Notez les films Mai 2012

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Thaddeus
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Re: Notez les films Mai 2012

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Bilan de mes découvertes de de mai.


Avengers (Joss Whedon, 2012)
A priori je ne suis pas particulièrement client de ce genre de geekeries, mais la rumeur flatteuse m'a poussé à y aller. Je ne connais rien de la mythologie Marvel, et je m'en contrefous. Dès lors, c'est sans grande surprise que je trouve un tantinet exagérée la poussée de fièvre ayant accompagné la sortie de ce blockbuster, emballé cependant avec un savoir-faire parfaitement efficace et dispensant suffisamment de fun pour ne pas me faire naître de regrets. Le casting, emmené par Robert Downey Jr et Mark Ruffalo (j'adore ce mec) apporte beaucoup à un divertissement qui, par ailleurs, ne dévie jamais de ses rails programmatiques. 4/6

Margin call (J.C. Chandor, 2012)
Amusant de constater que la sortie de cet excellent thriller financier coïncide quasiment avec celle de Cosmopolis. Deux propositions très différentes, deux approches opposées tentant de mettre en forme le même sujet : la fin d'un capitalisme monstrueux, qui s'autogénère jusqu'au cataclysme. Là où Cronenberg se fait métaphorique et abstrait, Chandor empoigne la bête sur un mode prosaïque, haletant, chauffé à bloc. Pour un premier film, c'est la grande classe : un récit tendu de bout en bout, une direction d'acteurs sans faille, une narration en huis-clos qui joue très habilement de l'attente et de la contraction pour offrir un visage humain et nuancé aux ravages d'un système cynique et sans âme. 5/6

La nuit des forains (Ingmar Bergman, 1953)
S’inscrivant dans un sillon expressionniste marqué au travers d’atmosphères lourdes, de jeux de miroirs et de cadrages baroques, Bergman évoque, le temps d’une journée tragique, vicissitudes professionnelles et aléas sentimentaux des membres d’une troupe de cirque fellinienne et miséreuse. Le film s’ouvre sur une stupéfiante séquence allégorique en hors-texte, qui marque de son formalisme distordu et de sa désespérance tout le récit qui la suit : fable sarcastique sur les illusions du cœur, les rejetés de l’existence et plus largement la place de l’artiste, c’est aussi une méditation douloureuse, au pessimisme à peine éclairé par quelques touches d’ironie noire, sur la crise du couple, entre trahisons, doutes et accomodements. 5/6

Les larmes amères de Petra von Kant (Rainer Werner Fasbinder, 1972)
Décor unique, longues séquences chorégraphiées autour du langage et de la disposition des corps, stylisation sophistiquée des costumes et des accessoires (mannequins, perruques de Petra) : le film trahit à la fois ses origines théâtrales et les ambitions formalistes de son auteur. Pendant un temps, il peut sembler verbeux, un peu artificiel, mais son venin toxique infuse de manière inéluctable. A travers la passion consumante et pathologique d’une femme pour sa belle modèle, Fassbinder analyse au scalpel les affres de la dévoration amoureuse, les infinies ambiguïtés des rapports de domination et de soumission, en un huis clos exclusivement féminin, asphyxiant de souffrance à vif. A la fin, lorsque la muette Marlene fait ses bagages au son des Platters, mille lectures s’offrent à nous. 5/6

Chaînes conjugales (Joseph L. Mankiewicz, 1949)
L’image de l’intellectuel sophistiqué à l’humour retours et à l’intelligence étincelante, Mankiewicz l’investit définitivement avec cette étude des mœurs provinciales, qui dissèque avec une lucidité goguenarde mais jamais méchante aléas, doutes et compromissions de trois couples d’origines sociales diverses, à la faveur d’un chantage cruel orchestré par une séductrice invisible. Le brio des dialogues fuse en de réjouissantes piques satiriques, le récit s’enroule autour de flash-backs savamment orchestrés, les acteurs et actrices (Darnell, Crain, Douglas – un bonheur) font feu de tout bois : l’étude psychologique est brillante, le suspense captivant, le divertissement savoureux. 5/6

Accatone (Pier Paolo Pasolini, 1961)
Je connais très peu Pasolini, c'est presque vierge de son oeuvre que j'ai découvert ce premier film, qui semble accuser l'héritage du néoréalisme mais n'a de cesse de s'en démarquer par un goût déroutant, presque contre-nature, de la poésie triviale et de la ferveur mystique. Du quotidien miséreux de son protagoniste, angelot souillé marqué par la fatalité, pauvre type cherchant à s'extraire de la fange pour un ailleurs illusoire, le cinéaste extrait un lyrisme tourmenté, qui confère à son expression une étrange alliance d'emphase et de désespoir. Ce n'est pas un cinéma qui me touche particulièrement mais c'est de toute évidence le film d'un auteur singulier. 4/6

La fièvre au corps (Lawrence Kasdan, 1981)
Sous le soleil caniculaire de Floride, un avocat un peu benêt se fait pigeonner en beauté par une garce de compét’ : Kasdan rejoue les gammes inusables d’Assurance sur la mort avec l’habileté et la ferveur d’un amoureux respectueux du film noir classique. Rien de nouveau à l’œuvre ici, mais le plaisir délectable de se laisser prendre à une intrigue retorse à souhait, à des codes maîtrisés sur le bout des ongles, sans que jamais le film ne sombre dans l’exercice de style vain ou le pastiche sans saveur. Parce que l’auteur s’en remet à des acteurs très inspirés, que sa mise en images est racée sans être ostentatoire, et que son histoire actualise avec brio certains des enjeux fondamentaux (folie de la passion, plaisir sexuel et décadence morale) du genre qu’elle sert. 5/6

Miss Bala (Gerardo Naranjo, 2011)
Thriller vigoureux, que l'on sent animé d'une forte intention documentaire, autour du milieu ultraviolent du narcotrafic mexicain. La grande originalité réside dans le traitement inhabituel de son héroïne, victime étrangement passive dont la descente aux enfers passera par toutes les formes de soumission physique ou morale, et dont la cinéaste ne lâche jamais la perception subjective. De là une impression de cauchemar éveillé, incompréhensible, qui transforme la plongée dans les cartels en odyssée presque kafkaïenne, mais qui sur la longueur tombe un peu trop dans le systématisme. 4/6

Le grand couteau (Robert Aldrich, 1955)
Le goût prononcé des instants de tension, de l’instabilité des effets, voire d’un expressionnisme frisant l’outrance, Aldrich en témoigne à nouveau dans cette adaptation oppressante d’une pièce de théâtre, dont il respecte l’unité de lieu et l’atmosphère confinée. La charge contre le milieu hollywoodien, sa corruption rampante, ses êtres veules et sans scrupules, est sans appel, bardée d’idées fortes et de numéros d’acteurs spectaculaires (voir Rod Steiger en producteur bouffon et peroxydé, oreillette constamment vissée au crâne). Déchirés, perdus ou tourmentés, les personnages s’affrontent à la faveur de joutes très écrites, insufflant à cette satire noire et tragique, qui ne fait certes pas dans la dentelle, une densité permenante. 5/6

La lettre du Kremlin (John Huston, 1970)
Royalement imperméable aux effets de mode et aux factures léchées, le cinéaste tire d’une intrigue nébuleuse la matière d’une impitoyable fantaisie, dont la sécheresse et l’ironie claquent comme un coup de trique. Orson Welles en diplomate russe, George Sanders en folle adepte du tricot, recours à deux icônes bergmaniennes… : Huston se montre iconoclaste jusque dans son casting, dépeignant l’univers des services secrets internationaux comme une pantolonnade dérisoire, peuplée d’espions cyniques qui pratiquent le meurtre, le revirement et la trahison par goût du jeu et de la manipulation. Faussement folâtre, d’une noirceur sarcastique, le divertissement donne une bonne idée de l’esprit de contrebande qui anime son auteur. 5/6

Moonrise kingdom (Wes Anderson, 2012)
Le cinéma d’Anderson relève de la variation, et non de la rupture. S’il convoque à nouveau les composantes essentielles de son univers, disposées en un charmant carrousel de poche, vintage et sucré, le réalisateur franchit un pas supplémentaire dans sa quête d’un certain esprit fantasmé de l’enfance, et dans le retranchement au sein d’un imaginaire (faussement) affranchi de la dureté du monde, qui s’emballe jusqu’à un final cataclysmique. Ici, les enfants s’organisent en un mouvement solidaire, les adultes touchent par leur fragilité (le chef scout miné par la culpabilité, le flic solitaire au grand cœur…) et nos deux petits héros sont chavirés par un amour qui nous cueille en plein cœur, à l’image de ce baiser pudique posé au ralenti sur une main aimée. En état de grâce, le film est une nouvelle merveille euphorisante, qui confirme que son auteur est aujourd’hui de ceux qui me touchent le plus intimement. C’est super beau. 5/6

Millennium actress (Satoshi Kon, 2001)
Satoshi Kon déplace le dispositif narratif de son précédent Perfect Blue sur un terrain plus déstabilisant encore. L’enquête rétrospective autour de la vie (réelle et fictive) de son héroïne revisite cinquante ans d’histoire contemporaine du Japon en même temps qu’elle joue avec les genres traditionnels de la cinématographie nippone : se tisse alors une toile foisonnante, un écheveau de fictions qui se répondent l’une à l’autre en suivant la logique de la mise en abyme et de l’éternel recommencement. Ambitieux dans son propos, intime et romantique dans les registres qu’il convoque, le film propose une belle et captivante réflexion sur la quête et les aspirations d’une vie, en maniant avec brio la poésie, l’humour et la mélancolie. 5/6

De rouille et d’os (Jacques Audiard, 2012)
L’inspiration d’Audiard est noire et tourmentée ; elle aussi traversée d’éclats de délicatesse et de fragments d’humanité brute, traçant une ligne à la fois fébrile et sûre vers la lumière – ici comme avant, le film s’achève sur une (re)naissance. Le couple cabossé de Sur mes lèvres, la trajectoire rédemptrice de De battre mon cœur s'est arrêté fusionnent en un mélodrame très pur, qui se permet des échappées poétiques (l’orque à travers la vitre) et des audaces inédites (les corps sculpturaux ou meurtris, le regard cru et sexué sur le handicap). Jamais sans doute le cinéaste ne s’était autant ouvert à la fragilité, à l’émotion d’une possibilité amoureuse, sans cesse nourrie par la vérité presque dardennienne du background social, le soin apporté à tous les personnages, et surtout le talent formidable de son couple d’acteurs. Difficile de trouver proposition plus exigeante et respectueuse du cinéma populaire. 5/6

Ninotchka (Ernst Lubitsch, 1939)
Lubitsch reprend le décor de La Veuve joyeuse (le Paris mondain aux charmes plus ou moins décadents) et y parachute Greta Garbo en émissaire stalinienne, plus foide et rigoureuse que les hivers de Sibérie. Évidemment, sa rencontre avec l’opulence capitaliste occidentale va sérieusement ébrécher ses certitudes. Le développement est prévisible, et la comédie met un bon moment avant de trouver son rythme, mais une fois qu’elle est lancée, sa tonalité sarcastique et sa fantaisie romantique, son hymne à la joie de vivre et sa charge féroce contre le régime soviétique (qui frise l’anticommunisme primaire) abattent, sur la longueur, toute forme de résistance. 4/6

Le visage (Ingmar Bergman, 1958)
Dans sa composition serrée à la plastique contrastée, dans son cadre socio-historique (le milieu du XIXè siècle, la rencontre entre magnétiseurs et notables ruraux), le film est symptomatique du Bergman des années 50. Étrangement séquencé, assez opaque dans son propos, plombé par des plages de comédie boîteuses, le récit oppose rationalisme et surnaturel, fausseté du visible et ambigüité du sens en une suite de retournements des apparences. Le cinéaste joue avec la représentation, démonte explicitement son art de l’illusion en un jeu permanent de masques et d’artifices, sans que jamais ces intentions ne trouvent à s’incarner véritablement. 3/6

Tous les autres s’appellent Ali (Rainer Werner Fassbinder, 1974)
Notoirement remaké de Sirk, ce mélodrame épuré m’a, en regard de sa flatteuse réputation, un peu déçu, à mon grand regret. A bien des égards, il mérite pourtant ses louanges : Fassbinder joue avec les stéréotypes, décrit les formes culturelles de la violence et de l’inégalité des rapports sociaux, montre de façon lucide comment les regards et les jugements viennent à troubler l’équilibre d’un bonheur conjugal. Semblant d’abord binaire et lourdement démonstratif (veilles biques, enfants mesquins, voisins visqueux), le film dérive ensuite vers un discours plus retors lorsque nos deux héros ploient à leur tour, et malgré eux, sous le poids des préjugés, et s’offre au final comme une énonciation comportementale à la fois tendre et cruelle. Très subjectivement, je déplore juste une certaine déficience émotionnelle, alors qu’il aurait dû m’emporter. 4/6

Bellissima (Luchino Visconti, 1951)
C’est sur l’envers de l’illusion sacro-sainte, sur le temple du rêve constitué par Cinecittà que Visconti ironise sans jamais ni sombrer dans le sarcasme cynique ni s’attendrir sur la crédulité populaire. L’étude du quotidien prolétaire, oubliant sa misère dans des chimères de conte de fées vécues par procuration, s’inscrit dans le cadre d’un mélodrame cruel, porté avec une sensualité terrienne et une énergie de fauve par Anna Magnani. Mère étouffante remuant ciel et terre pour passer du côté des nantis, tragédienne ambigüe qui suscite autant d’admiration que de méfiance, elle irradie le film de sa féminité expansive et méditerranéenne. 4/6

La loi du désir (Pedro Almodovar, 1986)
Feu des passions et tourments créatifs, recours aux mécanismes du drame ciminel ou de la tragédie, motifs et couleurs baroques imprégnant le récit d’une atmosphère chaude, humide, tendue… Almodovar trouve son style, et témoigne d’un goût pronconcé pour le mélange des genres, les accidents signifiants, les relances improbables d’un récit gigogne, peuplé d’êtres cocasses et tourmentés. Son expression est insolite, parfois convuslive, mettant la provocation et l’humour noir au service de la pathologie des sentiments, ses images sont nourries d’un homo-érotisme ardent et reflètent des perceptions crues ou des apprentissages douloureux. Reste que tout cela est un peu trop tâtonnant et chargé pour me convaincre pleinement. 4/6

Cosmopolis (David Cronenberg, 2012)
Cronenberg est de ces grands cinéastes en mue perpétuelle, soucieux de toujours s’affranchir des marqueurs qui les identifient trop facilement. La sculpture du langage, du verbe et des voix, à l’œuvre dans le précédent film, trouve ici une nouvelle forme, encore plus radicale, condensée en autant de modulations au cœur d’un univers vide, vampirisé par un capitalisme dont l’autodestruction est l’ultime étape. Cœur mort et humanité désséchée, le roi y vogue vers son extinction, dans un vaisseau immobile au milieu du chaos. La littéralité de la parabole, son abstraction déroutante qui l’apparente à une installation d’art contemporain (telle la limousine repeinte en Pollock) dispense une fascination à rebours, pas facile à apprivoiser. Cronenberg est en pleine maîtrise de ses moyens, mais la cérébralité de son expression me touche moins que par le passé. 4/6

If... (Lindsay Anderson, 1968)
C'est à la rigidité archaïque des institutions éducatives britanniques, à a rigueur aliénante de leurs codes absurdes, et plus généralement à l'entrave de l'épanouissement et de la sensibilité individuelles que s'attaque ici Anderson. Plus de quarante ans après, cette Palme d'or cannoise conserve une vraie puissance de frappe, grâce à la rigueur de sa démonstration, aux pistes multiples qu'il se permet d'ouvrir (sur l'ambigüité du savoir, la domination intellectuelle, l'homosexualité...) et à la force subversive d'un propos qui éclate lors d'un final cathartique. Un brûlot allégorique toujours très pertinent. 4/6

Despair (Rainer Werner Fassbinder, 1977)
Fassbinder n’a jamais caché son admiration pour Les Damnés de Visconti. Hasard ou non, c’est à Dirk Bogarde qu’il fait ici appel, mais l’avènement hitlérien de 1933 ne demeure qu’une toile de fond à peine évoquée, tout juste l’arrière-conscience lancinante d’un labyrinthe fait de miroirs et de projections mentales, qu’une mise en scène organise avec un goût presque psychédélique de la sophistication. Fantasme de la disparition, substitution identitaire, perte de soi… : le propos rappelle Profession : Reporter, sur un mode carrément plus névrosé, et dans un registre mi-grotesque (Andrea Ferréaol en pouffe ultra-vulgos qui en fait des kilotonnes) mi-onirique qui le rend assez nébuleux. Perplexité et ennui poli – c’est peu dire que tout cela m’a laissé de marbre. 2/6

Prometheus (Ridley Scott, 2012)
Le trailer m’avait méchamment chauffé, et l’idée de voir l’initiateur d’Alien réactiver la mythologie de la saga était très excitante. Loin de la pureté minimaliste et de la densité organique du premier film (de toute manière inégalable), dont la progression dramatique est ici presque décalquée, Scott compense les faiblesses d’un scénario à la fois captivant et bancal par un sens éprouvé du spectacle visuel. Pour les pistes métaphysiques on repassera, mais le divertissement est tendu et classieux d’un bout à l’autre, fertile en en morceaux de choix, solidement emmené par Noomi Rapace, parfaite héroïne courage, et Michael Fassbender en androïde ambigu, émule de Peter O’Toole. Un excellent film de SF, le haut du panier en matière de blockbuster : j’ai vraiment pris mon pied. 5/6
Last edited by Thaddeus on 1 Jun 12, 18:19, edited 1 time in total.
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cinephage
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by cinephage »

:?
Voila bien le genre de posts qui font dire à atcloserange qu'on note trop généreusement les films sur ce forum...

:mrgreen:
I love movies from the creation of cinema—from single-shot silent films, to serialized films in the teens, Fritz Lang, and a million others through the twenties—basically, I have a love for cinema through all the decades, from all over the world, from the highbrow to the lowbrow. - David Robert Mitchell
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Thaddeus
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Thaddeus »

:mrgreen:

J'ai déjà mis mon bouclier au-dessus de moi, je sais qu'AtCloseRange va me tomber dessus.

J'avoue que je suis un spectateur très conciliant sans doute "trop". Il y a peu de films dont je peux dire que je ne les ai pas aimé. Généralement je n'ai tendance à surtout retenir d'un film ce que j'en ai aimé. Ce qui fait que je note très haut en général, j'en suis bien conscient. Je dois préciser aussi que je choisis très consciemment les films que je visionne, de telle manière à minmiser au maximum les mauvaises surprises. Je ne regarde presque jamais de films dont la rumeur m'a rapporté de vilains échos, des films ayant mauvaise réputation, etc. On me rétorquera que je suis décidément un spectateur peu aventureux, bien trop soumis aux opinions des autres et aux idées préconçues, ce qui est sans doute vrai... Seulement la vie est trop courte ; et quand j'aurai vu tous les films dont j'ai entendu du bien et qui me font envie, alors je passerai aux autres.


(c'était l'épisode C'est ma vie)
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cinephage
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by cinephage »

En dehors de tout, je suis globalement d'accord avec tes commentaires, à quelques degrés près (je place Margin Call un chouia moins haut, et Avengers un peu plus...). Y compris, hélas, sur Despair (mais j'ai un peu plus apprécié Tous les autres s'appellent Ali que toi - Chez moi, Fassbinder fonctionne en deux temps)...
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AtCloseRange
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by AtCloseRange »

cinephage wrote::?
Voila bien le genre de posts qui font dire à atcloserange qu'on note trop généreusement les films sur ce forum...

:mrgreen:
Quoi, on m'appelle? :mrgreen:

Y a quand même du lourd dans la liste de Stark donc ça va.
Je tique juste sur le fait qu'en moyenne, au final, on se retrouve avec un cinéma d'aujourd'hui qui égale le cinéma de Visconti, Bergman, Huston et Lubitsch et ça j'ai plus de mal à l'admettre...
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