Notez les films Mai 2012

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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riqueuniee
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by riqueuniee »

Rectfication :le film n'est pas une commande au sens strict . Mais c'est bien l'inauguration de cette ligne qui a donné à Kore-eda l'idée de son film. C'est un article lu je ne sais plus où qui parlait de "commande" .
Jericho
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Jericho »

Du coup, je me demande comment a vieilli Weird Science ?
Très mal.
A un tel point que je préfère la série TV.
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frédéric
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by frédéric »

Contrebande

Petite série b nerveuse, rythmée, avec plein de rebondissements, sans aucun temps mort. Alors oui, ce n'est guère original, mais le cadre du récit, les docks de la Nouvelle Orléans et Panama et l'ensemble font qu'on regarde ça sans déplaisir.
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"And Now Mr Serling"
Anorya
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Anorya »

Freakonomics (Spurlock, Ewing, Jarecki, Gibney, Gordon & Grady - 2010).


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Avec humour et originalité, les réalisateurs, dont Morgan Spurlock (Super Size Me) et Seth Gordon (Comment tuer son Boss ?) mettent en scène de maniere ludique les lois de l’économie pour expliquer les comportements des individus en société. Mêlant culture populaire, théories sérieuses et vérités statistiques, FREAKONOMICS pose des questions en apparence saugrenues et met en évidence des liens de cause à effet totalement inattendus.
Le bakchich généralisé à l'école permet-il d'avoir de meilleures notes ? L'argent ne fait-il pas le bonheur ? Le prénom choisi par vos parents forge-t-il votre destin ? Les lutteurs de sumo sont-ils véritablement au dessus de tous soupçons ?…



Freakonomics est l'adaptation d'un best-seller de l'économiste Steven Levitt et du journaliste Stephen Dubner là où film est l'oeuvre de plusieurs réalisateurs de différents horizons qui ont justement le bon goût de faire apparaître nos deux compères en tant que narrateurs et maîtres d'oeuvres de ce qu'on voit. Je n'ai pas lu le livre mais je me doute qu'il est constitué d'un nombre conséquent de questions que l'économie tente de résoudre d'une manière ou d'une autre et que donc, une sélection de ce qui a dû être traité pour le documentaire fut effectuée. En l'état et même si un film ou documentaire à sketchs est un exercice difficile (surtout s'il n'y a pas un même thème commun ou une récurrence des sujets et personnages afin d'unifier le tout) et que celui-ci récupère du même coup d'inévitables problèmes de rythme (dû au fait qu'il aurait sans doute dû conserver une durée égale pour chaque question traitée), c'est quand même une très bonne surprise.


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Le doc part donc de plusieurs questions à priori banales pour tenter d'y répondre par l'apport de données chiffrées.
Chiant pour les non-matheux ? Que nenni, chers amis. Car l'humour et un aspect hautement social s'en mêlent et chacun pourra y trouver son compte suivant des questionnements et idées qui lui sont souvent bien personnelles. Par exemple, je m'interroge depuis longtemps sur le rôle des prénoms (quel nom donner à son enfant par exemple) et les incidences qu'il pourrait y avoir parfois en société par la suite, autant dire que je suis ravi que ce problème soit traité (futurs parents, prenez-en de la graine, c'est assez instructif même si ça ne changera pas votre vie).

Sur le long terme, il faudra noter quand même qu'on adhérera pas forcément à tout. Sans doute par manque de temps et volonté de rester cohérent de bout en bout dans sa ligne "éditoriale", on pourra trouver dommage que certains points puissent être longuement abordés (sur la question de la triche chez les sumos, le docu se permet de fascinantes digressions sur un univers cloisonné qui peut être amené à faire disparaître des témoins gênants afin de ne pas salir l'honneur) et d'autres non ou pas assez (la relation avec la natalité, la nouvelle génération --qui se bâtit en réaction à la précédente--, et la criminalité à la fin des années 80 à New-York. J'étais un peu coi par le fait que tout puisse être lié d'une manière ou d'une autre. J'aurais personnellement supposé que la chute du régime de Ceausescu mis en parallèle aurait permis d'apporter un peu de sable dans l'engrenage économique. Je ne sais pas moi mais par exemple, si nous pouvions introduire cette question comme point de départ d'une nouvelle réflexion liée à cette baisse de la criminalité New-Yorkaise de 89 : est-ce que la chute d'une dictature n'aurait-elle pas permis de faire baisser d'une certaine manière la vente d'armes expatriées à bas prix vers les USA et dont peuvent profiter les minorités pour une somme bien plus dérisoire qu'une pétoire made in americana ? Voilà une question que je me suis posée et à laquelle visiblement on a pas jugé de penser aussi ou à écarté car pas intéressante ou pas assez de preuves à fournir, je pense. Flûte).


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Au final, ce n'est jamais roublard et l'on apprend toujours constamment quelque chose d'une certaine manière. Chaque question importante est séparée par diverses petites animations traitant de questions autrement plus légères (le film s'ouvre par exemple sur la question : qu'est-ce que je gagne à vendre moi-même ma maison maintenant ou que j'attende une semaine ou un mois de plus ? Anodin mais en creusant, ils arrivent, par les chiffres à voir que l'agent immobilier touchera une part qui vous sera aussi donnée mais qu'il touchera en fait plus si la maison est à lui etc etc...Chaque perspective en ouvre une autre). Alors l'aspect "sketchs" peut sans doute gêner à la longue mais grâce au DVD et au fait que ce soit aussi compartimenté que le livre dont c'est plus ou moins tiré, ici dans votre fauteuil et à la différence d'une salle, rien ne vous empêche de le voir en plusieurs fois et d'y revenir.

4,5/6.
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Profondo Rosso
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Profondo Rosso »

The Voices of a distant star (Hoshi no koe) de Makoto Shinkai (2002)

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En 2047, Mikako Nagamine s'est engagée dans la Flotte Spatiale des Nations Unies (UNSF) et part en quête d'une race extraterrestre, les Tarsiens, dont on a trouvé un avant-poste sur Mars. Elle et son meilleur ami resté sur Terre, Noboru, tentent de rester en contact grâce aux e-mails qu'ils s'envoient mais elle s'éloigne de plus en plus à travers l'espace.

Makoto Shinkai en l'espace des deux joyaux de poésie que sont La Tour au-delà des nuages et 5cm par secondes s'est révélé comme un des talents majeurs de l'animation japonaise. Sa touche immédiatement identifiable croisait intimisme et grandiloquence, réalisme et fantasme dans une esthétique poétique imprégné d'une mélancolie de tous les instants. Tous ces artifices étaient au service d'une thématique récurrente, celle de l'éloignement entre les individus qui prend chez lui des proportions dramatiques immense que l'argument soit purement poétique et fantastique sur La Tour au-delà des nuages ou plus réaliste sur le plus mature 5cm par secondes. Avant ses deux films, Makoto Shinkai avait livré toutes les clés de son art dans ce premier court-métrage Voices of distant star qui les égale en émotion et en poésie, les œuvres suivantes affinant la patte visuelle et approfondissant les univers.

Dans un futur éloigné, Mikako est la meilleure amie de Noboru depuis le collège et passant la plupart de leur temps ensemble ils espèrent bien être à nouveau réunis lors de leur passage au lycée. Tout s'écroule lorsque Mikako très douée pour les sports est recrutée dans le cadre d'un programme spatial destiné à aller affronter une mystérieuse race extraterrestre aux confins de la galaxie. Contrainte d'abandonner Noboru sur terre, Mikako reste cependant en contact par mail avec son ami mais et fur et à mesure de son éloignement les messages s'espacent de plus en plus. Voices of distant star, c'est tout d'abord un sacré tour de force technique. Fort de son expérience dans le monde du jeu vidéo, Makoto Shinkai réalise entièrement seul son court qui hormis les visages un peu grossier s'avère esthétiquement impressionnant de bout en bout, que ce soit la fluidité de sa mise en scène, la variété et l'extrême recherche des décors ou encore ses idées de mise en scène brillantes. En quelques courtes vignettes, Shinkai tisse le lien tendre entre Noboru et Mikako : les deux qui s'abritent ensemble de la pluie battante, le retour à vélo sous un soleil couchant tandis qu'au loin s'envole les fusées annoncent la séparation à venir.

Dès lors l'immensité du cosmos et les batailles spatiales épiques alternent avec des paysages urbains ordinaires dont le lien se fait par la seule voix off épistolaire narrant les mails entre les deux amis. Les messages se raréfient au fil des sauts plus profond dans l'hyperespace, les visages des personnages se réduisent peu à peu à des silhouettes alors que leur lien se distant mais ne rompt pas. Noboru n'ose vivre sa vie dans l'attente d'un futur message alors qu'il vieillit au contraire de Mikako figée dans le physique de ses 15 ans et pour qui ses échanges sont la seule lumière d'un quotidien apocalyptique. Shinkai instaure une rêverie de plus en plus prononcée en nous plongeant dans les pensées des amoureux imaginant ce qui aurait pu être, traversant leurs coins favoris dans une imagerie onirique envoutante. L'imagerie SF si aboutie n'est pas des plus originale et on y devine certaines influence de Shinkai comme la fameuse OAV de Gainax Gunbuster à laquelle on songe lors de la bataille finale et aussi via le design des méchas. Ce n'est qu'un prétexte pour le réalisateur pour donner une teneur plus grandiose et intense encore à sa thématique. La fin ouverte est ainsi d'un romantisme absolu et idéalisé qui ne résout rien sauf l'amour indéfectible maintenu en dépit de la distance. Shinkai ose cette naïveté adolescente et pure qu'il prolongera dans La Tour au-delà des nuages avant de la questionner sur 5cm par secondes. En tout cas voilà 25 minutes de pure magie qui en font le plus beau court de la japanimation (avec La Rose Magnétique de Koji Morimoto dans le film à sketch Memories)) et un équivalent animé à La Jetée (influence assez évidente dans l'usage des images fixes) de Chris Marker. 5/6
magobei
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by magobei »

Rapido...

Hunger Games (Gary Ross, 2012)

Le film Hunger Games est-il à la hauteur du phénomène? C'est en tous cas un film d'action plutôt efficace, sur fond de S.-F. dystopique: la lie de la société (en l'occurence des ados de 12 à 18 ans) est enrôlée dans un jeu de massacre télévisuel, payant un "tribut" pour sa rébellion passée. Autant le dire, rien de très original, le plot convoquant aussi bien Running Man que Battle Royale. Un sentiment de déjà-vu qui parasite d'ailleurs la vision, atténuant son impact. Autre facteur d'"édulcoration", le flou qu'entretient le film quant à la nature du jeu: est-ce une arène moderne ou un jeu vidéo, comme le suggère les créatures "spawnées" lors du climax et les textures dans le ciel? Il faudrait sans doute lire le bouquin de Suzanne Collins pour le savoir...

Reste une trame assez habile et une tête d'affiche (Jennifer Lawrence, révélée dans Winter's Bone) qui porte le film. Gary Ross fait lui aussi du bon boulot, même s'il montre ses limites lors des scènes de fight (illisibles). 6.5/10


We Bought a Zoo (Cameron Crowe, 2011)

Quel plaisir de retrouver Cameron Crowe en forme, lui qui avait signé l'excellent Almost Famous en... 2000 déjà. On passera sur le pedigree de ce We Bought a Zoo - "inspiré d'une histoire vraie". Crowe signe un joli film, sensible mais jamais nunuche, qui est à la fois un conte pour enfants et une parabole sur le deuil. Un "petit" film, comme une oeuvre de convalescence pour son réalisateur. Mais aussi un revigorant feel-good movie, porté par quelques belles idées et des acteurs à leur affaire, Matt Damon en tête. 7/10
Ça sera la restauration antédiluvienne de 2017 sortie chez Olive et Koch, mais avec un bitrate à 26Hz et du DNR à 36Mb comme toujours chez l'éditeur. Autant dire que l'image sera merdique. Mais je vais l'acheter, même si ça fera doublon avec le Olive, le Koch et le Indicator parce qu'il y a des STF - je n'en ai pas besoin, mais c'est important si on veut partager - et surtout la VF d'origine avec Henri Chalant qui double Rex Edwards qui joue l'indien qui se fait tuer sur la gauche à 40:23.
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AtCloseRange
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by AtCloseRange »

La Maison de Cire (Jaume Collet-Serra - 2005)
Dans le genre, on a vu bien pire et Collet-Serra réussit quelques scènes notamment le final qui exploite joliment son concept de maison de cire.
Le prologue laissait néanmoins espérer mieux que ce sempiternel charcutage d'ados décérébrés. Paris Hilton y est étonnamment crédible...

Me reste à (enfin) voir le film d'André de Toth.
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Demi-Lune
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Demi-Lune »

AtCloseRange wrote:La Maison de Cire (Jaume Collet-Serra - 2005)
Dans le genre, on a vu bien pire et Collet-Serra réussit quelques scènes notamment le final qui exploite joliment son concept de maison de cire.
Le prologue laissait néanmoins espérer mieux que ce sempiternel charcutage d'ados décérébrés. Paris Hilton y est étonnamment crédible...
Effectivement bien moins désastreux que ce qu'on peut craindre. Perso je me suis même surpris à trouver ça plutôt pas mal foutu (bonne direction artistique, bons trucages, bonne ambiance) et divertissant malgré ses ados à gifler.
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Major Tom
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Major Tom »

AtCloseRange wrote:Paris Hilton y est étonnamment crédible...
Pas vu le film mais j'ai régulièrement vu cette remarque, effectivement. Du coup je serais curieux de le voir rien que pour ça.
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Flol
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Flol »

Et disons que le sort qui lui est réservé est particulièrement jouissif.
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AtCloseRange
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by AtCloseRange »

Major Tom wrote:
AtCloseRange wrote:Paris Hilton y est étonnamment crédible...
Pas vu le film mais j'ai régulièrement vu cette remarque, effectivement. Du coup je serais curieux de le voir rien que pour ça.
Je voulais en fait dire qu'elle jouait avant tout son propre rôle. Cette fille a l'air en perpétuelle représentation.
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Jericho
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Jericho »

AtCloseRange wrote:La Maison de Cire (Jaume Collet-Serra - 2005)
Dans le genre, on a vu bien pire et Collet-Serra réussit quelques scènes notamment le final qui exploite joliment son concept de maison de cire.
Le prologue laissait néanmoins espérer mieux que ce sempiternel charcutage d'ados décérébrés. Paris Hilton y est étonnamment crédible...
L'ayant revu récemment, je confirme pour Paris Hilton, elle n'est pas mauvaise franchement (oui ça m'arrache un peu la gueule d'admettre qu'elle est bonne).
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riqueuniee
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by riqueuniee »

Demi-Lune wrote:
AtCloseRange wrote:La Maison de Cire (Jaume Collet-Serra - 2005)
Dans le genre, on a vu bien pire et Collet-Serra réussit quelques scènes notamment le final qui exploite joliment son concept de maison de cire.
Le prologue laissait néanmoins espérer mieux que ce sempiternel charcutage d'ados décérébrés. Paris Hilton y est étonnamment crédible...
Effectivement bien moins désastreux que ce qu'on peut craindre. Perso je me suis même surpris à trouver ça plutôt pas mal foutu (bonne direction artistique, bons trucages, bonne ambiance) et divertissant malgré ses ados à gifler.
Tout à fait. Je m'attendais à un truc limite nanar, et c'est en fait pas mal du tout. Le final avec la maison de cire est en effet bien trouvé. Paris Hilton n'est pas aussi mauvaise qu'on pourrait penser (en même temps, vu le sort qui lui est réservé, elle disparaît assez vite du casting).
Bref, dans le genre "film avec bande d'ados qui se font zigouiller", plutôt pas mal.
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by locktal »

J'avais vu ce film à sa sortie au cinéma et effectivement ce n'était pas mal foutu et assez divertissant...

Sinon, je ne sais pas ce que vaut son Esther, à Jaume Collet-Serra... J'ai ce film en DVD depuis un certain temps et n'ai toujours pas trouvé le temps de le visionner...
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riqueuniee
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by riqueuniee »

Pour ma part, j'ai trouvé Esther pas mal du tout. L'actrice qui joue le rôle titre est très bien, et l'intrigue bien menée. Ce n'est pas un film d'horreur comme la maison de cire, plutôt un thriller un peu horrifique avec gamine inquiétante (celle du rôle-titre).