Hirokazu Kore-Eda

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Supfiction
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Re: Hirokazu Kore-eda

Post by Supfiction »

Oui donc si je comprend bien c'est autant un remake que son dernier est un "remake" de La vie est un long fleuve tranquille.
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monk
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Re: Hirokazu Kore-eda

Post by monk »

Nobody knows n'est pas un remake, d'aucune sorte, c'est une adaptation d'un fait divers.
Kore-Eda fait du cinéma contemplatif, oui, et du très bon; mais "nonchalant" ?! J'hallucine...
monfilm
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Re: Hirokazu Kore-eda

Post by monfilm »

julien wrote:Baarf, on s'endort un peu devant ce film. Revois Our Mother's House, ou encore mieux, lit le livre de Julian Gloag.
Tu.

Même si ton me, myself and i se parle beaucoup à lui-même :mrgreen:
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cinephage
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Re: Hirokazu Kore-eda

Post by cinephage »

monfilm wrote:
julien wrote:Baarf, on s'endort un peu devant ce film. Revois Our Mother's House, ou encore mieux, lit le livre de Julian Gloag.
Tu.

Même si ton me, myself and i se parle beaucoup à lui-même :mrgreen:
Je peux comprendre qu'on trouve salutaire la position consistant systématiquement à parler à contre-courant sur tous les sujets, mais je ne peux m'empêcher de penser que pour un type qui dit qu'il fait jour en pleine nuit, ou qui prétend crever de chaud par -20° Celsius, on a moins affaire à un trublion libertaire qu'au cinglé du village, à interner d'urgence...
I love movies from the creation of cinema—from single-shot silent films, to serialized films in the teens, Fritz Lang, and a million others through the twenties—basically, I have a love for cinema through all the decades, from all over the world, from the highbrow to the lowbrow. - David Robert Mitchell
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gnome
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Re: Hirokazu Kore-eda

Post by gnome »

cinephage wrote:
monfilm wrote:
Tu.

Même si ton me, myself and i se parle beaucoup à lui-même :mrgreen:
Je peux comprendre qu'on trouve salutaire la position consistant systématiquement à parler à contre-courant sur tous les sujets, mais je ne peux m'empêcher de penser que pour un type qui dit qu'il fait jour en pleine nuit, ou qui prétend crever de chaud par -20° Celsius, on a moins affaire à un trublion libertaire qu'au cinglé du village, à interner d'urgence...
:lol:
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Re: Hirokazu Kore-eda

Post by monfilm »

cinephage wrote:
monfilm wrote:
Tu.

Même si ton me, myself and i se parle beaucoup à lui-même :mrgreen:
Je peux comprendre qu'on trouve salutaire la position consistant systématiquement à parler à contre-courant sur tous les sujets, mais je ne peux m'empêcher de penser que pour un type qui dit qu'il fait jour en pleine nuit, ou qui prétend crever de chaud par -20° Celsius, on a moins affaire à un trublion libertaire qu'au cinglé du village, à interner d'urgence...
Le village a besoin de tous ses habitants pour garder son charme et sa diversité. Sans les idiots (j'en suis) pour faire réagir l'endroit deviendrait encore plus stérile qu'il ne l'est déjà.
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Re: Hirokazu Kore-eda

Post by cinephage »

L'idiot du village a certainement son utilité, même si tout ceci nous éloigne du réalisateur japonais...

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Re: Hirokazu Kore-eda

Post by monfilm »

cinephage wrote:L'idiot du village a certainement son utilité, même si tout ceci nous éloigne du réalisateur japonais...
Pas tant que ça. L'idiot dans le cinéma japonais est souvent un rouage essentiel pour démontrer la vacuité de certaines fiertés mal placées.


ET MON BIZOO?!!!
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Re: Hirokazu Kore-eda

Post by homerwell »

J'ai mal utilisé la recherche avancée et suis passé à côté de fil de discussions, je me permet donc de replacer mon petit avis sur I Wish.
homerwell wrote:Troisième film de Hirokazu Kore-eda que je découvre, le plaisir est toujours au rendez-vous, et I Wish a toutes les chances de se retrouver film du mois chez moi. Et il y a même un titre français ce coup-ci, Nos vœux Secrets. Les thématiques chères au réalisateur se dessinent peu à peu au fil des découvertes, les enfants bien sûr, surtout quand ils sont ballotés par le monde des adultes, la famille, la société japonaise. Et le style aussi s'affirme, les références à Ozu sont pour moi bien présentes (je me répète...), la volonté de faire de belles images, la caméra sait cadrer plusieurs actions simultanées pour fluidifier le récit, les plans s'enchaînent avec douceur, et on a même la surprise d'un petit poème cinématographique (si si, je vous jure...). Pour finir, tout ce matériel est au service d'un scénario revigorant et si l'on ne tient pas là la chronique sociale de l'année, c'est un film plein de vitalité qui nous est proposé avec son lot de petites émotions et de gentilles naïvetés au rythme de la vie.
ps : je ne sais pas de qui sont les musiques du film, mais il y a de chouettes ritournelles qui nous accompagnent tout le long de l’œuvre.
8/10
Un petit deuxième avis pas très inspiré alors je le colle dans la même case...
homerwell wrote:Pour l’atterrissage en fin de week end, j'ai porté mon choix sur Still Walking, film Japonais de Hirokazu Kore-Eda qui avait déjà commis Nobody Knows et qui nous présente encore une chronique familiale mais au accent Ozuéen (je suppose que cela a déjà été dit) mis en couleur par Taniguchi... On assiste à la préparation du repas, au discussion dans la cuisine, au promenade du dimanche après-midi après déjeuner, au bain et à la veillée, bref à tout ce qui fait le quotidien d'une famille. Et au fur et à mesure, on prend conscience de ce qui les a réuni pour un week end, de la façon de voir de chacun des protagonistes, des incompréhensions et des petites rancœurs. Subtile !
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Re: Hirokazu Kore-eda

Post by monfilm »

Ah oui tiens. Il attend toujours son tour ce I wish
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Re: Hirokazu Kore-eda

Post by homerwell »

Je quote un long poste de Happy retrouvé en faisant des recherches sur le réalisateur.
happy wrote:FOCUS KORE-EDA HIROKAZU

2012 sera l'année des 50 ans du réalisateur japonais Kore-eda Hirokazu.
Pour fêter cet anniversaire le FICA souhaite rendre hommage à ce cinéaste dont l'œuvre est tout en sensibilité.


Le réalisateur japonais Kore-eda Hirokazu, primé à Cannes, Venise, … recevra un Cyclo d’or d’Honneur pour l’ensemble de son œuvre dont l’intégrale sera présentée.

L'ensemble de sa filmographie (tous ses longs, documentaires TV et son téléfilm "After days") sera diffusé en VOSTF durant le festival et introduit en sa présence.

Son dernier opus, I Wish (2011), sur le thème du rapprochement des familles grâce au train à très grande vitesse sera présenté en première française lors de l’ouverture au 18ème Festival International des Cinémas d’Asie de Vesoul, le mardi 14 février 2012.



Révélé en France avec la sélection en compétition officielle du Festival de Cannes 2001 de son troisième long-métrage "Distance", il est surtout connu du grand public suite au succès de son 4e, "NOBODY KNOWS", qui vaudra d'ailleurs à son interprète principal, alors âgé de 14 ans, de remporter le prix d'interprétation masculine au festival de Cannes en 2004. Depuis, on a également pu le retrouver avec plaisir avec son magnifique "STILL WALKING" (2008) ou sa comédie éthérée "AIR DOLL" (2009).


C'est dans le genre documentaire, que Kore-eda né en 1962 à Tokyo, fait ses premières armes. Diplômé de littérature de l'Université de Waseda, il rejoint la compagnie société indépendante de production télévisuelle TV MAN UNION, qui finira par lui confier la réalisation de plusieurs sujets, qui seront tous projetés durant le festival.

En pensant "documentaire", certains piqueront peut-être de suite du nez en se rappelant des longues séances de torture audiovisuelle endurées durant certains cours ou lors de longues soirées d'insomnie passées sur ARTE…OR ce serait
a) passer à côté du crû d'EXCEPTION de nos documentaires en COMPETITION (infos à venir très prochainement) et
b) manquer un complément ESSENTIEL quant à la parfaite assimilation de l'œuvre d'un vrai artiste, tant ses documentaires sont intimement liés avec les longs réalisés par la suite de sa carrière.

Les premiers documentaires posent ainsi les FONDEMENTS de son œuvre à venir, à travers la maîtrise progressive de l'image et du déroulement des histoires, des préoccupations et thématiques abordées et de son rapport avec les hommes – et plus particulièrement les enfants.

"HOWEVER" est le premier documentaire de Kore-eda. En s'intéressant au suicide de deux personnes différentes atteintes de la maladie de Minamata (ou hydrargyrisme, maladie générée par une intoxication au mercure), le réalisateur dénonce surtout le défaillant système japonais de la santé; un sujet reconnu, mais largement tabou et qui sera également au cœur de son édifiant 5e documentaire, "Without memory". Dans ce dernier, un homme est incapable d'imprimer la moindre information depuis qu'un hôpital ait décidé de rogner sur leurs frais en interne et l'ait privé d'un complément de vitamines au cours d'une simple hospitalisation. Jour après jour, ce père de famille de 2 enfants va donc régulièrement réapprendre son état et tenter de trouver des astuces pour vivre une vie à peu près normale.
Des enfants, qui seront au cœur de son second documentaire "Lessons from a calf", dans lequel le réalisateur va suivre un an durant la classe d'une école primaire, dont les élèves devront apprendre à gérer le veau, "Laura". Un film, qui aura immanquablement inculqué au cinéaste son acuité extraordinaire à filmer des enfants, présents dans la plupart de ses long-métrages. Un document attachant, à la fois drôle et tragique.
Tragique comme ses deux autres documentaires, l'émouvant "August without him", les derniers mois du premier japonais à avoir publiquement avoué son homosexualité ET sa maladie du sida et "I wanted to be japanese", la terrible histoire d'un coréen enrôlé de force par l'armée japonaise durant la Seconde Guerre Mondiale et qui va connaître des sacrées ennuis, quand il sera obligé d'user des faux papiers pour rentrer dans son pays natal à la fin du conflit.

Une série de documentaires magnifiques, aux sujets extrêmement forts et magnifiés par l'exceptionnelle maîtrise d'un réalisateur – déjà – en pleine capacité de ses moyens avant d'exploser sur la scène mondiale avec ses longs, que nous aborderons brièvement au cours des jours suivants avant de vous convier à venir les voir au cours de notre Festival.


Parallèlement au tournage du documentaire "Without memory" ("Sans mémoire"), qui l'occupera pendant des longs mois, Kore-eda réalise son premier long-métrage, "Marobosi", dont le mystérieux titre sera expliqué au cours du film.
L'histoire est un condensé de toutes les thématiques exploitées au cours de ses documentaires, qui traitent des souvenirs, de la mort et…du souvenir des morts avec le lent processus d'une jeune femme obligée de faire le deuil de son mari. Un premier long magistral, qui (d)étonne autant sur le fond, que sur la forme, Kore-eda rendant hommage – sans avoir à rougir de la comparaison – aux magnifiques compositions de plans du maître du classique japonais, OZU Yasujiro.

Son second, "Afterlife" est à la fois la parfaite prolongation et l'exact contraire de son précédent, "Marobosi". Moins on en sait de ce petit bijou ensorcelant, mieux on sera emporté dans son maelstrom des sensations et d'émotion; disons juste, que l'histoire raconte le quotidien du "personnel des limbes", qui aide à des personnes fraîchement décédés à reconstituer le plus beau souvenir de leur vie sur terre. Dans ce second, Kore-eda affine encore l'attention portée à ses personnages, en fouillant les tréfonds de l'âme humaine, tout en conservant une certaine distanciation respectueuse. Un autre chef-d'œuvre à ne manquer sous aucun prétexte sur un grand écran.


Trois ans après la sortie de "After Life", Kore-eda renoue une nouvelle fois avec ses thématiques obsessionnelles de la mort, du souvenir et du souvenir de la mort.
Relançant le débat de l'omniprésence renforcée des sectes au Japon, notamment relevé par le terrible attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo le 20 mars 1995, Kore-eda raconte le touchant pèlerinage de quatre amis sur le lieu du massacre des disciples d'"une secte religieuse trois ans plus tôt. A travers leurs doutes et interrogations, ils tentent à la fois de ressusciter le souvenir des proches morts au cours de la tragédie, mais également de tenter de comprendre leur propre place dans la société, autant dans le passé, qu'au présent et en laissant entrevoir leurs craintes d'un futur incertain. Nouvelle introspection humaine passionnante du réalisateur, elle relève le défi de rendre les morts plus vivants, que des êtres humains étrangement éteints.

Si Kore-eda se retrouve une première fois invité au prodigieux Festival de Cannes en 2001 avec "Distance", c'est pourtant avec son second film en compétition officielle, "Nobody Knows", qu'il sera mondialement reconnu. Tout comme son précédent "Distance", "Nobody…" s'inspire d'une histoire vraie, relayée dans les médias japonais en 1988, d'une mère, qui avait subitement abandonné plusieurs mois durant ses quatre enfants mineurs; un fait loin d'être isolé, comme s'en est rendu compte le réalisateur en menant des recherches pour les besoins du film.
Bien que la mère ne sont pas "morte", son départ permet une nouvelle fois au réalisateur de traiter de "l'absence" d'un être cher, mais en se posant du point de vue d'un enfant. Une fois de plus, son précédent travail de documentariste a énormément contribué au succès du film. Son travail au quotidien dans un collège durant un an dans "Lessons from a calf" lui aura enseigné comment approcher les enfants, leur faire oublier la présence de la camera et leur soutirer l'attitude la plus naturelle que possible. Une direction d'acteurs exceptionnelle, justement récompensé par le prix de la meilleure interprétation masculine décernée au jeune Yagira Yuya au festival de Cannes en 2004.


Alors que "Nobody Knows" révèle le réalisateur japonais Kore-eda Hirokazu au monde entier, son film suivant, "Hana" est resté inédit dans les salles françaises.
"Hana" s'avère à la fois un changement de direction complet et à la fois une parfaite prolongation de l'œuvre du cinéaste. Changement, parce qu'il s'agit de sa première fiction à ne pas se passer dans un monde contemporain, mais carrément plusieurs siècles en arrière, au début du XVIIIe; changement d'époque, mais également changement de genre, puisque le côté dramatique des précédents films du réalisateur et également présent en début de ce métrage est rapidement désamorcé pour laisser place à de la…comédie. Si des nombreuses touches drôles et légères avaient déjà laissé entrapercevoir la capacité du cinéaste à faire rire son public, il le prouve définitivement avec l'histoire de ce samouraï, qui – au lieu de venger l'assassinat de son père choisit finalement de profiter pleinement de la vie. L'absence d'un être cher est donc une nouvelle fois frontalement abordée par le cinéaste, mais au lieu d'aspirer à la mort, le personnage principal va davantage observer une certaine joie de vivre et célébrer l'existence sur terre.

L'expérience de la comédie servira une première fois au cinéaste pour les besoin de son film suivant, "Still walking". Renouant avec un cinéma fortement empreint du classicisme des plus grands réalisateurs japonais, comme Ozu ou Mizoguchi en relatant la commémoration du quinzième anniversaire de la mort du frère aîné d'une famille, Kore-eda aborde donc une nouvelle fois le souvenir d'un mort, mais le fait avec beaucoup de légèreté et d'humour, notamment par la présence de petits-enfants trublions, qui amènent moins une agitation que de la vie dans un climat pesant. "Still walking" est certainement le film le plus abouti dans l'exploration du souvenir des morts, justement récompensé par un très joli succès lors de sa sortie en salles françaises.

Une célébration de la vie perpétuée dans "Air Doll", adaptation d'un manga, qui raconte comment une poupée gonflable prend vie et tombe amoureuse à la fois de la vie et d'un vendeur dans un vidéoclub. Tranchant singulièrement avec le sérieux de ses précédentes réalisations, "Air Doll" constitue un bol d'air frais et une véritable ode jubilatoire à la vie dans la filmographie du réalisateur.



"The days after" et "I wish" sont tous deux des inédits présentés pour la première fois au public français.

"The days after" est en fait un téléfilm, segment d'une série de contes fantastiques à l'initiative de la chaîne japonaise NHK, qui a demandé à plusieurs réalisateurs nippons de renommée internationale d'imaginer des histories de fantômes. Kore-eda accepte sous la seule condition d'avoir entière carte blanche et de pouvoir tourner ce qu'il souhaite. Alors que la plupart des autres réalisateurs choisissent d'adapter des contes et légendes propres à terroriser les spectateurs, Kore-eda poursuit une nouvelle fois ses habituelles interrogations des vivants face à l'absence d'un être cher, en l'occurrence d'un jeune couple face à celle de leurs fils. Moins on en sait, mieux ça vaudra dans ce nouvel exemple stupéfiant de beauté et de simplicité, qui soutient facilement plusieurs visionnages pour tenter de démêler l'ensemble des questions posées sans forcément en connaître les réponses – du moins de la bouche de leur auteur.

"I wish" est le tout dernier long-métrage cinématographique réalisé par Kore-eda. Sélectionné au prestigieux festival de Venise et récompensé par le "Prix du Jury du meilleur scénario" au récent Festival de San Sébastian, le film renoue avec l'esprit de "Nobody Knows" en contant la touchante histoire de deux frères, séparés après le divorce de leurs parents accueillant chacun l'un des deux garçons. Si l'absence est une nouvelle fois au cœur des interrogations du réalisateur, le film raconte avant tout l'histoire de deux garçons en passe de devenir des adolescents en étant à la fois confrontés aux problèmes du quotidien tout en gardant encore une âme d'enfant en croyant notamment à l'accomplissement d'un curieux miracle.

"I wish" passera en Première française lors de la cérémonie d'ouverture de la 18e édition du Festival International des Cinémas d'Asie de Vesoul, le mardi 14 février prochain. Qu'imaginer de mieux comme cadeau de la Saint-Valentin ?!!
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Re: Hirokazu Kore-eda

Post by homerwell »

Après trois premières découvertes enthousiasmantes, AIR DOLL est pour moi le premier faux-pas de Kore-eda. Tant est si bien que je suis allé vérifier la chronologie de sortie de ses films, il m'aurait arrangé que ce soit une œuvre de jeunesse...
Hé non, c'est la septième !
Froid, désincarné, j'ai trouvé cette histoire désespérante, Kore-eda filme une ville vide, des êtres seuls, avec une lumière bleutée glaçante. Ne cherchez pas de perspectives, vous ne trouverez que le constat accablant d'une société urbaine repliée sur elle même, oui et après ? Rien.
Il faut dire que l'héroïne ne m'a pas touchée du tout, cette poupée gonflable qui se transforme en femme-enfant reste tout du long aussi expressive qu'un ballon de baudruche.
Je vais continuer à suivre de près la carrière de Kore-eda car j'aime qu'il prenne parti et des risques, quitte à m'ennuyer ferme pendant 125 mn (tout de même...)
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cinephage
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Re: Hirokazu Kore-eda

Post by cinephage »

:?
Je ne l'ai pas encore vu, celui-là...
J'espère que je ne partagerai pas ton avis, j'ai lu quelques avis enthousiastes sur le forum.
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Re: Hirokazu Kore-eda

Post by homerwell »

cinephage wrote:J'espère que je ne partagerai pas ton avis, j'ai lu quelques avis enthousiastes sur le forum.
Oui, il y a des avis très positifs là : Air Doll

Il est vrai que j'ai été dur, mais la déception est à l'aune de mon enthousiasme pour Still Walking, Nobody Knows et I Wish. Il ne s'agit pas d'une pose mais de mon ressenti, je ne veux pas dire que Air Doll manque de subtilité, simplement les options choisies par Kore-eda sur cette œuvre ne me conviennent absolument pas.
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Re: Hirokazu Kore-eda

Post by homerwell »

Le topic du nouvel opus de Monsieur Hirokazu Kore-eda : Tel Père Tel Fils

http://www.dvdclassik.com/forum/viewtop ... =3&t=35242