Robert Guédiguian

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Supfiction
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Robert Guédiguian

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La villa

Encore incertain sur mon avis sur ce film qui semble ne faire qu’effleurer de nombreuses thématiques pour s’achever sur rien comme si Guédiguian lui-même était perdu dans ses convictions. A l’image de la gauche d’aujourd’hui peut-être et du coup le film est bel et bien le reflet de l’époque. De très beaux moments néanmoins comme ce flashback magique ou l’éclat des scènes entre Ariane Ascaride et Robinson Stévenin.
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Jeremy Fox
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Re: Robert Guédiguian

Post by Jeremy Fox »

J'aime beaucoup le cinéaste et notamment son film La Ville est tranquille

Le Promeneur du champ de mars :

Un portrait sincère et émouvant de François Mitterrand durant les derniers mois de sa vie. Mais plus qu'un biopic, c'est surtout une réflexion sur la vieillesse et sur la mort à laquelle nous convie le cinéaste du Sud. Aidé par un Michel Bouquet absolument magnifique et totalement immergé dans son personnage, Guediguian nous délivre un film à la fois intelligent, humain et très émouvant ponctué de belles phrases qui auraient été dites par le Président et sur lesquelles nous avons tout le loisir de méditer car le film est non seulement dénué d'intrigues mais aime à prendre son temps. Quoique l'on pense du personnage, Mitterrand fut un homme brillant, cultivé et fin psychologue ; c'est surtout ça qui ressort de cette œuvre à la fois modeste, profondément mélancolique et très touchante. Dommage qu'en face de Michel Bouquet, Jalil Lespert semble aussi maladroit.
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Thaddeus
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Re: Robert Guédiguian

Post by Thaddeus »

Supfiction wrote:Robinson Stévenin.
Qui désormais, la calvitie galopante aidant, est devenu un quasi-sosie de son père.
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Thaddeus
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Re: Robert Guédiguian

Post by Thaddeus »

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(en italiques : films découverts en salle à leur sortie)


Dieu vomit les tièdes
Ils étaient quatre enfants qui voulaient changer le monde, pas exactement un club, plutôt une tribu. Les années ont passé et leurs idéaux ont grise mine, la cote des valeurs de gauche est tombée au plus bas. En exprimant la mélancolie de cette génération désenchantée, l’auteur observe le déclin d’une certaine tradition ouvrière, d’une mouvance pas seulement communiste, de la mémoire des luttes passées à la posture suicidaire qui leur a succédé. Il signe un film obsédé par la perte et la trahison, réfutant le pittoresque du Sud (le soleil, l’accent, la légèreté) pour privilégier une forme d’amertume contemplative. Mais desservi par une narration erratique et approximative qui ne fixe jamais ses points d’impact, il échoue à insuffler aux personnages et à leur histoire l’émotion qu’ils auraient pu transmettre. 3/6

À la vie, à la mort !
Une histoire de gens simples, comme on dit des gens qui ont si peu que c’est presque rien. Tour à tour porte-parole et centres d’intérêt privilégiés, représentants du passé et figures sociales de la misère contemporaine, ils manquent tous de quelque chose, argent ou travail, logis ou famille, partenaire (du moins sexuel) ou espoir. Mais ce qui touche est l’évidence que ces gens-là, au plein cœur du dénuement, ne renonceront pas aux commandements de la conscience, que rien à leurs yeux ne justifiera jamais l’abandon des valeurs qui fondent la morale. En sauvant les fictions simples de la culture populaire, en les faisant éclater par une circulation transparente du sentiment, du geste et de la parole, l’auteur entérine son respect chaleureux pour des êtres dont la vie n’est ni un mélodrame ni un conte de fées. 4/6

Marius et Jeannette
Guédiguian a deux credos : Marseille (un quartier phocéen gorgé de soleil) et la famille (où les coups de gueule s’apaisent autour d’un aïoli et où les querelles conjugales s’achèvent dans un grand éclat de rire). Ce film-là se sirote comme un pastis serré, se déguste comme un plat de rougets grillés, se hume comme le vent du large, et entérine les vertus pédagogiques et engagées du cinéaste sous une forme aussi modeste que chaleureuse. La précarité de la situation sociale, la valeur de la solidarité face au chômage et à l’injustice font perdurer la foi en un cinéma d’humanisme militant, qui serait exonéré des lourdeurs du misérabilisme. C’est un conte social mâtiné de théâtre de rue, une œuvre tendre et enchantée qui réchauffe le cœur, entre faconde obstinée et dignité lumineuse. 5/6

À l’attaque !
Dans Providence, Alain Resnais formalisait de façon vertigineuse les affres de la création littéraire. Toutes proportions gardées, le réalisateur marseillais reprend le dispositif et épouse le travail laborieux, les errances, les coups de gomme et les enthousiasmes forcés de deux scénaristes aux prises avec un script rebelle. Le portrait de ces auteurs en ratés sympathiques et sincères dévoile un côté facétieux tout à fait réjouissant, en plus de pointer avec humour les limites d’un système où la grandeur généreuse du peuple s’oppose invariablement aux bassesses des puissants. L’ensemble, simple comme une leçon de choses et drôle comme une farce consciente de ses facilités, assume sa vocation engagée tout en détournant sa finalité par un éclat de rire, clin d’œil assez gros pour nous rendre complices et heureux. 4/6

La ville est tranquille
Dès le premier plan, la caméra décolle de l’anecdote, sort du microcosme du quartier pour embrasser cette Marseille frappée de maux destructeurs que l’auteur indigné affronte avec une ardeur pathétique. Là où tout pourrait valser en ordre dans un décor folklorique, ruptures et pentes sèches se multiplient selon un désir affolé qu’active l’attente des catastrophes à venir. De l’ouvrière courage accablée par la pression du fatum à l’ado héroïnomane, du docker gréviste devenu taxi au socialiste aveuglé, de l’ex-taulard noir posant les bonnes questions au bistrotier cachant un tueur à gages marmoréen, chaque naufragé de la vie nourrit de sa poignante humanité la mosaïque d’un tissu social calcifié, d’un désenchantement politique dépeints avec une force, une noirceur et une violence à vriller les entrailles. 5/6

Marie-Jo et ses deux amours
Des nus et des bateaux : tout le projet du film le plus tragique et douloureux du cinéaste pourrait se résumer à ces deux motifs. Les premiers, hommes et femmes, valent pour l’humanité toute entière ; les seconds, petits ou grands, symbolisent leur destin voyageur, leur besoin d’aller voir ailleurs, leurs pulsions de vie et de mort. Dans l’écrin indigo de la cité aux mille ressacs, une femme blessée d’amour porte en elle ce goût de peau et de larmes qui lui corrode le cœur. Souffrir en aimant encore ou aimer en souffrant encore… Dilemme éternel exploré à même la chair, romance sans issue pour un mélodrame poignant qui ne flamboie pas, remplace les violons par des chansons à deux francs six sous et juxtapose la félicité la plus solaire et la détresse la plus vive. Les acteurs sont au diapason, superbes. 5/6

Le promeneur du Champ-de-Mars
Guédiguian part loin de son Estaque solidaire, exilé volontaire et fasciné sous les ors de l’Élysée. Ni superproduction ni monument politique, le film prend quelques trains, raconte quelques repas, visite une plage, un jardin, montre des livres, avec une modestie qui n’exclut pas l’acuité. Aussi loin de l’hommage hagiographique que de la charge démystificatrice, le portrait de Mitterrand et de ses derniers jours emplis de péroraisons cyniques, d’observations acides et de déclarations emphatiques dévoile un homme subtil, manipulateur, cultivé, qui médite sur l’ambivalence de son legs politique et sur sa finitude prochaine. Un poil désincarné à force de minimalisme épuré, il prend la forme d’un long monologue sur le pouvoir, le temps, la mort, et doit beaucoup au jeu précis et intense de Bouquet. 4/6

L’armée du crime
Le cinéma historique labellisé devoir de mémoire n’avait encore jamais figuré dans la filmographie de l’auteur, qui affirme ici une volonté de transcender sans métaphore alambiquée le seul contexte de son sujet sans pour autant le minorer. C’est d’évidence le combat de tous ces anonymes prenant les armes pour défendre leurs légitimités identitaires qui l’intéresse. Il y a donc du cœur, beaucoup d’honnêteté et un certain équilibre entre souci d’objectivité et exaltation idéologique dans cette évocation de la lutte menée par un groupe de résistants immigrés. Et si Guédiguian n’évite pas toujours le didactisme, si l’épisode tragique qu’il relate est un peu trop conforme aux lieux communs de la reconstitution, la sobriété et la rigueur de l’ensemble en font un film assez estimable. 3/6

Les neiges du Kilimandjaro
Si l’on peut reprocher à Guédiguian un léger manichéisme dans la manière dont il prend parti pour sa génération et stigmatise l’individualisme de la suivante, ce beau conte utopique, toujours sous-tendu par l’altruisme lumineux et l’optimisme humaniste qui sont la marque de l'auteur, capte avec justesse le désarroi de ses héros face à l'effilochage progressif du combat social et à la dissolution de la lutte collective. Mais face aux lendemains qui déchantent, le cinéaste parie sur la bonté, cette force permettant d’affronter les dérives de la violence et de la mondialisation. À travers une douloureuse prise de conscience, il rappelle ainsi comment la précarité et la paupérisation peuvent changer les idéaux, tout en réaffirmant sa foi en la nécessité du don et de la générosité désintéressés. 4/6

La villa
Le bistro-restaurant dominant la calanque désormais déserte de Marseille, le viaduc sur lequel passe le TGV à heure fixe, le petit port où quelques bateaux ramènent une maigre pêche... et l’humanisme inflexible d’un cinéaste plus que jamais fidèle à ses convictions, sa manière, sa colère face aux injustices du monde. Son art est ici tel un théâtre tchékhovien miniature que le temps passé, les récriminations, les désillusions et les blessures mal cicatrisées auraient recouvert de leur linceul. Mais pour insuffler une vie nouvelle à ces retrouvailles à l’ombre de la mort, pour ranimer les braises de l’espoir et assurer un relais de générations qui passe aussi par la réinvention d’une fratrie, la partition sobre et assurée de Guédiguian transmet une solidarité combattive qui vient à bout de toutes les amertumes. 4/6

Gloria mundi
La villa du film précédent était une enclave où la générosité et l’utopie étaient préservées de l’accablante hostilité du monde. Le combat collectif n’est désormais plus qu’un souvenir, et son échec n’a fait qu’activer la lutte sans merci des défavorisés entre eux. Sans écorner la solidité d’une dramaturgie aux boulons implacablement serrés, le réalisateur renvoie l’image chorale d’une tribu unie mais déchirée par les liens du sang, minée par le pouvoir corrosif de l’argent, celui qu’amassent les mauvaises gens inféodés à la logique capitaliste, celui qui manque aux pauvres gens macérant dans la misère moderne – de l’ubérisation à l’obsolescence programmée. Et s’il s’impose plus que jamais comme le Ken Loach français, il rappelle aussi avec bonheur ce que son art doit à la grande forme classique de la tragédie. 5/6



Mon top :

1. Marius et Jeannette (1997)
2. Marie-Jo et ses deux amours (2002)
3. La ville est tranquille (2000)
4. Gloria mundi (2019)
5. La villa (2017)

Cinéaste de troupe, de fidélité et d’engagement, Guédiguian a délivré au fil de ces quelques films une morale humaniste et politique dont la chaleureuse utopie n’a jamais refusé de se confronter aux problèmes cruciaux du réel. Dans le paysage hexagonal actuel, il s’est affirmé comme une sorte de résistant tranquille, de tragédien populaire, animé par une sincérité qui constitue peut-être sa plus belle vertu.
Last edited by Thaddeus on 2 Dec 19, 17:42, edited 5 times in total.
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Supfiction
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Re: Robert Guédiguian

Post by Supfiction »

Thaddeus wrote: La villa
Le bistro-restaurant dominant la calanque désormais déserte de Marseille, le viaduc sur lequel passe le TGV à heure fixe, le petit port où quelques bateaux ramènent une maigre pêche... et l’humanisme inflexible d’un cinéaste plus que jamais fidèle à ses convictions, sa manière, sa colère face aux injustices du monde. Son art est ici tel un théâtre tchékhovien miniature que le temps passé, les récriminations, les désillusions et les blessures mal cicatrisées auraient recouvert de leur linceul. Mais pour insuffler une vie nouvelle à ces retrouvailles à l’ombre de la mort, pour ranimer les braises de l’espoir et assurer un relais de générations qui passe aussi par la réinvention d’une fratrie, la partition sobre et assurée de Guédiguian transmet une solidarité combattive qui vient à bout de toutes les amertumes. 4/6
J'ai trouvé le film très amère au contraire, par le biais du personnage de Darroussin notamment qui ne sait plus entre sa tête et son coeur s'il vote à gauche ou à droite.
Le film est vendu sur le double argument du deuil et de l'arrivée des migrants déstabilisant les convictions des uns et des autres. Or, la question des migrants qui plane pendant tout le film n'est finalement que l'épilogue et presque de l’ordre de l’anecdotique. Ce n'est pas plus mal cela dit.
Last edited by Supfiction on 17 Dec 17, 16:38, edited 1 time in total.
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Re: Robert Guédiguian

Post by Rick Deckard »

Or. (pas hors)
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Watkinssien
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Re: Robert Guédiguian

Post by Watkinssien »

Un auteur intéressant, avec lequel j'ai eu l'occasion de discuter tranquillement de cinéma avec lui pendant deux bonnes heures.

Des films toujours sensibles, personnels, parfois maladroits, souvent touchants.

Mes préférés demeurent Le Voyage en Arménie, le réussi Lady Jane et surtout le sous-estimé et magnifique Une Histoire de Fou.
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Thaddeus
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Re: Robert Guédiguian

Post by Thaddeus »

Supfiction wrote:J'ai trouvé le film très amère au contraire, par le biais du personnage de Darroussin notamment qui ne sait plus entre sa tête et son coeur s'il vote à gauche ou à droite.
Le film est vendu sur le double argument du deuil et de l'arrivée des migrants déstabilisant les convictions des uns et des autres. Or, la question des migrants qui plane pendant tout le film n'est finalement que l'épilogue et presque de l’ordre de l’anecdotique. Ce n'est pas plus mal cela dit.
Je ne nie pas l'amertume du film, bien au contraire. Il baigne dans un désenchantement des idéaux qui accuse très clairement le temps de l'après, du réveil douloureux, voire de la défaite. Et si le personnage de Jean-Pierre Darroussin est celui qui porte le plus explicitement cette désillusion morale et politique, ses partenaires ne sont pas en reste : l'une a vécu sa vie sous le sceau de la culpabilité, l'autre a hypothéqué la sienne pour tenter de perpétuer une utopie qui part en va-l'eau, quand le couple de vieux voisins préfère quitter un monde qui ne leur octroie pas ce qu'ils estiment être un quotient minimal de dignité. Ceci dit, j'ai perçu la problématique finale de l'engagement comme un enjeu absolument crucial, reconfigurant très sensiblement la portée du récit et la nature de son climat émotionnel. Cette question est loin d'être anecdotique - moins par son implication politique (Guédiguian ne cherche pas à faire la leçon au spectateur) que par ce qu'il signifie pour ses protagonistes. C'est bel et bien à travers les décisions qu'ils prennent lors de la dernière partie du film que les membres de cette fratrie se délivrent de la nasse de leur désarroi, qu'ils parviennent (même provisoirement, même de façon ténue) à retrouver un sens à leur vie.
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Jeremy Fox
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Re: Robert Guédiguian

Post by Jeremy Fox »

Encore un très joli film que la Villa ; savez vous de quel film est tiré l'extrait où Ascarides, Darroussin et Meylan sont encore tout jeunots ?
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Re: Robert Guédiguian

Post by Karras »

Jeremy Fox wrote:Encore un très joli film que la Villa ; savez vous de quel film est tiré l'extrait où Ascarides, Darroussin et Meylan sont encore tout jeunots ?
Il s'agit de Ki Lo sa ?, un film de 1985.
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Jeremy Fox
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Re: Robert Guédiguian

Post by Jeremy Fox »

Merci :wink:
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Re: Robert Guédiguian

Post by Jack Carter »

Jeremy Fox wrote:Merci :wink:
Il me semble qu'il est en bonus sur le dvd et bluray de La Villa
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Jeremy Fox
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Re: Robert Guédiguian

Post by Jeremy Fox »

Jack Carter wrote:
Jeremy Fox wrote:Merci :wink:
Il me semble qu'il est en bonus sur le dvd et bluray de La Villa
Ah oui tiens ; intéressant tout ça.
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Jack Carter
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Re: Robert Guédiguian

Post by Jack Carter »

Jeremy Fox wrote:
Jack Carter wrote: Il me semble qu'il est en bonus sur le dvd et bluray de La Villa
Ah oui tiens ; intéressant tout ça.
le film avait été sorti par Arte il y a deja une quinzaine d'années avec tous les premiers Guediguian, coffret desormais epuisé
https://www.amazon.fr/Gu%C3%A9diguian-R ... guediguian
Bonne initiative donc de le proposer en bonus de son dernier
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Supfiction
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Re: Robert Guédiguian

Post by Supfiction »

Karras wrote:
Jeremy Fox wrote:Encore un très joli film que la Villa ; savez vous de quel film est tiré l'extrait où Ascarides, Darroussin et Meylan sont encore tout jeunots ?
Il s'agit de Ki Lo sa ?, un film de 1985.
Ce passage de La villa est fascinant, extrêmement fort. On est dans l'essence même du cinéma (tous les effets spéciaux modernes ne pourront jamais rivaliser avec ça).