Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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MJ
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Re: Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Post by MJ »

Joe Wilson wrote:Le ballet des deux jeunes femmes transcende des interrogations, cerne une ouverture à l'autre au-delà d'une solitude. La prévisible disparition représente alors une plénitude, avec une colère refoulée et des regrets portés en soi....c'est une impression qui se construit sur des antagonismes, oscillant entre la libération d'une souffrance et la tendresse d'un apaisement.
C'est (aussi) ce que j'aime dans ce film: alors qu'il convoque une esthétique néo-symboliste, des images signifiantes jusqu'à la littéralité (Melancholia pour une planète, il fallait quand même oser), c'est une oeuvre finalement ouverte et dont le nihilisme n'est pas du tout clos sur lui-même. Von Trier donne à ressentir où nous nous figurons en être en 2011 c'est ce qui rends, je crois, son film si essentiel.
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Karras
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Re: Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Post by Karras »

julien wrote: Mais non vous avez rien compris. LA référence majeure du film, c'est Tintin.
C'est amusant cette référence, car j'ai aussi fait le rapprochement pendant la projection.
Pour l'anecdote, et par rapport à la polémique de Cannes, la première version de l"étoile mystérieuse (parue dans un quotidien sous l'occupation ) a aussi été taxée d'antisémitisme. :fiou:
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Gounou
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Re: Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Post by Gounou »

MJ wrote:(Melancholia pour une planète, il fallait quand même oser)
Oui, c'est un guedin LVT... mais Joe Dassin l'avait osé avant lui :idea:
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Flol
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Re: Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Post by Flol »

Karras wrote:
julien wrote: Mais non vous avez rien compris. LA référence majeure du film, c'est Tintin.
C'est amusant cette référence, car j'ai aussi fait le rapprochement pendant la projection.
Pour l'anecdote, et par rapport à la polémique de Cannes, la première version de l"étoile mystérieuse (parue dans un quotidien sous l'occupation ) a aussi été taxée d'antisémitisme. :fiou:
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Ton image ne s'affiche pas. Dommage, ça m'intéressait. :|
Quant au film, je n'arrête pas de repenser à sa scène finale, depuis hier : ces 10 dernières minutes sont absolument fantastiques, et à elles seules parviennent à faire oublier le léger ennui ressenti par moments pendant le reste du film...
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Karras
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Re: Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Post by Karras »

Ratatouille wrote: Ton image ne s'affiche pas. Dommage, ça m'intéressait. :|
Ah bizarre, c'est sur cette page ( 4ème ligne ).
julien
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Re: Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Post by julien »

Plus que Tintin c'est surtout l'influence de Jules Verne que l'on dénote. D'ailleurs je pense que la scène finale de Melancholia fait assez allusion à un passage du livre "Les Enfants du Capitaine Grant" où les personnages doivent construire une cabane dans les arbres pour ne pas être engloutit par une vague tsunami qui menace de submerger la terre.

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Major Tom
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Re: Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Post by Major Tom »

Karras wrote: cette page ( 4ème ligne ).
Ah oui, quand même... :o
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Re: Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Post by El Dadal »

Une pure merveille pour ma part, surtout dans sa deuxième partie en fait. La scène où Melancholia frôle la Terre restera certainement gravée pendant longtemps dans mon esprit.
Le film de SF que j'attendais depuis longtemps. Et je ne me lasserai jamais au cinéma de ces ironies de fin du monde, à déguster avec (un peu de) culpabilité.
semmelweis
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Re: Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Post by semmelweis »

Melancholia

Je n'ai vu jusqu'à maintenant que 3 films de Lars Von Trier. Dogville m'avait marqué par son originalité formelle mais l'aspect caricatural des personnages pouvait nous laisser sur le bord de la route. En effet, LVT résume son film par d'un coté la femme maltraitée et les autres... Après j'ai vu Antichrist qui m'est apparu comme un film très important pour le cinéaste. On y ressent une grande souffrance... C'est avant tou un film malade qui à la vue de Melancholia me convainc qu'il devait etre fait.

On arrive sur la planète Melancholia. Que dire? Peut etre que LVT a réalisé pour moi son plus grand film parmi ceux que j'ai vu. Tout débute au son de Wagner accompagné de tableaux superbes. Inspiré du romantisme allemand, de Brueger, de la figure d'Ophélie, LVT donne à ressentir la fin des temps... Mais tout se vit au ralenti pour le mélancolique qui ne cesse de scruter les choses avec un regard reveur, égaré , absent de lui meme. On connait déjà l'issue...Lars ne veut pas sauver l'humanité bien au contraire il veut la mettre face à elle meme dans toute sa faiblesse, sa folie,son pas de trop.
On se sent alors incroyablement serein devant le visage angélique de Justine voyant toute chose sombrer dans la nuit du monde. La demeure d'Hamlet n'est pas loin réunissant sur la pelouse verdoyante et inerte Justine et Claire dans le ballet final de la vie.

Il est temps maintenant de s'intéresser aux jours qui précédent le délivrement de Justine. Dans un style caméra à l'épaule qui colle au plus près des acteurs, nous faisons la connaissance de Justine. Dans une demeure superbe,immaculée blanc, les masques de chacun tombent... Tour à tour, Sutherland nous parait sympathique au départ pour se montrer le plus comptable de tous, un certain matérialisme pour une vie dorée...
Bien sur, LVT nous donne les figures habituelles du mariage , le mari aimant, presque esclave de sa femme dont il est étranger. Le couple, c'est toujours deux solitudes mises en ensemble pour faire plaisir aurtrui pour le cinéaste danois. Un patron qui ne vit que par son travail mais qui n'a aucune idée de qui est Justine. Un père jovial, plein de gaiété pour cacher sa lacheté et son intérieur creux , un mère qui se vit dans une posture de recalcitrante ce qui ne l'empeche pas de venir à ce mariage tant détesté.
Au milieu de tout ce beau monde, Justine dont la particularité inquiète déjà sa soeur à la fois aimante et conservatrice des apparences commence son mariage. Elle y sera totalement absente préférant se balader sur l'herbe uniforme comme un semblant de stabilité. Elle ne sait pas ce qu'elle veut...Tout ce théatre la fatigue meme si sa beauté est à son paroxysme. Ce n'est pas la superbe lumière jaunatre ocre qui illuminera ses émotions , ses affects tour à tour exprimées par cette nuit bizarrement étoilée et son asthénie progressive. Au fur et à mesure, elle se détache de tout... Son boulot, sa sexualité , son habit de blanc, sa beauté n'ont aucune intérét... Mais ça ne date pas d'hier, il n'a suffi que d'un petit mariage pour replonger ou plutot de retrouver une lucidité exacerbée.
L'assistance en a assez...Ellle ne veut pas jouer le jeu...Le monde est un théatre et nous sommes tous des acteurs...Alors, si on en a assez , on part...

On suit alors la deuxième soeur, personnage bien plus complexe que ne le laisse présager le début de la cérémonie. Elle soutient sa soeur dans le sens le plus noble , propre du terme. Justine n'est plus qu'un bout de chair, pas désirable, à peine mobile, déjà morte...Apparait alors la planète Melancholia qui est là depuis le début pas l'intermédiaire de Justine. Dans une étreinte amoureuse , sensuelle , elle appelle celle ci . Revenant aux mythes antiques, LVT lie humeur et mouvements des astres unissant l'infiniment petit à l'infiniment grand.
Mais ne vous inquietez pas , la science est là à votre service, sur de ses certitudes de papier. Melancholia ne heurtera pas la terre, c'est Jack Bauer qui le dit... Il a confiance , il ne ferait pas cela à son fils à qui il donne le gout de l'observation des astres pour mieux les apprivoisser. Il croit sans doute pour voir lire l'avenir dans le firmament comme d'autres jadis. Claire a un terrible pressentiment, un instinct .C'est de famille décidement . Elle veut alors comprendre en se documentant. Une fois qu'on croit avoir compris une chose, elle parait moins effrayante. En tout cas , c'est ce que l'on croit... Mais Jack s'est trompé... Trop dur pour un homme certain incapable de reconnaitre son erreur. Il voit son pauvre monde s'effondrer et quitte la scène en ménagant une sortie par derrière.

Il ne reste plus que les 2 soeurs dans le chateau shakespearien et un gamin dont la naiveté semble ébranler pour la seule fois Justine. C'est sans compter sur Claire... Elle ne se laissera pas faire. L'humanité peut tout si elle le veut! Elle a bien gouverné la nature! Alors gesticulons dans le néant, l'instinct de survie est derrière la porte de nos actes! Mais en vain ,c'est fini... Ce sera rasserenant selon sa soeur. Il faut en profiter pour se réunir , pour profiter des derniers instants... C'est important d'etre ensemble. Ca aide à passer plus d'une mauvaise fin du monde. A quoi bon? Encore un cérémonial, allons y sans soucis, sans hurlements. Mais pauvre petite tete blonde, il ne comprend pas. La naiveté de l'enfance doit etre préservée. Dans un élan de partage, Justine construit la cabane magique...La planète avance...Paraissant une éternité, cette fin du monde. On filme les regards de chacun pour la dernière fois, sans doute la chose la plus importante au cinéma. Soudain rideau pour le dernier cri de Claire , la seule encore vivante...Néant

LVT lie des figures antiques, allemandes pour livrer une part de lui meme , une part intime. Il parle de ceux dont la lucidite finit par briser tous les mensonges. C'est le film le plus lumineux en apparence mais c'est aussi le plus jusq'au boutisme. Privilégiant le drame intimiste, LVt parle de chacun de nous pour achever son oeuvre dans la nuit du monde . Sous le regard de Bergman (les 3 personnages m'ont fait penser au Silence), LVT met en exergue que "la lucidité est la blessure la plus proche du soleil" pour mieux éteindre celle ci pour toujours...

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Anorya
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Re: Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Post by Anorya »

semmelweis wrote:Sous le regard de Bergman (les 3 personnages m'ont fait penser au Silence),
Tu vois juste en citant Bergman. Dunst le confirme dans un entretien pour Première où elle et Charlotte Gainsbourg ont dû préalablement regarder Persona afin de mieux comprendre la relation latente entre les deux personnages de femmes. Dans les cahiers de juillet-août, Von Trier évoque tour à tour Antonioni (le terrain de golf serait repris de La nuit), Tarkovski (référence évidente que tout le monde a repéré) et là aussi Bergman (Sourires d'une nuit d'été pour le côté vaudeville trompeur et les scènes nocturnes du début).
Sinon je suis en parfait accord avec ta chronique. :)
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Re: Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Post by semmelweis »

Anorya wrote:
semmelweis wrote:Sous le regard de Bergman (les 3 personnages m'ont fait penser au Silence),
Tu vois juste en citant Bergman. Dunst le confirme dans un entretien pour Première où elle et Charlotte Gainsbourg ont dû préalablement regarder Persona afin de mieux comprendre la relation latente entre les deux personnages de femmes. Dans les cahiers de juillet-août, Von Trier évoque tour à tour Antonioni (le terrain de golf serait repris de La nuit), Tarkovski (référence évidente que tout le monde a repéré) et là aussi Bergman (Sourires d'une nuit d'été pour le côté vaudeville trompeur et les scènes nocturnes du début).
Sinon je suis en parfait accord avec ta chronique. :)
Merci :D . L'allusion à Antonioni ne m'était apparu, il faut avouer que je n'ai pas vu la nuit ni Persona d'ailleurs. De meme , je n'ai encore vu aucun Tarkovski. Mais il est assez drole de comparer ce film à the Tree of Life tellement les deux empruntent des chemins divers devant les memes problème métaphysiques!
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Re: Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Post by wontolla »

J’ai encore des vibrations douloureuses dans le bas-ventre après avoir vu son Antichrist !
Je n’étais donc pas très emballé pour voir Melancholia !

Un prologue. Ensuite deux parties: Justine et Claire.
Personnellement, la scission en deux parties ne m’a pas semblé indispensable car, tout du long du film qui aurait pu s’intituler « Justine ou les infortunes de la la mélancolie » c’est le personnage de Justine qui est au « centre ».
Je place des guillemets car le mot « centre » ne convient pas au plan symbolique... quoique...
Dans la première partie, il est question d’un mariage qui tourne en capilotade dès le jour des noces, avant même la fête où une immense voiture ne peut prendre la route et obligera les protagonistes à arriver à pied et en retard à la noce.

Noces au cours de laquelle ceux qui ont suivi la série True blood auront reconnu le vampire Eric Northman joué par Alexander Skarsgård.
Mais justement,... Justine se décentre dans ce mariage. Elle en quitte le centre de gravité... pour graviter aux orbites (bon, je dois arrêter avec les jeux de mots à quatre centimes), à la périphérie de façon obscène (sous la scène, donc !) et pour n’être jamais à la place qui lui est assignée par la société et les conventions sociales.
Le mariage n’aura duré que quelques heures, le temps d’une déconstruction méthodique, comme si à chaque moment où une rédemption est possible, Justine choisit à chaque fois l’impasse. Choisit ? Probablement pas! Sombre dans un puits sans fond, plus probablement. Mais elle aura, dans cette chute, des éclairs de lucidité, vis-à-vis de son patron notamment.

La deuxième partie est censée présenter le personnage de Claire, sa soeur qui elle était restée jusque là lucide (ou plutôt a emprunté les voies que les conventions sociales et la raison lui dictent). Mais si l’on assiste certes à la déréliction de Claire il y a aussi la rédemption de Justine alors que la fin du monde (de leur monde) approche.
Il faut noter ici qu’il est justement question de « fin du monde » mais que celle-ci n’est pas traitée de façon « crédible » (un peu, comme le fait Arnaud Larrieu, dans un tout autre genre, avec Les derniers jours du monde): à part le petit cercle de ceux qui sont au château (essentiellement humains et chevaux) il semble que le monde - hormis quelques farfelus sur le web ? - ne réagisse pas à cette catastrophe annoncée ou potentielle.
J’ai donc perçu le film essentiellement dans une dimension symbolique.

J’ai cependant été déconcerté par le prologue. Les images y sont aussi et plus encore sublimes. Mais elles m’ont dérouté car elles me donnaient à entendre qu’elles « disaient » la fin du film. Et je pensais re-voir ces « anticipations » à la fin. Il n’en est rien et on verra, en "réalité", les derniers protagonistes dans la « cabane ».
J’ai aussi été gêné dans la première par une caméra beaucoup trop mobile, nauséeuse, avec un focus volontairement décentré du sujet et parfois même un flou qui ne me paraissait pas nécessaire.
N’empêche, si je n’irai pas voir ce film six fois comme le dernier Malick, j’achèterai surement le Blu-Ray à sa sortie.

Edit: suppression de la fin de ce message ou un copier/coller avait inclus deux films qui n'avaient rien à voir avec ce topic.
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Re: Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Post by Père Jules »

Découvert hier ce film qui m'a proprement emballé.
Je n'ai pas comme certains été gêné par la caméra de LVT, bien au contraire. Elle m'a semblé en parfaite adéquation avec les sentiments que voulait montrer le réalisation: difficulté à cerner la "folie" qui habite le personnage de Justine, inquiétude des personnages alors qu'approche Melancholia, tensions palpables au cours du diner etc...
Un film d'une très grande richesse et d'un profond pessimisme (une habitude) qui me semble le parfait complément (ou contrepoint c'est selon) de The Tree of Life.
Quant à la scène finale elle est aussi époustouflante que suffocante.
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Re: Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Post by MJ »

Anorya wrote:Tu vois juste en citant Bergman. Dunst le confirme dans un entretien pour Première où elle et Charlotte Gainsbourg ont dû préalablement regarder Persona afin de mieux comprendre la relation latente entre les deux personnages de femmes. Dans les cahiers de juillet-août, Von Trier évoque tour à tour Antonioni (le terrain de golf serait repris de La nuit), Tarkovski (référence évidente que tout le monde a repéré) et là aussi Bergman (Sourires d'une nuit d'été pour le côté vaudeville trompeur et les scènes nocturnes du début).
Au-delà de toutes ces références modernes explicites, Von Trier n'aurait-il pas réalisé le film viscontien de l'année?
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Re: Melancholia (Lars von Trier - 2011)

Post by Anorya »

MJ wrote:Au-delà de toutes ces références modernes explicites, Von Trier n'aurait-il pas réalisé le film viscontien de l'année?
Probablement mais je ne connais pas vraiment bien le cinéma de Visconti, je laisse donc la place aux experts du cinéaste Italien. :)
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