Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Supfiction
Howard Hughes
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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Post by Supfiction »

Oui. Le début est assez réussi mais plus on avance dans le film dans la seconde partie et plus l’intérêt décroît jusqu’à l’ennui et la perplexité. Un bilan tout de même positif pour moi.
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tenia
Le Choix de Sophisme
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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Post by tenia »

Moi c'est un peu le contraire, notamment parce que je trouve le personnage de Ben assez intéressant, là où Haemi est par moments très soûlante.
Mais je trouve quoiqu'il en soit la 2e moitié plus remplie, plus intéressante.
The Eye Of Doom
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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Post by The Eye Of Doom »

Attention spoilers !!!
Apres avoir les 7 pages precedentes, je contribue suite à la decouverte du film hier.
J’ai beaucoup aimé tout le debut jusqu’a la fameuse scene, que personnellement j’ai trouvé tres chouette.
Apres j’ai peu à peu décroché...
peut etre devant une direction qui ne me convenait guere, recit policier et/ou parabole sociale. La forme reste constamment remarquable mais il y a un dispositif qui se met en place dans lequel finalement je ne suis pas rentré.
Comme si finalement, il fallait raconter une histoire autre que ce curieux et trouble couple à trois.
Et puis ce personnage taiseux m’a lassé.
L’issue semble tracée d’avance et la derniere scene, remarquable d’autre part, conclut avec peu de surprise l’ensemble.

Je suis surpris que personne ici n’est rapproché le film de Parasite. Bien qu’ils suivent des voies differentes, tout deux visent le meme propos : tenir un discours « de classes » sur la société coreen. Et tout deux, je trouve, ne savent pas comment terminer leur film. Ici, on surjoue le trouble, la t’il fait ou pas fait. Dans Parasite, on surjoue le gore.
Les deux ne m’ont pas satisfait.
Dans Burning, l’auteur n’assume pas le choix d’un vrai discours sur la haute société « cannibale ». On le comprends un peu mais pourtant si le theme n’est pas nouveau (traité serieusement dans des films noir ou dans souvent dans le fantastique, désolé pas de titres precis en tete à l’instant), le talent visible de l’auteur et la forme choisie pouvait il me semble autoriser un tel propos radical: oui, il l’a fait, l’assume et échappe ou pas à la justice/vengeance du classe.
Ici, tout laisse à penser que finalement, Ben est innocent et que le crime final est moins un acte de vengeance qu’un assassinat de riche par frustration.
Cette ambiguïté ajout’elle de la richesse au film ? Chacun jugera.

Dans Parasite, Bong Joon ho assume frontallement sa charge (tout le monde en prend pour son grade) mais n’a pas non plus trouvé comment bien conclure son film, enfin selon moi. Finir par un massacre c’est en fait un peu facile.

Sinon, j’ai pensé aussi a Under the silver lake ». On n’est pas tres loin. Il aurait suffit de finir le film avec le defoulement sur le pianiste et on avait un // interessant entre les parcours de JongSu et Sam.

Je n’ai trop compris les arguments évoqués ici sur le naturalisme devoyé, le film pour festival occidental, la detestation du passage « poétique »,...
Je suis plutôt comme Alexandre Angel page precedente pour aimer ce que l’on trouve à aimer dans une oeuvre.
J’ai été sensible à plein de choses dans Burning, notamment grace à une mise en scene et une interprétation remarquable.
Des choses m’ont moins plu mais je jette pas le bebe avec l’eau du bain.