Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Flol
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Re: Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Post by Flol »

AtCloseRange wrote:ça va, j'rigole.
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jay
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Re: Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Post by jay »

Ratatouille wrote:Mais vous pensez vraiment que tous les concepts abordés par le film sont compréhensibles par des gamins de 6 ans ? Par exemple, toute la séquence absolument démente de la zone des pensées abstraites. Déjà que pour certains adultes ça doit être difficilement compréhensible, alors pour de jeunes enfants...
Non, mais pour le coup, j'imagine qu'ils voient ça comme un moment purement rigolo ! (tous les trucs un peu bizarre, ça les fait glousser ! :lol: )
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tenia
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Re: Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Post by tenia »

Ratatouille wrote:Mais vous pensez vraiment que tous les concepts abordés par le film sont compréhensibles par des gamins de 6 ans ? Par exemple, toute la séquence absolument démente de la zone des pensées abstraites. Déjà que pour certains adultes ça doit être difficilement compréhensible, alors pour de jeunes enfants...
Cela fait partie des questions que je me pose. Il y a un vrai fond à cette séquence, mais on dirait que Pixar ne se soucie nullement de sa réception auprès des gamins. OK, ça les fait marrer parce que "han, c'est rigolo, ils sont tout bizarres", mais après ?

Ma question, c'est bien la teneur du 1er niveau de lecture. Je n'ai pas eu l'impression que le film en donnait suffisamment de ce côté là, comme s'il souhaitait viser un public plus mature, mais bon, on peut pas non plus se couper des plus jeunes, qui représentent à coups sûrs le public principal, et donc les rentrées financières principales. Donc, on se retrouve le cul entre 2 chaises, et advienne que pourra.

Et ça marche parce que le succès est là, mais soyons honnêtes : un démarrage fulgurant représente avant tout une attente de la part des fans de la 1ere heure, en partie conquis d'avance. Faudra voir plutôt la tenue de route sur les 2 prochaines semaines.
Strum
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Re: Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Post by Strum »

Franchement, cela reste un dessin animé Pixar, certes particulièrement réussi (un des deux, trois meilleurs du studio), déployant avec beaucoup d'imagination et de trouvailles, un concept de départ amusant et intéressant. C'est très bien écrit et intelligent, émouvant par endroit, et cela aborde avec une grande finesse pédagogique la situation d'une enfant qui grandit, mais je n'ai pas vu dans Vice-versa l'OVNI ou le film de l'année perçu par certains. Il faut dire que je n'ai jamais très bien compris non plus pourquoi les Toy Story étaient à ce point portés aux nues. Cette discussion sur la question de savoir si c'est pour les enfants, ou ce questionnement sur le public que viserait le film, alors que Vice-Versa vise directement un cas de figure que rencontrent tous les enfants qui entrent dans une nouvelle école et qu'ils peuvent donc parfaitement comprendre, me laisse donc un peu perplexe. Cela reste pour moi en deça de la magie que dispense un Miyazaki par exemple. C'est visuellement que le bât blesse ; l'esthétique Pixar manque un peu à mes yeux de pouvoir évocateur et de poésie, de vie et de frémissement, manque que les qualités d'écriture ne parviennent pas tout à fait à combler. Il manque cette poésie visuelle, ce mystère, cet ailleurs indicible, ce monde irrationel du rêve enfin, que sait faire vivre Miyazaki dans ses plus beaux films. Quand Riley tombe dans les bras de ses parents par exemple, je ne pleure pas parce que je vois d'abord des silhouettes figées, comme des poupées mécaniques. Cela dit, il y a de belles scènes dans le film. Quand Joie patine en même temps que Riley, c'est beau.
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7swans
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Re: Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Post by 7swans »

Edouard wrote: Je sors de Vice-versa. C'est bien mais ce n'est pas le meilleur Pixar. Je trouve qu'il y a gros mou au milieu de métrage avec une répétition de situation.

Edouard, tu utilises beaucoup trop le terme "métrage", j’en ai les dents qui grincent.
Parce qu’on a déjà eu 10 fois cette conversation, je vais me permettre de citer des vieux messages d’ACR et Strum, afin de me faire gagner un peu de temps :
AtCloseRange wrote: Et si tu pouvais éviter le mot "métrage", ça serait bien.
...
Métrage, seul, indique une longueur.
Strum wrote:Dire "métrage" en lieu et place de "film" est une erreur de français.
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Rockatansky
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Re: Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Post by Rockatansky »

Bon en l'occurence sur ce coup là il l'a presque bien utilisé :mrgreen:
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7swans
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Re: Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Post by 7swans »

Rockatansky wrote:Bon en l'occurence sur ce coup là il l'a presque bien utilisé :mrgreen:
Il y avait tellement d'exemples en plus...
Spoiler (cliquez pour afficher)
Edouard wrote:Le problème c'est que la plupart des spectateurs viennent d'abord voir l'histoire et non pas l'acteur dans ce genre de métrage.
Edouard wrote: Or, que le présent métrage ne fait-il pas exactement cela en exposant de plus nombreux et plus gros dinosaures, et dévoie ainsi son propos ?
Malgré tout cela, je pense qu'il s'agit de mon préféré de la saga.
Edouard wrote: Perso, je l'ai vu ado, période où j'étais peu critique envers les films et j'appréciais quasi tout ou trouvais toujours des qualités au métrage, mais celui-là je l'avais trouvé has been, ayant mal vieilli, déjà ringard lorsque le film est sorti en 1991... Rien à sauver à part Montand assez juste mais sans réelle implication.
Edouard wrote: Je pense que le film veut que le spectateur se pose des questions à l'issue du métrage; le genre de film qui posent plus de questions qui n'apporte de réponse.
Etc...
La flemme.
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Jack Carter
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Re: Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Post by Jack Carter »

Ratatouille wrote:
AtCloseRange wrote:ça va, j'rigole.
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Watkinssien
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Re: Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Post by Watkinssien »

ATTENTION, QUELQUES SPOILERS

Une oeuvre qui donne à ressentir ce qui nous fait ressentir. Une constante thématique de mise en abîme. Sujet casse-gueule, ou casse-esprit. Les studios Pixar nous ont déjà habitués à s'aventurer dans des intrigues et des récits vertigineux. Des jouets qui prennent vie et qui ont peur de l'abandon, des monstres qui vivent dans une ville qui fonctionne grâce à l'énergie des cris d'effroi des enfants, un poisson rouge vivant dans l'océan indien qui doit sauver son fils prisonnier dans un aquarium d'un dentiste à Sidney, des voitures qui parlent, des super-héros qui vivent dans la normalité, des rats qui cuisinent, des robots seuls au monde, un vieillard qui se donne le droit de vivre son rêve, un extra-terrestre qui passe son permis d'enlèvement d'humain. Inside Out propose une autre alternative et comme dans leurs plus grands chefs-d'oeuvre, les auteurs parviennent à aller jusqu'au bout de leurs idées, de les sublimer par leur technique visuelle et de les transcender par une virtuosité à creuser au fin fond du spectateur lambda cette part d'humanité qu'ils mettent en avant avec un sens du rythme, du découpage, de la mise en scène, du mouvement qui atteignent une sorte d'évidence, une fluidité narrative et une accessibilité qui est le fruit d'une élaboration sérieuse, subtile et d'un très gros travail dans l'écriture même.

Travailler sur des notions aussi complexes pour nous les rendre claires, c'est tout un art qu'il est de bon ton d'admirer, en s'interrogeant conséquemment sur ce que nous venons de voir (bien après avoir suivi, les yeux émerveillés et parfois embués, au premier degré cette histoire). Car, comme très souvent, on oublie la technique, on omet de remarquer les géniales idées qui défilent, on laisse de côté tout le boulot monstre effectué pour arriver à lier les ruptures de ton nombreuses. Et puis après, si on a adhéré au film, on se dit que la claque divertissante passe de la cruauté au doux-amer, de la tendresse à l'évasion complète, du vaste voyage à l'intimité.

C'est un film qui montre nos émotions principales (Docter et Del Carmen ont volontairement retiré la Surprise, qui se rapprochait caractéristiquement trop de la Peur). Et les réalisateurs vont donc se permettre de jouer avec les émotions du personnage de Riley (et des autres pour quelques petits instants tout à fait savoureux) en même temps que les nôtres. Ils réussissent parfaitement à visualiser ces aspects complètement abstraits, dans une tranche de vie entre l'enfance et l'adolescence (principalement), tout en évitant les facilités simplistes. Colère, Peur ou Dégoût ne sont pas que colère, peur et dégoût, par exemple. C'est avant tout une équipe, une communauté interne qui doivent s'harmoniser. C'est d'ailleurs un des fils conducteurs de cette merveille cinématographique.

Joie et Tristesse sont les protagonistes de cette histoire. Mais si l'on peut voir évidemment Joie comme une héroïne cherchant le bonheur de la jeune fille, le tableau n'est pas aussi blanc. Joie domine l'état d'esprit, mais on peut se poser deux minutes et s'apervoir qu'elle agit parfois avec un esprit totalitaire. Elle empêche les autres émotions de se dévoiler. Lorsque Tristesse (formidable personnage, un des plus beaux et des plus attachants du film) trouble la psychologie de Riley, on croit immédiatement qu'elle est la fautive de tout le chamboulement qui va suivre. Or, Joie empêche quelque chose de naturel, qui ne s'explique pas concrètement (Tristesse dit qu'elle ne peut pas s'empêcher de "contaminer"). C'est en ne laissant pas Tristesse faire que le monde intérieur de Riley s'écroule au fur et à mesure. Joie essaye également de rendre les autres émotions... joyeuses. Alors qu'au final, elle n'a absolument pas besoin de le faire. En témoigne, cette séquence très forte où elle se retrouve avec Bing Bong, l'ami imaginaire (autre personnage complètement difficile à retranscrire et qui est capital), dans le lieu où les souvenirs disparaissent, et où l'on découvre que Joie pleure. Elle a de la tristesse en elle, et de remarquer que toutes les émotions sont une, car elles font partie d'une personne, la petite Riley.

Ce film est un réel tourbillon, qui nous emmène plus loin que ce que nous voyons.
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Thaddeus
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Re: Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Post by Thaddeus »

Sans surprise, nous avons vu le même film, Watkinssien. Merci pour cette critique. :wink:
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Watkinssien
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Re: Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Post by Watkinssien »

Thaddeus wrote:Sans surprise, nous avons vu le même film, Watkinssien. Merci pour cette critique. :wink:
De rien, de même pour la tienne. :)
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Re: Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Post by Federico »

:uhuh:

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Re: Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Post by Le Ciné Joker »

C'est maintenant admis depuis des années, les studios Pixar font bien plus que des films pour enfants, la poésie et la sincérités de leurs œuvres touchent aussi bien les petits que les grands. Pourtant, ces dernière années, la célèbre firme de Disney a laissé dubitatifs de nombreux fans. Entre les suites de certains de leurs plus gros succès (Cars 2, Monster Academy) et les nouveaux univers crées (Rebelle), Pixar ne semblait plus retrouver la grâce et la puissance émotionnelle de ses derniers gros succès (Wall-e, Là haut ). Vice-Versa apparait donc comme une ambitieuse reconquête des thèmes fondateurs des studios : une métaphore des mécanismes affectifs des enfants, clients de la firme. Sans retrouver la puissance visuelle de certains de leurs meilleurs métrages, le défi est relevé avec brio ; Vice-Versa, emporté par un script d'une incroyable puissance et imagination émeut au plus haut point. La magie de Pixar est retrouvée, exactement comme dans Wall-e, les allégories du film constituent sa dramaturgie (comme l'ont très bien dit Thaddeus et Demi-Lune)

On le sait maintenant depuis des années, l'incroyable sens du récit des meilleurs blockbusters (Inception, Matrix) s'est substitué à leur puissance visuelle d'antan (Terminator, Titanic). La nouvelle idée des films grand public est de faire de l'action (au sens scénaristique), la clé de voute de toutes les idées des métrages. Les exemples ne manquent pas : dans The Dark Knight, la scène de braquage d'introduction est porteuse du trait de personnalité du Joker qui définit sa fonction dans le récit : les membres d'une équipe d'un braquage collectif finissent par s'entretuer inconsciemment suivant un plan échafaudé par avance qui les dépasse. Une idée abstraite est alors portée par l'action : le Joker est un faux agent du chaos. Il fait croire à ses ennemis qu'il agit suivant le hasard, mais en réalité, chacune de ses actions est calculée minutieusement. L'issue de la scène (qui commence par une action collective) laisse alors pour survivant un seul individu, révélant de fait un personnage individualiste et anarchiste. Vice-Versa fonctionne suivant le même schéma : chacun des pivots du scénario du film est une transcription intelligente des idées dont il est porteur. Dans ce film, tout est affaire de métaphore et de symbolisme.

Vice-Versa est une oeuvre sur l'essence de l'enfance et ce qui la limite affectivement. Le film suit le parcours de personnages "présents dans le cerveau" de Riley, une petite fille. Chaque personnage représente un sentiment en particulier. L'action de chacun de chacun d'entre eux agit sur la vie réelle de la fille, tout en agissant en même temps sur les idées du film. Pixar atteint donc ici avec brio son objectif principal : donner une figure à des concepts abstraits par le biais de la simplicité, en atteignant par le ludique la sensibilité des enfants.

L'esthétique du film s'en trouvera pour le coup atteinte. Faite de couleurs criardes, "l'intérieur de la tête" de Riley contraste grossièrement avec la photographie du monde réel dans lequel elle évolue. A l'image de la pédagogie du film, ces formes trop basiques pourront décevoir, rappelant l'assèchement stylistique du Pixar de ces dernières années sur le plan visuel.

Nettement compensé par son discours sur l'enfance et une très belle réflexion sur la complémentarité des sentiments, Vice-Versa dresse un portrait émouvant des prémices de l'adolescence. Scintillant, le métrage nous apprend que l'instabilité émotionnelle d'un enfant est en réalité en vase communiquant avec son équilibre. Comprendre que la joie n'a d'essence que par l'existence de la tristesse constitue la voie sure vers l'âge adulte.

Émouvant et divertissant, Vice-Versa est un très bon moment de cinéma.

Du Grand Pixar !
"Mieux vaut partir du cliché plutôt que d'y arriver" Alfred Hitchcock

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Anorya
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Re: Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Post by Anorya »

Une petite pause Gorafi. :mrgreen:
Mais quelques dizaines de minutes plus tard, Armand* laisse un message sur un forum particulièrement connu pour ses accointances de cinéphiles. Son message est clair et sans ambiguïté. Il n’a pas aimé le film et le qualifie « pire Pixar depuis « Là-Haut » qui déjà n’était pas terrible ». Tout s’enchaîne. Des internautes, scandalisés, se mettent en tête de le retrouver. Son passé sur internet est fouillé, analysé. Certains remettent ainsi la main sur d’anciennes de ses critiques assassines de « Wall-E » ou de « Cars » (auquel il ne donne qu’une étoile et demi).

* prénom modifié.
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hansolo
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Re: Vice Versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen - 2015)

Post by hansolo »

Découvert hier soir; que dire sinon que c'est un chef d'oeuvre :D

Scénario, mise en scène, musique se marient à la perfection dans ce conte ébouriffant d'inventivité, de Joie et de Tristesse.

Seul bémol (en cherchant vraiment bien): le titre français que je trouve complètement "à côté"
- What do you do if the envelope is too big for the slot?
- Well, if you fold 'em, they fire you. I usually throw 'em out.

Le grand saut - Joel & Ethan Coen (1994)