Notez les films de Décembre 2010

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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johell
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Re: Notez les films de Décembre 2010

Post by johell »

cinephage wrote:Il faut absolument que je mette la main sur ce coffret !!! :o
Fan de John Woo? :mrgreen:
Si jamais, tu as tout plein de captures des ces films sur mon blog! :wink:
bronski
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Re: Notez les films de Décembre 2010

Post by bronski »

hansolo wrote:King of the Hill (Steven Soderbergh, 1993)

Saint-Louis - Missouri 1933.
L'histoire d'Aaron, un jeune de 12 ans débrouillard; livré a lui même (une mère tuberculeuse et un père vendeur à la sauvette qui promet constamment à ses enfants une vie meilleure ...)
La photographie fait ressentir l'atmosphère moite de l'hotel où la famille a élu domicile. La mise en scène fourmille d'inventions avec des gros plans saisissants!
Jesse Bradford campe un personnage principal convaincant.
Ah oui j'ai beaucoup aimé ce "petit" film dans la filmo du grand Soderbergh.
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Jeremy Fox
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Re: Notez les films de Décembre 2010

Post by Jeremy Fox »

bronski wrote:
hansolo wrote:King of the Hill (Steven Soderbergh, 1993)

Saint-Louis - Missouri 1933.
L'histoire d'Aaron, un jeune de 12 ans débrouillard; livré a lui même (une mère tuberculeuse et un père vendeur à la sauvette qui promet constamment à ses enfants une vie meilleure ...)
La photographie fait ressentir l'atmosphère moite de l'hotel où la famille a élu domicile. La mise en scène fourmille d'inventions avec des gros plans saisissants!
Jesse Bradford campe un personnage principal convaincant.
Ah oui j'ai beaucoup aimé ce "petit" film dans la filmo du grand Soderbergh.
Pareil. Très beau film qui, si je me souviens bien, avait fini dans le top de fin d'année de Michel Ciment.
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hansolo
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Re: Notez les films de Décembre 2010

Post by hansolo »

Jeremy Fox wrote:Pareil. Très beau film qui, si je me souviens bien, avait fini dans le top de fin d'année de Michel Ciment.
Pour ma part, j'ignorais jusqu'à l'existence du film! Vu au Cash Converters bradé à 1€ - je ne regrette pas du tout l'achat 8)
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Flol
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Re: Notez les films de Décembre 2010

Post by Flol »

C'est selon moi le meilleur film de son auteur, et de loin.
frédéric
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Re: Notez les films de Décembre 2010

Post by frédéric »

The Tourist

J'avais apprécié Anthony Zimmer mais ne l'ayant pas revu depuis la sortie je n'ai que très peu de souvenirs hormis
Spoiler (cliquez pour afficher)
le twist final bien sûr qui est repris ici
, je signale que je n'ai pas vu La vie des autres non plus, c'est peut être ce qui m'a fait apprécié le film. C'est un film élégant et raffiné où l'on voit les moyens passés à l'écran. C'est très plaisant à suivre avec des rebondissements sans trop de temps morts et voir tous ces acteurs comme Bettany ou Dalton ça fait plaisir. Depp s'en sort bien, Jolie n'a jamais été aussi belle. Excellent score entraînant de Howard, un bon remake pour ma part.


Skyline

Faire ID4 avec 10 M de $ faut le faire les Frères Strause ont réussit et font oublier leur raté AVPR. Certes les personnages sont pas mal caricaturaux, mais au final sympathique et pour une fois que les protagonistes sont réduits à une poignée de personnes ça fait pas de mal. Ca ne révolutionnera pas le genre certes, mais ça reste agréable.
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Profondo Rosso
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Re: Notez les films de Décembre 2010

Post by Profondo Rosso »

Arrietty de Hiromasa Yonebayashi

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Franchement déçu c'est vraiment du Ghibli en pilotage automatique avec l'identité esthétique bien identifiable et la maîtrise technique irréprochable mais pour le reste c'est bien fade. Le scénario est de Miyazaki donc on repère tout les thèmes et aspect qui auraient pu rendre le spectacle autrement plus réussi s'il s'en était occuppé lui même. Jeune héroïne forte et courageuse en quête d'émancipation et de maturité, relation d'amour/amitié entre deux personnages issus de peuples différents qui s'ignorent et se méfient les uns des autres comme dans "Princesse Mononoké" réflexion écologique sur la survie et disparition des espèces... Le problème c'est que Hiromasa Yonebayashi ne témoigne d'absolument aucune personnalité et se contente de singer le maître. La trame est assez intimiste et dépouillé et alors qu'un Miyazaki se régale dans cas là en brodant toute une féérie et poésie autour et en amplifiant thèmes et empathie pour les personnages, là c'est vraiment très léger surtout en ce qui concerne le héros masculin très fade
Spoiler (cliquez pour afficher)
à la fin il dit a Arriety qu'elle lui a redonné le goût de vivre seulement on ne l'a pas senti très déprimé jusque là juste mou
.

Il y a tout de même des moments très réussis comme la première expédition de chapardage où on a droit à des perspective insensée lorsqu'on découvre l'immensité que représente pour les lutins l'univers des humains. Arriety est une héroïne très attachante mais son parcours n'ai vraiment pas tiré vers le haut par toutes les faiblesse du film. Adapté du même bouquin mieux vaut se revoir "Le Petit Monde des Borrowers" nettement plus débridé et entraînant. Ca pose vraiment le problème de l'après Miyazaki à Ghibli parce que là ça ne vaut même pas un "Royaume des chats" et malgré ses défauts "Les Contes de Terremer" était nettement plus intéressant, ce Arriety n'ayant ni la fantaisie du premier ni l'émotion du second. 3/6
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Colqhoun
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Re: Notez les films de Décembre 2010

Post by Colqhoun »

Harry Brown | Daniel Barber
Introduction. Deux jeunes en scooter roulent à toute vitesse, tournent autour d'une femme qui promène son bébé dans un couffin, tirent dans le couffin, tirent sur la femme, repartent à toute vitesse et se prennent un camion dans la gueule. Cut.

Harry Brown (Michael Caine, impérial, fragile, explosif) est un retraité qui habite une cité pourrie d'une ville anglaise quelconque (je m'y connais pas suffisamment en accents pour repérer la région). Sa femme décède d'une longue maladie et le seul ami qui lui reste se fait poignarder par des petits merdeux du coin. Ses réflexes d'ancien soldat d'élite referont vite surface lorsqu'il s'agira de nettoyer le voisinage de la racaille qui effraie la population. Autant le dire d'entrée, Harry Brown ne s'embarrasse pas d'un quelconque questionnement moral ou ne se pose de questions sur l'utilité d'une justice personnelle. Et quand bien même il serait tentant de le rapprocher d'un Death Wish (le premier), on serait encore dans le faux, dans la mesure où le film de Michael Winner jonglait avec beaucoup d'ambiguité. Ici, rien de tout cela. Les flics ne servent à rien, si ce n'est à attiser la violence de ces bandes de jeunes et il faudra donc faire parler la poudre. C'est donc face à un film fondamentalement réac que l'on assiste, et, sachant à quoi s'en tenir, on peut alors pleinement apprécier "le spectacle". Encore que, il s'avère finalement difficile de trouver tout cela réjouissant, le film traînant d'un bout à l'autre une sale tristesse et un gros désespoir, ponctué par quelques éclats d'une violence brutale lorsque le vieux Harry sort ses pétoires.

On pense alors au récent Eden Lake, survival dans lequel un jeune couple se faisait agresser là aussi par des jeunes ultra violents avant d'inverser les rôles et de dézinguer du mioche à coup de parchoc. Ce constat désespéré d'une population anglaise incapable de résoudre ces problèmes de violence urbaine, où les parents, cas sociaux, sont pointés du doigt comme étant les principaux fautifs de cette situation. Le propos est peut-être d'une radicalité douteuse, difficile toutefois de ne pas y voir une forme d'exhutoire, pour relâcher ce trop plein de pression. Alors que l'Angleterre s'est fait remarquer à plusieurs reprises pour son cinéma social, son traitement subtil et réfléchi de certaines situations dramatiques, on voit (ré)apparaître des films qui prennent le chemin opposé et offrent une solution radicale aux problèmes de société. Et en l'état, cela devient au moins autant intéressant (nécessaire ?) que le cinéma de, disons, Ken Loach.
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AtCloseRange
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Re: Notez les films de Décembre 2010

Post by AtCloseRange »

Colqhoun wrote:Harry Brown | Daniel Barber
Introduction. Deux jeunes en scooter roulent à toute vitesse, tournent autour d'une femme qui promène son bébé dans un couffin, tirent dans le couffin, tirent sur la femme, repartent à toute vitesse et se prennent un camion dans la gueule. Cut.

Harry Brown (Michael Caine, impérial, fragile, explosif) est un retraité qui habite une cité pourrie d'une ville anglaise quelconque (je m'y connais pas suffisamment en accents pour repérer la région). Sa femme décède d'une longue maladie et le seul ami qui lui reste se fait poignarder par des petits merdeux du coin. Ses réflexes d'ancien soldat d'élite referont vite surface lorsqu'il s'agira de nettoyer le voisinage de la racaille qui effraie la population. Autant le dire d'entrée, Harry Brown ne s'embarrasse pas d'un quelconque questionnement moral ou ne se pose de questions sur l'utilité d'une justice personnelle. Et quand bien même il serait tentant de le rapprocher d'un Death Wish (le premier), on serait encore dans le faux, dans la mesure où le film de Michael Winner jonglait avec beaucoup d'ambiguité. Ici, rien de tout cela. Les flics ne servent à rien, si ce n'est à attiser la violence de ces bandes de jeunes et il faudra donc faire parler la poudre. C'est donc face à un film fondamentalement réac que l'on assiste, et, sachant à quoi s'en tenir, on peut alors pleinement apprécier "le spectacle". Encore que, il s'avère finalement difficile de trouver tout cela réjouissant, le film traînant d'un bout à l'autre une sale tristesse et un gros désespoir, ponctué par quelques éclats d'une violence brutale lorsque le vieux Harry sort ses pétoires.

On pense alors au récent Eden Lake, survival dans lequel un jeune couple se faisait agresser là aussi par des jeunes ultra violents avant d'inverser les rôles et de dézinguer du mioche à coup de parchoc. Ce constat désespéré d'une population anglaise incapable de résoudre ces problèmes de violence urbaine, où les parents, cas sociaux, sont pointés du doigt comme étant les principaux fautifs de cette situation. Le propos est peut-être d'une radicalité douteuse, difficile toutefois de ne pas y voir une forme d'exhutoire, pour relâcher ce trop plein de pression. Alors que l'Angleterre s'est fait remarquer à plusieurs reprises pour son cinéma social, son traitement subtil et réfléchi de certaines situations dramatiques, on voit (ré)apparaître des films qui prennent le chemin opposé et offrent une solution radicale aux problèmes de société. Et en l'état, cela devient au moins autant intéressant (nécessaire ?) que le cinéma de, disons, Ken Loach.
Pourtant une bien belle bouse. A part la présence de Michael Caine (et Emily Mortimer que j'aime bien) et le contexte anglais, le film n'a rien à apporter sur le sujet. On a vu ça 1000 fois, c'est vraiment le pire de ce que le cinéma anglais a à offrir quand il pompe le ciné US. Le parcours de Caine, on en a rien à cirer vu la pauvreté de la réalisation, son scénario en roue libre et son cahier des charges bien rempli à la lettre près.
Non, vraiment rien à sauver.
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Colqhoun
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Re: Notez les films de Décembre 2010

Post by Colqhoun »

AtCloseRange wrote:le film n'a rien à apporter sur le sujet.
Fondamentalement y a rien de nouveau non.
Mais le film reste à la fois touchant et super énervé, ce qui a tout pour me plaire.
Et si la réalisation ne brille pas d'originalité, elle reste simple et efficace, en plus d'être dotée d'une très belle photographie.
Pareil pour le script. Il remplit effectivement son cahier des charges et ne s'en détourne pas.
Je demandais pas plus.
Alors y aller à coup de "pire du cinéma anglais", c'est quand même un peu fort.
Ce "pire du cinéma anglais", il reste quand même meilleure que cette grosse gaudriole de The Brave One qui était même pas foutu d'assumer son propos.
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AtCloseRange
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Re: Notez les films de Décembre 2010

Post by AtCloseRange »

Colqhoun wrote:
AtCloseRange wrote:le film n'a rien à apporter sur le sujet.
Fondamentalement y a rien de nouveau non.
Mais le film reste à la fois touchant et super énervé, ce qui a tout pour me plaire.
Et si la réalisation ne brille pas d'originalité, elle reste simple et efficace, en plus d'être dotée d'une très belle photographie.
Pareil pour le script. Il remplit effectivement son cahier des charges et ne s'en détourne pas.
Je demandais pas plus.
Alors y aller à coup de "pire du cinéma anglais", c'est quand même un peu fort.
Ce "pire du cinéma anglais", il reste quand même meilleure que cette grosse gaudriole de The Brave One qui était même pas foutu d'assumer son propos.
J'étais sûr que je tendais une belle perche :mrgreen:
On en revient au même débat que d'habitude sur le sujet: si on traite du sujet de l'autodéfense, la seule façon serait d'assumer qu'on est pour?
Voilà qui est bien réducteur. A la limite, le sujet d'A Vif n'était justement pas du tout l'auto-défense mais bon, j'ai déjà dit ailleurs tout ce que j'avais à dire sur le sujet et le traitement de Neil Jordan.
C'est marrant. Tu dis en gros qu'Harry Brown, c'est bien parce que ça n'a rien d'autre à offrir que son sujet initial traité suivant le cahier des charges prévu. Autrement dit, vive le déjà-vu, le déjà-fait.
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Re: Notez les films de Décembre 2010

Post by Colqhoun »

AtCloseRange wrote:J'étais sûr que je tendais une belle perche :mrgreen:
Bah avec un sujet pareil, c'était obligé.
On en revient au même débat que d'habitude sur le sujet: si on traite du sujet de l'autodéfense, la seule façon serait d'assumer qu'on est pour?
Ah non pas du tout.
Je me suis mal exprimé. Là, avec ce Harry Brown, on sait à quoi s'en tenir, y a pas de surprise. Et ça me convient. Je demande pas plus.
Si un autre film sur le sujet veut amener de l'ambiguité, du questionnement, je suis totalement pour (vigilante de william lustig par exemple, ou le premier death wish).
C'est marrant. Tu dis en gros qu'Harry Brown, c'est bien parce que ça n'a rien d'autre à offrir que son sujet initial traité suivant le cahier des charges prévu. Autrement dit, vive le déjà-vu, le déjà-fait.
Oui c'est exactement ça. Du déjà vu. On est en terrain connu. Y a des qualités esthétiques (pour moi) et un script qui tient la route (et j'ai trouvé que le film distillait une grande tristesse.. ça m'a touché). Je demandais rien de plus, parce que j'étais déjà plus ou moins fixé en regardant la bande-annonce.
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Kevin95
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Re: Notez les films de Décembre 2010

Post by Kevin95 »

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The Terminator (James Cameron) Image

Je vais peut être horrifier les fanatiques du film de Cameron, mais le "kitch" très 80's du premier opus m'a toujours un peu gêné et m'empêche d'y voir une œuvre fondamentalement géniale.
Ce n'est pas le budget minime dont je parle mais bien tout les aspects d'une époque (brushing, moto, boite de nuit et j'en passe) qui aujourd'hui font sourire. Je sais, c'est des détails mais dans le cours d'un film c'est parfois perturbant, de plus je confesse une mauvaise fois tant j'ai grandis avec le deuxième opus et que la découverte sur le tard du premier m'avait un peu laissé sur la faim, frustration qui reste à chaque revisionnage de The Terminator.
Bon cela posé, le film reste un sacré morceau d'action et propose un univers inédit et qui tout de suite appel l'adhésion. Toutes les scènes dans le futur tournées avec deux euros réussissent l'exploit d'être impressionnantes tant tout y est traité avec un tel premier degrés et (disons le) un tel talent visuel, que jamais on ne perçoit le coté série Z pourtant inévitable avec si peu de moyen et un postulat si improbable. Je prends vraiment mesure du talent de Cameron (entre autre) avec ce film-ci qui réussit parfaitement à retranscrire un pitch plus que casse-gueule et à mettre en place un univers si vaste et si cinématographiquement fort. Autre chose qui m'était sortit de l'esprit et à mettre au crédit du cinéaste, c'est la violence sèche du film. Comme beaucoup j'étais resté sur la naïveté (que l'on retrouve dans l'ensemble de la filmographie de Cameron) thématique et visuelle d'Avatar, aussi je fus bluffé de voir qu'en 1984, le père Cameron n'y va pas avec le dos de la cuillère et organise un bain de sang (ce qui n'est pas péjoratif dans ma bouche) rendant encore plus éprouvant (car non sans obstacles) la destiné de Sarah Connor. De plus, il faut voir comment Cameron caractérise son héroïne qui ne se distingue par sa matière grise et dont l'existence est on ne peut plus anodine (rien n'annonce le rôle qu'elle occupera plus tard), idée géniale qui par la suite sera le point de départ de grands nombres de films d'action (pour le meilleur et pour le pire). Pas aussi parfait que le deuxième mais jouissif et bien foutu.
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)
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Demi-Lune
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Re: Notez les films de Décembre 2010

Post by Demi-Lune »

Kevin95 wrote:le "kitch" très 80's du premier opus m'a toujours un peu gêné et m'empêche d'y voir une œuvre fondamentalement géniale.
Ce n'est pas le budget minime dont je parle mais bien tout les aspects d'une époque (brushing, moto, boite de nuit et j'en passe) qui aujourd'hui font sourire.
Je crois que je n'arriverai décidément jamais à comprendre.
Tu critiquais il y a quelques minutes le fait que les gens ne veuillent bien voir chez Tarantino que du recyclage bisseux. Je suis d'ailleurs d'accord avec tes dires. Eh bien, cette lassitude que tu exprimais, cela me fait exactement le même effet vis-à-vis des critiques autour des années 1980. Cette tarte à la crème consistant à faire systématiquement le procès des aspects de cette décennie, je trouve personnellement ça "un peu just", pour reprendre tes mots. Comment peut-on reprocher à un film d'appartenir à son époque ? Pourquoi se sentir obligé de mettre à chaque fois en avant ces éléments ? Trouve-t-on ridicules les pattes-d'eph' et les looks dans les films des années 1970, la gomina des acteurs des années 1940, les designs pop des années 1960 ?
Pourquoi ces éléments seraient-ils aujourd'hui acceptables, et pas les coiffures et les néons des années 1980 ?

:cry:
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Flol
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Re: Notez les films de Décembre 2010

Post by Flol »

Je suis totalement d'accord avec Demi-Lune : je ne comprends pas non plus cette fixette toute particulière sur les années 80.
Certes, c'était un peu moche et c'est devenu facilement risible aujourd'hui. Mais pourquoi reprocher à un film des années d'être représentatif de son époque, et ne pas porter le même jugement sur les films des décennies précédentes ? On pourrait d'ailleurs faire le même genre de remarques concernant les films des années 90, parce que celles-ci contenaient encore des restes des années 80.
Enfin bref, je ne vais pas répéter ce qu'a déjà très bien dit Demi-Lune, mais c'est effectivement un argument que l'on émerger régulièrement, et je n'arrive pas (et n'arriverai jamais, je pense) à le comprendre.