Notez les films : Mars 2013

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Wagner
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Re: Notez les films : Mars 2013

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julien wrote:Le Nouveau Monde (T. Malick)

Je l'avais encore jamais vu. Ma foi, j'ai trouvé ça pas mal. Le scénario tient sur deux pages mais il y a un vrai regard de cinéaste et une manière de filmer l'environnement naturel saisissante, qui m'a un peu rappelé La Leçon de Piano de J. Campion. Bon je crois que la méthode de Malick est assez simple en fait. Il part sur un script basique et puis il improvise tout le reste au tournage, sans faire de storyboard très méticuleux. Ça se sent d'ailleurs. Il y a pas mal de raccords un peu foireux, qui tiennent vraisemblablement plus de l'improvisation que d'une quelconque recherche de style mais ça fonctionne ; de même que les choix musicaux, souvent bien trouvés. Plus l'Or du Rhin que le concerto de Mozart, qui revient un peu trop souvent je trouve. Bon maintenant, s'il avait engagé un véritable scénariste/dialoguiste, je pense que son film y aurait gagné en intensité et en puissance dramatique. Les textes en voix off sont parfois assez naïfs et simplistes. Mais je pense qu'il s'en fout. On est finalement plus dans un cinéma sensitif qu'intellectuel. Bon c'est une qualité mais qui constitue aussi les limites du film.

Il me reste maintenant à voir LE Chef-d'Oeuvre, qu'il a réalisé après. :D
Tes interventions sur Malick sont dénuées de toute cohérence, tu es manifestement un pervers.
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Re: Notez les films : Mars 2013

Post by G.T.O »

Pontypool de Bruce Mc Donald : 2/10

Unité de lieu, unité de temps, invasion de zombie racontée depuis une station de radio locale, film de petit malin, Pontypool est tout ça à la fois et même plus : un film aussi stérile qu'inepte. Stérile parce que le film repose uniquement sur un dispositif qui est de raconter une invasion zombie à travers une émission radio et, inepte, car incapable de faire naitre la moindre tension dramatique, avec ces dialogues pseudo-malins et ses travellings circulaires pourris. Marrant 2 mn, après...
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Re: Notez les films : Mars 2013

Post by AtCloseRange »

G.T.O wrote:Pontypool de Bruce Mc Donald : 2/10

Unité de lieu, unité de temps, invasion de zombie racontée depuis une station de radio locale, film de petit malin, Pontypool est tout ça à la fois et même plus : un film aussi stérile qu'inepte. Stérile parce que le film repose uniquement sur un dispositif qui est de raconter une invasion zombie à travers une émission radio et, inepte, car incapable de faire naitre la moindre tension dramatique, avec ces dialogues pseudo-malins et ses travellings circulaires pourris. Marrant 2 mn, après...
donc t'as pas aimé? :mrgreen:
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Re: Notez les films : Mars 2013

Post by G.T.O »

AtCloseRange wrote:
G.T.O wrote:Pontypool de Bruce Mc Donald : 2/10

Unité de lieu, unité de temps, invasion de zombie racontée depuis une station de radio locale, film de petit malin, Pontypool est tout ça à la fois et même plus : un film aussi stérile qu'inepte. Stérile parce que le film repose uniquement sur un dispositif qui est de raconter une invasion zombie à travers une émission radio et, inepte, car incapable de faire naitre la moindre tension dramatique, avec ces dialogues pseudo-malins et ses travellings circulaires pourris. Marrant 2 mn, après...
donc t'as pas aimé? :mrgreen:

C'est le moins que l'on puisse dire. Chiant comme la mort... :mrgreen:
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Re: Notez les films : Mars 2013

Post by monfilm »

Nouvel essai pour Sucker Punch et Watchmen (director's cut)

Sucker Punch 3/10 > 5/10

Watchmen 4/10 > 5/10

Malgré ces notes à la hausse ces deux films de Snyder restent assez indigestes. Profusion, maitrise technique (trop) et des scènes d'actions qui frisent parfois le ridicule. Le coup des câbles qui font virevolter et poser les acteurs ça va un moment... Un cinéma très représentatif de son époque. La quête du plaisir immédiat et fugace.
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Tout le reste est dérisoire.
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Re: Notez les films : Mars 2013

Post by hellrick »

La prison des femmes en furie

Petit women in prison bien trop timoré sur le sexe et les scènes sadiques pour convaincre. Dans sa seconde moitié ça vire au film d'aventures dans la jungle assez basique. Ca se regarde mais sans beaucoup de passion (développement futur dans le topic WIP ça c'est du teaser :mrgreen: )

I love it from behind

Petite comédie érotique nipponne assez marrante au sujet d'une fille qui veut absolument baiser 100 mecs avant son mariage et de sa copine devenue lesbienne après un viol et qui prend son pied en sodomisant à coup de gode ses rencarts. Oui c'est rigolo (ça change des comédies frenchouillardes)
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Re: Notez les films : Mars 2013

Post by cinephage »

hellrick wrote: I love it from behind

Petite comédie érotique nipponne assez marrante au sujet d'une fille qui veut absolument baiser 100 mecs avant son mariage et de sa copine devenue lesbienne après un viol et qui prend son pied en sodomisant à coup de gode ses rencarts. Oui c'est rigolo (ça change des comédies frenchouillardes)
En effet, je trouvais qu'à force d'enchainer les comédies frenchouillardes, tu devais justement commencer à en avoir marre...
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Re: Notez les films : Mars 2013

Post by AtCloseRange »

J'essaie d'imaginer Virginie Efira dans ce film :idea:
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Re: Notez les films : Mars 2013

Post by hellrick »

cinephage wrote: En effet, je trouvais qu'à force d'enchainer les comédies frenchouillardes, tu devais justement commencer à en avoir marre...
Non mais en plus j'en ai vraiment vu deux en une semaine, le Marsupilami (qui m'a encore fait rire d'ailleurs, ne serait ce que par la présence du Great Khali) et j'ai revu La cité de la peur toujours avec le sourire. :wink:

Par contre pour avoir été au cinéma la semaine passée (si si en salles!) et avoir vu une poignée de bandes annonces (Turf, Boule et Bil, etc. :shock: ) je préfère retourner à l'érotique japonais
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Re: Notez les films : Mars 2013

Post by cinephage »

hellrick wrote:
cinephage wrote: En effet, je trouvais qu'à force d'enchainer les comédies frenchouillardes, tu devais justement commencer à en avoir marre...
Non mais en plus j'en ai vraiment vu deux en une semaine, le Marsupilami (qui m'a encore fait rire d'ailleurs, ne serait ce que par la présence du Great Khali) et j'ai revu La cité de la peur toujours avec le sourire. :wink:

Par contre pour avoir été au cinéma la semaine passée (si si en salles!) et avoir vu une poignée de bandes annonces (Turf, Boule et Bil, etc. :shock: ) je préfère retourner à l'érotique japonais
C'est-à-dire que pour la sortie avec les enfants, je crains que beaucoup de gens ne préfèrent encore et toujours Boule et Bill ou le Marsupilami à l'érotique japonais avec la lesbienne godeuse... Malgré le mariage pour tous, l'ouverture d'esprit n'est pas encore dans toutes les têtes.
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Re: Notez les films : Mars 2013

Post by AtCloseRange »

cinephage wrote:
hellrick wrote:
Non mais en plus j'en ai vraiment vu deux en une semaine, le Marsupilami (qui m'a encore fait rire d'ailleurs, ne serait ce que par la présence du Great Khali) et j'ai revu La cité de la peur toujours avec le sourire. :wink:

Par contre pour avoir été au cinéma la semaine passée (si si en salles!) et avoir vu une poignée de bandes annonces (Turf, Boule et Bil, etc. :shock: ) je préfère retourner à l'érotique japonais
C'est-à-dire que pour la sortie avec les enfants, je crains que beaucoup de gens ne préfèrent encore et toujours Boule et Bill ou le Marsupilami à l'érotique japonais avec la lesbienne godeuse... Malgré le mariage pour tous, l'ouverture d'esprit n'est pas encore dans toutes les têtes.
Et rien ne prouve en plus que les amateurs d'érotique japonais avec lesbienne godeuse soient fondamentalement pour le mariage pour tous...
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Re: Notez les films : Mars 2013

Post by hellrick »

AH mais je comprends bien qu'il y ait un public pour la comédie familiale, c'est juste franchement pas mon truc, pour que j'aime une comédie il faut qu'elle ait un côté déjanté et bizarre, c'est pour ça que j'ai finalement apprécié le Marsupilami et que j'ai racheté OSS 117 Rio ne répond plus...Ou les films de ZAZ et dérivés à la Hot Shots..y compris certains Scary Movies. Plus les comédies anglaises satiriques et pas seulement celles avec les zombies.

Maintenant française ou pas, les comédies "grands public" (dans l'ensemble car j'aime bien Meet the parents ou Mary à tout prix par exemple et pas mal de DeFunès ou les films du Splendid même si ça ne nous rajeunit pas) ne me font pas rire, c'est comme ça et si une comédie ne fait pas rire il ne reste pas grand chose à côté. J'aime bien les comédies qui ne sont pas que comédie, qui sont des "films de genre comique" disons...Les Ch'tis ça me laisse de marbre, je comprends très bien que beaucoup aiment, si ça me faisait marrer j'en regarderais, c'est juste que ça me fait pas rire et à part les gags il y a rien de très intéressants dans ce genre de films (c'est que mon avis).

Par contre le peu que j'ai vu de comédie érotique italienne ne m'a pas du tout convaincu. Voilà, c'était un peu HS mais bon :wink:
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Re: Notez les films : Mars 2013

Post by cinephage »

Ne te bile pas, c'était juste l'allusion dans ton commentaire qui m'avait fait sourire. Il en faut pour tous les gouts (cela dit, même les comédies américaines que tu cites sont explicitement chargées sexuellement, et donc pas vraiment conseillées pour un visionnage en famille, du moins avec des jeunes enfants).
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Re: Notez les films : Mars 2013

Post by Profondo Rosso »

Arrivederci amore, ciao de Michele Soavi (2006)

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Giorgio, un gauchiste idéaliste devenu terroriste, retourne en Italie après un exil en Amérique Centrale afin de mener une vie normale. Faisant chanter d'anciens militants, il obtient une peine de prison réduite. Une fois libéré, il sombre inexorablement dans une spirale infernale faite de violence et de crime.

Arrivederci amore, ciao avait signifié le grand retour au cinéma de Michele Soavi, fils prodigue du cinéma de genre italien qui n'avait pu réellement réussir la carrière que son talent lui destinait. Après avoir été l'assistant à trois reprises d'un Dario Argento encore inspiré (Ténèbres, Phenomena et Opera - 82, 85 et 87) de Lamberto Bava sur son nanar culte Demons (1985) et enfin de Terry Gilliam sur le tournage épique des Aventures du baron de Münchhausen, Michele Soavi faisait ses premières armes et imposait son regard singulier dans des réussites comme Bloody Bird (1987), Sanctuaire et surtout Dellamorte Dellamore (1994). Malheureusement, Soavi officie à une période où le cinéma italien (et notamment fantastique) s'étiole, formaté par la télévision. Longtemps exécutant à la télévision justement, Soavi retrouve enfin le chemin des plateaux de cinéma avec ce Arrivederci amore, ciao.

Le film solidement ancré dans le réel semble au départ bien éloigné de l'univers de Soavi et est un pur polar. C'est une adaptation du roman du roman éponyme de Massimo Carlotto, dont certains éléments reprennent des évènements de sa propre vie. Etudiant militant de la Lotta continua durant les Années de Plomb, Carlotto fut contraint à l'exil et à une longue cavale à l'étranger après que le cadavre d'une jeune fille assassinée de 59 coups de couteau fut retrouvé dans son appartement. Capturé et ramené en Italie, Carlotto ne cessa de clamer son innocence, l'opinion finissant par prendre fait et cause pour lui ce qui aboutira à sa grâce en 1993, après laquelle il entame sa carrière d'écrivain. Le film reprend ce principe d'ancien activiste de retour au pays et en quête de rédemption mais pour le reste part dans une direction bien plus sombre. L'intrigue s'ouvre sur une allocution radio célébrant la chute du mur de Berlin et ainsi la fin de la Guerre Froide, du clivage Est/Ouest et plus généralement droite/gauche dans le sens manichéen qui a pu exister. Pour beaucoup, cela signifie la fin du combat et une certaine forme de trahison notamment pour notre héros Giorgio (Alessio Boni) réfugié chez les guérilleros en Amérique du Sud après une condamnation à perpétuité pour attentat 15 ans plus tôt en Italie. Le meurtre de son compagnon d'arme et meilleur ami en échange d'un passeport signifie d'emblée la détermination de notre héros. Fini le militantisme, il va revenir au pays, s'enrichir et se réhabiliter grâce à une pirouette juridique possible dans le code pénal italien.

Violence, chantage sexuel et trahisons en tous genres, rien ne sera de trop pour ce Giorgio qui s'affirme comme une des plus belles ordures vue au cinéma ces dernières années. Visage d'ange et âme de démon, Alessio Boni délivre une prestation mémorable avec ce personnage retors et ambitieux. Le plus effrayant, c'est que tous les personnages qui l’entourent sont encore pires que lui : politicien véreux, dealer et surtout le flic pourri campé avec une délectation certaine par un excellent Michele Placido. Le film semble réellement exprimer la dégénérescence de la société italienne et la disparition totale des idéaux. Les institutions sont gangrénées et corrompues comme elle semble toujours l'avoir été, et les anciens opposants (même avec leur méthodes douteuses faites de violence, intimidation et terrorisme) se sont au choix embourgeoisés et retirés (la rencontre à Paris en début de film) soi aspirent à l'être par des moyens terrifiant à l'image de Giorgio. Un flashback dilaté tout au long du film révèlera d'ailleurs que l'acte criminel fondateur de Giorgio relève en partie de l'accident, l'humanisant à travers une certaine culpabilité et vraie innocence qu'il a pu avoir à l'époque. C'est précisément dans ce monde moderne, matérialiste et individualiste qu'il devient un monstre impitoyable.

Visuellement, Soavi alterne avec brio la hargne du polar et une étrangeté issue de son passif dans le surnaturel. La boite de nuit où officie Giorgio à sa sortie arbore des éclairages criards dignes des giallos les plus bariolés d'Argento tandis que la caméra arpente les lieux comme dans un cauchemar halluciné voué à la dépravation. Il y a une certaine forme de fascination dans le jusqu'auboutisme du film sur les écarts de son héros abject qui abuse et cogne les femmes, tire dans le dos de préférence, vous sourit pour mieux trahir dans la seconde, un salaud et un vrai. S'il l'on ne peut s'y attacher ni avoir de l'empathie pour lui, Soavi parvient à teinter chacun de ses dérapages d'une forme de mélancolie à travers le jeu d'Alessio Boni semblant toujours lucide (en voix off ou par un simple jeu de regard) sur ce qu'il est devenu (presque) malgré lui. Cela se vérifiera dans une dernière partie où presque réhabilité il semble prêt pour une vraie histoire d'amour avec la belle et innocente Robi (Alina Nedelea). La conclusion cinglante et d'une extrême noirceur nous ramène brutalement sur terre et Soavi entre thriller sadique et pures envolée oniriques (la croix tombant dans le vide en rêve faisant comprendre le funeste destin et la cause du mal de Robi) fait définitivement de Giorgio un démon dans une contre-plongée où il nous domine tout de noir vêtu et le regard glacial. Et quelle puissance mélodramatique que ce leitmotiv de la chanson interprétée par Caterina Caselli...

L'aspect politique sans être occulté par Soavi découle quand même plus du livre tant la temporalité du film semble incertaine (c'est supposé se dérouler au début des 90's, mais la bande-son évoque plutôt les 80's et 70's tandis que la technologie -portable, modèle de voiture- le rende plutôt contemporain). Dans Dellamorte Dellamore, Soavi avait su donner une humanité au morts-vivants, avec Arrivederci amore, ciao il nous prouve que l'on peut être vivant mais totalement mort à l'intérieur. Un pur diamant noir et un grand polar. 5/6
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Truffaut Chocolat
Rene Higuita
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Re: Notez les films : Mars 2013

Post by Truffaut Chocolat »

Lost in translation.

10 ans après ou presque, est-ce toujours aussi bon ?
Oui, et peut-être davantage.
Chef d'oeuvre bien sûr.