Notez les films Mai 2012

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Profondo Rosso
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Notez les films Mai 2012

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La Tour au-delà des nuages de Makoto Shinkai (2004)

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Après la Seconde Guerre Mondiale, le Japon se retrouve divisé et occupé par deux forces rivales. Alors que l'Hokkaido est annexé par l'Union, les autres îles sont gouvernées par des forces américaines. Trois amis de la zone américaine, fascinés par une énigmatique tour érigée par l'Union, se sont fait la promesse de construire un avion et de lever le voile sur le mystère entourant la tour. Ce projet échoue lorsque l'un d'eux disparaît....

Révélé par son magnifique court-métrage Voices Of A Distant Star qu'il réalisa entièrement seul, Makoto Shinkai s'affirmait comme un des talents majeurs de la japanimation avec La Tour au-delà des nuages. Un scénario ambitieux sert ici ce qui semble être le leitmotiv récurrent de ce grand romantique qu'est Shinkai, l'amour absolu et indéfectible capable de surmonter la distance du temps, de l'espace où ici carrément des rêves.

L'action se situe ici dans un monde alternatif où après la Seconde Guerre mondiale le Japon fut coupée en deux entre, une partie désormais gouvernée par les Etats-Unis et une autre dénommée l'Union dont l'autorité reste dévolue au japonais. Alors que la souveraineté américaine s'étendait sur Honshu et les îles du sud, l'Union annexe l'Hokkaido qui retrouve son appellation d'Ezo. La tension entre les deux Etats est palpable, notamment par le défi aux voisins que constitue cette Tour monumentale qui semble s'élever jusqu’aux cieux. Symbole de cette animosité dans un pays déchiré, la Tour sera également un objet de fascination pour un trio adolescent. Les deux garçons Takuya et Hiroki emmagasinent les pièces afin de construire un avion qui leur permettra d'approcher la mystérieuse tour et ils ont promis à leurs amie Sayuri de l'emmener dans leur périple. La narration en flashback nous révèle que ce beau rêve ne fut jamais atteint, figeant ces moments d'innocence juvénile et de premiers émois amoureux dans de sublimes séquences solaire et nostalgique.

Quelques années plus tard, alors qu'une nouvelle guerre entre les nations voisines s'apprête à éclater, l'accomplissement de ce rêve inachevé va devenir pourtant la seule chose qui compte malgré tous les obstacles. Les chemins des amis se sont séparés après la mystérieuse disparition de Sayuri et tandis que Takuya se réfugie dans son travail de chercheur, Hiroki traîne son spleen à Tokyo hanté par le souvenir de son premier amour volatilisé. Makoto Shinkai avait délivré quelques indices dans la première partie avec les rêves éveillés et les visions de Sayuri qui trouvent tout leur sens par la suite. Au milieu du ton belliqueux et du tout technologique que dessine la guerre imminente, Shinkai place son enjeu dans les retrouvailles d'Hiroki et Sayuri dans une tonalité poétique et métaphysique où se croise récit de mondes parallèles, conte de la belle au bois dormant et onirisme lorgnant sur Peter Ibbetson. Le lien avec l'amour perdu se fait ainsi à travers le rêve où Shinkai nous fait perdre pied entre souvenirs, pures envolées picturales (les visions hallucinées de Sayuri) et surtout une profonde réflexion sur la solitude, urbaine, amoureuse, spirituelle... La richesse des thèmes est réellement bluffante, ce monde alternatif offrant un miroir déformant du Japon d'hier et d'aujourd'hui tandis que l'amitié perdue puis retrouvée entre Hiroki et Takuya parlera à tous ceux n'ayant jamais oubliés les liens intenses se nouant à l'adolescence. Le final est sublime dans son emphase tout en délicatesse. Alors que l'apocalypse guerrière se déchaîne au loin on reste suspendus à ses paupières de Sayuri prêtes à s'ouvrir et paradoxalement si le chaos fait désormais rage chez les hommes, pour nos héros la vie peut commencer. 5,5/6
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Profondo Rosso
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Profondo Rosso »

5 centimètres par seconde de Makoto Shinkai (2007)

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Makoto Shinkai atteint avec 5 centimètres par seconde le rang d'artiste majeur de l'animation japonaise et s'avère même le plus grand talent à en avoir émergé avec Mamoru Hosoda. Pour ce qui est seulement sa troisième production, l'artiste trouve une forme d'accomplissement. Toutes les œuvres de Makoto Shinkai traitent de l'éloignement entre les individus et la manière dont les liens parviennent à le surmonter. Dans son premier court-métrage (produit et réalisé entièrement seul une prouesse) Voices Of A Distant Star l'auteur narrait la correspondance entre un garçon resté sur terre et son amie en mission spatiale dont le voyage de plus en plus lointain rendait les échanges toujours plus espacés dans le temps. Dans son magnifique La Tour au-delà des nuages c'est un contexte politique explosif qui sépare deux amours d'enfance dont l'amour ténu ne survit plus que par le monde des rêves. Ces deux premières œuvres usaient d'éléments de science-fiction et de surnaturel pour amplifier cette notion d'éloignement et l'emphase des sentiments. 5 centimètres par seconde surprend en proposant un cadre réaliste aux antipodes de l'uchronie de La Tour au-delà des nuages ou de l'odyssée de Voices Of A Distant Star. Makoto Shinkai offre ici à travers trois courts récits formant une même histoire la plus belle des variations sur son thème de prédilection.

Essence de fleurs de cerisier
Cette première histoire baigne dans la douce exaltation et la mélancolie des premiers émois amoureux. Akari et Takaki sont deux jeunes enfants chétifs et introvertis dont l'amour de la lecture va les rapprocher. Malheureusement lors du passage du primaire au collège Akari déménage et change d'établissement. La narration use de tous les artifices pour exacerber la tristesse ambiante. Les flashbacks inscrivent cette enfance commune inséparables dans une imagerie rêvée en forme de paradis perdu, la voix off épistolaire d'Akari exprime la ténacité fragile d'un lien qu'on ne souhaite pas voir se rompre et le monologue intérieur de Takaki dévoile sont dépit et sa solitude grandissante désormais. Shinkai imprègne un spleen grandissant en faisant justement tenir cette distance à une triste normalité lorsque les intempéries ralentissent le train qui conduit Takaki à Araki pour d'éphémères retrouvailles. Ce bref moment ensemble offrira une aussi belle qu'empruntée et brève romance adolescente pleine de promesse impossible à tenir. Ce segment d'introduction est déjà un pur joyau.

Cosmonaute
Après l'éloignement physique de la première histoire c'est là tout aussi douloureuse distance des sentiments qui est exploré dans ce second segment. On retrouve Takaki quelques années plus tard en troisième année de lycée. Il n'est pourtant ici qu'une silhouette distante, objet des émois de Kanae une camarade folle amoureuse de lui. Nous suivons ainsi les manœuvres incertaines de celle-ci pour attirer son attention, son indécision à se déclarer faisant un parallèle à celle concernant son avenir. Après la première histoire nous savons que le cœur de Takaki appartient à une autre ce qui n'en rend que plus triste les efforts de Kanae qui ressent progressivement le fossé entre eux malgré leur amitié. Une nouvelle fois Shinkai trouve le ton juste en usant d'un ton plus réaliste où la répétition du quotidien rend faussement accessible à notre héroïne des sentiments réciproque durant les moments passés avec Takashi. L'imagerie estivale imprègne de sa langueur les promenades à scooter ou l'apprentissage du surf contrebalançant par son ton lumineux la tristesse ambiante.

5 centimètres par seconde
Cette dernière histoire illustre l'éloignement causé par la vie elle-même. Tous nos personnages sont désormais adultes. Takaki ne vous que dans le souvenir de son amour d'enfance, Akae ne l'a pas oublié non plus et Akari si elle chérit ce romance adolescente a décidé d'aller de l'avant. Shinkai fait tourner toute cet ultime segment autour du moment où Takaki et Akari se croise et se reconnaisse dans la rue et suspend le récit à leur réaction potentielle. L'ensemble forme un grand kaléidoscope où se bouscule les images (et donc souvenirs) des précédentes histoires tandis que les voix off exprime les états d'âmes de chacun. Takaki n'a jamais renoncé à retrouver Akari quitte à négliger le présent pour ce passé de plus en plus flou et idéalisé quand Akari l'a conservé dans un coin de son esprit sans renoncer à vivre. Le romantisme dans sa forme la plus idéalisée se confronte donc au monde réel et c'est un peu Makoto Shinkai qui s'éloigne de l'amour absolu de ses premières œuvres. Le contexte réaliste ramène à une acceptation et un renoncement "ordinaire" alors que les histoires extraordinaires des autres films autorisait la croyance et l'emphase romanesque la plus prononcée, le summum étant atteint avec la flamboyante conclusion de La Tour au-delà des nuages. Shinkai évite de donc de se répéter par cette lecture finale très différente où on choisira à sa guise entre la maturité désormais sereine où les durs mais si beaux tourments de la passion. Plus qu'un choix pour Shinkai c'est d'ailleurs un propos qui se fait plus universel en parlant à l'amoureux adolescent, à l'amoureux éconduit ou à l'adulte nostalgique.5,5/6
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cinephage
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by cinephage »

Bon, je sais ce qu'il me reste à faire... :D 8)
I love movies from the creation of cinema—from single-shot silent films, to serialized films in the teens, Fritz Lang, and a million others through the twenties—basically, I have a love for cinema through all the decades, from all over the world, from the highbrow to the lowbrow. - David Robert Mitchell
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Profondo Rosso
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Profondo Rosso »

cinephage wrote:Bon, je sais ce qu'il me reste à faire... :D 8)

Oh oui j'ai presque déjà mes deux films du mois potentiels. :D Un conseil pour 5 centimètres par seconde prend l'édition collector Kaze y a inclus son premier court-métrage Voices Of A Distant Star j'avais commis l'erreur et dû l'acheter séparément. Belle claque en tout cas sacrée découvertes et j'attends impatiemment son dernier désormais !
Anorya
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Anorya »

Profondo Rosso wrote: Au milieu du ton belliqueux et du tout technologique que dessine la guerre imminente, Shinkai place son enjeu dans les retrouvailles d'Hiroki et Sayuri dans une tonalité poétique et métaphysique où se croise récit de mondes parallèles, conte de la belle au bois dormant et onirisme lorgnant sur Peter Ibbetson. Le lien avec l'amour perdu se fait ainsi à travers le rêve où Shinkai nous fait perdre pied entre souvenirs, pures envolées picturales (les visions hallucinées de Sayuri) et surtout une profonde réflexion sur la solitude, urbaine, amoureuse, spirituelle... La richesse des thèmes est réellement bluffante, ce monde alternatif offrant un miroir déformant du Japon d'hier et d'aujourd'hui tandis que l'amitié perdue puis retrouvée entre Hiroki et Takuya parlera à tous ceux n'ayant jamais oubliés les liens intenses se nouant à l'adolescence. Le final est sublime dans son emphase tout en délicatesse.
Ce que tu dis là me rappelle curieusement les écrits d'Haruki Murakami, Profondo. Je pense par exemple à Kafka sur le rivage ainsi que 1Q84 ou La fin des temps. Il ne serait dès lors pas étonnant que cela fasse partie d'une même sensibilité japonaise et non d'auteurs bien spécifiques.

Bon après, j'avais personnellement moins apprécié le film même si je lui avais consacré un topic(où je t'encourage à reposter ton avis ;) ). Pour moi il y avait bien toute une richesse effectivement mais pas assez exploitée, la fameuse tour qui exerce sa fascination sur les trois amis ne servant dès lors plus que de catalyseur à propulser leur rêve, mais sans jamais aller jusqu'au bout de ses idées (ce qui me reste du film, c'est par exemple bien l'image d'un monde noir qui s'est ouvert au pied de la tour dans le final comme si les rêves rejoignaient la réalité et provoquaient un effondrement de celle-ci, mais ensuite ? Nada. :| ). Un film qu'il faudra que je revois mais, et c'est rare, je me rappelle encore de la déception que cela provoqua. Ce ne sera pas avant un long temps alors, le temps de voir d'autres réalisations du cinéaste.
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Profondo Rosso
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Profondo Rosso »

J'ai lu ton avis je pense que ta déception viens beaucoup du fait que tu avais surtout des attentes au niveau du traitement de l'uchronie à la Maître du Haut Château (qu'il n'exploite pas autant que Dick ou un Oshii c'est vrai)alors que comme le voyage spatial de Voices Of A Distant Star c'est plus un argument extraordinaire pour traiter de sa thématique de l'éloignement. Du coup si je te recommandes vivement 5 centimètres par seconde qui reprend ses thèmes mais en se délestant de tout argument SF ou fantastique la veine intimiste dans le quotidien marche d'autant plus. Moi je suis un peu partagé sur ses deux approches j'aime beaucoup le côté "ado" un peu idéalisé des premiers films mais le ton de 5 centimètres par seconde suscite sans doute plus d'empathie avec ses situations ordinaires qu'on a tous dû connaître (déménagements, éloignements...). Et oui je remet ça dans le topic approprié sinon !
Anorya
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Anorya »

Oui il y a un peu de ça sans doute. Pas spécialement de grosses attentes mais je pense que j'aurais aimé que tout soit traité sur un même pied. Si l'aspect émotionnel est creusé, il n'y a plus dès lors de fondement pour le reste alors que beaucoup de choses étaient livrées au début du film dans mon souvenir, donc propices à être plus développées. Or, quitte à donner beaucoup d'information, il faut ensuite les utiliser sinon ça ne sert plus à grand chose selon moi. D'autant plus que le film pouvait amplement se le permettre à mon sens (déjà un aspect visuel aussi poussé, ce n'est pas donné à tout le monde). Un autre truc qui m'inquiète, c'est que Shinkai ne reste finalement que dans des thématiques sentimentales ou liées à l'adolescence sur le reste de sa (courte) filmographie. Il est évidemment encore trop tôt pour en juger néanmoins. :wink:
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Profondo Rosso
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Profondo Rosso »

Anorya wrote:Un autre truc qui m'inquiète, c'est que Shinkai ne reste finalement que dans des thématiques sentimentales ou liées à l'adolescence sur le reste de sa (courte) filmographie. Il est évidemment encore trop tôt pour en juger néanmoins. :wink:

C'est vrai et avec 5 centimètres par seconde on est encore en plein dedans (la première histoire atteint vraiment une forme de perfection là dessus) mais justement la conclusion tend vers une certaine maturité et indique qu'il est prêt à évoluer un peu comme le héros. Après je n'ai pas vu son dernier ça reste à vérifier :wink:
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hellrick
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by hellrick »

FRIGHT NIGHT

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Sans les avoir tous vus (m'enfin la plupart quand même), je pense que c'est le PIRE remake d'un film d'horreur des années 70 et 80 que j'ai vu...Pourtant, l'original, sympa mais un peu daté aurait pu avoir droit à un bon remake mais là on touche le fond...et même on creuse...tellement que ça en devient un nanar involontairement drole et parfois fascinant de connerie...mention spéciale à l'attaque de la maison par le vampire.

Tout l'humour de l'original a disparu, Peter Vincent est un clown, les personnages nuls...

la honte.
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Flol
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Flol »

hellrick wrote:Sans les avoir tous vus (m'enfin la plupart quand même), je pense que c'est le PIRE remake d'un film d'horreur des années 70 et 80 que j'ai vu...
Tu as vu celui de The Fog ? (en fait c'est un peu une question rhétorique, j'imagine bien que tu l'as vu)
Parce que celui-là, c'est certainement le pire de tous, selon moi...au moins dans ce Fright Night, il y a un certain sens de la mise en scène et un peu de gore. Tandis que dans l'autre...que dalle. :|
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frédéric
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by frédéric »

Sans Issue

Série b honnête, mais que l'on a vu mille fois par ailleurs et avec des trucs assez invraisemblables, mais cela reste divertissant avec le cadre de Madrid et Henry Cavill a un certain charisme.

Lucky Luke (James Huth)

Une grosse pantalonnade complètement débile avec des scènes d'un non sens absolu et un Dujardin (que j'aime bien) qui en fait des tonnes, c'est bref tellement nul que j'ai eu envie de changer plusieurs fois de chaîne, Morris a dû se retourner dans sa tombe.
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Dracu »

Mon 'Triple-feature' de ce samedi

On commence avec

Matinee de Joe Dante
Découverte pour moi, j'ai été surpris, m'attendant à un film suivant la création de Mant, le 'film dans le film'. Alors que le film suit plutôt l'arrivée du film dans une 'petite' ville de Floride, en pleine crise des missiles cubains.
Belle suprise, le film est, à mes yeux, un patchwork rendant hommage, entreautres, au cinéma de genre des années 50-60 et à ses pionniers, ainsi que leurs 'inventions' délirantes (Rumble-Rama et Atomovision en tête)!
J'aurais aimé assister à une séance telle que celle de ce Mant (que je me regarderai un de ces jours, j'ai cru lire qu'il était en bonus sur l'édition du Blu-Ray).
Et ce film ne fait que confirmer que j'adore John Goodman! :D

The Thing de John Carpenter
Plus vu depuis trèèèès longtemps, j'ai été surpris de me rendre compte que j'avais complètement oublié certains passages (l'arrivée du vaisseau pendant le générique, par exemple), alors que d'autres sont marqués au fer rouge dans ma mémoire (la tête-araignée, le test du sang).
Un très grand film, dont les effets spéciaux restent rien moins qu'époustouflants, 30 ans après leur création!

Hairspray d'Adam Shankman
Pour terminer sur une note plus 'colorée' (je vous rassure, j'ai fait une pause d'une heure entre ce film et le précédent... :wink: ).
Il était sur mes étagères depuis des mois, et je n'avais jamais pris le temps de le regarder. Bien m'en a pris aujourd'hui, j'ai vraiment beaucoup aimé cette 'feel-good' comédie musicale au casting excellent et surprenant (John Travolta en tête, bien entendu).
Chansons entraînantes, acteurs/chanteurs étonnants (James Marsden, mais aussi Zac Efron, que je n'avais pas reconnu), le tout dans un emballage bien foutu et pas trop sucré: un excellent moment, certes moins caustique que le film de John Waters (dont le cameo est égal au personnage) que je n'ai plus revu depuis des années.
Recommandé pour les amateurs! :D

D., plutôt content de ses choix du jour!
So much to do and so little time
Sorry, Philip...
Shaun of the Dead

Vivement 2015, tiens...
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by hellrick »

Ratatouille wrote:
hellrick wrote:Sans les avoir tous vus (m'enfin la plupart quand même), je pense que c'est le PIRE remake d'un film d'horreur des années 70 et 80 que j'ai vu...
Tu as vu celui de The Fog ? (en fait c'est un peu une question rhétorique, j'imagine bien que tu l'as vu)
Non, je vais t'étonner mais je ne l'ai pas vu...Pour le coup je n'en avais vraiment pas envie...comme l'original est un des mes Carpenter préférés et que le remake a un magnifique 3,4 sur IMDB j'ai fait l'impasse... :fiou:

En vérifiant sur imdb: 73 (!!!!) remakes de films d'horreur (en comptant une dizaine de téléfilms) sont sortis ces dix dernières années et je me rends compte qu'en fait j'en ai vu moins que je ne pensais ("seulement" 31)...je me suis aussi épargné April Fool's day, Prom Night, Train, En quarantaine et It's alive (entre autre)
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by nobody smith »

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En addendum à ma rétro Fulci, j’ai visionné Le Masque De Cire. Une production Dario Argento qui aurait dû marquer le retour du réalisateur de L'Au-Delà sur le devant de la scène si la maladie ne l’avait pas emporté quelques semaines avant le tournage. Le projet ira donc à Sergio Stivaletti, spécialiste des effets spéciaux qui fait ici ses premiers dans la réalisation. Selon les rumeurs, Argento fut très interventionniste et mit lui-même en boite certains passages. En l’état, ça ne serait pas étonnant fut la belle qualité graphique du long-métrage alignant un florilège de plans magnifiques et de mouvements de caméra étourdissants. Après difficile de savoir si le scénario de Fulci fut bien respecté par Argento. En dehors de leurs styles visuels, le cinéma des deux hommes reste similaire par leur volonté de faire des films à séquences (guère étonnant alors qu’ils aient passé leurs carrières à s’engueuler par presse interposée). Le film fait donc dans l’accumulation de meurtres et agressions sans forcément pousser trop loin la cohérence (l’apparition du terminator et la conclusion nonsensique s’en suivant sont assez gratinés). Le tout se retrouve lié autour de la figure tragique d’un directeur de musée, donnant au film une jolie résonance émotionnel dans un festival d’effets spéciaux gratiné. Du beau boulot d'ailleurs à ce niveau malgré quelques intrusions numériques faisant désordre par leur piètre qualité. C’est cela dit moins gênant à mes yeux que la photographie de Sergio Salvati. Si ce fidèle collaborateur de Fulci joue souvent habilement sur les couleurs et les ombres, il affiche une certaine tendance à sur-éclairer et fait ainsi ressortir les moyens loin d’être pharaonique pour la reconstitution historique. Ça ne gâche heureusement pas le plaisir de l’œuvre dans son ensemble. ça aurait sans nul doute pu être une belle conclusion à la filmographie de Fulci.
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Re: Notez les films Mai 2012

Post by Jericho »

Chronicle

Je n'attendais rien de ce film, ça tombe à pic puisque je n'ai rien eu.
Le concept de ce Chronicle était pourtant intéressant et avenant, il y a même parfois de bonnes idées de mise en scène... Cependant, pour ce qui est de l'écriture, c'est complètement insipide et rudimentaire.
Il est compliqué de s'attacher à des personnages qui ont des têtes de noeuds et qui passent leur temps à débiter des répliques convenues (et je pèse mes mots sur ce point précis). En ce qui concerne la caractérisation des personnages, c'est ultra basique, alors si en plus les acteurs ne sont pas non plus à la hauteur en terme de jeu, tout s'écroule.
Et pour couronner le tout, j'ai eu la nette impression que le réalisateur avait les yeux plus gros que le ventre. Non content de proposer durant une heure, des péripéties s'enchainant sans véritable liant, il fini son oeuvre sur un climax bourrin et risible. Avec un budget aussi étriqué, autant la jouer sobre jusqu'au bout. Parce que tous les effets spéciaux, faisant la part belle aux pouvoirs des adolescents, font pitié à voir...
Un ratage.
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