéma...

Post by Jack Griffin »

MJ wrote:
Alexandre Angel wrote:On y voit Philip Seymour Hoffmann harceler l'héroine au téléphone en se masturbant. Gros plan sur le mur maculé de sperme.
Tiens, aucun souvenir de ce plan durant cette scène (.
Pas revu depuis plusieurs années et je me rappelle très bien de ce plan (il colle même une carte postale sur le mur)
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Alexandre Angel
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Re: Il y a 20 ans au cinéma...

Post by Alexandre Angel »

Jack Griffin wrote:Pas revu depuis plusieurs années et je me rappelle très bien de ce plan (il colle même une carte postale sur le mur)
Je commençais à avoir un doute mais je me souviens pas de la carte postale :mrgreen:
MJ
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Re: Il y a 20 ans au cinéma...

Post by MJ »

Jack Griffin wrote:Pas revu depuis plusieurs années et je me rappelle très bien de ce plan (il colle même une carte postale sur le mur)
Faut pas se faire des séances après 23 heures.
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7swans
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Re: Il y a 20 ans au cinéma...

Post by 7swans »

Alexandre Angel wrote:
Jack Griffin wrote:Pas revu depuis plusieurs années et je me rappelle très bien de ce plan (il colle même une carte postale sur le mur)
Je commençais à avoir un doute mais je me souviens pas de la carte postale :mrgreen:
Je me souviens bien de la carte postale, c'était le détail un peu "croquant" de la scène, son point d'orgue. :mrgreen:

Souvenir similaire concernant Happiness. Visionnage en famille, à la sortie du film en location. Mes parents étaient sur deux canapés devant la télé, moi derrière eux sur un fauteuil. Je me souviens de mes mains moites lors des scènes que tu cites, et de mes coups d'oeil nerveux vers mes parents. Cela dit, j'avais adoré le film, et j'avais passé le week-end à montrer la scène de la carte postale à mes potes. C'était devenu une private joke.

En revanche, je n'arrive pas à me souvenir ce qui me poussait si fort vers le film de Solondz à cet age là. J'étais allé jusqu'à réserver le film pour être sûr de l'avoir à son arrivée dans mon vidéo club. Quand en 2002, je suis allé pour la première fois aux USA, j'avais écumé les video store pour trouver le DVD de Welcome to the Dollhouse. J'étais revenu avec Storytelling (qui venait de sortir sur le support là bas).
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Alexandre Angel
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Re: Il y a 20 ans au cinéma...

Post by Alexandre Angel »

7swans wrote:Je me souviens de mes mains moites lors des scènes que tu cites

:lol:
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Mosin-Nagant
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Re: Il y a 20 ans à la télévision...

Post by Mosin-Nagant »

Il y a 20 ans, jour pour jour, était diffusée, pour la première fois aux USA, la plus grande série américaine de tous les temps.

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Alors on pourra me répondre que ce topic est entièrement dédié au cinéma. Oui mais, voilà, si c'est pas du cinéma : "It's not TV, it's HBO".
La création de David Chase surpasse tellement d'histoires prévues pour le grand écran...

https://www.lemonde.fr/televisions-radi ... 55027.html

https://www.irishtimes.com/culture/tv-r ... 8?mode=amp
The Washington Post wrote:
Spoiler (cliquez pour afficher)
‘The Sopranos’ at 20:
How did the show change TV — and us?


By Helene Stapinski January 7

When I first heard about “The Sopranos,” I was reluctant to watch it. I knew this world — two-bit Jersey mobsters, their consiglieri and goomars — way too intimately. As a fledgling reporter, I had covered a mob trial back in the ’80s in Newark and heard my cousin’s name mentioned in the secretly recorded FBI tapes. I’d even written a book, “Five-Finger Discount,” with real characters from my own family — including a murderous grandfather called Beansie — that were eerily similar to David Chase’s creations. How could a TV show capture the world that I genuinely understood from the inside out?

Though I was a huge “Godfather” fan, I hated movies that poked fun at Italian Americans — “My Blue Heaven” and even “Moonstruck,” which I did come to love in time. Italian Americans aren’t all morons existing for your comic pleasure. I had a chip on my shoulder as thick as a slice of Sicilian pizza.

But out of curiosity, I tuned in to “The Sopranos.” From the opening credits, with Tony’s drive out of the Lincoln Tunnel through the urban wasteland where I grew up and into the “safety” of the suburbs, I was hooked. Because of my own life and my family’s hilarious and alarming story, I identified with Tony when he told his therapist, “I find I have to be the sad clown. Laughing on the outside, crying on the inside.”

I wasn’t the only one who identified.

“The Sopranos” was a huge hit with both critics and viewers — here was a family comedy and drama that didn’t insult our intelligence, that told a layered story, punctuated with a smart and varied playlist. Its characters were sometimes dumb, but they were always complex and genuine with an incredible cast led by James Gandolfini, who walked the line between brutal and sensitive every week and made “The Sopranos,” well, sing.

The landscape of television — and American culture — was changing right before our eyes. Television was generally a vast wasteland of laugh tracks and the occasional happy-ending dramedy. But “The Sopranos” raised the bar for narrative storytelling. Tony murdering a Mafia turncoat between stops on a college tour with his daughter, Meadow, shifted our standards on television violence. It paved the road for smart but graphic shows such as “Game of Thrones,” “Boardwalk Empire” and even international hits such as “Berlin Babylon.”

Before social media and online video services, “The Sopranos” succeeded on old-fashioned word of mouth and marketing. Viral was still a word associated with the flu. Streaming and binge-watching hadn’t entered our vocabulary. But because of the revolution that “The Sopranos” started, TV would displace film as our main conduit for entertainment.


http://www.critictoo.com/les-chroniques ... nt-20-ans/

J'ai hâte de recevoir ce livre, histoire de se reprolonger, avec un peu de tristesse, dans les coulisses de ce qui fut ma grande baffe artistique d'il y a 20 ans.
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The Washington Post wrote:
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Like most family milestones, it’s hard to believe that 20 years have passed since the first episode of “The Sopranos” aired. To celebrate the anniversary, festivals and other events are being planned, as is a prequel feature film. A dense, all-encompassing book about the show — “The Sopranos Sessions” — has just been released, a psychological and philosophical deep dive written by two former Star-Ledger writers who were there on the ground floor. (The Ledger is the paper Tony memorably picked up in his driveway.)

I approached the book as I did the show: with trepidation. But like Chase and Gandolfini, these guys — Matt Zoller Seitz, TV critic for New York magazine, and Alan Sepinwall, chief TV critic for Rolling Stone — are the real deal. Their analysis of that opening-credits drive — which compares the ride to the evolution of immigrants in American society — is enough reason for any fan to buy this book.

Then there are the exclusive interviews with Chase, who doesn’t talk to many reporters. Brilliantly, they start with the question: Tell us about your mother. (Chase admits he based Tony’s mother, Livia, on her and says actress Nancy Marchand ­eerily channeled her. “My mother was nuts,” says Chase, “and she obviously did not have a happy childhood.”) There’s also lengthy discussion of that controversial, ambiguous last episode, filmed at Holsten’s, where I have enjoyed the occasional onion ring since the screen went black in 2007. (Chase tries to keep his responses ambiguous.)

The authors explain, in extended “Infinite Jest”-like annotations, the actors’ ties to “The Godfather,” “Goodfellas” and the rest of the world that came before and after, and reintroduce us to Livia, Silvio and Carmela and Uncle Junior and Christopher and all the characters who have been standing there all these years in the shadows of our subconscious, waiting to whack us once again. They hit, head on, the Italian American community’s hatred of the show, glorifying gangsters at the expense of all the hard-working Italian Americans. (“I think it did a lot to raise the profile of Italians,” says Chase. “I know they were gangsters and killers, but I think for the right audience, they were very innocent. . . . they were human beings.”) They call out episodes that alienated viewers, such as the one in Season 3 when a stripper is violently killed.

They discuss Chase’s use of symbolism — eggs as a harbinger of death and the number seven — as well as literary and cinematic allusions, making the show seem even more of a dark masterpiece than we thought. The writers pick apart and analyze, in exhaustive and exhausting detail, each hilarious and disturbing episode of the seven seasons, making you want to go back and watch them all over again.

But I’m not sure I can bring myself to see them again. It would be like going through childbirth again or reliving the pain of adolescence or going through that bad breakup twice. There was beauty there, yeah, but mostly pain and darkness. Could I handle it all again?

Tony is like an old lover you hold dear in your memories but never really see again. The book ends with Chase’s eulogy of Gandolfini, a letter to his dead friend. When I heard Gandolfini died in 2013, I felt the shock that usually comes when a family member passes. For me, it was up there with John Lennon being shot. Because of what he put out there, because of his vulnerability and power, we thought we knew Gandolfini. And Tony.

Maybe I’m afraid to re-watch the show because I’m worried his performance and the series won’t hold up, even though the authors say here that they do.

Television, and storytelling in general, is better because of “The Sopranos.” But so much, too much, has changed for the worse since those days, which we thought — silly us — were so complicated and grave.

Helene Stapinski is the author of “Five-Finger Discount: A Crooked Family History,” “Baby Plays Around: A Love Affair, with Music” and “Murder in Matera: A True Story of Passion, Family, and Forgiveness in Southern Italy.”

THE SOPRANOS SESSIONS
By Matt Zoller Seitz and Alan Sepinwall
Harry N. Abrams. 464 pp. $30
Every day's a gift. It's just... does it have to be a pair of socks?
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